Quatrième Commission: les délégations demandent la nomination d’un nouvel envoyé personnel pour maintenir l’élan positif pris par le processus politique au Sahara occidental

CPSD/696
15 octobre 2019
Soixante-quatorzième session, 7e séance – matin

Quatrième Commission: les délégations demandent la nomination d’un nouvel envoyé personnel pour maintenir l’élan positif pris par le processus politique au Sahara occidental

La situation au Sahara occidental s’est une nouvelle fois invitée pendant les délibérations de la Quatrième Commission (questions de politiques spéciales et décolonisation), qui poursuivait, ce matin, son débat général.  Les délégations se sont, dans une large mesure, accordées sur les mérites de la nouvelle dynamique insufflée au processus politique au Sahara occidental par l’ex-Envoyé personnel du Secrétaire général, M. Horst Köhler, qui a quitté ce poste en mai 2019 pour raisons de santé.

M. Köhler avait réussi à relancer les pourparlers directs entre le Front POLISARIO et le Maroc, avec la participation de l’Algérie et de la Mauritanie lors de deux tables rondes organisées à Genève en décembre 2018 et mars 2019.  Les États Membres se sont montrés favorables au maintien de cet élan positif grâce à la convocation d’un troisième tour de pourparlers sous les auspices de l’ONU, auquel les parties ont d’ores et déjà indiqué vouloir participer.  Mais pour cela, le Secrétaire général doit rapidement nommer un nouvel envoyé personnel « de la même trempe », comme l’a dit le Cameroun.

De nombreuses délégations africaines ont appuyé le plan d’autonomie marocain, décrit comme une « solution de compromis conforme au droit international » qui prend en compte les spécificités de la région et répond « aux normes internationales de dévolution des pouvoirs aux populations locales », comme l’a souligné le Burkina Faso, entre autres.

Pour le Gabon, cette initiative présenterait en outre « des perspectives crédibles et rassurantes » permettant de mettre fin à l’impasse actuelle, et, grâce à l’implication de tous les acteurs, susceptible de contribuer à minimiser les risques de déstabilisation engendrés par les activités terroristes et à consolider la paix et la sécurité au Sahel.

En attendant, les efforts des autorités marocaines en faveur du développement du Sahara occidental, les projets socioéconomiques et d’infrastructures, ainsi que les progrès accomplis en matière de droits de l’homme ont été mis en exergue par de nombreuses délégations africaines, notamment la Guinée.

Le Nigéria et l’Afrique du Sud ont néanmoins défendu le droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple de la « dernière colonie africaine inscrite à la liste des territoires non autonomes de l’ONU ».  La Cour internationale de Justice (CIJ) avait accordé du crédit à cette position, défendue aujourd’hui par ces deux délégations, mais également par Cuba et d’autres pays, lorsque cette juridiction avait statué en 1975 qu’il n’existait pas de lien de souveraineté entre le Maroc et le Sahara occidental avant la colonisation de ce territoire par l’Espagne.

La séance a également été marquée par l’intervention du Royaume-Uni, qui a dit pleinement impliquer ses territoires d’outre-mer dans le processus de négociation du Brexit, par le biais d’un conseil ministériel conjoint dont la dernière réunion remonte au 27 juin dernier.  En outre, un conseil ministériel spécial a été créé pour Gibraltar, lequel s’est déjà réuni à neuf reprises, a précisé la représentante, en assurant que sur ce dossier, « le Royaume-Uni ne conclura aucun accord faisant passer le peuple de Gibraltar sous la souveraineté d’un autre État contre sa volonté libre et démocratiquement exprimée ».

Pour ce qui est du différend relatif aux îles Falkland/Malvinas, la délégation britannique a affirmé n’avoir aucun doute quant à sa souveraineté, pas plus que sur le droit des habitants de l’archipel à l’autodétermination.  D’ailleurs, « le référendum de 2013 –au cours duquel 99,8% des votants ont choisi de rester dans le giron du Royaume-Uni– a adressé un message clair en ce sens ». 

Cette affirmation lui a valu un droit de réponse de l’Argentine, qui conteste la légitimité de ce référendum dans la mesure où les « habitants britanniques de ces îles qui veulent rester britanniques ne peuvent être juges et parties de ce différend ».  Selon l’Argentine, « il n’existe pas de véritable peuple » des îles Malvinas et le droit à l’autodétermination ne s’applique pas dans ce cas précis.  Tout comme dans le cas de l’archipel des Chagos, autre territoire d’outre-mer du Royaume-Uni, ce référendum doit être validé par l’Assemblée générale, a tranché le représentant argentin.

Pourtant, le Royaume-Uni a affiché la même fermeté sur la question du Territoire britannique de l’océan Indien, « qui est britannique depuis 1814 ».  « Aucune cour ou instance internationale n’a jamais remis en doute notre souveraineté », a argué sa représentante, avant de préciser que 50 millions de livres ont été alloués au développement l’archipel des Chagos.  Cet archipel constitue, selon elle, un emplacement stratégique qui contribue « à la sécurité régionale et mondiale ».

Maurice, qui dispute la souveraineté britannique sur ces îles, n’a pas manqué de réagir à ces propos en invoquant l’avis consultatif de la CIJ sur cet archipel, « qui a toujours fait partie de Maurice et en a été privé de façon illicite avant son accession à l’indépendance ».  Son représentant a également précisé que Maurice n’a jamais remis en question la permanence de structures militaires dans l’océan Indien et s’était engagé à permettre la poursuite du fonctionnement de la base militaire américaine de Diego Garcia lorsqu’il aura repris le contrôle de l’archipel.

Outre les Chagos, d’autres situations qui ne figurent pas sur la liste des 17 territoires non autonomes ont été abordées aujourd’hui, notamment Porto Rico, et le différend dans le golfe Persique.  Sur ce dernier point, dans un droit de réponse, les Émirats arabes unis ont réitéré leur revendication de souveraineté sur les îles d’Abou Moussa, les Grande et Petite Tomb, « occupées par l’Iran ».  Ce conflit ne peut pas être décrit comme un « malentendu », a estimé la représentante émiratie, en appelant à un règlement pacifique de cette question, soit par le dialogue soit par un renvoi devant la CIJ.

Son homologue iranien, qui ne reconnaît pas l’existence d’un litige de souveraineté sur ces îles, « qui font partie de l’Iran depuis des milliers d’années », a estimé que les revendications des Émirats arabes unis, « qui n’existent que depuis quelques décennies », ne sont pas fondées et sont vouées à l’échec.  La Quatrième Commission achèvera son débat général sur les questions de décolonisation demain, mercredi 16 octobre, à 10 heures.

Suite du débat général sur les points relatifs à la décolonisation

Mme FATOUMATA KABA (Guinée) a mis l’accent sur l’importance du dossier du Sahara occidental en raison de son incidence sur la stabilité et la sécurité régionales.  Elle a félicité l’Envoyé personnel du Secrétaire général, M. Horst Koeller, pour avoir réussi à relancer le processus politique en 2018 par le biais de deux tables rondes auxquelles ont participé les parties concernées ainsi que les pays voisins.  Rappelant que la mission de l’Envoyé personnel s’est achevée en mai 2019, la déléguée a néanmoins encouragé les parties à maintenir cet élan et cette dynamique positive pris par le processus politique et à participer à une troisième table ronde.  La Guinée a apporté son soutien à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc en 2007 ainsi que ses multiples investissements économiques dans la région du « Sahara », une initiative, qui est, à ses yeux une solution de compromis conforme au droit international.

« Malheureusement, 6 des 17 territoires inscrits sur la liste de la décolonisation de l’ONU, situés dans notre continent du Pacifique bleu, demeurent sous le joug du colonialisme », a regretté M. MAX HUFANEN RAI (Papouasie-Nouvelle-Guinée), s’exprimant au nom du Groupe du fer de lance mélanésien.  « Il est décourageant de voir perdurer cette situation », a-t-il ajouté.  Le représentant a réaffirmé l’appui de son groupe au droit à l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie.  Il s’est, en outre, félicité de la tenue du référendum de novembre 2018 et a constaté que l’écart entre les partisans de l’indépendance et ceux du statu quo n’était plus que de 13%, un chiffre qu’il a qualifié de « non convaincant ».  Le représentant a comparé ce résultat avec celui de 1986 où 80% des votants s’étaient prononcés en faveur du statu quo.

Le représentant a également salué les efforts du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la Puissance administrante, la France, pour la bonne tenue générale du processus électoral, exprimant toutefois des inquiétudes sur les sujets suivants: le vote par correspondance, les bureaux de vote décentralisés, ou encore l’enregistrement de certains électeurs kanaks résidant en zone coutumière.  Il a exhorté le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et la Puissance administrante à « remédier aux défauts du processus électoral » avant la tenue du prochain référendum en 2020.  Il s’est inquiété du manque d’avancées sur la question du transfert de compétences prévu dans l’Accord de Nouméa.  Selon M. Rai, 21 ans après l’Accord, seulement 6 des compétences sur 12 prévues ont été effectivement transférées.  Le représentant a annoncé un plan d’action de son groupe en faveur du renforcement de capacité du peuple kanak de Nouvelle-Calédonie.

Reprenant la parole en tant que délégué national, il s’est félicité des avancées sur le dossier du Sahara occidental et a considéré le plan marocain d’autonomie comme « un pas dans la bonne direction ».  Il a aussi salué ses « investissements substantiels pour le développement du Sahara occidental et les mesures adoptées pour pallier les inquiétudes concernant les droits de l’homme ».

M. JUAN SANDOVAL MENDIOLEA (Mexique) a réaffirmé son engagement en faveur du droit à l’autodétermination des peuples que la politique étrangère du Mexique cherche à promouvoir.  Reconnaissant la souveraineté historique de Buenos Aires sur les îles Malvinas, le représentant a demandé une solution juste à ce différend de souveraineté au travers d’une reprise rapide des négociations entre l’Argentine et le Royaume-Uni.  Le représentant a également lancé un appel pour qu’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental soit désigné en vue de poursuivre sur la voie d’une solution politique à ce différend.

M. HUMBERTO VELÁSQUEZ (Pérou) a apporté le soutien permanent de son pays aux efforts de décolonisation, prenant note des progrès notables enregistrés puisque plus de 80 territoires non autonomes ont pu accéder à l’indépendance.  Cependant, tant que les 17 territoires non autonomes restants continuent d’être inscrits sur la liste, le processus de décolonisation ne sera pas achevé, a-t-il souligné.  Pour cela, il faut une « détermination politique » et une approche au cas par cas, a estimé le représentant, en encourageant le contact direct entre le Comité spécial de la décolonisation et les parties concernées, y compris les puissances administrantes.  Abordant la question de îles Malvinas, le représentant a défendu les droits légitimes de l’Argentine sur ce territoire en invoquant des critères historiques et géographiques notamment.  La solution passe, selon lui, par une négociation entre les parties concernées, à savoir l’Argentine et le Royaume-Uni, a tranché le représentant.  Il s’est donc félicité de l’amélioration récente de leurs relations bilatérales, avant d’exhorter les deux parties à s’abstenir de prendre des décisions entraînant des modifications unilatérales de la situation actuelle, a-t-il conclu.

M. XOLISA MFUNDISO MABHONGO (Afrique du Sud) a déclaré que « le Sahara occidental représente la dernière colonie inscrite à la liste des territoires non autonomes de l’ONU », et ce, depuis 1963, lorsque ce territoire a cessé d’être administré par l’Espagne.  Il a rappelé la position de l’Union africaine qui considère que le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance est non négociable.  Le représentant a précisé que la Cour internationale de Justice avait accordé du crédit à cette position lorsqu’elle a statué le 16 octobre 1975 qu’il n’y avait pas de lien de souveraineté entre le Maroc et la Sahara occidental avant la colonisation de ce territoire par l’Espagne.  Il a rappelé que le 29 avril 2019 a marqué le trentième anniversaire de l’adoption de la résolution 690 du Conseil de sécurité, qui portait création de la MINURSO dont l’objectif était de parvenir à l’organisation d’un référendum d’autodétermination.  Par ailleurs, le représentant de l’Afrique du Sud a aussi appelé à la décolonisation complète de l’île Maurice en demandant que l’archipel des Chagos lui soit restitué.  

M. HUMBERTO RIVERO ROSARIO (Cuba) a regretté que le « fléau » du colonialisme existe toujours alors que nous fêtons le soixantième anniversaire de la résolution 1514.  Le Comité spécial de la décolonisation a accompli un travail sérieux pour remplir son mandat, et pourtant les États-Unis, Puissance administrante, refusent toujours les différentes invitations qu’il lui a adressées.  Il s’est attardé sur le cas de Puerto Rico, un territoire qui fait l’objet de 38 résolutions et décisions qui réaffirment le droit inaliénable du peuple portoricain à l’autodétermination.  Son statut d’État libre associé a été imposé à Puerto Rico, qui vit « sous le joug américain », s’est-il indigné.  La Cour suprême des États-Unis a reconnu, en 2016, que Puerto Rico ne disposait pas de sa souveraineté et est entièrement « assujetti » aux pouvoirs de Washington, reconnaissant ainsi son caractère colonial, a argué le représentant.

Le représentant cubain a ensuite défendu le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et réitéré son soutien au processus politique sous l’égide de l’ONU, tout en appelant à la nomination d’un nouvel envoyé personnel.  Il a rappelé que 2 046 étudiants sahraouis ont étudié à Cuba et que son gouvernement a dépêché des brigades médicales et d’enseignants dans les camps de Tindouf au fil des ans.  Cuba a, en outre, reconnu la souveraineté de l’Argentine sur les îles Malvinas et dit attendre une solution définitive de ce différend par le biais de négociations bilatérales entre le Royaume-Uni et l’Argentine.  En conclusion, il a appelé le Département de la communication globale à sensibiliser davantage aux problématiques de décolonisation, des territoires non autonomes et de leurs recours.

M. AMRIT BAHADUR RAI (Népal) a jugé déplorable que deux millions d’habitants de 17 territoires non autonomes luttent toujours pour leur indépendance.  Alors que nous approchons de la fin de la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme (2011-2020), le représentant du Népal a exhorté les États Membres et l’ONU à n’épargner aucun effort pour mener à terme les processus de décolonisation.  Il a estimé que nous ne pourrons pas réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sur le thème « Ne pas faire de laissés-pour-compte » si deux millions de personnes luttant pour l’indépendance sont livrées à elles-mêmes.  Dans ce contexte, le délégué a exhorté la communauté internationale à prendre toutes ses responsabilités pour parvenir à l’éradication complète du colonialisme.

M. GBOLIÉ DÉSIRÉ WULFRAN IPO (Côte d’Ivoire) a fait porter son intervention sur la question du Sahara occidental.  « L’ONU constitue le cadre approprié pour la recherche d’une solution de compromis politique réaliste, pragmatique et durable », a-t-il affirmé.  Le représentant s’est ensuite félicité des progrès réalisés avec la tenue de deux tables rondes à Genève et la tenue prochaine d’une troisième.  Puis il a renouvelé l’appui de son pays, saluant le nouveau modèle de développement de la région lancé par le Gouvernement du Royaume chérifien en 2015 et doté d’un budget de 8 milliards de dollars. »

M. JAGDISH DHARAMCHAND KOONJUL (Maurice) s’est félicité du nouvel élan impulsé sur la question du Sahara occidental par la tenue de deux cycles de tables rondes, conformément à la résolution 2414 du Conseil de sécurité.  Par ailleurs, il a rappelé qu’une partie du territoire de son pays demeure sous contrôle colonial.  Il a expliqué que, deux ans avant l’indépendance de Maurice en 1968, le Royaume-Uni, puissance coloniale, a pris possession de l’archipel des Chagos en expulsant les résidents mauriciens qui n’ont pas pu y retourner depuis.  « Depuis cinq décennies, Maurice espère restaurer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire national » a-t-il expliqué en précisant que l’Assemblée générale des Nations Unies a, par la résolution 71/292, demandé un avis à la Cour internationale de Justice (CIJ) sur la légalité juridique de l’administration de l’archipel des Chagos par le Royaume Uni.  Il a précisé qu’en réponse à cette requête, cette juridiction internationale avait indiqué que les Chagos avaient été séparés illégalement et que leur incorporation dans une autre colonie n’était pas légale.  La délégation a aussi précisé qu’au titre de cet avis, le Royaume-Uni est invité à cesser aussi vite que possible l’administration de cet archipel et l'Assemblée générale de l’ONU invitée à prononcer les modalités requises pour compléter la décolonisation de Maurice.  Le représentant s’est félicité que l'Assemblée générale ait, par la résolution 73/295 du 22 mai 2019 adoptée par 116 voix contre 6, réaffirmé les conclusions de la CIJ en exhortant le Royaume-Uni à se retirer sans condition de l’archipel des Chagos dans un délai de six mois, c’est-à-dire avant le 22 novembre 2019. 

Pour M. ABDUL MAJID KHAN (Bangladesh), le droit à l’autodétermination signifie que chaque personne a le droit de décider de son statut politique, un droit cher au Bangladesh qui a vécu sous le joug colonial.  Saluant le rôle de l’ONU pour avoir réussi à modifier la carte de la décolonisation au cours des 75 dernières années, le représentant a souligné qu’il n’en demeure pas moins que le travail de décolonisation reste inachevé.  Le Comité spécial continue de jouer un rôle primordial pour les 17 territoires non autonomes, a rappelé la délégation, qui a appelé les puissances administrantes à collaborer plus étroitement avec ce Comité.  Elles doivent, notamment, honorer leur obligation d’établissement de rapports sur les territoires placés sous leur autorité, a-t-il demandé.  Sa délégation a salué les offres de bourses d’études destinées aux ressortissants des territoires non autonomes, avant de se dire préoccupée par la vulnérabilité d’un grand nombre de ces territoires aux incidences des changements climatiques et des catastrophes naturelles.  Elle a, en conclusion, appelé l’ONU et la communauté internationale à se pencher sur cette question.

« Le Salvador soutient les droits des Argentins sur les îles Malvinas », a affirmé Mme EGRISELDA ARACELY GONZÁLEZ LÓPEZ (Salvador), tout en se réjouissant du rapprochement entre le Royaume-Uni et l’Argentine afin d’aboutir à « une solution juste, pacifique et définitive » du différend de souveraineté. La représentante s’est aussi félicitée des progrès réalisés sur le dossier du Sahara occidental.

Tout en saluant les progrès accomplis par les processus de décolonisation depuis 70 ans, M. DEEPAK MISRA (Inde) a regretté qu’il reste encore 17 territoires non autonomes inscrits à l’ordre du jour de cette Commission.  Il a ensuite dénoncé « une délégation qui a un penchant pour le hors-sujet » et ferait « des remarques injustifiées sans rapport avec le point inscrit à l’ordre du jour.  « Elle cherche à mettre une rhétorique vide de sens au service d’un agenda spécifique », a accusé le représentant, en affirmant qu’elle s’emploierait également à « répandre des allégations malveillantes et sans fondement ».  Dans ce monde interconnecté, l’Inde a exprimé avec vigueur la nécessité de poursuivre une approche pragmatique de la décolonisation pour réaliser les aspirations légitimes des peuples des territoires non autonomes. 

M. HENRY JONATHAN VIERA SALAZAR (Équateur) a insisté sur le besoin de mener à bien la décolonisation en abordant les dossiers « au cas par cas ».  Il a évoqué plus particulièrement la nécessité de respecter le droit à l’autodétermination en ce qui concerne la Palestine, le Sahara occidental et Porto Rico.  Concernant les îles Malvinas, il a estimé que « le seul moyen de résoudre ce cas était la reprise de négociations bilatérales entre les gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni. »

M. YEMDAOGO ERIC TIARE (Burkina Faso) a, sur la question du Sahara occidental, réitéré son soutien au processus politique en cours, mené sous les auspices exclusifs du Secrétaire général de l’ONU en vue de parvenir à une solution mutuellement acceptable et négociée au différend tel que recommandé par le Conseil de sécurité depuis 2007.  Sa délégation a soutenu cette résolution, qui met l’accent sur des progrès vers une telle solution et exhorte tous les États de la région à apporter leurs contributions au processus politique et à renforcer leur participation au processus de négociation.  Conscient que la résolution définitive de la question du Sahara occidental permettra aux États de la région d’unifier leurs forces contre le fléau de l’insécurité, le Burkina Faso s’est donc félicité de la tenue effective des deux tables rondes à Genève entre l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et le Front POLISARIO en vue de trouver une solution politique rapide au différend régional, conformément aux résolutions 2414 et 2440 du Conseil de sécurité.  Sa délégation s’est félicitée de l’engagement des quatre participants à se réunir pour une troisième table ronde dans le même format.  Elle a apporté, en conclusion, son soutien au plan d’autonomie marocain, qu’elle considère comme une solution de compromis qui prend en compte les spécificités de la région et « répond aux normes internationales de dévolution des pouvoirs aux populations locales ».

M. FRANKLIN JOACHIM MAKANGA (Gabon) a réaffirmé l’attachement de son pays au rôle majeur de l’ONU dans l’aboutissement du processus de décolonisation. Constatant qu’un grand nombre de territoires non autonomes sont toujours inscrits à l’ordre du jour du Comité spécial, alors même que la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme prendra fin l’année prochaine, le représentant a appelé le Comité spécial de la décolonisation à opter pour un programme de travail au cas par cas.  Il a également plaidé en faveur d’un dialogue qui verrait la participation de toutes les parties prenantes.  S’agissant du Sahara occidental, le Gabon a témoigné son soutien au processus politique en cours sous l’égide des Nations Unies, en vue de parvenir à une solution politique, réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis.  Dans le souci de préserver les acquis, la délégation a souhaité que le prochain envoyé personnel du Secrétaire général s’inscrive dans la continuité du travail de son prédécesseur, M. Koehler.  M. Makanga a ensuite soutenu plan d’autonomie marocaine qui ouvre, selon lui, des perspectives crédibles permettant non seulement de mettre fin à l’impasse actuelle mais aussi de parvenir à une solution politique négociée.  Une telle solution de compromis doit être « crédible, pragmatique et conforme au droit international » et tenir compte des spécificités régionales et de la nécessité d’impliquer les populations locales, a-t-il précisé.  L’intervenant a salué la participation de tous les acteurs concernés aux deux tables rondes organisées par l’Envoyé personnel du Secrétaire général, se félicitant de leur engagement à prendre part à la troisième table ronde sous le même format.  L’implication de tous les acteurs est susceptible, selon lui, de contribuer à minimiser les risques de déstabilisation engendrés par les activités terroristes et à consolider la paix et la sécurité dans la région du Sahel.  M. Makanga s’est également félicité du nouveau modèle de développement du « Sahara » engagé par le Maroc en 2015.

Mme ISBETH QUIEL MURCIA (Panama) a réaffirmé l’attachement de son pays au droit inaliénable des peuples du monde à l’indépendance et la souveraineté.  À l’approche de la fin de la troisième Décennie internationale pour l’élimination du colonialisme, une réflexion s’impose sur la nécessité de renforcer les efforts collectifs de l’ONU et des États Membres pour atteindre l’objectif de décolonisation et de ne pas livrer à elles-mêmes les populations des territoires non autonomes.  Le Panama a soutenu le droit à la souveraineté sur les îles Malvinas de l’Argentine et défend le principe du dialogue constructif pour régler les différends entre États.  Dès lors, la déléguée a encouragé l’Argentine et le Royaume-Uni à reprendre leurs pourparlers en vue de parvenir à une solution pacifique et durable.

« Notre souveraineté sur les îles Falkland ne fait aucun doute, pas plus que le droit des habitants de ces îles à l’autodétermination », a affirmé Mme KAREN PIERCE, (Royaume-Uni).  « Le référendum de 2013 –au cours duquel 99,8% des votants ont choisi de rester dans le giron du Royaume-Uni– a adressé un message clair.  Leur souhait doit être respecté », a insisté la représentante.  Elle a ensuite affiché la même fermeté sur la question du Territoire britannique de l’océan Indien, « qui est britannique depuis 1814 ».  « Aucune cour ou instance internationale n’a jamais remis en doute notre souveraineté », a-t-elle lancé, avant de préciser que 50 millions de livres ont été alloués au développement de l’archipel des Chagos.  Cet archipel constitue, selon elle, un emplacement stratégique qui contribue « à la sécurité régionale et mondiale ».

La représentante a décrit la relation du Royaume-Uni avec ses territoires d’outre-mer comme « moderne, basée sur le partenariat, des valeurs communes et le droit pour les peuples de chaque territoire à choisir de demeurer britannique ».  Elle a précisé que les territoires d’outre-mer sont impliqués dans les négociations sur le Brexit grâce à un conseil ministériel conjoint dont le dernier s’est tenu le 27 juin.  Un conseil ministériel spécial a été créé pour Gibraltar, lequel s’est déjà réuni à neuf reprises, a-t-elle ajouté.  Sur ce dossier, elle a réaffirmé que « le Royaume-Uni ne conclura aucun accord faisant passer le peuple de Gibraltar sous la souveraineté d’un autre État contre sa volonté libre et démocratiquement exprimée ».

Mme MARY ELIZABETH FLORES (Honduras) a encouragé l’ONU à poursuivre les processus de décolonisation des peuples non autonomes par le biais d’un dialogue permanent et constructif entre le Comité spécial de la décolonisation, les puissances administrantes et les peuples de ces territoires.  Le Honduras a constaté avec satisfaction la contribution, au cours des 50 dernières années, du Comité spécial de la décolonisation au processus de la décolonisation.  S’agissant des îles Malvinas, la délégation réaffirme la souveraineté de l’Argentine sur ces îles et lance un appel pour une solution pacifique et définitive à ce différend.  À cet égard, la représentante a salué l’amélioration des relations bilatérales entre l’Argentine et le Royaume-Uni.  Elle a mis en garde contre la tendance à vouloir le principe de l’autodétermination pour nuire à la souveraineté des États.

Pour M. COSMOS RICHARDSON (Sainte-Lucie), il ne faut pas perdre de vue l’objectif de la décolonisation des 17 territoires non autonomes toujours inscrits à l’ordre du jour du Comité spécial de la décolonisation.  Il a salué les mesures visant à moderniser les méthodes de travail du Comité spécial de la décolonisation avec une plus grande participation des territoires non autonomes à ses travaux.  À cet égard, il a remarqué que la commission régionale pour les Caraïbes et l’Amérique du Sud a adopté une approche similaire de manière à permettre aux territoires insulaires de participer davantage aux travaux de décolonisation de l’ONU.  Sainte-Lucie exige que les résolutions de décolonisation de l’Assemblée générale soient pleinement appliquées, en faisant observer que 7 des 17 territoires non autonomes se trouvent aux Caraïbes.  Par conséquent, l’ONU a un rôle robuste à jouer dans la décolonisation des petits territoire insulaires jusqu’à ce qu’ils parviennent à un degré suffisant d’autodétermination et de gouvernance.  Le délégué a émis des réserves quant à la possibilité de voir le processus de décolonisation s’achever en 2020.  Dès lors, il faudra une quatrième Décennie internationale assortie d’un programme de travail au cas par cas pour chacun des territoires non autonomes, a-t-il estimé.  Le représentant a également demandé un rapport au Secrétaire général sur le déficit de mise en œuvre des résolutions relatives à la décolonisation.

« Tous les territoires non autonomes doivent accéder à l’indépendance », a affirmé M. JAIME HERMIDA CASTILLO (Nicaragua).  Il a remercié « le peuple de Grenade qui a organisé un séminaire sur la décolonisation des peuples des Caraïbes ».  Il a salué les peuples sahraoui, portoricain et des Malvinas.  « Les Malvinas ont toujours été et seront toujours argentines », a-t-il martelé.  Le délégué a appelé à ne pas faire de Porto Rico une exception.  « Le peuple de Porto Rico doit pouvoir exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance », a-t-il lancé en conclusion.

M. INTISAR NASSER MOHAMMED ABDULLAH (Yémen) a réaffirmé l’attachement de son pays au droit inaliénable des peuples à l’autodétermination et à la liberté.  Il a ensuite salué le Comité spécial de la décolonisation pour ses acquis, soulignant que la colonisation va à l’encontre du développement.  Le représentant a plaidé en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et de leur droit à un État indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale.  Sa délégation appuie par ailleurs les efforts du Secrétaire général et son Représentant personnel afin d’arriver à une solution politique réaliste et durable pour la question du Sahara occidental.  À cet égard, elle a encouragé toutes les parties concernées à participer à la troisième table ronde organisée sous l’égide des Nations Unies dans le but de faire avancer le processus politique en cours et de parvenir à une solution durable négociée à ce différend.  Avant de conclure, le représentant a réaffirmé la souveraineté des Émirats arabes unis sur les trois îles Grande et Petite Tomb et Abou Moussa.

M. SAM TERENCE CONDOR (Saint-Kitts-et-Nevis) a appelé à satisfaire la « soif d’autodétermination de milliers de personnes » vivant dans des territoires non autonomes.  « La volonté politique de mettre un terme au colonialisme incombe à tous les États Membres », a-t-il estimé.  Le délégué a, de plus, salué les progrès accomplis sur la question du Sahara occidental.

M. IBRAHIM MODIBBO UMAR (Nigéria) a constaté qu’à la veille de la fin de la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme, il reste toujours 17 territoires non autonomes inscrits à l’ordre du jour du Comité spécial de la décolonisation.  Le Nigéria a exhorté toutes les puissances administrantes à accorder l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et occupés, y compris à la Palestine, avant de se dire prêt à œuvrer avec le Comité spécial des Vingt-Quatre pour mener à bien cette tâche importante.  Alors que la question de la Palestine perdure, le Nigéria a appelé à respecter la solution des États en permettant la création d’un État palestinien, avec Jérusalem-Est pour capitale et dans les frontières de 1967.  S’agissant du Sahara occidental, « dernière question d’autodétermination en Afrique », le Nigéria a appuyé les efforts de la troïka de l’Union africaine et du Secrétaire général de l’ONU pour parvenir à une solution mutuellement acceptable et durable à ce différend et qui garantirait l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.  La délégation a appelé toutes les puissances administrantes et occupantes à prendre les mesures qui s’imposent pour préserver le droit inaliénable des peuples occupés et coloniaux à disposer de leurs ressources naturelles et de leurs terres.

M. ALBERT SHINGIRO (Burundi) s’est félicité du nouvel élan impulsé par la première table ronde organisée les 5 et 6 décembre 2018 et la deuxième tenue les 21 et 22 mars 2019.  Il a salué la volonté du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie de participer d’une manière sérieuse et respectueuse au processus politique engagé par l’ONU sur le Sahara occidental afin de trouver des terrains d’entente.  « L’engagement de ces quatre participants à se réunir pour une troisième table ronde, sous le même format, dans le cadre de la résolution 2468, est un fait encourageant », a estimé le représentant.  M. Shingiro a néanmoins jugé primordial de traiter le conflit du Sahara occidental dans le cadre d’une stratégie régionale plus large pour le Sahel.  Le représentant a rappelé que dans sa résolution 2468, le Conseil de sécurité avait réitéré que la solution politique au travers d’une approche régionale contribuerait à la stabilité et à la sécurité régionales.  Dans ce contexte, le délégué a invité l’Envoyé spécial du Secrétaire général à nouer des contacts avec d’autres pays de la région et les organisations sous-régionales afin de promouvoir « l’appropriation sous-régionale de ce différend ».  Le représentant du Burundi a aussi salué les initiatives du Maroc, en citant le rôle joué par les comités du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et Laayoune.  

M. MICHEL TOMMO MONTHE (Cameroun) a soutenu le processus politique en cours au Sahara occidental sous l’égide du Secrétaire général de l’ONU.  Le chemin tracé par son ex-Envoyé personnel, M. Koeller, se doit d’être activement poursuivi, a estimé le représentant, en appelant le Chef de l’Organisation à trouver un remplaçant de la « même trempe » pour maintenir cette dynamique.  La négociation constitue la cheville ouvrière pour parvenir à une situation de paix dans cette partie du Maghreb, a ajouté M.  Tommo Monthe.  Il s’est, en outre, félicité de la participation des parties concernées aux dernières rencontres organisées sous les auspices onusiennes, à Genève, en décembre 2018, et en mars 2019 entre le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie.

M. CRAIG J. HAWKE (Nouvelle-Zélande) a indiqué que son pays continuait de financer les priorités de développement des Tokélaou, en citant 86 millions de dollars d’investissement au cours des trois prochaines années.  « La Nouvelle-Zélande soutient l’autonomie des Tokélaou dans les domaines critiques des finances, des ressources humaines et des pêches au large », a précisé le représentant.  Celui-ci a également cité l’appui apporté par la Nouvelle-Zélande au service public dans les domaines de la santé et de l’éducation et de la modernisation des services juridiques.  Il a relevé que les Tokélaou, en tant que territoire de la Nouvelle-Zélande, n’ont pas accès aux financement internationaux en matière de lutte contre les changements climatiques.  C’est pourquoi la Nouvelle-Zélande s’emploie à aider les Tokélaou à s’adapter à ses effets et à renforcer sa résilience face aux catastrophes naturelles.  « Nous travaillons à planifier la gestion des catastrophes, la sécurité de l’eau et la résilience des côtes », a-t-il indiqué en conclusion.    

Droits de réponse

Exerçant son droit de réponse, le représentant du Maroc a réagi aux propos de la Namibie, lui reprochant d’avoir « dépassé les limites du respect avec ses propos fallacieux ».  Il lui a rappelé que le « Sahara marocain » se trouve bien au Maroc qui investit dans son développement, ce qui n’est pas le cas de la bande de Caprivi, en Namibie.  Le Maroc lui-même a inscrit la question du Sahara occidental à l’ordre du jour du Comité spécial de la décolonisation, a rappelé le représentant, avant de suggérer l’inscription du cas du territoire de Caprivi à l’ordre du jour du Comité spécial de la décolonisation.

Le représentant de Maurice a réagi à l’intervention du Royaume-Uni qui a déclaré qu’il était clair que la souveraineté de l’archipel des Chagos est britannique et que cela n’avait été pas remis en cause par une quelconque juridiction.  Il a rejeté cette affirmation et rappelé la position de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur ce territoire qui a toujours fait partie de Maurice.  Il en a été privé de façon illicite avant son accession à l’indépendance, a argué le représentant.  Son homologue du Royaume-Uni, a-t-il poursuivi, a également parlé de l’emplacement stratégique de l’archipel des Chagos, en rappelant que Maurice n’a jamais remis en question la permanence de structures militaires dans l’océan Indien.  Maurice s’est engagé à permettre la poursuite du fonctionnement de la base de Diego Garcia lorsqu’il aura repris le contrôle de l’archipel et à ce que la zone maritime protégée dans cette région soit maintenue, a encore précisé le représentant. 

En réponse au Mexique, au Pérou, à Cuba, au Salvador, au Panama et au Honduras, le Royaume-Uni a réaffirmé que « sa souveraineté sur les îles Falkland ne fait aucun doute » et mis en avant le droit à l’autodétermination des peuples et le référendum de 2013.   « La question de la souveraineté de la population ne peut être évoquée par la population elle-même », a-t-elle martelé.

Évoquant les remarques du Yémen sur l’île Abou Moussa, revendiquée par les Émirats arabes unis, l’Iran a tout simplement affirmé que « ce différend n’existe pas », avant d’ajouter « nous rejetons catégoriquement toute revendication sur cette île ».

L’Argentine a réitéré « toutes ses déclarations précédentes » depuis le début de l’Assemblée générale.  « Les Malvinas font partie intégrante du territoire argentin », a-t-elle martelé, estimant que la présence britannique constitue une « occupation illégale ».  Elle a affirmé que plus de 10 résolutions rappellent l’existence de ce différend et demandent une reprise des négociations bilatérales sur le sujet.  Elle a refusé le « livre blanc » du Royaume-Uni sur les territoires d’outremer, paru en 2012.

L’Argentine a considéré l’argument sur l’autodétermination comme « totalement inapplicable ».  « Nous rappelons que le vote qui a eu lieu aux Malvinas est un acte unilatéral britannique sans aucune valeur juridique », a-t-elle affirmé.  Selon elle, comme sur les îles Chagos, le référendum doit être validé par l’Assemblée générale.  Elle a estimé que les citoyens britanniques de ces îles qui veulent rester britanniques ne peuvent être juges et parties de ce différend.  Selon l’Argentine, « il n’existe pas de véritable peuple des îles Malvinas ».

La représentante des Émirats arabes unis a souligné que les trois îles de la Grande et Petite Tomb et Abou Moussa dans le golfe d’Arabie font partie intégrante du territoire de son pays, rejetant la poursuite de l’occupation iranienne de ces îles.  Le conflit sur l’île d’Abou Moussa ne peut pas être décrit comme un « malentendu », a estimé le représentant, en appelant à un règlement pacifique de cette question, soit par le dialogue, soit par un renvoi devant la CIJ.

Lui répondant, son homologue de l’Iran a rappelé que ces trois îles font partie intégrante de l’Iran depuis des milliers d’années.  Dès lors, les revendications des Émirats arabes unis, « qui n’existent que depuis quelques décennies », ne sont pas fondées et sont vouées à l’échec, a-t-il conclu.

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