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CONF191001-CS
1 octobre 2019

En octobre, la présidence sud-africaine du Conseil de sécurité se concentrera sur les problématiques de son continent

La paix et la sécurité en Afrique sera l’un des thèmes principaux de la présidence de l’Afrique du Sud au Conseil de sécurité en octobre, a annoncé, cet après-midi en conférence de presse, le Représentant permanent de ce pays, M. Jerry Matthews Matjila, en faisant part d’un programme de travail « extrêmement chargé », qui répond aussi à de nombreuses échéances périodiques.

Dès demain, a précisé l’Ambassadeur, se tiendra un débat sur la mobilisation des jeunes pour « Faire taire les armes en Afrique d’ici à 2020 », une initiative de l’Union africaine (UA) qui avait déjà été mise à l’honneur lors d’un débat ministériel en février dernier, sous présidence équatoguinéene.  Cette même séance sera également placée sous le signe des femmes, avec les interventions de la Conseillère spéciale du Secrétaire général pour l’Afrique, Mme Bience Gawanas, de l’Envoyée spéciale de l’UA pour la jeunesse, Mme Aya Chebbi, et de l’Envoyée du Secrétaire général pour la jeunesse, Mme Jayathma Wickramanayake.

Le 29 octobre par ailleurs, se tiendra le débat public semestriel consacré à la mise en œuvre de la résolution 1325 (2000) relative aux femmes, à la paix et à la sécurité, au cours duquel cette problématique transversale sera entre autres abordée dans le contexte africain.  Et le 7, la diplomatie préventive et la prévention et le règlement des conflits sur le continent seront à l’ordre du jour du second débat phare de la présidence sud-africaine, a ajouté M. Matjila, qui a espéré que cette initiative « sera une invitation à s’asseoir et à se parler ».  Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, et le Président de la Commission africaine de l’UA, M. Moussa Faki Mahamat, devraient prononcer des allocutions lors de cette réunion.

Il se trouve aussi que, du 22 au 26 octobre, une mission du Conseil de sécurité se rendra à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour prendre part à la treizième réunion consultative annuelle du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, a poursuivi le Président.  À son retour le 30, les membres du Conseil seront informés de l’état de coopération entre cette organisation régionale et l’ONU.  Lors de son déplacement dans la Corne de l’Afrique, la délégation du Conseil fera également étape au Soudan du Sud.

Les autres échéances africaines du Conseil ce mois-ci ne manquent pas, a relevé M. Matjila, qui a cité les séances d’information relatives aux activités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) (le 8 octobre); de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) (le 9); de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) (le 17); de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) (le 18); et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) (le 21).

Ce n’est pas tout: outre la mise aux voix de projets de résolution sur la prorogation de la MINUAD et de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), la situation dans les Grands Lacs sera à l’ordre du jour du Conseil ce mois-ci, de même que celle au Burundi, à la demande du Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, M. Parfait Onanga-Anyanga, a précisé le Président du Conseil en réponse à un journaliste.  De plus, l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales devra se prononcer mi-octobre sur un projet de résolution qui maintiendrait le soutien de la FISNUA au Mécanisme conjoint de vérification et de surveillance, créé en 2011 pour mener des activités de surveillance et de contrôle le long de la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud.

Autre temps fort du programme de travail du Conseil ce mois-ci, le débat sur la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), alors que celle-ci prendra fin le 15 octobre prochain, pour laisser place à un Bureau intégré des Nations Unies.  Par ailleurs, la Colombie fera l’objet d’une séance consacrée aux activités de la mission de vérification des Nations Unies dans ce pays, tandis que le débat public trimestriel sur la situation au Moyen-Orient se tiendra à la fin du mois.

Répondant à une question, le Président du Conseil a expliqué que si la séance mensuelle consacrée à l’examen de la situation politique en Syrie ne figurait pas au programme à ce stade, c’est parce qu’elle a eu lieu tardivement en septembre et que la prochaine se tiendrait donc probablement début novembre, sauf si des développements justifiaient de l’organiser plus tôt ce mois-ci.  Les traditionnelles séances portant sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et la crise humanitaire dans ce pays sont en revanche bel et bien prévues, les 11 et 21 octobre.  La situation au Yémen sera examinée en séance d’information, suivie de consultations, le 17.

Également interrogé sur l’absence de séances sur la situation au Jammu-et-Cachemire, le Président a indiqué que le Conseil de sécurité restait divisé sur cette question et qu’il n’avait pas été en mesure de s’accorder sur un projet de déclaration.

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