Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur l’enlèvement d’élèves de l’école secondaire scientifique et technique publique pour filles à Dapchi le 19 février et sur l’attentat perpétré le 1er mars à Rann, Nigéria

SC/13233
2 mars 2018

Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur l’enlèvement d’élèves de l’école secondaire scientifique et technique publique pour filles à Dapchi le 19 février et sur l’attentat perpétré le 1er mars à Rann, Nigéria

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Karel Jan Gustaaf van Oosterom (Pays-Bas):

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde indignation et leur condamnation la plus ferme face à l’attaque terroriste commise à Dapchi dans l’État de Yobe (Nigéria) le 19 février 2018 et face à l’enlèvement de nombreuses élèves de l’école secondaire scientifique et technique publique pour filles de la ville. Ils ont exigé la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les filles enlevées encore en captivité.

Les membres du Conseil de sécurité ont également condamné avec la plus grande fermeté l’attentat terroriste perpétré à Rann dans l’État de Borno (Nigéria) le 1er mars 2018, qui a fait plusieurs blessés et coûté la vie à au moins trois agents humanitaires, quatre militaires nigérians et quatre policiers nigérians.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé toute leur sympathie aux familles des filles enlevées et à toutes les personnes touchées par l’attaque du 19 février ainsi que leur profonde sympathie et leurs sincères condoléances aux familles des victimes de l’attentat du 1er mars ainsi qu’au peuple et au Gouvernement nigérians.  Ils ont également souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné tous les attentats terroristes, les violations du droit international humanitaire et les atteintes aux droits de l’homme commis par les groupes terroristes, y compris les actes de violence sexuelle et sexiste, les enlèvements et les attaques visant les écoles et les hôpitaux, y compris leur personnel, ainsi que tous les actes de violence, attaques et menaces dirigés contre le personnel humanitaire, le personnel des Nations Unies et le personnel associé.

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités des efforts que le Gouvernement nigérian déploie actuellement pour assurer le retour en toute sécurité dans leurs familles des filles enlevées ainsi que des personnes capturées lors d’autres attentats et pour traduire en justice les auteurs de ces actes.  Ils ont appelé la communauté internationale, en particulier les États de la région, à travailler en étroite collaboration avec les autorités nigérianes à cet égard.

Les membres du Conseil de sécurité se sont dits préoccupés par les conditions de sécurité dans la région du bassin du lac Tchad et se sont déclarés conscients de la menace que posent les groupes terroristes Boko Haram et EIIL.  Ils se sont félicités de l’engagement pris par les gouvernements de la région de lutter contre Boko Haram et l’EIIL, notamment dans le cadre de la Force multinationale mixte, afin de créer des conditions de sécurité pour les civils.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales.  Ils ont souligné qu’il était impératif de traduire en justice les auteurs de ces actes répréhensibles de terrorisme ainsi que ceux qui les avaient organisés, financés ou commandités, et ont exhorté tous les États à coopérer activement avec le Gouvernement nigérian et toutes autres autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations mises à leur charge par le droit international et les résolutions applicables du Conseil.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motivations et les auteurs et indépendamment de l’endroit et du moment où ils étaient perpétrés.  Ils ont réaffirmé que tous les États devaient combattre par tous les moyens, conformément à la Charte des Nations Unies et aux autres obligations que leur impose le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces contre la paix et la sécurité internationales que constituent les actes terroristes.

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