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AG/AB/4343
6 décembre 2019
Soixante-quatorzième session, 14e séance – matin

Cinquième Commission: inquiétudes des États d’Afrique face aux retards dans la rénovation de l’Africa Hall, qui coûterait à l’ONU 8,4 millions de dollars en 2020

Le Président de la Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires a annoncé, aujourd’hui, que les délégués risquent fort de passer les fêtes dans les sous-sols: la date de la fin des travaux est passée du 13 au 24 décembre, une « formalité nécessaire », pour assurer la continuité des services de conférence dans le contexte actuel de la crise de liquidité à l’ONU. 

La Commission était en outre saisie d’une demande de crédit de 8,4 millions de dollars pour entamer en 2020, avec près d’un an de retard, les travaux de rénovation de l’Africa Hall, le bâtiment historique du siège de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba.  Soulignant la portée symbolique de ce « grand monument historique africain », le Groupe des États d’Afrique a appelé à des mesures pour veiller à ce que le projet se déroule sans retards supplémentaires et dans le respect du budget de 56,9 millions de dollars approuvé par l’Assemblée générale.

Lancé en 2011, le projet vise à rénover l’Africa Hall pour opérer une mise aux normes structurelle, parasismique, sécuritaire, énergétique et sanitaire du bâtiment, tout en préservant son authenticité historique et architecturale.  Construit en 1961 en l’espace de 18 mois seulement, d’après les plans de l’artiste éthiopien Afework Tekle, l’Africa Hall a été le théâtre de la création, en 1963, du prédécesseur de l’Union africaine, l’Organisation de l’unité africaine (OUA).  Dans son dernier rapport sur l’état d’avancement du projet, le Secrétaire général précise que les travaux de construction, censés s’achever en 2022, ont pris un retard de 11 mois en raison de la désignation tardive de l’entrepreneur. 

M. António Guterres estime toutefois qu’il y a « toujours d’assez bonnes raisons de penser » que le projet sera mené à son terme sans dépassement budgétaire.  Il demande d’ouvrir un crédit de 8 434 100 dollars pour financer le début des travaux en 2020.  Face à la légère baisse de 6% du taux de confiance dans la capacité du projet à s’achever sans dépassement budgétaire, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) s’inquiète toutefois des « nombreuses inconnues » quant au démarrage des travaux par l’entrepreneur.  Le Comité appelle par conséquent M. António Guterres à fournir des informations complémentaires sur l’état d’avancement du projet et son calendrier de mise en œuvre.

Préoccupé également par le retard accumulé et la perspective de délais supplémentaires dans la rénovation de ce « grand monument historique africain », le Groupe des États d’Afrique a demandé des précisions sur les mesures prises pour veiller à ce que le projet se déroule dans le respect du cahier des charges, du calendrier et du budget approuvés par l’Assemblée.  Les pays africains ont également insisté sur l’importance de faire appel aux savoirs, aux matériaux, aux technologies et aux moyens locaux tout au long du projet.  Les travaux doivent s’effectuer « avec le plus grand soin et le plus grand dévouement » pour respecter l’authenticité architecturale du bâtiment, ont insisté à leur tour le Groupe des 77 et la Chine, appelant la CEA à faire preuve de plus de clarté dans le processus de recrutement des consultants externes.  Il faut aussi que l’équipe de projet travaille en collaboration avec la municipalité d’Addis-Abeba pour inscrire les travaux dans le cadre des initiatives d’aménagement de la ville, a insisté l’Éthiopie, dont l’ambition est de faire du bâtiment, une fois rénové, une attraction touristique dans « la capitale diplomatique de l’Afrique ». 

Dans cette perspective, les intervenants de ce matin ont appelé à finaliser, d’ici à la fin de l’année, la phase de planification d’une exposition permanente dans le Hall, en vue de son classement en tant que patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).  Ils ont aussi appelé à terminer l’analyse de rentabilisation du Centre des visiteurs, conformément à la nécessité de sensibiliser à l’importance de l’Africa Hall en tant que patrimoine africain, par le biais de partenariats avec des universités et des musées régionaux et internationaux. 

Par ailleurs, les délégations étaient saisies d’une demande de 7 931 700 dollars pour financer, en 2020, le projet de passage à une gestion souple de l’espace de travail au Siège de l’ONU, qui comprend le réaménagement de 27 étages du bâtiment du Secrétariat.  Doté d’un budget global de 54 981 400 dollars, ce projet censé créer une capacité supplémentaire de 1 368 personnes, est découpé en 12 phases, dont 8 étaient achevées en août 2019.  Malgré un léger retard de mise en œuvre, le Secrétaire général estime que le projet sera finalisé dans le respect du calendrier et du budget, avant la fin de 2020.  Le CCQAB propose de son côté de réduire l’enveloppe demandée par M. Guterres de 378 000 dollars, correspondant au financement d’une étude externe d’évaluation du projet.  Le Comité consultatif estime en effet qu’il convient d’en faire davantage pour trouver une entité indépendante interne à l’ONU afin de procéder à cette évaluation.

Le Groupe des 77 et la Chine a souligné que la gestion souple de l’espace de travail ne devrait jamais être simplement une question de gestion de l’espace, mais un arrangement global d’espaces physiques, de technologies de l’information et de la communication, de ressources humaines et d’autres programmes de soutien. 

La prochaine réunion de la Cinquième Commission aura lieu mercredi 11 décembre, à partir de 10 heures, et portera notamment sur le plan-cadre d’équipement.

PROJET DE BUDGET-PROGRAMME POUR 2020

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’état d’avancement des travaux de rénovation de l’Africa Hall et des travaux de construction des nouveaux locaux à usage de bureaux à la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba (A/74/7/Add.19)

Pour l’établissement de ce rapport, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) a examiné celui du Secrétaire général (A/74/328) qui indique que les travaux de construction des nouveaux locaux (immeuble Le Zambèze) et les travaux annexes à la CEA sont terminés.  Quant à la rénovation de l’Africa Hall, ses objectifs sont la mise aux normes structurelles et parasismiques; la protection physique, la sécurité des personnes et la sécurité incendie; l’accessibilité et autres dispositions en faveur des personnes handicapées; l’efficience énergétique et autres initiatives relatives à l’utilisation rationnelle des ressources naturelles; la mise aux normes sanitaires en matière de qualité de l’air et de lumière dans les espaces intérieurs.

La stratégie d’exécution du projet s’articule autour des cinq lots, à savoir les travaux préparatoires et le déménagement devant être achevés d’ici à fin septembre 2019; les principaux travaux de rénovation qui devraient être terminés dans un délai de 30 mois, au plus tard en décembre 2021; les systèmes de conférence et les systèmes informatiques; la restauration des œuvres d’art; et l’exposition permanente.  Le Comité consultatif s’inquiète du retard de 11 mois et de la possibilité que la date d’achèvement du projet dans son ensemble soit encore retardée.  Il relève qu’il existe de nombreuses inconnues quant au démarrage des travaux devant être exécutés par l’entrepreneur.  Il compte que le Secrétaire général communiquera des informations sur l’état d’avancement des travaux effectués par l’entrepreneur; et le plan de mise en œuvre, le calendrier et la date d’achèvement finale du projet, tels que déterminés lors des consultations susmentionnées avec l’entrepreneur.  Il compte que le Secrétaire général suivra de près les risques liés au projet et les atténuera afin de veiller à ce que son exécution se fasse dans le respect du cahier des charges, du calendrier et du budget approuvés par l’Assemblée.

Le Comité consultatif se félicite des contributions volontaires versées et annoncées et encourage le Secrétaire général à continuer de solliciter auprès des États Membres des contributions volontaires et d’autres formes d’appui.  Il recommande à l’Assemblée générale de prier le Secrétaire général d’établir et de transmettre aux pays donateurs une liste détaillée des projets prévus pour lesquels des contributions volontaires, en nature ou en espèces, pourraient être sollicitées.

Le Secrétaire général indique que le coût estimatif global du projet est resté inchangé et s’établit toujours à 56 896 300 dollars.  L’Assemblée générale a ouvert un crédit d’un montant total de 28 107 600 dollars au titre du projet pour la période 2016-2019 et au 31 décembre 2019, il resterait un solde inutilisé de 10 937 700 dollars en raison de retards pris dans les achats et dans le démarrage des travaux de construction.  Le Secrétaire général indique que le montant des dépenses prévues pour 2020 s’élève à 19 380 800 dollars.  En conséquence, le Comité consultatif recommande que l’Assemblée générale ouvre un crédit d’un montant de 8 434 100 dollars.

Déclarations

M. SAED KATKHUDA, de l’État de Palestine, a tout d’abord salué l’Éthiopie pour son soutien « sans faille » à la CEA et aux autres bureaux des Nations Unies dans sa capitale.  Il a salué l’achèvement, en septembre 2018, des travaux de la Commission.  S’agissant de la rénovation de l’Africa Hall, le bâtiment principal du siège de la CEA, M. Katkhuda a insisté pour que les travaux concernant « ce patrimoine historique » s’effectuent « avec le plus grand soin et le plus grand dévouement », en s’assurant de la bonne coordination entre l’équipe de projet sur place et le Siège de l’Organisation.  Dans ce cadre, il a noté les efforts de la CEA pour faire appel à des consultants externes, dont des conservateurs, des restaurateurs d’œuvres d’art et des spécialistes de l’informatique.  Il a toutefois estimé que le processus de recrutement des spécialistes des communications et de la mobilisation des ressources manque de clarté.  M. Katkhuda a souligné l’intention du G77 de demander des informations complémentaires sur cette question.

Par ailleurs, le représentant a appuyé les recommandations du Bureau des services de contrôle interne (BSCI) et du Comité des commissaires aux comptes (CCC) visant à accélérer l’exécution du projet et éviter les retards dans sa mise en œuvre.  Il a appelé le Secrétaire général à fournir des précisions sur la façon dont il compte s’y prendre pour mettre en œuvre ces recommandations.  Compte tenu des retards dans les travaux de rénovation et la « légère diminution » du taux de confiance quant à la capacité de l’équipe de projet à achever le projet dans le respect du budget prévu, le représentant a appelé le Secrétaire général à redoubler d’efforts pour finaliser les cinq lots de travaux conformément au calendrier.  Il a appelé l’équipe de projet à formaliser les mesures qu’elle compte prendre pour éviter des délais et les dépassements budgétaires.

À la lumière de la « portée historique » du projet, M. Katkhuda a voulu que la rénovation de l’Africa Hall respecte son authenticité architecturale, tout en corrigeant les défauts qu’il présente au regard des normes et codes de construction internationaux en vigueur.  Il a salué les avancées dans la phase de planification et de conception d’une exposition permanente, phase qui devrait être achevée à la fin de 2019.  Il a espéré que la participation du Fonds pour le patrimoine mondial africain, un partenaire officiel de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), permette de créer un mur interactif pour l’exposition, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le représentant a enfin salué le Gouvernement éthiopien pour avoir conclu avec l’ONU un accord visant à faciliter l’importation des biens et matériaux nécessaires à la rénovation de l’Africa Hall.  Il s’est dit confiant quant à la signature imminente d’un contrat de location entre l’Organisation et la municipalité d’Addis-Abeba, qui devrait permettre à la CEA d’utiliser à titre gracieux un terrain devant servir de parc de stationnement pour une période de 60 ans reconductible.

Au nom du Groupe des États d’Afrique, M. KATLEGO BOASE MMALANE (Botswana) a rappelé la « portée symbolique » des travaux de rénovation de l’Africa Hall, ce « grand monument historique africain ».  Le représentant a remercié le Gouvernement de l’Éthiopie pour son appui au projet, comme en témoigne la conclusion d’un accord entre le pays et l’ONU afin de faciliter l’importation des biens et matériaux nécessaires à la rénovation du bâtiment.  M. Mmalane a également mentionné la signature prochaine d’un contrat de location entre l’Organisation et la municipalité d’Addis-Abeba, qui devrait permettre à la CEA d’utiliser à titre gracieux un terrain devant servir de parc de stationnement pour une période de 60 ans reconductible.

Le représentant s’est par ailleurs félicité de l’achèvement, en septembre 2018, des nouveaux locaux de la CEA au sein de l’immeuble Le Zambèze, ainsi que des travaux annexes, dont la construction de la rampe d’accès automobile et les travaux concernant les installations électriques et sanitaires.  M. Mmalane a salué le Secrétaire général pour son engagement à préserver l’intégrité historique et architecturale de l’Africa Hall.  Il a appelé à la poursuite de la collaboration avec l’UNESCO et l’Union africaine et à la prise en compte des connaissances acquises dans le cadre d’autres projets de construction de l’Organisation.  Le représentant a insisté, à son tour, sur l’importance de faire appel aux savoirs, aux matériaux, aux technologies et aux moyens locaux, tout au long de la mise en œuvre du projet.

Il a par ailleurs salué le Gouvernement du Mali, qui a fait un don en 2016 d’un montant de 52 192 dollars pour le projet, en dépit des « multiples défis » auxquels fait face le pays.  Il a également salué l’annonce d’une contribution volontaire de la part du Gouvernement suisse.  M. Mmalane a encouragé le Secrétaire général à continuer de solliciter auprès des États Membres des contributions volontaires et d’autres formes d’appui aux fins de la rénovation de l’Africa Hall.  Dans ce cadre, il a annoncé l’intention de son groupe de demander des éclaircissements sur la volonté de la CEA de recruter un consultant pour l’élaboration d’une stratégie de mobilisation des ressources durable.

Tout en prenant note de l’optimisme du Secrétaire général quant à la capacité de l’équipe de projet à finaliser les travaux de rénovation dans les limites du budget prévu de 56,9 millions de dollars, le représentant s’est dit préoccupé par le retard de 11 mois dans les travaux de rénovation et par la possibilité de retards supplémentaires.  Il a indiqué que son groupe entend demander des précisions sur les mesures prises pour éviter les retards et veiller à ce que le projet se déroule dans le respect du cahier des charges, du calendrier et du budget approuvés par l’Assemblée générale.

Le représentant a enfin indiqué que le Groupe des États d’Afrique demandera d’affiner le plan d’affaires du nouveau centre d’accueil des visiteurs, pour qu’il incorpore plusieurs options de tarification à l’intention des différents groupes de visiteurs, notamment les anciens combattants africains, les étudiants, les chercheurs, les résidents et les invités.

M. TAYE ATSKESELASSIE AMDE (Éthiopie) a salué la fin des travaux de construction de l’immeuble Zambèze.  Il a assuré que son pays travaille étroitement avec la CEA et l’équipe de projet pour faciliter la rénovation de l’historique Africa Hall.  Nous allons donner tout le soutien nécessaire pour assurer l’exécution dans les délais impartis, a promis le représentant qui a rappelé que l’an dernier, son gouvernement a signé un accord spécifique avec la CEA sur les procédures douanières, l’importation de matériaux de construction ainsi que l’octroi de visas pour les expatriés afin de faciliter la mise en œuvre du projet dans les temps.  Nous sommes aussi prêts à signer un contrat de location d’une parcelle de terrain pour la construction d’un parking, a confirmé le représentant, pour qui, une fois la construction terminée, l’Africa Hall deviendra une attraction touristique dans « la capitale diplomatique de l’Afrique ».  M. Amde a encouragé la CEA et l’équipe de projet à travailler avec la municipalité d’Addis-Abeba pour faire en sorte que la rénovation de l’Africa Hall s’inscrive dans l’initiative « Beautiful Sheger ».

Le représentant a aussi amplifié les appels du Groupe des États d’Afrique sur l’analyse de la rentabilisation du Centre des visiteurs, conformément à la nécessité de sensibiliser à l’importance de l’Africa Hall en tant que patrimoine africain, par le biais par exemple de partenariats avec des universités et des musées régionaux et internationaux.  Mon gouvernement, a conclu le représentant, s’est lancé dans l’économie verte et résiliente et exhorte la CEA et l’équipe de projet à utiliser des sources d’énergie propres.  Des mesures de précaution devraient être prises durant l’enlèvement des débris et des matériaux dangereux, a ajouté le représentant, insistant sur l’importance qu’il y a à recourir aux savoirs, matériaux et capacités locaux durant les travaux de construction et de rénovation.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’état d’avancement de la gestion souple de l’espace de travail au Siège de l’ONU (A/74/7/Add.18)

Pour l’établissement de ce rapport, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires a examiné celui du Secrétaire général (A/74/345).  Compte tenu de l’ajout du 7e étage (étage partiel) début 2018, le projet couvre désormais le réaménagement de 27 étages du bâtiment du Secrétariat.  Le coût effectif par étage partiel n’étant pas sensiblement inférieur à celui par étage complet, l’Assemblée générale avait prié le Secrétaire général de rechercher de nouvelles économies.  Il a donc été décidé que le 7e étage, dont les travaux se sont terminés en juillet 2018, serait le dernier étage partiel à être réaménagé et que tous les étages concernés par la suite du projet étaient des étages entiers.

Le Secrétaire général indique que la mise en œuvre du projet permettra de créer une « capacité théorique » supplémentaire de 1 368 personnes: 994 dans les 17 étages déjà réaménagés et, selon les prévisions, 374 dans les 10 étages restant à aménager.  Pour ce qui est de la date d’achèvement du projet, le Comité consultatif note un léger retard dans le calendrier.  Sur les 12 phases prévues d’ici à 2020, 8 étaient achevées en août 2019 (soit 17 étages), la phase 9 (2 étages) est en cours, la phase 10 (3 étages) est prévue pour le reste de 2019 et les phases 11 (2 étages) et 12 (3 étages) sont prévues pour 2020.

Le Comité consultatif rappelle qu’au Siège, l’Organisation avait déjà résilié les contrats de location de trois immeubles de bureaux: l’immeuble Daily News (en avril 2017), l’immeuble United Nations Federal Credit Union de Long Island City (en avril 2018) et l’immeuble Innovation (en septembre 2018).  Compte tenu de la réinstallation des fonctionnaires du 5e étage de l’immeuble FF prévue pour décembre 2019, le Comité consultatif recommande que le montant de 1 135 752 dollars demandé pour la location de cet étage au titre du projet de budget-programme pour 2020 soit réduit en conséquence.  Il compte qu’il sera fourni à l’Assemblée générale, au moment où celle-ci examinera le présent rapport, des informations supplémentaires sur le calendrier détaillé de la réinstallation des fonctionnaires occupant le 4e étage de l’immeuble FF prévue en 2020, sur les économies qui pourraient en découler.  En outre, le Comité est d’avis que le Secrétaire général devrait faire figurer, dans son prochain rapport sur le projet, le détail des économies réalisées sur les frais de location de tous les immeubles et espaces de bureaux que le Secrétariat n’occupe plus, notamment l’immeuble FF.

Le Comité rejette par ailleurs la demande d’un montant de 378 000 dollars pour une évaluation externe du projet.  Il penche plutôt pour une entité indépendante interne qui puisse procéder à cette évaluation.  Le projet devant s’achever en 2020, il n’est pas convaincu qu’il faille faire appel à un cabinet de conseil externe, à ce stade.

Le coût estimatif total du projet est inchangé par rapport aux 54 981 400 dollars prévus.  Sur ce total, des dépenses d’un montant de 34 000 500 dollars ont été engagées pendant la période 2015-2018 et le coût des travaux prévus pour 2019 est estimé à 13 049 200 dollars.  Il reste donc une somme de 7 931 700 dollars pour 2020.  Mais, selon les données actualisées sur le coût des travaux de construction et de l’ameublement des étages achevés à ce jour, le Comité consultatif constate que le coût total a augmenté pour 8 étages, dont ceux achevés en 2017, et a diminué pour un étage seulement par rapport aux coûts présentés pour 13 étages.  Il recommande que l’Assemblée générale prie le Secrétaire général de faire figurer, dans son prochain rapport, des informations détaillées expliquant les différences de coût pour chaque étage achevé, y compris une ventilation des hausses de coûts dues à des avenants et des baisses, de façon à indiquer les dépenses effectives compte tenu du rabais accordé par le fournisseur de mobilier.

Le coût total des activités restantes est estimé à 7 931 700 dollars dont 533 900 dollars pour l’équipe de gestion du projet dont le Comité recommande le maintien.  Étant donné qu’aucune économie ne sera réalisée sur les frais de location en 2020, les ressources nécessaires à la poursuite du projet en 2020, d’un montant de 7 931 700 dollars, devront être couvertes par l’ouverture de crédits supplémentaires, indique le Secrétaire général, ajoutant la somme de 378 000 dollars au cas où l’Assemblée ne suivrait pas la recommandation du CCQAB sur l’équipe de gestion du projet.  Le total serait donc de 8 309 700 dollars.  

Déclaration

Au nom du Groupe des 77 et la Chine, M. SAED KATKHUDA, de l’État de Palestine, a déclaré que les initiatives qui contribuent à une ONU plus efficace, mieux adaptée et plus moderne doivent être mises en œuvre conformément aux contraintes financières de l’Organisation ainsi qu’à l’évaluation du travail et aux besoins du personnel.  Prenant note de l’état d’avancement, il a souligné la nécessité de terminer le projet en 2020, dans les limites du budget fixé.  Il a demandé des informations détaillées sur la fin des contrats de location des immeubles de bureaux, la réinstallation du personnel, la réduction potentielle des frais de location après la réinstallation du personnel et l’impact sur le niveau des ressources proposées pour 2020.  Il a noté que le projet doit être finalisé avant la fin de 2020, avec un coût total de 54 981 400 dollars, dont 7 931 700 dollars pour l’année prochaine. 

La gestion souple de l’espace de travail, a-t-il martelé, n’est pas simplement une question de gestion de l’espace mais un arrangement global d’espaces physiques, de technologies de l’information et de la communication, de ressources humaines et autres programmes de soutien.  Le succès d’un espace de travail se fonde non seulement sur sa configuration, mais aussi sur un support informatique renforcé et une gestion améliorée des ressources humaines, a précisé M. Katkhuda.

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