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SC/13456
14 août 2018

Le Comité du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine informé d’une hausse des violences et des agissements des groupes armés dans ce pays

Le 20 juillet 2018, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine a tenu des consultations et examiné le bilan à mi-parcours présenté par le Groupe d’experts en application de l’alinéa c) du paragraphe 32 de la résolution 2399 (2018) du Conseil. 

Dans la synthèse qu’il a faite des principales conclusions et recommandations formulées dans le bilan, le Coordonnateur du Groupe d’experts a indiqué qu’à Bangui et à Bambari, villes considérées comme étant relativement sûres, les violences avaient augmenté en avril et en mai 2018.  Il a également mentionné des cas de viol dans la zone de Bossangoa-Markounda-Nana Boguila et d’incitation à la violence et à la haine, et des attaques contre les établissements sanitaires et le personnel humanitaire.  Il a en outre fait remarquer que des groupes armés, en particulier ceux présents dans l’est de la République centrafricaine, avaient continué de se procurer des armes et des munitions auprès d’États voisins, d’exploiter illicitement les ressources naturelles et d’établir des structures administratives et fiscales parallèles.  Résumant la situation, il a souligné les problèmes en cours dans l’application des sanctions y compris les signalements de violations de l’interdiction de voyager pour les personnes sous le coup de sanctions et du gel des avoirs pour les personnes et les entités inscrites sur la Liste.

Le Coordonnateur a également constaté que l’Initiative de l’Union africaine avait intensifié ses consultations pour parvenir, dans un futur proche, à un accord de paix entre le Gouvernement et les groupes armés.  Il a par ailleurs souligné qu’il importait de coordonner tous les efforts de paix avec l’Initiative.

Toutes les délégations ont exprimé leur soutien aux travaux menés par le Groupe d’experts, dont elles sont satisfaites, et ont souligné l’importance du processus de paix et de la réconciliation en République centrafricaine; certaines se sont déclarées préoccupées par les cas signalés de violence sexuelle, de viol et d’incitation à la violence et ont demandé à cet égard au Groupe d’experts de poursuivre ses investigations.

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