Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur les attaques terroristes commises à Ouagadougou

SC/13234
2 mars 2018

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur les attaques terroristes commises à Ouagadougou

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Karel Jan Gustaaf van Oosterom (Pays-Bas):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus énergiques les attaques terroristes lâches et barbares qui ont été perpétrées le 2 mars 2018 à Ouagadougou contre l’état‑major des armées et l’ambassade de France.

Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde sympathie et adressé leurs condoléances aux proches des victimes ainsi qu’au Gouvernement burkinabé.  Ils ont souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales.  Ils ont assuré le Burkina Faso de sa solidarité dans la lutte qu’il menait contre le terrorisme et insisté sur le fait qu’il fallait intensifier les efforts régionaux et internationaux de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motivations et les auteurs et indépendamment de l’endroit et du moment où ils étaient perpétrés.  Ils ont réaffirmé que tous les États devaient combattre par tous les moyens, dans le respect de la Charte des Nations Unies et des autres obligations que leur imposaient le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces que les actes de terrorisme faisaient peser sur la paix et la sécurité internationales.

Les membres du Conseil ont souligné qu’il était impératif de traduire en justice les auteurs de ces actes répréhensibles ainsi que ceux qui les avaient organisés, financés ou commandités, et ont exhorté tous les États à coopérer activement avec le Gouvernement burkinabé et toutes autres autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations leur incombant au titre du droit international et des résolutions pertinentes du Conseil.

Les membres du Conseil ont salué l’action menée dans la région, notamment grâce à la mise sur pied d’une Force conjointe du G5 Sahel, pour faire face à la dimension transnationale de la menace terroriste dans la région du Sahel.  Ils ont souligné que la lutte menée par la Force conjointe du G5 Sahel contre les activités des groupes terroristes et d’autres groupes criminels organisés contribuerait à sécuriser la région du Sahel.

 

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