Soudan du Sud: le Conseil de sécurité appelle à capitaliser sur les progrès récents pour respecter l’échéancier de novembre, prévu par l’Accord de paix

CS/13954
18 septembre 2019
8621e séance – matin

Soudan du Sud: le Conseil de sécurité appelle à capitaliser sur les progrès récents pour respecter l’échéancier de novembre, prévu par l’Accord de paix

Quelques jours après le face-à-face tant attendu entre le Président du Soudan du Sud et l’un des principaux leaders de l’opposition à Djouba, le haut responsable de l’ONU dans le pays a salué, ce matin, l’attitude « conciliante » des deux hommes, tout en insistant sur la nécessité de régler les questions en suspens, à deux mois de la fin de la période de prétransition prévue par l’accord de paix de septembre 2018.

Un an et six jours après la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit, les dirigeants politiques ont honoré certaines des attentes du pays, « mais très certainement pas l’ensemble », a signalé le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan du Sud, M. David Shearer, venu présenter au Conseil de sécurité le dernier rapport trimestriel de M. António Guterres sur la question.

M. Shearer a toutefois salué la rencontre, la semaine dernière, entre le Président Salva Kiir et le chef du Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition (M/APLS dans l’opposition), M. Riek Machar, dans la capitale sud-soudanaise.  Cet évènement, a-t-il dit, leur a permis de discuter des aspects de l’Accord qui demeurent non résolus.

Au nombre d’entre eux, le Représentant spécial a mentionné l’unification des forces de sécurité.  Selon lui, des divergences fondamentales persistent en effet entre l’opposition, qui envisage une refonte du secteur sécuritaire, et le Gouvernement, qui souhaite intégrer les troupes de l’opposition aux forces armées existantes.  Quant aux divisions administratives du pays, M. Shearer a noté l’absence de consensus concernant le nombre d’États sud-soudanais et la délimitation des frontières.  S’agissant de la formation d’un gouvernement transitoire d’union nationale, censée intervenir d’ici le 12 novembre, le Représentant spécial a également noté que la répartition des portefeuilles, prévue par l’Accord revitalisé, n’avait toujours pas eu lieu.

En matière sécuritaire, M. Shearer a salué le maintien du cessez-le-feu permanent dans la plupart du pays, où plus de 130 rapprochements ont été organisés au niveau local.  Malgré la réduction des violences, les obstacles administratifs aux livraisons humanitaires demeurent encore trop fréquents, a-t-il toutefois déploré, mentionnant également que le Gouvernement rend difficile l’accès de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) à certains civils ayant besoin de protection.  De même, le retour des personnes déplacées se trouvant actuellement dans des sites de protection des civils se trouve freiné par l’insuffisance des services d’éducation et de santé, ainsi que par les préoccupations concernant le processus de paix.

Le processus de paix demeure donc précaire, mais des progrès ont été accomplis, a conclu M. Shearer, un avis partagé dans l’ensemble par les membres du Conseil, qui ont tous salué la rencontre entre MM. Kiir et Machar à Djouba.  Ce face-à-face « tant attendu » est un « un pas dans la bonne direction » qui permettra de « sortir de l’impasse politique » actuelle, s’est notamment félicitée l’Afrique du Sud.  La Fédération de Russie, la République dominicaine et la Côte d’Ivoire n’ont pas manqué de saluer le rôle joué par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui a rendu possible cette rencontre.  Le Koweït a, de son côté, jugé encourageante la déclaration commune publiée par les deux hommes, dans laquelle ils s’engagent à finaliser les dispositions prévues dans le cadre de la période de prétransition, qui s’achève à la mi-novembre, et à s’accorder d’ici là sur un gouvernement de transition.  La formation dudit gouvernement, a quant à elle insisté la France, est désormais la principale priorité du processus de paix.

Ce processus est toutefois « trop focalisé » sur le dialogue entre élites politiques, ont estimé les États-Unis, appelant à centrer les efforts de réconciliation sur les besoins de la population, en prenant des « mesures concrètes » pour garantir le retour en toute sécurité des personnes déplacées.  Les conditions d’un retour digne ne sont en effet pas réunies à l’heure actuelle, a renchéri le Royaume-Uni.  Toujours sur le plan sécuritaire, le Pérou et l’Indonésie ont regretté les « accrochages sporadiques » impliquant le Gouvernement et des groupes non signataires de l’Accord revitalisé dans l’État de l’Équatoria-Central.  Ces groupes devraient renoncer à la violence et rejoindre l’Accord, a recommandé la Belgique. 

En outre, face à la situation humanitaire « désastreuse » au Soudan du Sud, où 6,96 millions de personnes sont au bord de l’insécurité alimentaire, la plupart des membres du Conseil ont appelé les donateurs à maintenir leur soutien au pays, notamment grâce au plan humanitaire pour 2019 qui est actuellement financé à moins de 50%.  Ils ont également appelé les autorités de Djouba à lutter contre l’impunité dans les cas de violence sexuelle, ceux-ci ayant augmenté en 2019.  Dans le même ordre d’idée, la France, les États-Unis, la République dominicaine, la Chine et l’Afrique du Sud ont jugé impératif de respecter les quotas de femmes prévus par l’Accord et de permettre à celles-ci de participer de façon active et significative au processus.

« Certains membres du Conseil de sécurité ne font pas bien leur travail lorsqu’ils disent que les femmes ne sont pas associées aux efforts de paix », a rétorqué le Soudan du Sud, rappelant que la nouvelle Ministre des affaires étrangères du pays était une femme, tout comme la dirigeante de l’équipe de négociation de l’opposition, à l’image de la Constitution sud-soudanaise, qui impose un minimum de 35% de femmes à tous les niveaux de représentation.  « C’est là un chiffre supérieur à ce qui est observé chez la plupart des membres du Conseil de sécurité », a estimé le pays, insistant en outre sur sa détermination à finaliser dans les temps la formation du gouvernement de transition, ainsi qu’à consolider la paix avec le Soudan voisin.

Plusieurs délégations ont enfin rappelé que le Conseil effectuerait une visite en octobre prochain au Soudan du Sud, afin de donner un coup de pouce au processus de paix, dans la perspective de l’échéance de novembre.  Parallèlement, plusieurs membres du Conseil ont appelé l’IGAD à rester impliquée dans le règlement des questions en suspens au Soudan du Sud.

RAPPORTS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LE SOUDAN ET LE SOUDAN DU SUD S/2019/722 et S/2019/741

Déclarations

M. DAVID SHEARER, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan du Sud, a fait le bilan des progrès au Soudan du Sud, un an et six jours après la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud: les dirigeants politiques ont honoré certaines des attentes des citoyens du pays, « mais très certainement pas l’ensemble ».  Il a indiqué que le récent tête à tête, à Djouba, entre M. Riek Machar et le Président Salva Kiir constituait une évolution importante, la rencontre ayant permis de discuter des aspects critiques de l’accord de paix qui demeurent non résolus.  Ces réunions doivent se poursuivre, a-t-il recommandé, avant de préciser que les deux hommes s’étaient de nouveau engagés à former un gouvernement transitoire.

M. Shearer a ensuite mentionné les trois domaines d’action qui, à son avis, exigent des progrès supplémentaires, à commencer par l’unification des forces de sécurité.  Il a indiqué que 23 des 35 sites de cantonnement prévus étaient à présent occupés par les forces de l’opposition, mais que nombre de ces sites manquaient de nécessités de base.  Il a averti des risques en matière de protection pour les villages voisins si ces pénuries persistent.  Il a aussi expliqué que des divergences fondamentales persistent, l’Opposition « imaginant » un nouveau secteur de sécurité tandis que le Gouvernement présume que les troupes de l’opposition seront intégrées aux forces existantes.  Une stratégie pour un secteur sécuritaire unifié est donc nécessaire, a-t-il tranché.

Le Représentant spécial a ensuite fait savoir que le Commission indépendante pour le tracé des frontières n’avait pas réussi à atteindre un consensus sur le nombre d’États et la délimitation des frontières.  Selon lui, la tenue d’un référendum n’est pas plausible et un consensus politique est donc nécessaire.  Il a précisé que le « dialogue Kiir-Machar » de la semaine dernière avait appelé à la création d’un comité pour trouver une issue à cette question « sensible ».  L’Accord, a-t-il aussi rappelé, prévoit la nomination de cinq vice-présidents, chacun chargé d’un certain nombre de portefeuilles, mais à deux mois de la formation du gouvernement de transition, ceux-ci restent à déterminer.

Poursuivant, M. Shearer a déclaré que « la paix commence à payer des dividendes aux citoyens du Soudan du Sud ».  Il a indiqué que le cessez-le-feu continuait de tenir et que plus de 130 rapprochements avaient été organisés dans l’ensemble du pays, démontrant le niveau de confiance qui existe au niveau communautaire.  En outre, la sécurité alimentaire a légèrement progressé et le retour de déplacés permet de planter davantage de récoltes, tandis que l’amélioration de la sécurité facilite l’accès aux marchés.  Cependant, 6,3 millions de personnes, soit 54% de la population, continuent de souffrir d’insécurité alimentaire, avec une malnutrition infantile en hausse, a déploré M. Shearer.

L’accès humanitaire s’améliore, a poursuivi le Représentant spécial tout en signalant que les entraves administratives demeurent encore trop fréquentes.  L’accès de la MINUSS a notamment été bloqué par le Gouvernement pour des zones où civils et convois nécessitent une protection, a-t-il dénoncé, en se désolant aussi des 124 violations enregistrées cette année en ce qui concerne l’Accord sur le statut des forces. 

M. Shearer a aussi parlé des sites de protection des civils: le retour des personnes qui se trouvent dans ces sites est rendu difficile par les perceptions de la situation sécuritaire, le manque de services d’éducation et de santé dans les zones de retour et les préoccupations qui entourent le processus de paix.  Pour sa part, la MINUSS est en train de rééquilibrer le déploiement de son personnel en uniforme pour passer d’un mode de protection « statique » de ces sites à une augmentation des patrouilles de renforcement de la confiance dans les zones de retour.  Cependant, a-t-il tempéré, c’est au Gouvernement de prendre l’initiative de créer des communautés sûres afin de donner confiance aux familles déplacées et réfugiées.  Un Soudan du Sud qui connaîtra véritablement la paix n’aura plus besoin des sites de protection de l’ONU, a-t-il souligné.

Le Représentant spécial a ensuite indiqué que la formation du gouvernement de transition doit aussi être l’occasion de réfléchir à la tenue d’élections prévues à la fin des trois années de transition.  De son avis, la tenue d’élections libres ne se limite pas aux seuls aspects logistiques, mais nécessite de créer un espace politique où des partis peuvent se créer et librement discuter des politiques et de la campagne.  Il a alerté d’un ressentiment croissant de la population envers les élites qui amassent des richesses, tandis que le peuple reste un des plus pauvres au monde. 

Si le budget du Gouvernement est de 46% plus élevé que l’an passé, il n’y a aucune indication précise sur la façon dont sera financé l’écart de 496 millions de dollars, a également signalé le Représentant spécial qui s’est en outre préoccupé du manque de transparence quant à l’utilisation des revenus pétroliers et du fait que le Ministère des finances ait réduit de 16% les dépenses de santé pour transférer pratiquement la totalité de ce « fardeau » à des donateurs extérieurs.  « Les citoyens s’interrogent à juste titre sur la manière dont sont dépensés les revenus tirés des importantes ressources naturelles que recèle le pays », a-t-il indiqué. 

M. Shearer a aussi indiqué que la criminalité demeure un grave problème et que l’ONU fournit un appui technique pour rebâtir le système judiciaire face à l’impunité omniprésente.  Il a fait savoir que des tribunaux mobiles avaient été déployés au-delà de Bentiu et de Malakal: dans les prochaines semaines, ils jugeront des centaines de dossiers « graves », y compris des actes de violence sexuelle et sexiste.

« La situation de nombreux citoyens du Soudan du Sud demeure dramatique, mais l’année de paix a donné le coup d’envoi à un processus transformateur qui est en train d’améliorer les vies », a résumé le Représentant spécial en attribuant ces progrès au cessez-le-feu et à la confiance générée par le processus de paix.  Si les dirigeants du Soudan du Sud ont besoin d’inspiration pour se réconcilier et œuvrer en faveur des intérêts du pays, ils peuvent la trouver sous les arbres et dans les toukouls où les communautés se rassemblent pour bâtir la paix, a-t-il suggéré.  Le processus de paix demeure précaire, certes, mais des progrès ont été accomplis, a conclu M. Shearer en invitant à maintenir cet élan, ce qui dépend pour beaucoup de la bonne volonté des parties et de l’appui sans faille des « amis internationaux » en faveur de la formation d’un gouvernement de transition.

Mme KELLY CRAFT (États-Unis) a souligné que depuis la signature, il y a un an, de l’Accord revitalisé, la violence avait diminué au Soudan du Sud, tandis que les efforts de réconciliation au niveau local s’étaient intensifiés.  Elle a aussi salué la rencontre récente entre le Président Salva Kiir et le chef du Mouvement/de l’Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition (M/APLS dans l’opposition), M. Riek Machar.  Pour consolider le processus de paix, « trop focalisé », selon elle, sur le dialogue entre les élites politiques, la représentante a toutefois appelé à centrer les efforts de réconciliation sur les besoins de la population.  Elle a notamment appelé à prendre des « mesures concrètes » pour garantir la sécurité des personnes déplacées qui, à l’heure actuelle, ont toujours peur de rentrer chez elles.

Parallèlement, le Gouvernement et « d’autres parties » continuent de faire obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire, a regretté la représentante, déplorant les opérations militaires du Gouvernement et de groupes n’ayant pas signé l’Accord revitalisé dans l’Équatoria-Central.  Elle a appelé ces parties non signataires à renoncer à la violence dans la zone.  Quant aux signataires, la représentante les a invités à redoubler d’efforts pour mettre en œuvre l’Accord. 

Par ailleurs, Mme Craft a appelé les dirigeants du pays à se mettre d’accord sur les conditions de sécurité et à résoudre la question des frontières et du nombre d’États au Soudan du Sud, en coopération avec l’IGAD.  Elle a également exhorté les dirigeants à associer le plus possible les femmes au processus de paix, notamment dans le cadre de la formation du futur gouvernement de transition.  Dans la perspective du prochain sommet de l’IGAD, elle a invité les parties à trouver des solutions pour garantir la protection des civils et le retour en toute sécurité des personnes déplacées.  Elle a en outre indiqué que le Conseil organiserait prochainement une visite à Djouba, qui devrait permettre aux autorités du pays de démontrer les progrès accomplis en matière de paix. 

Mme ANNE GUEGUEN (France) a déclaré que, pour le processus de paix, la priorité était aujourd’hui de former, d’ici le 12 novembre, un gouvernement transitoire d’union nationale.  Il est important, en parallèle, d’avancer sur la question du découpage des frontières intérieures et sur les arrangements sécuritaires, a-t-elle ajouté.  Mme Gueguen a jugé en outre impératif de respecter les quotas de femmes prévus par l’Accord et de leur permettre de participer de façon active et significative au processus de paix, à tous les niveaux et sur tous les sujets.  Sur la situation humanitaire, a poursuivi la représentante, toutes les parties doivent garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave sur l’ensemble du territoire pour répondre aux besoins humanitaires croissants.  Cela implique naturellement de protéger le personnel humanitaire, le personnel médical ainsi que les infrastructures et le matériel civil et humanitaire, a observé Mme Gueguen en disant ne pas pouvoir transiger sur cette question.

La représentante a ajouté que la lutte contre les violences sexuelles devait aussi rester une priorité.  La France est également préoccupée par les violations des droits de l’homme rapportées par la commission mandatée par le Conseil des droits de l’homme, a dit Mme Gueguen en rappelant l’attachement de son pays à la lutte contre l’impunité et en soulignant la nécessité de poursuivre et traduire en justice les auteurs de violations.  La déléguée a d’ailleurs appelé toutes les parties à mettre en place la Cour hybride pour le Soudan du Sud, avec l’appui de l’Union africaine.  Avant de terminer, Mme Gueguen a encouragé la MINUSS à poursuivre ses efforts en matière de protection des civils notamment des femmes et des enfants. 

M. GUSTAVO MEZA-CUADRA (Pérou) a dit attendre avec impatience la mise en œuvre des différents accords, notamment dans le domaine du cantonnement et de la formation d’une armée unifiée, sans oublier la délimitation claire des frontières des différents États.  « Cela permettra au Gouvernement de transition de devenir une réalité », a-t-il insisté.  Il s’est particulièrement félicité de la rencontre, le 8 septembre dernier, du Président Salva Kiir avec le vice-président désigné Riek Machar.  Il a noté que cette rencontre s’était traduite par un accord pour la formation d’un gouvernement de transition d’ici novembre 2019. 

Le représentant s’est aussi félicité que la mise en œuvre de l’Accord revitalisé ait donné lieu à une diminution de la violence.  Cependant, il a regretté que les attaques sporadiques se poursuivent, notant qu’elles sont le fait d’acteurs et groupes armés non signataires.  Il a regretté la persistance d’ « actes horribles », notamment d’actes de violences sexuelles.  Le nombre de personnes en situation de pénurie alimentaire a atteint son niveau le plus élevé selon les chiffres du dernier rapport du Secrétaire général, s’est aussi inquiété le représentant du Pérou, avant d’appeler à préparer le terrain pour permettre le retour des personnes déplacées.  Il a aussi appelé à adapter le mandat de la MINUSS aux nécessités de la protection de civils. 

M. GBOLIÉ DÉSIRÉ WULFRAN IPO (Côte d’Ivoire) a tout d’abord constaté que l’espoir suscité par la signature de l’Accord revitalisé pour le règlement du conflit au Soudan du Sud semble s’estomper avec les incertitudes liées au processus de paix.  En effet, a déploré le représentant, force est de constater que l’enlisement du processus politique, la persistance des violences communautaires et la situation humanitaire toujours alarmante mettent à mal la dynamique positive de l’Accord.  Dans ce contexte, a-t-il dit, il importe d’engager des actions concrètes et concertées, notamment sur le plan politique.  Saluant la première rencontre en deux ans, à Djouba, de MM. Salva Kiir et Riek Machar, sous l’égide de l’IGAD, il a remercié l’Éthiopie pour ses efforts de médiation et a souhaité que cette rencontre serve de « coup d’accélérateur » au règlement des dossiers en suspens, à commencer par la formation d’un gouvernement d’union nationale.  La Côte d’Ivoire, a-t-il souligné, considère que l’Accord revitalisé de septembre 2018 reste pour l’heure le seul cadre indiqué pour parvenir à une solution politique durable. 

Sur le plan humanitaire, le représentant s’est dit préoccupé par la détérioration des conditions de vie des personnes déplacées, la persistance des violences sexuelles et sexistes et l’impunité liées à ces crimes.  Évoquant la question de la protection des civils, il a souhaité souligner les obligations qui incombent aux autorités sud-soudanaises et les responsabilités de la MINUSS et de ses partenaires en la matière, appelant à ce que soient créées les conditions propices au retour volontaire des personnes déplacées et des réfugiées.  M. Ipo s’est par ailleurs félicité des mesures conjointes prises par les signataires de l’Accord revitalisé pour la création du Comité de coordination humanitaire, sous l’égide du Comité national préparatoire à la transition.  Enfin, il a salué la ratification par le Gouvernement sud-soudanais de la Convention de Kampala sur l’assistance et la protection des personnes déplacées. 

M. JOSÉ SINGER WEISINGER (République dominicaine) a vu comme une étape positive la récente réunion du Président Kiir et de M. Riek Machar, qui leur a permis d’aborder les questions en suspens concernant le Gouvernement de transition.  Il a espéré que la date arrêtée pour former le Gouvernement et régler les questions pendantes, mi-novembre, pourrait être maintenue.  Le représentant a salué l’initiative de l’IGAD et des acteurs internationaux, qui ont permis la survie de l’accord de paix et qui ont créé des espaces de discussion, tout en constatant que cet espace se réduit à cause des cycles de violence et du manque d’accès du personnel de la MINUSS et des intervenants humanitaires.  Il a plaidé pour qu’un accès humanitaire ne souffre aucune restriction et pour que le Gouvernement expédie la délivrance des visas. 

Face à la gravité de la situation humanitaire et aux conséquences des changements climatiques, M. Singer Weisinger a souhaité voir diminuer la violence et améliorer les rendements agricoles.  Au-delà de la crise politique et humanitaire, le représentant s’est inquiété de la vulnérabilité de la population et en particulier des enfants et des femmes.  Il s’est préoccupé notamment de la violence sexuelle et a appelé le Gouvernement à établir un processus de responsabilité pour poursuivre les auteurs et offrir des services complets aux survivants de cette violence, suggérant la création de tribunaux mobiles et le déploiement de procureurs dans les zones dépourvues de capacités judiciaires.  M. Singer Weisinger en outre salué le fait que M. Machar approuve le Plan d’action pour la violence sexuelle dans le conflit.  Enfin, il a invité à réaffirmer la volonté politique et à redoubler d’efforts en vue de la réconciliation et de la consolidation de la paix, en faisant participer les femmes et les jeunes. 

M. MUHSIN SYIHAB (Indonésie) a salué la rencontre de la semaine dernière entre MM. Salva Kiir et Riek Machar, ainsi que les annonces positives concernant la future formation d’un gouvernement de transition avant l’échéance du 12 novembre.  Le représentant a appelé les parties à poursuivre le dialogue dans les mois à venir afin d’instaurer un climat de confiance à travers le pays.  Il a également appelé à débloquer les fonds nécessaires à la mise en œuvre de l’Accord revitalisé.  Par ailleurs, il s’est dit encouragé par le maintien du cessez-le-feu permanent et la diminution des violences dans l’ensemble du pays.  Il a toutefois regretté les « accrochages sporadiques » impliquant des groupes non signataires de l’Accord dans l’Équatoria-Central.  Dans ce cadre, il a appelé à renforcer la responsabilité pénale pour les crimes commis. 

Le représentant a également attiré l’attention du Conseil sur la situation humanitaire désastreuse du Soudan du Sud, où 6,96 millions de personnes sont au bord de l’insécurité alimentaire, y compris de nombreuses personnes déplacées.  Il a également mentionné le manque de financement pour lutter contre l’épidémie d’Ebola dans le pays.  De manière générale, le représentant a rappelé que le plan humanitaire pour le Soudan du Sud n’était financé à l’heure actuelle qu’à hauteur de 45%.

Mme JOANNA WRONECKA (Pologne) s’est félicitée de la rencontre intervenue la semaine dernière entre le Président Salva Kiir et M. Riek Machar, notant que cette réunion était attendue depuis longtemps.  Elle a dit que la mise en œuvre de l’Accord revitalisé était cruciale pour garantir une paix durable dans le pays.  « Deux mois avant la fin de la période de prétransition étendue, les parties doivent à tout prix accélérer la mise en œuvre des accords notamment concernant les dispositifs de sécurité et de délimitation des États », a-t-elle insisté avant de souligner l’importance de la formation d’un gouvernement de transition en novembre. 

Mme Wronecka a salué les efforts en faveur de la paix déployés sur le plan régional, citant notamment la contribution de l’IGAD et de l’UA en matière de suivi de la mise en œuvre des accords.  Elle a souligné l’importance de la prochaine visite du Conseil de sécurité à Addis-Abeba et à Djouba.  Tout en se félicitant du respect du cessez-le-feu permanent dans l’ensemble du Soudan du Sud, la représentante s’est inquiétée du niveau de violence intercommunautaire et de la persistance de graves abus de droits de l’homme, qui sont perpétrés à la fois par les troupes gouvernementales et par les forces de l’opposition. 

Pour M. CHRISTOPH HEUSGEN (Allemagne), le processus de paix au Soudan du Sud se trouve à un moment critique avec l’approche de la date limite pour la formation du gouvernement de transition.  Toute en saluant la rencontre qui a eu lieu entre M. Riek Machar et le Président Salva Kiir à Djouba, le représentant a exigé des progrès tangibles dans la mise en œuvre de l’accord de paix, en exhortant toutes les parties à trouver des solutions aux questions essentielles comme les arrangements sécuritaires, la mise en place de services de sécurité ainsi que le nombre et les frontières des États, et tout cela d’ici le 12 novembre.  Il a également mis l’accent sur le rôle de premier plan que doivent jouer les acteurs régionaux en soutien au processus de paix, disant attendre notamment des signaux clairs de la part de l’IGAD, de l’UA et de la région.  Le représentant a de plus applaudi l’initiative d’une visite conjointe du Conseil de sécurité et du Conseil de paix et sécurité de l’UA à Djouba après leurs consultations prévues pour octobre à Addis-Abeba.

L’Allemagne reste préoccupée par le nombre important de violences à l’égard des civils, surtout sexuelles et basées sur le genre, ainsi que par les recrutements forcés, y compris d’enfants, a poursuivi le délégué.  Les responsables de ces actes doivent être traduits en justice et cette responsabilité revient au Gouvernement du Soudan du Sud, a-t-il tranché en insistant sur le travail fait en collaboration avec la MINUSS en faveur de tribunaux mobiles.  Jugeant en outre insatisfaisante la participation des femmes aux comités et mécanismes de l’accord de paix, il a plaidé pour une représentation des femmes à hauteur de 35%.  Le soutien de la MINUSS au Gouvernement et au peuple du Soudan du Sud reste indispensable, a conclu le délégué en estimant inacceptable que la Mission rencontre toujours des obstacles dans son travail.  Sachant qu’il y a toujours 1,8 million de personnes déplacées internes et que 2,3 millions ont pris la fuite, « ces personnes ont le droit d’exiger une paix réelle avant de rentrer chez elles », s’est-il impatienté en exhortant les membres du Conseil à s’associer à l’appel du Secrétaire général pour que les parties concernées « mettent tout leur poids » pour appuyer l’accord de paix dans un esprit de compromis et de collaboration.

Estimant que les nouveaux retards pris dans la mise en œuvre de l’Accord revitalisé ne sont « simplement pas acceptables », M. MARC PECSTEEN DE BUYSTSERVE (Belgique) a relevé, un an après sa signature, « un manque de progrès persistant » concernant des questions clefs comme la mise en place de dispositifs de sécurité, le statut de Djouba, la finalisation des limites internes, la création d’une feuille de route de mise en œuvre de l’Accord et la libération complète de fonds à cette fin par le Gouvernement.  Il s’est cependant réjoui d’une avancée: la rencontre, les 9 et 10 septembre du Président Salva Kiir et de M. Riek Machar, laquelle constitue selon lui « un pas important dans la bonne direction ».  Il s’est en outre félicité que la violence politique ait diminué au Soudan du Sud, même si la violence intercommunautaire, la violence sexuelle et la criminalité persistent. 

À deux mois de la fin de la période de transition, M. Pecsteen a plaidé pour un « élan positif », appelant les parties prenantes à augmenter de toute urgence le rythme et la qualité de la mise en œuvre de l’Accord, en formant notamment un gouvernement de transition d’ici le 12 novembre, comme reconfirmé publiquement par MM. Kiir et Machar la semaine dernière.  Il a également exhorté les parties non signataires à rejoindre l’Accord revitalisé. 

Le représentant a ensuite abordé « l’énorme défi » que constitue la protection de civils au Soudan du Sud, rappelant que cette question relève avant tout de la responsabilité des autorités.  Il a néanmoins appelé toutes les parties à étendre l’état de droit et à investir des fonds essentiels dans la construction de services.  Notant que l’accès humanitaire reste essentiel pour le peuple sud-soudanais, il a aussi encouragé le MINUSS à continuer d’adopter une attitude plus mobile et à renforcer ses capacités en matière d’alerte rapide et de surveillance.  Avant de conclure, le délégué a appelé à la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle, y compris la Cour hybride, jugeant qu’« aucune solution durable ne peut être trouvée au conflit sans s’attaquer de manière urgente et efficace aux nombreux abus ». 

M. JERRY MATTHEWS MATJILA (Afrique du Sud) a vu la rencontre récente entre MM. Kiir et Machar comme « un pas dans la bonne direction ».  Ce face-à-face « tant attendu » permettra de « sortir de l’impasse politique » actuelle, a estimé le représentant, appelant les leaders du Soudan du Sud à redoubler d’efforts, aux côtés de la population, pour relancer la mise en œuvre de l’Accord revitalisé et lutter contre l’instabilité, l’insécurité et la crise humanitaire et des droits de l’homme que traverse le Soudan du Sud.  Dans ce cadre, le représentant a estimé que la représentation politique des femmes et leur participation au processus de paix serait un critère essentiel de succès pour la reconstruction du pays.  De ce point de vue, il a salué le Président Kiir pour avoir nommé une femme à la tête de la diplomatie du pays. 

Le représentant a en outre salué l’implication de l’IGAD et de l’Union africaine (UA) dans le processus de paix.  Tout en prenant acte du maintien du cessez-le-feu permanent et de la réduction des violences à travers le pays, le représentant a cependant fait part de sa préoccupation face à la persistance de violences intercommunautaires dans certaines zones.  Passant à la situation humanitaire dans le pays, M. Matjila a appelé les partenaires internationaux à continuer d’accompagner la reconstruction et le développement du pays, ainsi que le retour des personnes déplacées.  « Une telle souffrance est un acte d’accusation contre nous tous », a-t-il regretté.

M. YAO SHAOJUN (Chine) s’est félicité des nombreux progrès observés sur le terrain en saluant la mise en œuvre de l’Accord revitalisé.  Il a souligné la réunion tenue la semaine dernière entre le Président Salva Kiir et M. Riek Machar qui s’est traduite par des progrès dans le processus de constitution d’un gouvernement de transition, prévue avant le 12 novembre.  Tout en reconnaissant la détermination des deux parties à assurer la paix, le représentant de la Chine a estimé que la consolidation de celle-ci et la sécurité nécessitaient encore des mesures importantes.  C’est pourquoi, il a espéré que la communauté internationale travaillerait à consolider cet élan.

« Nous pensons qu’il faut que les femmes participent à la mise en œuvre de l’Accord », alors qu’il ne reste plus que deux mois avant la fin de la période de prétransition fixée au 12 novembre, a déclaré le délégué.  Il a estimé que l’IGAD devait continuer à promouvoir le renforcement de la confiance.  L’assistance humanitaire doit être renforcée parce que la situation n’est pas viable et la protection de civils dans certains sites n’est pas durable, a aussi dit le représentant avant de rappeler que des millions de personnes sont en situation de crise alimentaire dans le pays. 

M. BADER ABDULLAH N.  M. ALMUNAYEKH (Koweït) a salué la rencontre qui a eu lieu, la semaine dernière, entre MM. Salva Kiir et Riek Machar, ainsi que la déclaration commune annonçant la mise en œuvre des dispositions prévues dans le cadre de la période de prétransition, qui s’achève dans environ deux mois, conformément à l’Accord revitalisé.  Le représentant a en outre appelé la communauté internationale à alléger le fardeau de la population en finançant le développement du pays.  Il est important en effet de créer les conditions favorables au retour des personnes déplacées, a-t-il précisé.  Le représentant a enfin estimé que la responsabilité de la protection des civils incombait principalement au Gouvernement sud-soudanais.  Il a également appelé à mettre fin au recrutement d’enfants dans le pays. 

Mme AMPARO MELE COLIFA (Guinée Équatoriale) s’est félicitée des nombreux progrès observés dans les domaines politiques et sécuritaires durant les six mois supplémentaires de la période de transition au Soudan du Sud.  Parmi les progrès, elle a cité la rédaction de lois, la planification de mesures de sécurité de transition et la signature d’accords bilatéraux avec le Kenya et l’Ouganda.  Elle a espéré la finalisation au plus vite des accords en matière de cantonnement et d’intégration des forces de sécurité.  « Nous regrettons la persistance de combats sporadiques entre les forces gouvernementales et groupes d’opposition et condamnons la prévalence de la violence sexuelle et des violences contre les civils », a également déclaré la représentante.

Mme Mele Colifa a estimé que les pourparlers intervenus le 8 septembre entre le Président Salva Kiir et M. Riek Machar étaient encourageants.  Ils laissent selon elle entrevoir de véritables avancées dans le déroulement du processus de paix au Soudan du Sud.  La représentante a, enfin, salué l’engagement de l’IGAD, de la MINUSS et des organisations non gouvernementales en faveur de la consolidation de la paix et en termes d’appui humanitaire.  

M. JONATHAN GUY ALLEN (Royaume-Uni) a jugé que la rencontre de la semaine dernière entre MM. Salva Kiir et Riek Machar était une avancée « décisive » pour la mise en œuvre de l’Accord revitalisé et la formation d’un gouvernement de transition.  Alors que le délai fixé pour la fin de la période de prétransition « approche à grand pas », le représentant a appelé les parties à redoubler d’efforts pour faire avancer le processus de réconciliation, non seulement au niveau des dirigeants nationaux, mais également au niveau local.

Estimant par ailleurs que les conditions n’étaient pas encore réunies pour un retour digne et en toute sécurité des personnes déplacées, il a appelé les parties à tout faire pour créer les conditions de ce retour.  De ce point de vue, il a mis l’accent sur la responsabilité des crimes en regrettant le climat d’impunité actuel pour les violences sexuelles, dont il a précisé qu’elles avaient augmenté en 2019. 

Alors que le cessez-le-feu permanent se poursuit, le représentant a appelé les parties à l’Accord revitalisé à permettre à la MINUSS et aux agents humanitaires de faire leur travail, en les laissant accéder sans restriction aux populations.  Le représentant a en outre espéré que l’IGAD puisse tenir son sommet d’ici le mois de novembre.  Il a également émis le vœu que la visite du Conseil de sécurité au Soudan du Sud au mois d’octobre contribue aux efforts de réconciliation.

Pour VASSILY A. NEBENZIA (Fédération de Russie), nous vivons une période charnière dans l’histoire du Soudan du Sud avec la mise en œuvre progressive de l’Accord revitalisé.  Le représentant a espéré que la réunion tenue la semaine dernière entre le Président Salva Kiir et M. Riek Machar, obtenue grâce à la médiation de l’IGAD, porterait ses fruits et se traduirait notamment par la nomination d’un gouvernement de transition avant le 12 novembre prochain.  Il a salué les efforts de l’IGAD et de Khartoum pour appuyer le processus de paix au Soudan du Sud en soulignant que cette situation démontre que le meilleur moyen d’avancer en Afrique est de trouver des solutions africaines aux problèmes africains. 

Le représentant a également salué la baisse du nombre de violences au Soudan du Sud, qu’il a attribuée aux mesures de renforcement de la confiance sur le terrain.  Le respect des engagements pris par les parties est de nature à renforcer la confiance et à éviter les erreurs commises par le passé, a-t-il relevé.  Enfin, le représentant a appelé à adapter les mesures de sanctions aux réalités de terrain, arguant que les mesures d’embargo avaient rendu plus difficile, à un certain moment, les appuis à la consolidation de la paix.   

M. AKUEI BONA MALWAL (Soudan du Sud) a estimé que « certains membres du Conseil de sécurité ne font pas bien leur travail lorsqu’ils disent que les femmes ne sont pas associées aux efforts de paix au Soudan du Sud ».  Illustrant son propos, il a indiqué que la nouvelle Ministre des affaires étrangères du pays était une femme tout comme la dirigeante de l’équipe de négociation de l’opposition.  Le représentant a aussi indiqué que la Constitution du Soudan du Sud impose un minimum de 35% de femmes à tous les niveaux dans les institutions, ce qui est « un chiffre progressif » et « supérieur à ce qui est observé chez la plupart des membres du Conseil de sécurité ». 

Le représentant a ensuite mis l’accent sur deux récents développements, le premier étant la réunion entre le Président Salva Kiir et M. Riek Machar qui était attendue depuis longtemps.  L’arrivée de M. Machar, le 8 septembre, a été saluée avec de grandes attentes alors qu’il ne restait plus que deux mois sur les six mois d’extension agréés, a indiqué le représentant en précisant que la série de discussions entre les deux hommes avait couvert un grand nombre de questions sur les moyens de mettre en œuvre au mieux l’Accord de paix revitalisé.  Le résultat le plus important de cette rencontre est que les deux parties se sont entendues sur la formation d’un gouvernement de transition d’ici au 12 novembre 2019, a-t-il dit avant de saluer aussi les efforts de l’IGAD et de l’UA pour la stabilisation du pays.

« Les 12 et 13 septembre, le Soudan du Sud a été honoré par la première visite du nouveau Premier Ministre du Soudan à Djouba », a déclaré le représentant en expliquant que le Président Kiir et le Premier Ministre Hamdock avaient discuté de questions relatives à la sécurité, aux frontières et à la coopération économique « de nature à consolider la paix et la prospérité entre les deux nations sœurs ».  La semaine prochaine, dans le cadre du Débat de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, la nouvelle Ministre sud-soudanaise des affaires étrangères devrait apporter plus de précisions sur les évolutions au Soudan du Sud, a-t-il ajouté.  Enfin, le représentant a particulièrement remercié le Japon, l’Afrique du Sud, la Chine et l’Égypte pour le matériel fourni en soutien des efforts de cantonnement, avant de saluer aussi tous ceux qui appuient les efforts humanitaires et le processus de paix au Soudan du Sud.

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