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AG/DSI/3621
3 octobre 2019
Soixante-quatorzième session, 1re séance – après-midi

Désarmement: la Première Commission reporte l’adoption de son programme de travail à la demande de la délégation russe

La Première Commission, chargée des questions de désarmement et de sécurité internationale, n’a pas été en mesure, aujourd’hui, d’approuver son programme de travail pour la soixante-quatorzième session de l’Assemblée générale.

Le Représentant de la Fédération russe, appuyé par ceux de la République arabe syrienne, de la République islamique d’Iran, de Cuba et du Nicaragua, s’est opposé à l’adoption du programme de travail en attendant que soit réglé un problème de délivrance de visas par les autorités américaines aux experts du désarmement de la délégation russe. 

« Nous demandons une pause technique de procédure en attendant que cette question de visa soit réglée », a insisté le représentant russe avant de préciser que la non-délivrance de visas est contraire aux obligations du pays hôte.  Il a expliqué que ces non-délivrances de visas aux experts du désarmement russe se répétaient depuis 2017 et limitaient la capacité de son pays de participer aux mécanismes de désarmement.  « Nous avons présenté officiellement une vigoureuse protestation auprès des autorités américaines le 27 septembre », a-t-il dit, avant de proposer que les réunions de la Première Commission se tiennent à Genève ou à Vienne en 2020 s’il n’y avait pas d’évolution positive de la part des autorités américaines en matière de délivrance de visas.   

Abondant dans ce sens, le représentant de la République islamique d’Iran a indiqué que les autorités américaines avaient refusé des visas à 58 membres de la délégation du président iranien pour le débat de haut-niveau de l’Assemblée générale en septembre. 

Réagissant à ces propos, le représentant des États-Unis a estimé que la délégation russe prenait en otage les travaux de la Première Commission.  Il a précisé que le Comité des relations avec les pays hôtes avait été saisi de ce problème hier et que les États-Unis avaient délivré 160 visas à la délégation russe en 2019. 

« Il vous revient non pas de limiter le nombre de visas à 160, mais de donner des visas à tous les diplomates et experts qui doivent venir travailler au Siège des Nations Unies », a rétorqué le représentant russe à son homologue américain. 

Constatant l’absence de consensus, le Président de la Première Commission, M. Sacha Sergio Llorentty Solíz, de la Bolivie, a annoncé la tenue de consultations officieuses puis a levé la séance. 

Avant cet échange, M. Llorentty Solíz avait présenté le programme de travail, indiquant que la Première Commission avait prévu de tenir 27 réunions de fond entre le 7 octobre et le 8 novembre 2019.  Trois réunions supplémentaires sont envisagées les 16 et 24 octobre ainsi que le 4 novembre, si nécessaire, en fonction de la disponibilité des services de conférence.

Comme chaque année, trois grands segments sont prévus dans ce calendrier: un débat général, prévu du 7 au 16 octobre, une phase de discussions thématiques du 17 octobre au 31 octobre, et enfin, du 1er au 8 novembre, une série de séances consacrées à l’adoption des projets de résolution et de décision portés par les États Membres.

Le Président a également indiqué que la Commission se réunirait matin et après-midi les 14, 22, 29 et 30 octobre et consacrerait la matinée du 30 octobre à une discussion conjointe des Première et Quatrième Commissions aux défis potentiels liés aux aspects du désarmement dans l’espace extra-atmosphérique.

Outre le Président, M. Sacha Sergio Llorentty Solíz, le Bureau de la Première Commission est constitué des Vice-Présidents, Mme Wendbigda Honorine Bonkoungou (Burkina Faso), Mme Amal Mudallali (Liban) et M. Peter Horne (Australie) et de la Rapporteuse, Mme Szilvia Balázs (Hongrie).

La prochaine réunion de la Première Commission sera annoncée dans le Journal de l’ONU

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