Deuxième Commission: Appels à un système des Nations Unies pour le développement plus efficace et plus proche des priorités nationales

AG/EF/3524
21 octobre 2019
Soixante-quatorzième session, 19e & 20e séances – matin & après-midi

Deuxième Commission: Appels à un système des Nations Unies pour le développement plus efficace et plus proche des priorités nationales

Rendre le système des Nations Unies pour le développement plus responsable, plus efficace et plus pertinent, tout en restant sensible aux réalités spécifiques de chaque pays, telle est l’ambition portée par la réforme sur laquelle la Deuxième Commission (questions économiques et financières) s’est penchée aujourd’hui, avant de dresser le bilan de la coopération Sud-Sud.

C’est en décembre 2017 que le Secrétaire général a soumis des propositions destinées à transformer substantiellement le système des Nations Unies pour le développement.  À l’issue de consultations intensives, l’Assemblée générale, dans sa résolution 72/279, a adopté le 1er juin 2018 un ensemble de réformes sans précédent pour repositionner ce système de manière à le rendre plus efficace.  Au cœur de ces propositions, figurait la constitution d’une nouvelle génération d’équipes de pays des Nations Unies dirigées par un système de coordonnateurs résidents indépendants et autonomes, dans le cadre d’une approche régionale revitalisée.

À l’instar de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), de nombreuses délégations ont salué la transition sans heurt vers ce système redynamisé de coordonnateurs résidents.  Elles ont aussi beaucoup évoqué, comme le Groupe des 77 et la Chine, la nécessité d’une collaboration étroite avec les gouvernements nationaux afin de coordonner efficacement les cadres de coopération.  Le nouveau système des Nations Unies pour le développement doit s’adapter aux nécessités et aux priorités de chaque pays, a insisté le Groupe des pays en développement sans littoral, et le repositionnement doit servir à une meilleure mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. 

Le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) doit être préparé et finalisé en consultation et en accord avec les gouvernements nationaux, grâce à un dialogue ouvert et inclusif, et conformément aux priorités et aux besoins des pays en matière de développement.  L’élimination de la pauvreté ne se fera que si la communauté internationale respecte les modalités de développement choisies par les pays eux-mêmes, a prévenu la Chine.  Réformer c’est non seulement changer les structures, mais c’est aussi changer d’état d’esprit, a fait observer le Maroc.

L’ASEAN a rappelé l’importance des personnels nationaux dans les bureaux des coordonnateurs résidents et des équipes de pays, étant donné qu’ils peuvent apporter des connaissances et une expertise locales « cruciales ».  Un autre grand volet du repositionnement du système des Nations Unies pour le développement est le pacte de financement, résultat d’une série de dialogues approfondis entre les États Membres de l’ONU et les membres du Groupe des Nations Unies pour le développement durable.  Les 22 engagements contenus dans ce pacte sont ambitieux et se renforcent mutuellement mais leur mise en œuvre nécessite un changement significatif de la manière dont le système des Nations Unies pour le développement fonctionne et dont les États Membres le financent.

Le Département des affaires économiques et sociales (DESA) a indiqué que le montant des ressources consacrées aux activités opérationnelles de développement a été de 33,6 milliards de dollars en 2017, ce qui représente une augmentation de 12,6% par rapport à 2016.  Les contributions de base ont augmenté de 3,4% en 2017 par rapport à 2016 mais leur part a chuté, ne représentant qu’un cinquième des ressources, soit la part la plus faible jamais enregistrée.  L’élargissement de la base des donateurs est l’un des objectifs clefs du pacte de financement, a fait observer le Département, car le système dépend encore largement d’un très petit nombre de contributeurs.

Le Groupe des petits États insulaires en développement du Pacifique a réitéré la nécessité d’un financement adéquat, prévisible et durable pour une bonne application des réformes.  Les problèmes financiers actuels du système onusien auront un impact sur tous les pays en développement, mais un impact encore plus grand sur les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés (PMA), a prévenu la Communauté des Caraïbes (CARICOM).  La tendance actuelle est un obstacle à la réforme et comme le partage du fardeau est un principe multilatéral essentiel, la Norvège s’est dite prête à faire sa part.

En ce qui concerne la coopération Sud-Sud, le Secrétaire général a relevé dans son rapport d’étape que les pays et régions du Sud coopèrent de plus en plus les uns avec les autres et ont adopté une approche multipartite pour accélérer la réalisation du Programme 2030.  L’importance, la portée et le dynamisme de la coopération Sud-Sud se sont accrus, d’où la nécessité de renforcer les mesures de coordination et d’harmonisation au sein du système des Nations Unies.

Beaucoup de délégations ont salué l’Argentine pour le succès de la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud, cette année, et le lancement du nouveau Plan d’action de Buenos Aires.  À propos de ce Plan d’action+40, l’Argentine a attiré l’attention sur la nécessité de discuter du renforcement du Comité de haut niveau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud, afin de faciliter les alliances autour de projets concrets.

Les délégations ont relevé que cette coopération est un complément des coopérations Nord-Sud et triangulaire.  Les principes de base que sont le respect de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États ont été réitérés à plusieurs reprises. 

La Deuxième Commission reprendra ses travaux demain, mardi 22 octobre, à partir de 10 heures, pour tenir son dialogue annuel avec les secrétaires exécutifs des commissions régionales.

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES DE DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES - A/74/73, A/74/73/ADD.1, A/74/73/ADD.2, A/74/73/ADD.3, A/74/71, A/74/71/ADD.1, A/74/306, A/74/306/ADD.1

COOPÉRATION SUD-SUD POUR LE DÉVELOPPEMENT - A/74/336

Présentation de rapports

Mme MARION BARTHÉLEMY, Directrice du Bureau de l’appui aux mécanismes intergouvernementaux et de la coordination au service du développement durable au Département des affaires économiques et sociales (DESA), a présenté le rapport (A/74/73-E/2019/14) sur la Mise en œuvre de la résolution 71/243 de l’Assemblée générale sur l’examen quadriennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies (2019).  Ce rapport illustre les initiatives, les processus et les changements structurels qui ont été mis en place au cours du processus de transformation du système des Nations Unies pour le développement engagé en septembre 2015.  Il expose les conclusions des examens des bureaux multipays et des ressources régionales des Nations Unies et décrit les éléments fondamentaux sur lesquels repose le document stratégique à l’échelle du système au moment où les États Membres examinent les résultats des réformes qu’ils ont demandées.

Au cœur des efforts en faveur de la réforme du système des Nations Unies pour le développement repose un changement culturel fondamental, enraciné dans la transparence, la responsabilité et une approche véritablement collaborative.  Il s’agit là d’une responsabilité partagée qui unifie le système et rassemble les États Membres, souligne le Secrétaire général dans son rapport. 

Le rapport présente également les conclusions du dialogue sur le financement qui a débouché sur un pacte de financement visant à réorienter les pratiques vers l’amélioration de la qualité et l’accroissement de la quantité des ressources, et vers une transparence et une responsabilisation accrues en matière de résultats.  Mme Barthélemy a indiqué que le montant des ressources consacrées aux activités opérationnelles de développement a été de 33,6 milliards de dollars en 2017, ce qui représente une augmentation de 12,6% par rapport à 2016.  Les contributions de base ont augmenté de 3,4% en 2017 par rapport à 2016 mais leur part a chuté, ne représentant qu’un cinquième des ressources du système de financement pour le développement, soit la part la plus faible jamais enregistrée.  L’élargissement de la base des donateurs est l’un des objectifs clefs du pacte de financement, a-t-elle fait observer, car le système dépend largement d’un très petit nombre de contributeurs.

M. JEREMIAH KRAMER, Inspecteur du Corps commun d’inspection, a présenté  le rapport du Corps commun d’inspection JIU/REP/2018/5, sur les « Possibilités d’améliorer l’efficience et l’efficacité des services d’appui administratif par le renforcement de la coopération interorganisations », transmis par la note A/74/71 du Secrétaire général. 

M. Kramer a suggéré une « estimation non précise » de 300 à 500 millions de dollars d’économie potentielle grâce au renforcement de la coopération interorganisations.  Mais à ce stade, « il est tout simplement impossible de déterminer de manière précise les économies qui pourraient être réalisées en utilisant des modalités de fonctionnement plus efficaces grâce à la coopération interorganisations ». 

Trois facteurs limitatifs ressortent tout particulièrement: l’absence de données globales et comparables parmi les entités sur les ressources consacrées à ces fonctions; de données de référence sur les niveaux actuels d’efficacité des modalités de fonctionnement; et de clarté quant à la question de savoir s’il existe des besoins opérationnels qui ne seraient peut-être pas suffisamment satisfaits dans une structure de services communs. 

Toutefois, l’analyse des données disponibles montre que les ressources financières et humaines consacrées à ces fonctions sont importantes, et que les possibilités de réaliser des gains d’efficacité sont vastes, ce qui justifie les efforts à entreprendre pour procéder à des analyses et recueillir des données. 

M. Kramer a recommandé de s’inspirer du modèle de bureau conjoint appliqué à Cabo Verde.  S’il est si pertinent, ce n’est pas seulement parce qu’il a permis d’augmenter l’efficacité des modalités de fonctionnement, étant donné que les équipes de pays des Nations Unies dont le volume des activités-programmes est faible, doivent faire face à la question des ressources pour assurer leur exécution.  Une réduction du coût de la représentation internationale peut libérer plus de ressources à réaffecter aux activités-programmes que la seule augmentation de l’efficacité des modalités de fonctionnement, a-t-il expliqué.

Mme SIMONA PETROVA, Directrice du secrétariat du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination, a présenté la note (A/74/71/Add.1) transmettant les observations du Secrétaire général sur le rapport intitulé « Possibilités d’améliorer l’efficience et l’efficacité des services d’appui administratif par le renforcement de la coopération interorganisations » (JIU/REP/2018/5).

Dans ce rapport, le Corps commun d’inspection s’est intéressé à la manière dont les entités intervenant sur le terrain évaluaient l’ampleur des ressources à consacrer à la fourniture de services d’appui administratif en général et au niveau des pays.  Il reconnaît à juste titre que la structure du système des Nations Unies est complexe et multidimensionnelle et que les besoins opérationnels diffèrent considérablement selon que les entités sont fondées sur le savoir ou davantage axées sur l’administration des programmes et l’aide humanitaire. 

Les organismes des Nations Unies se félicitent largement du rapport du Corps commun d’inspection et de ses conclusions et notent qu’il donne le ton et qu’il est bien ciblé, a fait savoir Mme Petrova.  Ils soulignent que la coopération interorganisations devrait avoir pour objectifs non seulement des gains d’efficience mais encore l’amélioration de la qualité des prestataires de services afin d’encourager l’utilisation des services communs.  Les organismes notent que le rapport aurait pu mettre davantage l’accent sur le risque élevé de fragmentation des opérations découlant de la participation de multiples prestataires de services pour différents pays et sur le fardeau que cela peut représenter.  Ils estiment aussi que le rapport contient des orientations opportunes quant aux réformes menées à l’échelle du système, ainsi que plusieurs recommandations pertinentes.

Mme EILEEN CRONIN, Inspectrice du Corps commun d’inspection, a présenté le rapport du Corps commun d’inspection intitulé « Examen du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes », publié sous la cote JIU/REP/2019/2 et introduit par la note du Secrétaire général A/74/306.

Dans sa résolution 67/226, l’Assemblée générale des Nations Unies a prié le Corps commun d’inspection d’effectuer et de lui présenter, après complète mise en œuvre, une évaluation portant sur l’ensemble du système de l’efficacité, de la valeur ajoutée et des effets du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes, évaluation qui constituerait un outil de contrôle des résultats et d’application du principe de responsabilité.  Le présent rapport porte sur la première phase de mise en œuvre du Plan d’action à l’échelle du système, qui a commencé en 2012 et pris fin en décembre 2017.

Le rapport recommande plusieurs éléments.  En premier lieu, les chefs de secrétariat des entités des Nations Unies devraient procéder régulièrement à un examen critique des mécanismes d’assurance qualité en place dans leur entité afin de veiller à ce que les notes données pour les différents indicateurs dans le cadre du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes soient justes et conformes aux notes techniques publiées par ONU-Femmes et reflètent la réalité.

D’autre part, avant la fin de 2020, les membres du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination devraient se coordonner dans le cadre des mécanismes du Conseil existants pour entreprendre un examen d’ensemble des résultats atteints au terme de l’application de la première phase du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes et prévoir une plateforme d’approbation du dispositif tel qu’il a été révisé en 2018.

Ensuite, à compter du prochain cycle d’établissement des rapports, la Directrice exécutive d’ONU-Femmes devrait élargir la teneur du rapport sur le Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes que le Secrétaire général de l’ONU présente au Conseil économique et social, et indiquer les progrès réalisés par les différentes entités participantes, les facteurs de succès et les problèmes auxquels les entités doivent faire face.

Les organes délibérants et les organes directeurs des entités des Nations Unies devraient prendre connaissance de la lettre annuelle qu’ONU-Femmes adresse à la Direction exécutive, accompagnée d’indications sur les stratégies et les mesures envisagées par les chefs de secrétariat pour mieux répondre aux exigences des indicateurs du Plan d’action à l’échelle du système et sur ce que l’on attend d’eux pour ce qui est de leur contribution à l’égalité des sexes et à l’avancement des femmes.

Enfin, avant la réalisation du Plan d’action 2.0, les chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies devraient prévoir une évaluation indépendante des progrès tangibles qui ont été accomplis en ce qui concerne la prise en compte de la problématique femmes-hommes afin de promouvoir l’égalité des sexes et l’avancement des femmes au sein de leur organisme, en utilisant, le cas échéant, le Plan d’action comme point de référence.

Mme SIMONA PETROVA, Directrice du secrétariat du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination, a présenté la note (A/74/306/Add.1) transmettant les observations du Secrétaire général sur le rapport intitulé « Examen du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes ».  Dans ce rapport, le Corps commun d’inspection a procédé à une évaluation portant sur l’ensemble du système, de l’efficacité de la valeur ajoutée et des effets du Plan d’action.

Les organismes du système des Nations Unies ont noté que le Plan a été positivement perçu comme un catalyseur pour la prise en compte systématique de la problématique femmes-hommes et comme un modèle véritablement unique d’un ensemble d’indicateurs bien pensés et, ce qui est très important, comme un pas en avant à l’échelle du système, a rappelé Mme Petrova.  Les organismes ont estimé que les conclusions de l’Examen peuvent contribuer à améliorer les résultats et inciter la hiérarchie et l’administration à prendre part à l’élaboration d’une version actualisée du Plan, appelée Plan d’action 2.0, afin de mieux ancrer la mise en œuvre du Plan dans chaque entité et dans l’ensemble du système.

M. TARIK IZIRAREN, Directeur adjoint au Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud chargé des politiques et des partenariats stratégiques, a présenté le Rapport (A/74/336) du Secrétaire général sur l’état de la coopération Sud-Sud.  Ce rapport met en lumière l’action menée comme suite à la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud.  Il est axé, entre autres, sur les mesures prises expressément par le système des Nations Unies pour le développement pendant la période visée pour continuer d’intensifier l’appui qu’il apporte à la coopération Sud-Sud et à la coopération triangulaire aux niveaux mondial, régional et national.

Les pays et régions du Sud coopèrent de plus en plus les uns avec les autres et ont adopté une approche multipartite pour accélérer la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  L’importance, la portée et le dynamisme de la coopération Sud-Sud se sont accrus, d’où la nécessité de renforcer les mesures de coordination et d’harmonisation au sein du système des Nations Unies.

Débat général

Au nom du Groupe des 77 et la Chine, M. SAHAR NASSER (État de Palestine) a dit que pour préparer le nouveau cycle d’examen quadriennal complet des activités opérationnelles de développement, le système des Nations Unies doit « rester » axé sur le développement et l’éradication de la pauvreté.  Les principes d’appropriation et de leadership nationaux doivent être respectés et les coordonnateurs résidents, veiller à la transparence et être comptable de leurs actes à l’égard des gouvernements hôtes.  Le représentant a d’ailleurs souligné l’importance de l’équilibre géographique dans la sélection des coordonnateurs résidents.  Le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD), a-t-il insisté, doit être préparé et finalisé en consultation et en accord avec les gouvernements nationaux, grâce à un dialogue ouvert et inclusif, et conformément aux priorités et aux besoins des pays en matière de développement.  Les coordonnateurs résidents doivent travailler en étroite collaboration avec les gouvernements nationaux afin de coordonner efficacement la mise en œuvre des cadres de coopération.  Le représentant a ajouté que la présence et la composition des équipes de pays des Nations Unies doivent être déterminées en consultation étroite avec les États concernés et fondées sur les priorités de développement et les besoins nationaux à long terme. 

Notant que le nouveau cycle qui commence l’année prochaine coïncide avec la dernière décennie du Programme 2030, le représentant a considéré cette période comme un moment « crucial » pour voir dans quelle mesure le système des Nations Unies, qui vient d’être repositionné, respecte ses obligations.  C’est aussi une période pour identifier les principaux défis et lacunes, a encore estimé le représentant.  Préoccupé par le repositionnement au niveau régional, il a réitéré l’appel lancé au Secrétaire général pour qu’il donne les options par région, ce qui est d’une importance cruciale pour la mise en œuvre des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social (ECOSOC), ainsi que pour le fonctionnement efficace du système des Nations Unies dans son ensemble.  Le représentant a également appelé le Secrétaire général à mener de nouvelles consultations inclusives avec tous les pays concernés pour conclure et orienter la mise en œuvre de la résolution 72/279 de l’Assemblée générale, en prenant note de l’examen en cours de la configuration, des capacités, des besoins en ressources, du rôle et des services de développement des bureaux multipays et des discussions sur les activités opérationnelles de développement.  Les bureaux multipays doivent en effet être capables de servir et travailler durablement et efficacement pour les pays qu’ils desservent. 

Au nom du Groupe des pays en développement sans littoral, M. FABIAN RAFAEL YBARRA FERNÁNDEZ (Paraguay) a estimé que le nouveau système des Nations Unies pour le développement doit s’adapter aux nécessités et aux priorités de chaque pays.  Le repositionnement doit donc servir à une meilleure mise en œuvre du Programme 2030 et du Programme d’action de Vienne pour les pays en développement sans littoral.  La revitalisation du système des coordonnateurs résidents et la nouvelle génération d’équipes de pays doivent restées centrées sur le développement durable, a insisté M. Arriola Ramírez.

Il a estimé que l’actuelle architecture de financement n’encourage pas suffisamment les efforts ni les résultats collectifs.  Il s’est donc dit préoccupé par la prévisibilité et la viabilité du financement.  Au sujet de la coopération Sud-Sud, il a jugé qu’il s’agit d’un bon complément à la coopération Nord-Sud et un outil important pour les pays du Sud.  Le représentant a conclu en appelant la communauté internationale à apporter un meilleur soutien, sous la forme de l’aide publique au développement (APD) et des investissements étrangers directs (IED).

Au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), M. VITAVAS SRIVIHOK (Thaïlande) a exprimé, une nouvelle fois, son soutien au repositionnement du système des Nations Unies pour le développement.  Il a dit partager l’ambition de rendre le système plus responsable, plus efficace et plus pertinent, tout en restant sensible aux défis divers et aux réalités spécifiques de chaque pays.  Le représentant a salué la transition sans heurt vers un système redynamisé de coordonnateurs résidents qui est opérationnel depuis le début de l’année, tout en se félicitant de la volonté du Secrétaire général d’assurer une meilleure parité des genres parmi les hauts fonctionnaires, et de leur appliquer le principe de la répartition géographique équitable. 

M. Srivihok a rappelé l’importance des personnels nationaux dans les programmes de pays, étant donné qu’ils peuvent apporter des connaissances et une expertise locales « cruciales », tout en contribuant aux efforts d’alignement du travail de l’ONU avec les besoins et priorités nationaux.  C’est fort de ce constat qu’il a demandé au Secrétaire général de veiller à recruter plus de personnels nationaux, y compris dans les bureaux des coordonnateurs résidents et des équipes de pays.  Il a également insisté sur la réorganisation de l’architecture régionale, y compris les commissions économiques régionales et l’examen des bureaux multipays.  Le représentant a insisté sur une meilleure exploitation des atouts régionaux et un repositionnement de l’architecture régionale, « bureau par bureau ».  Il a appelé au renforcement de la coopération entre l’ASEAN et la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), notamment en vue d’accélérer la mise en œuvre des objectifs de développement durable.  Les deux entités, a-t-il dit, ont travaillé de concert afin d’identifier les complémentarités entre le Programme 2030 et la Vision 2025 de l’ASEAN. 

Le représentant a par ailleurs souligné que l’ASEAN est un exemple de coopération Sud-Sud.  Il a promis que l’ASEAN continuera de soutenir la coopération Sud-Sud, complément de la coopération Nord-Sud et de la coopération triangulaire, autant de coopérations importantes pour la réalisation du Programme 2030.  Tout en félicitant l’Argentine pour le succès de la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud, cette année, il a indiqué que l’ASEAN a aussi tenu à Bangkok, en août dernier, la première réunion sur le partage des expériences et des meilleures pratiques en matière de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire. 

Au nom du Groupe des petits États insulaires en développement du Pacifique, M. SATYENDRA PRASAD (Fidji) a plaidé pour que les bureaux du système des coordonnateurs résidents soient bien positionnés et dotés de ressources suffisantes pour jouer le rôle de coordination envisagé.  La dotation en personnel des bureaux de pays doit prévoir des experts internationaux chevronnés, ayant des antécédents adaptés aux priorités locales, afin de renforcer les capacités du personnel local et des institutions nationales.  Après l’accord des cinq pays concernés, le Groupe recommande que le bureau multipays soit installé en Micronésie et il attend sa création et son opérationnalisation avec impatience.  Le représentant a souligné la nécessité de garantir une coordination cohérente et efficace entre les différentes entités des Nations Unies dans la région du Pacifique.  Il a réitéré la nécessité la nécessité d’un financement adéquat, prévisible et durable pour une bonne application des réformes.  Nous soutenons l’accent mis sur la recherche de sources de financement adéquates et prévisibles, a déclaré le représentant. 

Au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), M. WALTON ALFONSO WEBSON (Antigua-et-Barbuda), a demandé que la mise en œuvre des recommandations de l’examen quadriennal complet, des mesures sur le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement et du Programme 2030 se fasse dans le plein respect des principes d’universalité, de neutralité et de transparence.  Le prochain examen quadriennal complet sera crucial pour les petits États insulaires en développement, car il va permettre une meilleure évaluation de la manière dont le système des Nations Unies contribue à la mise en œuvre du Programme 2030 et des Orientations de Samoa.  Le représentant a insisté sur un financement durable car les problèmes financiers actuels du système onusien auront un impact sur tous les pays en développement, mais un impact plus grand sur les petits États insulaires en développement et les PMA.  Le représentant a déploré le déséquilibre entre les ressources de base et les autres ressources, une situation qui continue d’affaiblir le cadre multilatéral d’assistance au développement.  La tendance négative à opter pour les autres ressources mène à l’augmentation du coût des opérations et aggrave la fragmentation du système des Nations Unies, y compris au niveau pays.  Il faut donc un meilleur équilibre entre ces deux modes de financement et un meilleur respect pour les politiques et plans nationaux. 

Compte tenu de l’importance de la question, le représentant a voulu que les États aient tout le temps pour examiner les propositions du Secrétaire général sur les bureaux multipays et la réorganisation des commissions régionales.  Il a conclu en soulignant combien le système des Nations Unies et la coopération Sud-Sud peuvent contribuer à relever les défis à long des petits États insulaires en développement des Caraïbes, notamment en promouvant le transfert des technologies et en renforçant les capacités.  La coopération Sud-Sud est un complément des coopérations Nord-Sud et triangulaire, a aussi souligné le représentant. 

Au nom de l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS), M. SHARON LINDO (Bélize) a dit qu’alors que s’annonce le prochain examen quadriennal complet (QCPR) l’an prochain, l’ONU avance vers la bonne direction en ce qui concerne son rôle crucial d’accompagnement des pays en vue de réaliser les objectifs de développement durable.  Dans la perspective du repositionnement du système des Nations Unies, les petits États insulaires constatent que deux tâches importantes n’ont toujours pas été accomplies: la réorganisation du niveau régional et la reconfiguration des bureaux multipays afin de les rendre mieux à même d’assister les pays sous leur responsabilité.  Il a invité le Secrétaire général à présenter, dans l’urgence, des options spécifiques de réorganisation de chaque région, afin qu’elles soient examinées par les États Membres.

À la veille du nouvel examen quadriennal, les petits États insulaires attendent du système des Nations Unies pour le développement qu’il aille au-delà de la simple reconnaissance de leur statut et qu’ils documentent leurs défis et leurs retards pour évaluer avec précision leurs progrès dans la mise en œuvre du Programme 2030, des Orientations de Samoa et des autres accords internationaux.  Le représentant a plaidé pour des rapports et des analyses plus spécifiquement axés sur les petits États insulaires.  En tant que pays particulièrement affectés par les changements climatiques, ces États insistent aussi sur le respect des engagements pris en vertu de l’Accord de Paris et sur le renforcement du Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud.

Au nom du Groupe des États d’Afrique, Mme MERYEM HAMDOUNI (Maroc) a jugé que les structures institutionnelles des Nations Unies doivent être adaptées aux ambitions du développement durable.  Les résolutions A/71/243 sur l’examen quadriennal et A/72/279 sur le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement « fixent notre cap vers un système des Nations Unies plus efficace ».  Le Groupe des États d’Afrique se félicite des efforts du Secrétaire général en ce sens.  Qualifiant 2019 d’« année importante » pour la résolution A/72/279, le représentant a appelé à davantage d’efforts et à des mesures adaptées et durables pour les pays les moins avancés (PMA), dont beaucoup sont africains.  Il a relevé qu’un financement plus conséquent donnerait plus de souplesse au système des Nations Unies. 

Accordant une attention particulière aux bureaux multipays pour accélérer les progrès, il a jugé indispensable, dans ce contexte, de « raffermir » le rôle des commissions régionales.  Quant à la coopération Sud-Sud, le représentant s’est félicité de l’élan donné par la Conférence de Buenos Aires et de sa feuille de route pour les coopérations Sud-Sud et triangulaire.  Il faut poursuivre sur cette dynamique car les coopérations Sud-Sud et triangulaire peuvent engendrer un nouveau multilatéralisme, a estimé le représentant. 

Mme ELENA K.  MELNIK (Fédération de Russie) a estimé que l’examen quadriennal complet est un mécanisme fondamental pour donner la bonne direction aux activités opérationnelles de développement.  Les équipes de pays et les programme doivent être composés en fonction des besoins nationaux.  Un équilibre doit être maintenu entre les coordonnateurs résidents et les agences, programmes et fonds.  La représentante a salué l’aide apportée aux coopérations Sud-Sud et triangulaire, se félicitant, une nouvelle fois, de la Conférence de Buenos Aires.  Elle a réitéré les principes de base de la coopération que sont le respect de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États.  Elle a parlé des projets que mène son pays pour le renforcement des capacités en Eurasie et en Asie du Sud.

M. VITALY MACKAY (Bélarus) a dit compter sur l’amélioration concrète des activités des agences, fonds et programmes du système des Nations Unies pour le développement, espérant que ces activités soient plus conformes aux besoins des pays.  Les solutions à apporter aux questions en suspens, dont le rôle des coordonnateurs résidents, doivent être recherchées avec les pays hôtes.  Il a indiqué que le Bélarus et l’ONU s’apprêtent à préparer un nouveau cadre de coopération pour 2021-2025.  S’agissant de la dimension régionale, il a demandé que l’on ne sape pas le rôle des commissions régionales des Nations Unies. 

M. ANDREANO ERWIN (Indonésie) a voulu que le système des Nations Unies pour le développement serve de cadre pour réaligner les objectifs et la composition des équipes de pays.  Appelant à une gestion stricte et à un financement durable dudit système, le représentant a voulu aussi que l’on repense l’architecture régionale, y compris les commissions économiques et que l’on renforce les bureaux multipays, particulièrement pour les PEID.  Il a conclu en félicitant l’Argentine pour le succès de la Conférence sur la coopération Sud-Sud et le lancement du Plan d’action de Buenos Aires.

M. MARTÍN GARCÍA MORITÁN (Argentine) a rappelé que plus de 160 délégations et quelque 3 800 représentants de pays, d’organisations internationales, de la société civile, du milieu universitaire et du secteur privé se sont réunis dans un esprit de « construction collective » à Buenos Aires, voici sept mois pour participer à la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud, 40 ans après l’adoption du Plan d’action de Buenos Aires.  En tant que représentant du pays hôte, il s’est félicité de l’adoption d’un document programmatique dont la richesse repose sur la convergence des vues et intérêts divers, permettant d’éclaircir l’horizon sur les défis et les opportunités de la coopération internationale et offrant des outils qui renforceront sans doute les initiatives de coopération Sud-Sud.

S’agissant du Plan d’action+40, M. García Moritán a attiré l’attention sur la nécessité de discuter du renforcement du Comité de haut niveau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud, afin de faciliter les alliances autour de projets concrets.  Le renforcement institutionnel dépendra également des plateformes régionales et interrégionales, a souligné le représentant.  Les défis du monde actuel exigent que l’on surmonte les vieux différends en matière de coopération.  La coopération triangulaire par exemple doit être abordée comme une construction égalitaire, basée sur le dialogue politique et la coordination institutionnelle. 

Pour Mme BIANA LEYVA REGUEIRA (Cuba), le système des Nations Unies pour le développement doit continuer à apporter sa contribution à la mise en œuvre des priorités nationales, dans le respect total de la souveraineté nationale, de l’autodétermination des peuples et de la conduite de leurs propres processus.  Le système des Nations Unies, a ajouté la représentante, doit garantir la participation décisive des pays du Sud à sa gouvernance.  Mme Leyva Regueira a appelé à renforcer la transparence et la redevabilité à l’égard des États Membres et a réitéré que les ressources régulières prévisibles et non conditionnées sont la pierre angulaire de l’architecture de financement du système des Nations Unies, sur la base du principe de responsabilités communes mais différenciées entre pays en développement et pays donateurs.

Mme Leyva Regueira a regretté que des questions restent en suspens et notamment les bureaux multipays.  Elle a plaidé pour des consultations intergouvernementales larges et transparentes.  Elle n’a pas manqué de condamner le renforcement du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à son pays Cuba, lequel cause de graves difficultés pour exécuter les programme et les projets, comme en a témoigné la Coordinatrice résidente à Cuba.

Selon M. KHALID AL-MANSOORI (Qatar), la coopération internationale est la meilleure façon de réaliser le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement et le Programme 2030.  Dans ce cadre, la réforme du système des Nations Unies pour le développement est un effort utile que le Qatar a dûment loué.  Nous avons aussi souligné, a poursuivi le représentant, l’importance du repositionnement du système des coordinateurs résidents.  Le Qatar, a-t-il rappelé, est un soutien des Nations Unies comme en attestent le versement d’une somme 500 millions de dollars pour renforcer le système de coordinateurs résidents et d’une contribution annuelle de 20 millions pour les entités régionales.  Premier bailleur de fonds du monde arabe, le Qatar rappelle son attachement au renforcement de la coopération Sud-Sud, a conclu le représentant. 

Mme CATHERINE IMAJI UDIDA (Nigéria) a salué l’approche de revitalisation des bureaux régionaux, soulignant que la réussite de la mise en œuvre de la réforme du système des Nations Unies pour le développement nécessitera un suivi du Secrétaire général.  Insistant sur le fait que les opérations du système doivent dûment respecter les priorités de chaque État Membre, la représentante s’est attardée sur la réforme du système des coordinateurs résidents et salué les efforts en cours pour renforcer les collaborations entre réseaux locaux du Pacte des Nations Unies, équipes de pays et coordinateurs résidents.  Elle a aussi demandé que l’égalité des sexes soit respectée dans le recrutement aux Nations Unies, avant de réaffirmer, à son tour, l’importance de la coopération Sud-Sud. 

Mme HAMDOUNI (Maroc) a souligné que le financement reste l’élément « essentiel » d’une transition réussie du système des Nations Unies pour le développement.  Réformer c’est non seulement changer les structures, mais c’est aussi changer d’état d’esprit, a estimé la représentante.  S’agissant de la coopération Sud-Sud, elle a souligné qu’il s’agit là d’un des principaux piliers de la politique étrangère du Maroc.  Un écosystème riche a été développé depuis 20 ans, impliquant des organisations et institutions de tous les secteurs, a-t-elle précisé.  Cette dynamique se traduit également dans l’investissement étranger direct, le Maroc étant le plus grand investisseur en Afrique de l’Ouest et le deuxième du continent.  Le commerce avec les pays d’Afrique a quadruplé au cours de la dernière décennie.  Le Maroc n’a pas non plus hésité à annuler la dette des pays africains les moins avancés, il y a trois ans. 

M. PHOUTTHASONE TAIKEOPHITHOUN (République populaire démocratique lao) a réitéré son point de vue selon lequel le développement doit faire partie intégrante du système des Nations Unies pour le développement et en constituer une priorité « absolue ».  Nous attendons avec intérêt de recevoir régulièrement de nouvelles informations sur les résultats du nouveau système des coordonnateurs résidents, a indiqué le représentant.  Il s’est dit, à son tour, préoccupé par le déséquilibre entre les ressources de base et les autres ainsi que par le déclin continu des premières.  Si elle persiste, a ajouté le représentant, cette tendance aura un impact négatif sur la performance du système des Nations Unies et les programmes nationaux.  Il est essentiel, a martelé le représentant, d’assurer le financement durable, prévisible et suffisant du système des coordonnateurs résidents pour qu’il fonctionne correctement et produise des résultats concrets.  Après avoir salué le rôle essentiel des partenariats, le délégué a voulu que les équipes de pays des Nations Unies intensifient leurs efforts pour mobiliser des ressources et soutenir les cadres de partenariat.

Mme MARIA ISABEL GOMES MONTEIRO (Cabo Verde) a espéré que, face aux défis immenses, le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement permettra de réorienter la structure institutionnelle et de faciliter la mise en œuvre des objectifs de développement durable.  Les initiatives doivent être adaptées aux circonstances particulières de chaque pays, a-t-elle préconisé, en saluant, dans ce contexte, l’idée de créer des bureaux multipays. 

M. GEBEYEHU GANGA GAYITO (Éthiopie) a fait remarquer que les pays en développement ont besoin d’un partenariat plus robuste et s’est dit plus optimiste après le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement.  Le renforcement de l’appropriation nationale est essentiel pour apporter des réponses personnalisées à chaque pays au lieu d’une approche à taille unique.  Il est tout aussi nécessaire de sécuriser un financement suffisant et prévisible.  En tant que pays hôte de 28 agences des Nations Unies, l’Éthiopie souligne, a conclu le représentant, l’importance de la coordination et la nécessité de positionner les commissions régionales pour qu’elles puissent apporter un réel soutien aux pays.  Le représentant n’a pas manqué de réitérer l’attachement de son pays à la coopération Sud-Sud qui mérite d’être renforcée. 

Selon Mme LUO JIN (Chine), les pays en développement font face à de grands défis, dont on ne peut se satisfaire en l’état.  La communauté internationale doit revenir au multilatéralisme et créer de meilleures conditions pour le développement via un système commercial multilatéral actualisé, renforcé, ouvert, transparent et équitable, dans le cadre des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  La représentante a appelé à des réformes pour améliorer la coopération Sud-Sud que le système des Nations Unies doit soutenir davantage, conformément aux besoins des pays en développement.  L’élimination de la pauvreté ne se fera que si la communauté internationale respecte les modalités de développement choisies par les pays eux-mêmes, a prévenu la représentante. 

M. JUAN SANDOVAL MENDIOLA (Mexique) a estimé que « le visage de l’ONU dans les pays en développement a les traits des coordinateurs résidents ».  La mise en œuvre de la réforme du système des Nations Unies pour le développement est une priorité et la communauté internationale doit mettre à profit les débats d’aujourd’hui.  Les textes, aussi intéressants soient-ils, comportent cependant toujours des points à éclaircir.  Le débat de l’ECOSOC sur les activités opérationnelles devrait être l’apogée, a dit le représentant qui a réclamé des discussions ouvertes à tous, membres de l’ECOSOC ou pas. 

Selon Mme SANCHITA HAQUE (Bangladesh), la coopération Sud-Sud est de plus en plus importante, pas simplement sur le plan mécanique.  Au fil du temps, cette coopération est devenue financière, culturelle et politique.  Pourtant, elle diminue et tient moins bien ses promesses, alors qu’elle a joué un rôle important dans la trajectoire de développement du Bangladesh.  Sortant de la catégorie des PMA, a poursuivi la représentante, le Bangladesh est conscient des défis liés à son entrée dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire.  Il tente donc de faciliter sa compatibilité avec d’autres partenaires du Sud et dans ce cadre, il estime que les institutions financières bilatérales, régionales et internationales doivent offrir davantage de possibilités de financement.  De nouvelles banques de développement doivent être créées pour dynamiser la coopération Sud-Sud et les pays développés doivent faire davantage pour faciliter le transfert des technologies nécessaires au renforcement des capacités des pays du Sud.

Étant donné l’importance du cadre institutionnel pour renforcer la coopération Sud-Sud, le Bangladesh va créer un centre dédié à la coopération Sud-Sud et a proposé, lors de la Conférence de Buenos Aires, de créer un forum rassemblant les ministres de l’économie et du développement des pays du Sud.

M. SIDDHARTH MALIK (Inde) a rappelé le soutien de son pays au repositionnement du système des Nations Unies pour le développement.  C’est donc à juste titre que l’Inde a fait une contribution au Fonds d’affectation spéciale en appui au système redynamisé des coordonnateurs résidents.  Le représentant a souhaité que le prochain examen quadriennal complet soit aligné avec la mise en œuvre du Programme 2030 et place un accent particulier sur l’éradication de la pauvreté.  Il est hors de question, a-t-il prévenu, que cet Examen aboutisse à un système encore plus complexe.  Le représentant a insisté pour que l’appropriation nationale et le respect des priorités nationales soient au centre de la conception et la mise en œuvre des activités de développement de l’ONU.  De même, a-t-il ajouté, la qualité et le volume des ressources doivent servir à améliorer la prévisibilité et l’impartialité du système.  Le délégué s’est d’emblée opposé à tout détournement des ressources de base. 

Il a conclu, à son tour, sur la coopération Sud-Sud à laquelle l’Inde est plus que jamais engagée.  Il a évoqué le Sommet Inde-CARICOM du mois dernier, les trois Sommets Inde-Afrique et le Forum de coopération Inde-Pacifique, avant de rappeler que son pays a ouvert une ligne de crédit de 26 milliards de dollars en faveur de plus de 60 pays du Sud.  De même, des formations techniques sont offertes à 13 000 ressortissants de 160 pays du Sud, chaque année. 

Mme STEPHANIE NGONYO MUIGAI (Kenya) a relevé que malgré quelques progrès, la mise en œuvre des objectifs de développement durable n’a toujours pas pris le bon rythme.  Il est toujours aussi difficile de mobiliser les ressources, alors que la faim s’aggrave dans le monde et que les effets des changements climatiques continuent de poser des défis complexes.  La représentante a dit soutenir le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement.  Mais, a-t-elle prévenu, ce n’est que lorsque les synergies seront créées que les États Membres et les Nations Unies pourront commencer à voir les vrais changements et la transformation que nous voulons.  Mme Muigai a aussi insisté pour que les coordonnateurs résidents soient plus transparents et plus comptables de leurs actes devant les gouvernements pour pouvoir obtenir des résultats « collectifs et harmonisés ».  Elle a, à son tour, réclamé un financement adéquat et prévisible, et salué, avant de terminer, le succès de la deuxième Conférence de haut niveau sur la coopération Sud-Sud.  Elle a d’ailleurs invité les délégations de 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique à se retrouver à Nairobi, les 9 et 10 décembre, pour le Sommet ACP. 

Mme AZIZAH BINTI ABD AZIZ (Malaisie) a souligné l’importance de veiller à la mise en œuvre rapide de tous les mandats en suspens prévus dans les résolutions 71/243 et 72/279 de l’Assemblée générale.  Elle a ajouté qu’au cours de leur première année de mise en œuvre, il est vital que tous les mandats de réforme progressent à un rythme satisfaisant pour les programmes de pays.  La représentante a aussi souligné l’importance de l’appropriation et du leadership nationaux dans toutes les questions relatives à la mise en œuvre en cours, y compris les rapports efficaces et opportuns des coordinateurs résidents et des équipes de pays des Nations Unies aux gouvernements hôtes.  Il est également crucial que les nouvelles directives pour l’élaboration des nouveaux cadres de coopération pour le développement durable soient fixées après consultations avec les gouvernements hôtes, en tenant compte des besoins et des priorités des pays, a-t-elle insisté.  En fin de compte, tous les mandats de réforme doivent avoir pour objectif de répondre aux intérêts et aux besoins des programmes respectifs des pays.  Avant de terminer, Mme Abd Aziz a fait l’éloge de la coopération Sud-Sud qui reste pertinente en particulier pour l’économie et les finances. 

Mme AMEL M. A. AHMED (Soudan) a observé que la mise en œuvre du Programme 2030 constitue un objectif commun pour tous et que pour y parvenir, le système Nations Unies doit être efficace et travailler en coordination avec tous les États Membres.  Les principes fondamentaux doivent être respectés, conformément à la résolution 71/243 sur l’examen quadriennal complet et la résolution 72/279 sur le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement.  Soulignant l’importance de ce repositionnement pour l’élimination de la pauvreté, le représentant a insisté sur la nécessité du système de travailler au plus près des priorités et des besoins nationaux.  Les nouvelles équipes de pays et un financement plus sûr ne peuvent qu’ajouter à l’efficacité du système, a conclu le représentant. 

M. MATÍAS PAOLINO LABORDE (Uruguay) a attiré l’attention sur la situation des pays pratiquement privés d’accès à l’APD, à cause de critères contraires à la réalité des pays, dont le revenu par habitant.  L’Uruguay fait partie de ces pays, a souligné le représentant, en rejetant un critère qui ne tient pas compte de toutes les dimensions du développement.  L’Uruguay, a-t-il dit, considère que son classement dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire ne reflète pas l’éventail des problèmes qu’il connaît en matière de développement.  Le représentant a parlé du concept de « pays en développement en transition » qu’il a promis de défendre dans toutes les conférences et sommets internationaux.

Selon ABDULLAH A. KH. A. KH. ALSHARRAH (Koweït), la coopération Sud-Sud a eu des incidences positives.  Elle doit, a-t-il estimé, compléter et non remplacer les autres engagements internationaux, comme l’APD.  La coopération Sud-Sud, a-t-il poursuivi, est un concept qui est arrivé à maturité, un concept que le Koweït défend avec ferveur depuis son indépendance.  C’est la raison pour laquelle le pays a mis en place le Fonds koweitien pour le développement économique et qu’il est aujourd’hui l’un des principaux bailleurs de fonds de la coopération Sud-Sud.  Nous demandons donc aux pays développés, a conclu le représentant, de faire leur part et de fournir une aide suffisante et adéquate.  Les défis à relever étant plus complexes que jamais, le Koweït demande à l’ONU de jouer un rôle de leadership dans les partenariats.  

M. YANNICK-MICHEL LENANGUY BRINZ (République centrafricaine) a indiqué que son gouvernement s’est engagé dès le lendemain du retour à l’ordre constitutionnel, à opérationnaliser le Programme 2030.  Depuis, il a concrétisé le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique 2017-2021 (RCPCA) et des stratégies sectorielles de développement.  Le pays a bénéficié de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers pour la mise en application des engagements internationaux relatifs au Programme 2030, à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide et au RCPCA.  Le partenariat pour le développement est organisé autour des relations avec le secteur privé, les collectivités territoriales et la société civile.  C’est ainsi que la République centrafricaine a renforcé les capacités de collecte de l’impôt et d’autres recettes.  Le Gouvernement a mis en place l’état de droit et des institutions efficaces, responsables et ouvertes, et une éducation de qualité inclusive et créatrice d’emplois, pour l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes.  Le Gouvernement continuera, en outre, ses efforts de mobilisation des ressources internes et d’attraction des investissements étrangers pour le développement des infrastructures économiques structurantes. 

M. VICTOR MORARU (République de Moldova) a reconnu les progrès notables réalisés pour établir de nouvelles bases et s’est félicité des efforts faits en 2019 pour parachever les réformes et appuyer le nouveau système des coordonnateurs résidents.  Quant au Pacte de financement, il a estimé qu’il faut en multiplier les donateurs.  Le système de développement repositionné doit, a insisté le représentant, aider les gouvernements à obtenir les financements adéquats, à nouer les partenariats et à accéder aux technologies nécessaires pour le développement durable.  Notre devoir commun est de veiller à ce que le processus de repositionnement aboutisse à un système de développement plus transparent, plus comptable de ses actes et plus collaboratif, a lancé M. Moraru.  À cet égard, il a salué le Corps commun d’inspection pour son travail visant à améliorer la cohérence et la coopération du système, son efficacité organisationnelle, sa redevabilité et son intégrité. 

La réforme est une tâche complexe et difficile, a reconnu Mme SIV CATHRINE MOE (Norvège), en estimant que nous ne réussirons que si toutes les entités de l’ONU alignent leurs politiques et leurs procédures avec les objectifs de la réforme.  La transparence est cruciale pour la confiance dans la réforme, a ajouté la représentante, avant de souligner six points et, d’abord, le fait que les coordonnateurs résidents doivent vraiment avoir la marge de manœuvre pour diriger les efforts du système des Nations Unies pour le développement au niveau des pays.  Cela ne se produira qu’avec la mise en œuvre complète du Cadre relatif à la gestion de l’aide et à l’obligation redditionnelle. 

La représentante a poursuivi en demandant que le Cadre de la coopération au développement durable reflète les avantages comparatifs de l’ONU dans chaque pays.  L’ONU ne peut pas tout faire, partout.  Un bilan commun de pays, largement inclusif et analysant les causes des inégalités, de la pauvreté et des vulnérabilités, est un point d’entrée crucial.  Avec le principe « ne laisser personne sur le côté », l’engagement des Nations Unies doit être de contribuer à réduire les inégalités et à promouvoir les droits de l’homme et les normes internationales.  L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, a ajouté la représentante, ont un effet multiplicateur pour une croissance durable et inclusive, l’éradication de la pauvreté et le développement durable.  Malheureusement, a-t-elle constaté, l’examen quadriennal complet a montré que le système des Nations Unies doit encore faire beaucoup pour intégrer la dimension sexospécifique dans son travail.  La Norvège, a-t-elle prévenu, compte sur une pleine mise en œuvre du Plan d’action sur l’égalité des sexes. 

Concernant le financement, la représentante a reconnu que la tendance actuelle est un obstacle à la réforme.  En tant qu’États Membres, nous devons tous voir comment améliorer la souplesse et la prévisibilité du financement.  Celui insuffisant du système des coordonnateurs résidents est une source de préoccupations, a-t-elle avoué.  Comme le partage du fardeau est un principe multilatéral essentiel, la Norvège est prête à faire sa part. 

Pour ce qui est des rapports, la représentante s’est dite impatiente de recevoir, l’année prochaine, un rapport du Secrétaire général sur le suivi de l’examen quadriennal complet et de la résolution 72/279.  Elle a dit attendre un rapport complet, basé sur les faits et analytique.  Elle a dit compter sur la même qualité concernant le rapport du Bureau de la coopération au développement.  Avant de céder la parole, la représentante a rappelé que certains éléments de la réforme ne sont toujours en place dont l’examen des bureaux multipays.  Elle a voulu que la Commission réfléchisse à un calendrier pour les consultations sur ces questions. 

M. JEEM LIPPWE (États fédérés de Micronésie) a salué la proposition du Secrétaire général d’ouvrir un bureau multipays dans le Pacifique Nord pour faire face aux besoins et priorités des pays de la région et soutenir leurs efforts de réalisation du Programme 2030 et des Orientations de Samoa.  Selon le délégué, cette initiative est perçue comme une occasion pour l’ONU de se rapprocher de cinq pays de la région que sont les Îles Marshall, Kiribati, Micronésie, Nauru, Palau et la Micronésie.  Il a dit espérer que le bureau va améliorer les services du système des Nations Unies pour le développement, et partant la qualité de vie des populations.  M. Lippwe a rappelé que durant la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, les chefs d’État de ces cinq pays se sont réunis et ont recommandé au Secrétaire général de veiller à ce que ledit bureau multipays soit établi en Micronésie.

M. MOHAMED ISA ALBUFLASA (Bahreïn) a fait observer que les coopérations Sud-Sud et triangulaire sont essentielles pour permettre aux pays en développement de réaliser le développement durable.  Bahreïn, a-t-il souligné, consacre des ressources à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité et dans ce cadre, le pays reconnaît l’importance de la coopération pour un avenir viable.

M. GHANSHYAM BHANDARI (Népal) a estimé que l’ambition du Programme 2030 exige un système des Nations Unies pour le développement réactif, efficace et rationnalisé.  Le rôle principal des coordonnateurs résidents doit précisément être de coordonner le travail des agences de l’ONU sur le terrain, un travail en tout point conforme aux plans et politiques des pays.  Le système de développement est en cours de repositionnement mais il faut éviter « une longue transition » et se concentrer sur les objectifs de développement durable.  Pour le Népal, a conclu le représentant, la priorité, c’est le développement et la prospérité et nous sommes confiants dans la capacité du système des Nations Unies de nous aider à répondre à nos besoins. 

Mme REEM ALSAUD (Arabie saoudite) a observé que les efforts devaient s’accélérer pour la mise en œuvre des deux résolutions sur l’Examen et sur le repositionnement du système des Nations Unies pour le développement.

Les recommandations du Secrétaire général sont très importantes pour garantir un système efficace qui ne générerait pas de laissés-pour-compte, a-t-elle souligné.  La transparence, la reddition de comptes, les indicateurs de financement sont des outils positifs pour mesurer les progrès dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, et l’Arabie saoudite répond aux besoins des autres pays en versant 14,5 milliards de dollars d’APD. 

Considérant les coordinateurs résidents comme le maître-mot de tout le travail des Nations Unies l’Arabie saoudite soutient l’intégration des activités aux bureaux d’appui administratifs, et a appelé à une transition souple du système. 

Selon Mme NADJA MICAEL (Érythrée), la coopération Sud-Sud offre un espace politique et une approche stratégique pour les pays en développement, mais les nombreux défis comme les conflits, les catastrophes naturelles, et leurs médiocres infrastructures, ne peuvent être réglés uniquement via la coopération Sud-Sud.  Tous les moyens disponibles devraient être utilisés pour parvenir à réaliser les ODD. 

L’Érythrée mise en premier lieu sur le capital humain comme moteur de croissance.  Les évolutions sont positives dans la Corne de l’Afrique, la région a ouvert les vannes de la coopération et rattrape le temps perdu.  La Corne de l’Afrique est déterminée à progresser dans la sécurité, le développement, et la connectivité des systèmes des transport et de communication.  « La région change », a-t-elle assuré.

Pour l’avenir, M. MIKE MARTIN AMMANN (Suisse) a estimé que la mise en œuvre de la deuxième phase du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’avancement des femmes doit se concentrer sur trois points essentiels.  En premier lieu, la Suisse convient avec le Corps commun d’inspection (CCI) que l’assurance de la qualité est particulièrement importante pour un mécanisme qui repose sur l’autodéclaration.  Chaque entité doit en assumer la responsabilité.  Toutefois, a nuancé le représentant, nous sommes d’avis que l’un des facteurs de succès du Plan est le mécanisme.  Il faut donc veiller à ce que tout mécanisme d’assurance qualité continue d’évaluer les entités d’une manière harmonisée, de sorte que les notations du Plan restent comparables dans l’ensemble du système. 

En deuxième lieu, la Suisse est préoccupée par le fait que les domaines qui reflètent l’engagement le plus visible en faveur de l’égalité des sexes, à savoir les ressources humaines et financières, n’aient connu qu’une amélioration limitée.  Nous ne voudrions pas que le Plan devienne « une feuille de vigne ».  Nous encourageons donc les entités de l’ONU à intensifier leurs investissements dans l’égalité des sexes, a exhorté le représentant.  En troisième lieu, a-t-il ajouté, la Suisse souscrit à la recommandation du CCI selon laquelle il faut renforcer la responsabilisation.  À cet égard, nous estimons qu’il sera utile de rendre disponibles les rapports des différentes entités pour accroître la transparence et la redevabilité, a insisté le délégué qui a demandé à ONU-Femmes des informations sur l’avancement du portail en ligne publiant les notations du Plan. 

Mme CHANTAL LINE CARPENTIER, Chef de la liaison newyorkaise de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a rappelé que les coopérations Sud-Sud et triangulaire font partie du mandat de la Conférence.  Elle a cité quelques exemples de projets et activités, y compris le soutien aux pays impliqués dans le Système global de préférences commerciales entre pays en développement (SGPC) ou encore l’établissement de deux centres d’excellence au Viet Nam et à Maurice afin d’aider à renforcer les capacités des PMA dans le secteur de la pêche.  En plus, la CNUCED aide les pays en développement sans littoral à élaborer des politiques informées, fondées sur des données, afin de bâtir des capacités productives, diversifier les exportations et assurer la transformation structurelle.  La CNUCED, a également rappelé Mme Carpentier, s’est dûment félicitée de la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud.

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