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AG/AB/4345
13 décembre 2019
Soixante-quatorzième session, 16e séance – matin

La Cinquième Commission examine des demandes de crédit pour le Conseil des droits de l’homme, l’Office de Nairobi et l’Envoyée spéciale pour le Myanmar

La Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires, était saisie, ce vendredi matin, de demandes de crédit pour le Conseil des droits de l’homme, l’Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN) et le Bureau de l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Myanmar.  

Dans son rapport* sur le Conseil des droits de l’homme, le Secrétaire général indique que le montant estimatif des ressources nécessaires découlant des 65 résolutions adoptées, lors des trois dernières sessions, s’élève à 67 907 000 dollars.  Pour 2020, les ressources supplémentaires nécessaires étant de 22 548 300 dollars, le Secrétaire général propose de les imputer sur le fonds de réserve.  Après avoir examiné les informations relatives aux dépenses, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) constate** que les montants approuvés n’ont pas été entièrement utilisés, ces trois dernières années.  Il estime donc que les 22 548 300 dollars demandés ne sont pas tout à fait justifiés et recommande une réduction de 2 350 000 dollars.

L’Assemblée générale devrait donc ouvrir un crédit supplémentaire de 20 198 300 dollars, à imputer sur le fonds de réserve, et approuver la création, à compter du 1er janvier 2020, de 18 postes ainsi que l’ouverture d’un crédit supplémentaire de 866 000 dollars au chapitre des contributions du personnel, compensé par un montant équivalent au chapitre des recettes.

Comme une somme de 331 300 dollars devrait aller à la mise en œuvre de la résolution 41/2 sur « la promotion et protection des droits de l’homme aux Philippines », le pays a invoqué la crise financière de l’ONU pour appeler à la prudence.  L’Assemblée générale, ont conseillé les Philippines, devrait se demander si une telle dépense est « judicieuse, prudente et déterminante ».  La résolution, ont-elles rappelé, n’a été adoptée que par une minorité de membres du Conseil des droits de l’homme et il est temps, ont-elles martelé, que les États évaluent le coût des textes spécifiques à un pays à l’aune de leur impact sur le terrain. 

Cherchons-nous à être constructifs et utiles ou tout simplement à pousser plus loin la politisation des droits de l’homme?  De telles résolutions, se sont emportées les Philippines, ne sauraient cacher les réelles motivations de leurs auteurs pour lesquelles il n’y a jamais assez d’argent pour essayer de couvrir de honte les autres.  L’Assemblée, ont-elles estimé, doit se demander si elle est prête à se laisser manipuler pour avancer l’agenda politique d’une petite poignée d’États.

La Cinquième Commission a aussi examiné, ce matin, les mesures*** du Secrétaire général visant à remédier à la détérioration et aux capacités limitées des installations de conférence de l’Office des Nations Unies à Nairobi.  M. António Guterres demande une enveloppe de 470 000 dollars, imputable sur le fonds pour imprévus, pour financer, en 2020, les services d’une équipe multidisciplinaire de consultants qui serait chargée de procéder à une évaluation détaillée des besoins et à une analyse approfondie des deux options qu’il propose pour mettre les installations de conférence de l’Office en parfaite conformité avec les codes en vigueur en matière de sécurité des bâtiments et des personnes, en les rendant modernes, accessibles, technologiquement intégrées, souples et polyvalentes.

La première option, avec une capacité d’accueil de 8 000 délégués, englobe la réaffectation complète, la modernisation et l’agrandissement des salles de conférence et de réunion situées dans la zone centrale du complexe de Nairobi, ainsi que la construction d’une nouvelle salle de réunion plénière ultramoderne adjacente et bien située par rapport aux salles de conférence existantes.  Cette option prévoit également la construction d’une nouvelle entrée et d’un nouveau pavillon d’accueil des visiteurs.  La seconde option et sa capacité d’accueil de 12 000 délégués, reposent sur le concept de la première option mais prévoit en outre la construction, à la périphérie du complexe, d’un nouveau centre de congrès autonome à la pointe de la technologie.

L’équipe multidisciplinaire de consultants effectuerait aussi une étude détaillée des besoins et exigences actuels et futurs, pour les 25 à 30 prochaines années.  Comme le CCQAB, le Groupe des 77 et la Chine ont approuvé cette proposition car il s’agit, ont-ils souligné, de hisser l’Office de Nairobi à la hauteur des sièges de New York, de Genève et de Vienne.  Nous attendons avec impatience l’évaluation de l’équipe multidisciplinaire, a commenté le Groupe des États d’Afrique.  Siège de l’Office, le Kenya a insisté sur l’engagement de l’ONU de promouvoir l’accessibilité et l’égal accès des personnes handicapées à ses locaux et installations. 

La Cinquième Commission était également saisie d’une demande**** de 1 073 000 dollars pour financer le maintien du Bureau de l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Myanmar pendant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2020.  

La prochaine séance publique de la Cinquième Commission aura lieu lundi 16 décembre, à partir de 10 heures, et portera notamment sur les missions politiques spéciales et le Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola. 

*A/74/529
**A/74/7/Add.26
***A/74/471
****A/C.5/74/11

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