Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 25 février 2019

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25 février 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 25 février 2019

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Voyages du Secrétaire général

Le Secrétaire général de l’ONU a pris la parole ce matin lors de la quarantième session du Conseil des droits de l’homme.  Il a déclaré que la question des droits de l’homme perdait du terrain dans de nombreuses parties du monde, mais que lui-même ne perdait pas espoir.  Bien que nous observions des tendances troublantes, a-t-il déclaré, nous voyons également de forts mouvements en faveur des droits de l’homme et de la justice sociale.  Le Secrétaire général a averti que nous assistions également à un déferlement de xénophobie, de racisme et d’intolérance, notamment la montée de l’antisémitisme et de la haine antimusulmane.  Le discours de haine est une menace pour les valeurs démocratiques, la stabilité sociale et la paix, a-t-il ajouté. 

S’exprimant également à la Conférence du désarmement, le Secrétaire général a déclaré que les principaux composants de l’architecture internationale de contrôle des armements étaient en train de s’effondrer.  Le Secrétaire général a ajouté que si le démantèlement du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) avait lieu, il rendrait le monde plus vulnérable et instable.  Il a appelé les parties au Traité à utiliser le temps qu’il reste pour s’engager dans un dialogue sincère sur les différentes questions soulevées.  Il est très important que ce traité soit préservé, a-t-il déclaré. 

Le Secrétaire général vient en outre de prendre la parole à un événement sur la violence sexiste.  Il y était en compagnie de M. Peter Maurer, le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et de Mme Julienne Lusenge, qui est Directrice du Fonds pour les femmes congolaises et Présidente de Solidarité des femmes pour la paix et le développement intégré.  

Demain, le Secrétaire général prendra la parole à la Conférence d’annonces de contributions pour le Yémen.  Les Nations Unies demandent cette année 4,2 milliards de dollars pour financer l’aide humanitaire au Yémen. 

Ce soir, il parlera de la liberté de la presse dans une allocution lors d’un événement organisé par les journalistes accrédités à l’Office des Nations Unies à Genève.

Venezuela

Dans une déclaration publiée ce week-end, le Secrétaire général a indiqué qu’il suit, avec une inquiétude croissante, l’escalade des tensions au Venezuela.  Il a été choqué et attristé d’apprendre que plusieurs civils ont perdu la vie dans le contexte des événements de samedi.

Le Secrétaire général demande instamment d’éviter à tout prix la violence et de n’utiliser la force meurtrière en aucune circonstance.

Le Secrétaire général appelle au calme et exhorte tous les acteurs à réduire les tensions et à ne ménager aucun effort pour prévenir une nouvelle escalade.

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme a également publié une déclaration sur la situation au Venezuela.

Mali

Après l’attaque commise hier contre un camp des Forces armées maliennes à Koulikoro, à 55 kilomètres au nord-est de Bamako, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a lancé un appel pour que soient traduits en justice les auteurs de ces actes, tout en exprimant sa solidarité avec les partenaires maliens et européens dont elle a salué la réaction efficace après l’attaque.

La police des Nations Unies surveille la situation.  La Mission des Nations Unies et le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) se tiennent prêts à aider les autorités maliennes lors de l’enquête sur l’attaque.

Au cours du week-end, le Bureau du Porte-parole a également publié une déclaration condamnant l’attaque de samedi dernier contre des membres de la Mission onusienne dans la région de Siby, laquelle a entraîné la mort de trois Casques bleus guinéens et fait plusieurs blessés. 

Le Secrétaire général a réitéré la détermination de la MINUSMA à continuer de mettre en œuvre son mandat qui consiste à soutenir le peuple et le Gouvernement du Mali dans leur quête pour la paix.  

Syrie

Environ 6 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, originaires du dernier bastion de Daech à Baghouz dans la province de Deïr el-Zor, sont arrivées au camp d’el-Hol au cours des dernières 72 heures, ce qui porte le nombre total de personnes arrivées au camp depuis décembre dernier à plus de 37 000 personnes.

La population totale du camp est maintenant de presque 47 000 personnes.  Dans le même temps, environ 3 000 personnes sont arrivées au centre de transit de Suar entre Hajin et el-Hol, et elles attendent leur transfert à el-Hol.

Les conditions dans le camp sont extrêmement difficiles, en particulier dans les zones de réception qui accueillent actuellement des milliers de personnes mais où les installations sont insuffisantes pour l’eau et l’assainissement.  Cela augmente le risque d’épidémie.  Pour décongestionner ces zones, le camp est en train d’être agrandi avec des extensions où sont offerts services et assistance aux personnes.

L’ONU est également gravement préoccupée par des nouvelles faisant état de pertes civiles imputables aux hostilités et aux munitions non explosées dans les provinces d’Edleb et de Hama, dans le nord-ouest du pays, y compris dans des zones présumées se trouver dans la zone démilitarisée.

Récemment, des civils, y compris des femmes et des enfants, auraient été tués ou blessés à la suite de bombardements intensifs à Maareet el-Nouman et à Khan Cheïkhoun, dans la région rurale au sud d’Edleb.

Darfour

La Sous-Secrétaire générale aux affaires politiques et de consolidation de la paix, et aux opérations de paix, Mme Bintou Keita, a informé, ce matin, le Conseil de sécurité, des derniers développements de la situation au Darfour.  Cette réunion fait suite à sa récente visite au Soudan, aux côtés des Chefs du Bureau d’appui à la consolidation de la paix et du Bureau régional pour les États arabes au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).  Le but de la visite était d’insuffler un nouvel élan au processus de transition et de transmettre le même message sur le retrait de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) et la transition au Gouvernement soudanais, aux interlocuteurs de l’ONU et aux autres partenaires clefs. 

Dans son exposé, la Sous-Secrétaire générale a souligné que la fréquence des tensions intercommunautaires et autres incidents sécuritaires est restée relativement faible, à l’exception de quelques points de tension, en particulier dans le Jebel Marra. 

Afghanistan

En Afghanistan, selon le dernier rapport des Nations Unies, davantage de civils ont été tués au cours de l’année dernière, en raison du conflit dans le pays, qu’au cours de toute autre année depuis que les victimes civiles sont recensées.  

Le nouveau rapport, publié hier par la Mission des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et le Bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme, fait état de 3 804 tués en 2018, dont 927 enfants.  Il s’agit du nombre le plus élevé de garçons et de filles tués dans le conflit au cours d’une seule année.

La Mission des Nations Unies indique que des éléments antigouvernementaux, tels que les Taliban et Daech, sont responsables de près des deux tiers des victimes civiles, les forces progouvernementales -y compris les forces nationales de défense et de sécurité afghanes et les forces militaires internationales- étant responsables environ du quart des victimes.

Le rapport indique que l’augmentation significative du nombre de victimes civiles est due à une recrudescence des attentats-suicides perpétrés par des éléments antigouvernementaux, ainsi qu’aux opérations aériennes et de recherche menées par les forces progouvernementales.

Malawi/Zimbabwe

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, M. Mark Lowcock, se rendra au Zimbabwe et au Malawi du 27 février au 2 mars afin d’observer de près la situation humanitaire dans ces pays, ainsi que les efforts déployés par les organisations humanitaires pour y remédier.

Au Zimbabwe, M. Lowcock rencontrera des habitants des zones rurales et urbaines les plus durement touchées par l’insécurité alimentaire croissante, ainsi que des responsables gouvernementaux, des représentants d’organisations humanitaires et des diplomates.  Quelque 5,3 millions de personnes au Zimbabwe ont un besoin urgent d’assistance à cause des pluies sporadiques et de la crise économique.

Au Malawi, il se rendra à Salima afin d’y rencontrer les personnes touchées par la période de soudure 2018/2019 et analyser la réponse humanitaire.  M. Lowcock rencontrera également des hauts fonctionnaires et des diplomates.  Environ 3,3 millions de personnes au Malawi font face à une grave insécurité alimentaire à un niveau de crise ou d’urgence en cette période de soudure.

Tableau d'honneur

L’ONU remercie, aujourd’hui, l’Italie, le Koweït et l’Afrique du Sud, derniers inscrits à son tableau d’honneur, 62 pays étant désormais à jour du paiement de leurs contributions aux budgets de l’ONU.

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