La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation donne le coup d’envoi de ses travaux pour la soixante-quatorzième session de l’Assemblée générale

CPSD/691
3 octobre 2019
Soixante-quatorzième session, 1re séance – matin

La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation donne le coup d’envoi de ses travaux pour la soixante-quatorzième session de l’Assemblée générale

Chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, la Quatrième Commission a approuvé, ce matin, son programme de travail* et son calendrier pour la soixante-quatorzième session de l’Assemblée générale des Nations Unies.  Ses travaux de fond débuteront avec la tenue, du 7 au 16 octobre, d’un débat général sur l’ensemble des points relatifs à la décolonisation, dans le cadre duquel pas moins de 180 pétitionnaires ont demandé à être entendus.

Parmi les représentants des territoires non autonomes à intervenir à cette occasion, le Président de la Commission, M. Mohammed Hussein Bahr Aluloom, de l’Iraq, a cité le Président de la Polynésie française, le Ministre principal de Gibraltar et le Lieutenant-gouverneur de Guam.  Au cours du débat général, les pétitionnaires s’exprimeront également au sujet de ces territoires, ainsi que des Îles Turques et Caïques, de la Nouvelle-Calédonie et du Sahara occidental.  En tout, 17 territoires non autonomes figurent à l’ordre du jour de la Commission.

Les 17 et 18 octobre, celle-ci se penchera sur les questions relatives à l’information.  Le 23, elle abordera l’assistance à la lutte antimines, et le 24, les effets des rayonnements ionisants, avant de se saisir, du 29 octobre au 1er novembre, de la coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l’espace.  La Commission poursuivra ses travaux avec l’étude d’ensemble de la question des opérations de maintien de la paix du 4 au 7 novembre, suivie de celle des missions politiques spéciales le 8.

Le 11 novembre, la Commission passera à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), avant d’examiner, du 13 au 15, le rapport du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés.

En fin de séance, la délégation du Maroc a demandé le retrait de deux des pétitionnaires inscrits sur la liste au titre de la question du Sahara occidental.  Il s’agit de M. Karim Chana et M. Mohamed Hicham Radaoui.  Depuis la création de la Quatrième Commission, a rappelé le représentant, jamais nous ne nous sommes opposés à ce qu’un intervenant désireux de s’exprimer en qualité de pétitionnaire le fasse, « et cela parce que le Maroc croit en la liberté d’expression et privilégie le dialogue » pour autant que l’ordre du jour soit respecté.

Il a toutefois justifié sa demande d’aujourd’hui parce que ces deux pétitionnaires souhaitent, selon lui, intervenir à des fins politiques éloignées de l’ordre du jour.  Élargissant le débat, la délégation marocaine a fait part de ses préoccupations face à la tendance croissante, depuis deux ans, de profiter du segment dévolu aux pétitionnaires pour aborder d’autres sujets que la question pour laquelle ils se sont inscrits.  La Commission a accepté la demande du Maroc au sujet des deux pétitionnaires, demande à laquelle le représentant de la Guinée avait apporté son soutien.

Invoquant un point de procédure, l’Algérie a fait observer que les demandes d’audition de pétitionnaires ne s’accompagnent plus d’une lettre adressée au Bureau de la Commission, ce qui permettait aux délégations de se faire une idée de ces requêtes, a-t-elle argué.  En réponse, le Secrétariat de la Commission a expliqué que depuis deux ans, une procédure électronique avait été mise en place pour ces demandes d’inscription et que cette année, pour rendre la procédure plus efficace, le Secrétariat avait abandonné la nécessité d’envoyer une lettre de demande.  Ce changement a été décidé en collaboration avec le Bureau de la Commission, une décision à laquelle l’Algérie s’est opposée, d’une part, parce que les délégations n’en ont pas été informées, et, d’autre part, parce qu’en l’absence de la lettre, elles manquent d’informations pour approuver ou rejeter les demandes d’intervention.  La suppression de la lettre rend ce processus ambigu, a ajouté le représentant algérien. 

Le Président de la Commission a rappelé que toutes les séances publiques de la Commission seront retransmises en direct sur le site de l’ONU et que les communiqués de presse résumant les délibérations de chaque séance publique seront publiés le jour même en français sur le site https://www.un.org/press/fr.  

Outre le Président, le Bureau de la Quatrième Commission est composé des Vice-Présidents M. Ahidjo, du Cameroun; M. Peter Pindják, de la Slovaquie; et Mme Andrea Bacher, de l’Autriche.  M. Juan Antonio Benard Estrada, du Guatemala, assumera la fonction de Rapporteur.

La Commission, qui devrait achever ses travaux le 15 novembre, tiendra sa prochaine séance plénière, lundi 7 octobre, à partir de 15 heures.

*A/C.4/74/L.1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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