Couche d’ozone: le Secrétaire général demande aux États de ratifier l’Amendement de Kigali sur les hydrofluorocarbones « pour prouver leur attachement à la bonne santé de la planète »

SG/SM/19211-ENV/DEV/1880-OBV/1818
14 septembre 2018

Couche d’ozone: le Secrétaire général demande aux États de ratifier l’Amendement de Kigali sur les hydrofluorocarbones « pour prouver leur attachement à la bonne santé de la planète »

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général, M. António Guterres, à l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, célébrée le 16 septembre:

Cette année, des records de chaleur ont été enregistrés dans le monde entier.  Mais cette année marque aussi une étape décisive dans l’action climatique.

Pour faire face à cette menace, nous pouvons nous inspirer du Protocole de Montréal, parfait exemple de la manière dont les pays du monde entier savent se rassembler et agir pour la planète et ses habitants.

Quand la science a révélé que les chlorofluorocarbones (CFC) et d’autres substances faisaient un trou dans la couche d’ozone, qui protège la vie sur Terre, le monde entier s’est montré déterminé et prévoyant en se mobilisant pour les interdire.  Grâce à cette mobilisation mondiale, la couche d’ozone devrait revenir aux niveaux de 1980 d’ici le milieu du siècle.

Mais ce n’est pas encore fait.

L’Amendement de Kigali, instrument d’importance historique qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, concerne les hydrofluorocarbones (HFC), de puissants gaz qui contribuent au réchauffement climatique et qui sont encore employés dans les systèmes de refroidissement.

Pour l’instant, 46 pays ont ratifié ce nouvel instrument; je demande à tous les autres d’en faire autant pour prouver leur attachement à la bonne santé de la planète.  Je compte qu’au Sommet sur le climat que j’organiserai en septembre 2019, les pays montreront qu’ils ont largement avancé dans l’application de l’Amendement de Kigali.

En un peu plus de 30 ans, le Protocole de Montréal n’a pas seulement permis de réduire le trou dans la couche d’ozone: il nous a montré que la gouvernance environnementale pouvait apporter des solutions aux problèmes mis en lumière par la science et que les pays pouvaient s’unir pour surmonter ensemble leur vulnérabilité. 

C’est dans ce même esprit que je souhaite que nous fassions cause commune et, surtout, que nous nous mobilisions davantage pour appliquer l’Accord de Paris sur les changements climatiques et mener l’action climatique ambitieuse dont nous avons besoin de toute urgence.

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