ECOSOC: Le Forum politique adopte sa Déclaration ministérielle malgré l’opposition des États-Unis et d’Israël et après l’annonce d’une stratégie de l’ONU pour les jeunes

ECOSOC/6943
18 Juillet 2018
Session de 2018, 47e séance plénière – après-midi

ECOSOC: Le Forum politique adopte sa Déclaration ministérielle malgré l’opposition des États-Unis et d’Israël et après l’annonce d’une stratégie de l’ONU pour les jeunes

Pour la première fois dans l’histoire du Forum politique de haut niveau pour le développement durable, la Déclaration ministérielle* a été mise aux voix et adoptée par 164 voix pour et l’opposition des États-Unis et d’Israël, entérinant ainsi la volonté des ministres et hauts représentants « à faire passer leurs efforts à la vitesse supérieure et à prendre les mesures audacieuses qui sont nécessaires à la mise en œuvre efficace du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à la construction de sociétés durables et résilientes partout dans le monde, en accordant la priorité aux plus défavorisés et en veillant à ne laisser personne de côté ».

Les États-Unis et Israël ont voté contre après que leurs amendements ont été rejetés.  La déléguée américaine a dénoncé le fait que certains pays aient inséré « des libellés conflictuels qui n’ont rien à voir avec le développement durable ou l’éradication de la pauvreté ».  Elle s’est opposée au concept de « droit au développement », confirmé la décision de son pays de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, insisté sur le fait que le transfert des technologies doit se faire sur une base volontaire, et souligné que les questions du commerce international appartiennent à des instances plus appropriées.  La Déclaration ministérielle n’a aucun caractère contraignant et ne donne lieu à aucune obligation financière particulière, a-t-elle estimé.  Le représentant d’Israël s’est opposé, pour sa part, au paragraphe qui parle « du droit à l’autodétermination des peuples sous domination coloniale ou sous occupation étrangère, qui continuent de nuire au développement économique et social de ces peuples ainsi qu’à leur environnement ».  Il a vu là une « politisation » inutile du Forum politique de haut niveau. 

Dans la Déclaration ministérielle, riche de 31 paragraphes, les ministres et hauts responsables soulignent que « trois ans après l’adoption du Programme 2030, le rythme nécessaire à l’exécution de cet ambitieux programme n’a pas été atteint et que les progrès enregistrés sont inégaux d’un pays ou d’une région à l’autre ».  Ils entendent donc « se consacrer collectivement à la réalisation d’un développement durable à l’échelle mondiale et d’une coopération mutuellement bénéfique, dont tous les pays et toutes les régions du monde peuvent tirer des gains considérables ».  Ils soulignent aussi que « le Programme 2030 est axé sur l’être humain et est universel et porteur de changement et que les objectifs de développement durable qui y sont énoncés sont intégrés et indissociables et concilient les trois dimensions du développement durable -économique, sociale et environnementale- ».

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a identifié plusieurs pistes pour relancer le Programme 2030 et d’abord mobiliser le pouvoir de transformation des jeunes du monde.  Il a donc annoncé le lancement, au mois de septembre, de la stratégie de l’ONU pour soutenir et engager les jeunes.  Toujours au mois de septembre, M. Guterres compte convoquer une réunion de haut niveau sur le financement du Programme 2030 et, l’année prochaine, un sommet sur le climat « pour galvaniser une plus grande ambition climatique ».

La Présidente du Conseil économique et social (ECOSOC), sous l’égide duquel se déroule le Forum politique de haut niveau, a salué les 46 pays qui se sont présentés à l’examen volontaire national, « un record ».  Mme Marie Chatardová a dressé le bilan des travaux et fait observer que beaucoup de recommandations ont été faites pour créer un « fonds bleu » et appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’une gestion transfrontalière de l’eau, pour tripler les investissements dans les énergies propres et renouvelables; pour renforcer la coordination et les partenariats entre les nivaux locaux et régionaux; pour multiplier les projets pilotes sur les modes de production et de consommation durables; pour capturer la véritable valeur des écosystèmes et de la biodiversité; et pour démocratiser les nouvelles technologies, tout en faisant des efforts concertés pour protéger les plus vulnérables.  Le Secrétaire général a d’ailleurs rappelé la création d’un nouveau groupe de travail de haut niveau sur la coopération internationale sur le numérique.

La Présidente de l’ECOSOC a conclu: « Nous devons prendre des mesures décisives entre maintenant et septembre 2019, quand le Forum de haut niveau se réunira, sous les auspices de l’Assemblée générale, pour passer en revue la mise en œuvre de l’ensemble du Programme 2030. »

L’ECOSOC terminera son débat général de haut niveau demain, jeudi 19 juillet, à partir de 10 heures.

*E/2018/L.20–E/HLPF/2018/L.2

RÉUNION MINISTÉRIELLE DU FORUM POLITIQUE DE HAUT NIVEAU POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ORGANISÉ SOUS LES AUSPICES DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

Suite du débat général

Mme ALENKA SMERKOLJ, Ministre chargée du développement, des projets stratégiques et de la cohésion de la Slovénie, a indiqué que son gouvernement a adopté sa nouvelle stratégie de développement 2030, en décembre dernier, laquelle est naturellement liée au Programme 2030.  La Slovénie est d’ailleurs en train d’intégrer ce Programme au processus budgétaire et s’efforce de renforcer les partenariats avec le secteur privé et les communautés locales.  Le pays a aussi révisé ses programmes de coopération au développement pour les aligner avec le Programme 2030.  Le développement, a souligné la Ministre, n’est pas un projet.  C’est un processus qui ne s’arrête jamais et qui exige souplesse, adaptation et intelligence dans la gouvernance. 

M. TLOHELANG AUMANE, Ministre de la planification du développement du Lesotho, a indiqué que son pays est en train de finaliser son plan stratégique de développement, en faisant bien attention à y intégrer les objectifs de développement durable.  Les nouveaux cadres juridiques et politiques qui viennent d’être élaborés, comme ceux sur la population, le logement et l’égalité des sexes, sont totalement alignés avec le Programme 2030, a souligné le Ministre.  Petit pays montagneux considéré comme le « château d’eau » de l’Afrique australe, le Lesotho, a poursuivi le Ministre, a enregistré des progrès substantiels dans l’accès à l’eau et à l’assainissement.  Le pays a commandité une étude de faisabilité pour construire un « pipeline de projets bankables » et répondre à la demande locale et régionale en eau et en énergie.

Malgré un grand potentiel d’énergie propre, l’accès à l’électricité est relativement bas, soit 27,8% en 2017, a reconnu le Ministre.  Le Gouvernement a donc lancé un vaste programme d’électrification rurale et de promotion des technologies propres pour la cuisson et le chauffage.  Le plan-cadre pour les investissements vers ce secteur est en cours de finalisation.  Le Lesotho cherche aussi à attirer les investissements vers les secteurs des infrastructures et des transports pour développer des zones urbaines vertes.  Signataire des accords multilatéraux sur l’environnement, le Lesotho, a conclu le Ministre, s’emploie à finaliser sa stratégie de réduction des risques de catastrophe et à mettre en place des projets propres à ouvrir les portes des mécanismes de financement pour le climat.

Mme AÏCHATOU BOULAMA KANÉ, Ministre du plan du Niger, a prévenu que la nécessaire et indispensable transformation de nos sociétés ne sera possible que si nous nous engageons véritablement dans la transformation du monde rural, le développement du capital humain et celui du secteur privé.  Au Niger, le monde rural représente 80% de la population pour une participation de plus de 40% au PIB.  Le monde rural, a estimé la Ministre, doit être considéré comme un pilier de croissance inclusive pour une société viable et résiliente.  Le développement du capital humain est aussi une priorité « incontournable », a poursuivi la Ministre qui a insisté sur l’éducation, la formation, l’accès à la santé ou encore la protection sociale.  Mais comment imaginer transformer nos sociétés sans le développement du secteur privé, sans offrir aux jeunes, représentant plus de 75% de la population, des opportunités d’emploi, sans création de richesses à travers la mise en valeur de nos énormes potentialités? 

La Ministre a donc prôné des mesures « hardies » d’amélioration du climat des affaires, la réduction des coûts de l’énergie et du transport et « l’indispensable » accès aux technologies de l’information et des communications.  La Ministre n’a pas oublié la question « essentielle » de la sécurité.  À la lumière de ce qui se passe dans le Sahel où l’insécurité fragilise des zones importantes et menace la stabilité sociale, où des ressources budgétaires importantes sont de plus en plus consacrées à la sécurité et où la phrase « il n’y a pas de développement sans sécurité » prend tout son sens, la question de la transformation de nos sociétés doit intégrer obligatoirement le règlement de l’« épineuse » question de sécurité.  Le Niger, a conclu la Ministre, est déjà engagé dans la dynamique de transformation avec sa stratégie de développement durable et de croissance inclusive 2035 et son plan de développement économique et social 2017-2021, cadre d’opérationnalisation du Programme 2030.

M. SULTON RAHIMZODA, Vice-Ministre de l’énergie et de l’eau du Tadjikistan, a rappelé que son gouvernement a adopté en 2016 sa stratégie nationale de développement et qu’il s’est dûment soumis, l’année dernière, à l’examen national volontaire.  Le Ministre a reconnu les deux problèmes majeurs de son pays: l’accès à l’eau et l’accès à l’énergie.  Le Tadjikistan, inondé de cours d’eau, n’a pourtant pas réussi à répondre à la demande de sa population en eau potable.  Le Gouvernement a donc décidé d’investir la somme d’un milliard de dollars durant la période 2015-2020.  Le Gouvernement, qui vise son indépendance énergétique, compte développer l’énergie hydraulique qui stagne actuellement à 5% de son potentiel.  Pour aller de l’avant, le Tadjikistan souhaite instaurer une exploitation régionale en Asie centrale pour parvenir à une fourniture « unifiée » d’énergie.

M. DENIS NAUGHTEN, Ministre de la communication, de l’action climatique et de l’environnement de l’Irlande, a mis en exergue le travail important de la société civile irlandaise dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable.  Il a reconnu que le Gouvernement doit faire davantage, estimant que les nombreux défis auxquels le pays fait face galvanisent les autorités.  Il a par exemple évoqué la création d’un fonds spécial de 126 euros par habitant pour financer les objectifs climatiques et lutter contre la pauvreté.  L’Irlande entend également débourser 1,2 million d’euros pour l’initiative de la Grande Muraille verte pour le Sahara et le Sahel.  Le Ministre a insisté sur l’importance des examens nationaux volontaires qui permettent de partager les expériences.  Il a terminé par un proverbe irlandais: « le voyage le plus périlleux est toujours plus facile quand on le fait ensemble ».

M. ZOHRAB MNATSAKANYAN, Ministre des affaires étrangères de l’Arménie, a souligné l’importance des institutions solides et de la bonne gouvernance pour une mise en œuvre efficace des objectifs de développement durable.  L’Arménie, a-t-il affirmé, a « nationalisé » les objectifs de développement durable et défini ses priorités en la matière, tout en établissant une plateforme de partenariat avec l’ONU.  Le Ministre a rappelé que l’Arménie est un pays à revenu intermédiaire mais sans littoral et montagneux.  Elle compte donc sur la coopération régionale et sous-régionale et accueillera d’ailleurs, en octobre prochain, le Sommet de la Francophonie durant lequel un forum économique sera organisé, le 10 octobre, pour promouvoir les échanges entre pays ayant en commun la langue française.

M. ISIDORO SANTANA, Ministre de l’économie, de la planification et du développement de la République dominicaine, a dit que les efforts de développement menés depuis 2015 ont permis au pays de se hisser au rang des pays à revenu intermédiaire.  Face aux défis liés à l’eau, à l’énergie ou aux modes de consommation et de production durables, une commission du développement a été créée.  Le Ministre a ajouté que 72% des objectifs de développement durable correspondent aux objectifs nationaux de son pays qui a aussi fixé l’échéance de 2030 et identifié « six accélérateurs » pour y parvenir.  L’examen national volontaire auquel vient de se soumettre la République dominicaine a porté sur deux accélérateurs: la lutte contre la pauvreté et la promotion des modes de production et de consommation durables. 

Mme ADEJOKE ORELOPE-ADEFULIRE, Conseillère spéciale du Président du Nigéria, a tiré la sonnette d’alarme face à l’avancée du désert au Sahara à un rythme de 600 mètres par an, provoquant le rétrécissement du lac Tchad.  De 25 000 kilomètres carrés en 1963, le lac est passé à 1 300 kilomètres carrés, les prévisions étant qu’il disparaîtra complètement dans 20 ans.  Avec les trois autres pays de la Commission du bassin du lac Tchad, le Nigéria s’emploie à reconstituer le lac avec la construction d’un canal de 2 500 kilomètres pour transférer les eaux du bassin du fleuve Congo vers le fleuve Oubangui, jusqu’au fleuve Chari qui alimente le lac.  Conscient que la réalisation du Programme 2030 dépend d’une mobilisation efficace des ressources nationales, le Nigéria a réussi à stabiliser son économie et a augmenté ses réserves en devises en 2017, une embellie qui a encouragé, ces derniers mois, les investisseurs nationaux et étrangers.  Mais il est tout aussi important, a estimé la Conseillère spéciale, que la communauté internationale règle la question des flux de capitaux illégaux.  Le Nigéria s’y implique et a réclamé dans le même temps le renforcement de la coopération internationale. 

Mme HALA ELSAID, Ministre de la planification, du suivi et de la réforme administrative de l’Égypte, a déclaré que son pays a adopté un plan à l’horizon 2030 et que le programme de réforme économique et social commence à porter des fruits, voire à dépasser les espoirs.  Le programme vise à terme à créer les conditions d’un développement générateur d’emplois et d’autonomisation des femmes et jeunes.  La voie vers le développement durable n’est pas une promenade de santé, a reconnu le Ministre soulignant le caractère essentiel de la coopération internationale. 

M. ÁLVARO GARCÍA, Directeur du Bureau de la planification et du budget de l’Uruguay, a indiqué que, l’année dernière, son pays a mené une campagne de sensibilisation aux objectifs de développement durable « porteurs d’un avenir plus inclusif pour tous ».  À ce jour, 99,4% de la population uruguayenne a accès à l’eau potable et 99,7% des ménages, à l’électricité, ce qui est l’un des taux les plus élevés en Amérique latine.  Le Directeur a aussi précisé que moins de 10% de la population vit sous le seuil de pauvreté.  Ces indicateurs positifs résultent des mesures ambitieuses prises par le Gouvernement, dont l’adoption d’un modèle d’économie circulaire.

M. SERDAR BERDIMUHAMEDOV, Vice-Ministre des affaires étrangères du Turkménistan, a déclaré que son pays a établi un organe national de suivi de la mise en œuvre des objectifs de développement durable, chargé d’élaborer les rapports nationaux sous le contrôle du Ministère des finances et de l’économie.  Un cadre de collaboration pour la période 2016-2020 a également été mis sur pied alors que le centre d’éducation au développement durable sert de plateforme de formation et de sensibilisation au Programme 2030.  Le Turkménistan entend se soumettre à l’examen national volontaire, dès l’année prochaine, a indiqué le Vice-Ministre.

M. PUSPA RAJ KADEL, Vice-Président de la Commission nationale du plan du Népal, a rappelé que, compte tenu de son statut de pays sans littoral, montagneux et émergeant d’un conflit et d’un tremblement de terre dévastateur en 2015, le Népal a obtenu le report jusqu’en 2021 de sa sortie de la catégorie des pays les moins avancés (PMA).  Le Népal, a-t-il souligné, a toujours milité pour une transition sans heurt et viable.  La stabilité politique étant revenue, le Népal se tourne désormais vers sa prospérité économique avec sa vision « Népal prospère, Népal heureux ».  Le pays s’emploie sérieusement à mettre en œuvre le Programme 2030, comme en témoigne la création du Ministère de l’eau qui a pour objectif d’ouvrir l’accès à l’eau et à l’assainissement à 95% de la population d’ici à 2030.  Des mesures ont aussi été prises dans les domaines du logement, des modes de production et de consommation durables et de la protection des forêts, de la flore et de la faune.  Mais le pays, qui peut mobiliser la somme de 13,3 milliards de dollars par an, accuse néanmoins un déficit de 4,5 milliards pour mettre en œuvre le Programme 2030.  Les partenaires au développement ne devraient donc pas perdre de vue la situation spéciale et critique des pays les moins avancés et faire plus s’agissant de l’aide publique au développement (APD), du commerce, du transfert des technologies et du renforcement des capacités. 

M. YAMIL DANEL SANCHEZ, Vice-Ministre de l’environnement du Panama, a dit que face aux défis du développement, son gouvernement mise sur un processus d’autonomisation et d’appropriation nationale qui compte notamment sur les célébrités pour mobiliser la population.  Ce faisant, un Ministère de l’environnement a été créé en 2015 et les investissements dans le secteur de l’eau ont augmenté considérablement.  Le Gouvernement a aussi adopté une stratégie nationale de l’eau pour tous en 2015.  Un Conseil national de l’eau a été créé et pour ce qui est des écosystèmes, un projet d’un million d’hectares de reforestation a été lancé, en coopération avec le secteur privé. 

Mme JIKO FATAFEHI LUVENI, Présidente du Parlement des Fidji, a souligné que son pays s’est servi du Programme 2030 comme cadre de sa vision.  Il entend d’ailleurs se soumettre à l’examen volontaire national en 2019.  Les Fidji font des progrès substantiels, a affirmé la Présidente, en prévenant tout de même que l’ambition des pays comme le sien exige des financements qui ne peuvent être mobilisés uniquement par les ressources domestiques et les prêts concessionnels.  Nous devons, a-t-elle dit, pouvoir compter sur le secteur privé et c’est la raison pour laquelle les Fidji viennent de lancer leurs toutes premières obligations vertes.  Mais le réchauffement de la planète continue de menacer les pays comme les Fidji qui vivent des chocs climatiques et océaniques susceptibles de balayer tous les progrès en matière de développement durable.  Il nous faut, a plaidé la Présidente, des mesures novatrices pour le financement, le transfert des technologies et les partenariats.  Les Parlements ont besoin de bonnes données pour prendre des décisions informées.  Les Fidji saluent donc l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Union interparlementaire, a dit la Présidente qui a retenu des examens volontaires que des progrès sont faits, qu’il faut beaucoup plus et que l’on risque de perdre la bataille des objectifs de développement durable si l’on ne place les femmes et les jeunes au cœur des efforts. 

M. ANDREY CHIBIS, Vice-Ministre de la construction, du logement et de l’équipement de la Fédération de Russie, a déclaré que Moscou est un important acteur du développement mondial.  La Fédération de Russie consacre 1,2 milliard de dollars d’aide affectée non seulement aux pays en développement mais aussi aux agences des Nations Unies.  La Fédération de Russie est aussi un partenaire technique dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’agriculture, a ajouté M. Chibis.  Le pays contribue à la lutte contre le terrorisme au niveau international et, au plan national, il met en œuvre tous les objectifs de développement durable, dont l’objectif 11 sur les villes et communautés durables.  Un million de Russes sont ainsi devenus propriétaires depuis 2015.  Un projet de rénovation de plus de 120 000 immeubles a été lancé et le réseau d’accès à l’eau est trois fois plus long que la distance entre la terre et la lune.  L’accès à l’eau et l’exploitation des ressources en eau se font grâce à un partenariat public-privé et au recours aux technologies.  Le Ministre a déclaré que la dernière coupe du monde de football a été l’occasion de rénover les 11 villes qui ont accueilli les 64 rencontres.

M. AUGUSTUS J. FLOMO, Vice-Ministre de l’économie du Libéria, a indiqué que son pays a adopté un programme en faveur des pauvres, lequel entend impliquer les ressortissants libériens, qu’ils vivent au pays ou pas.  Ces cinq prochaines années, le programme entend fournir des services de base et de meilleures opportunités aux Libériens.  L’un des objectifs à long terme est de faire du Libéria un pays à revenu intermédiaire, mais le principal objectif sera de libérer le pays des obstacles qui pourraient freiner son essor.  Le Vice-Ministre a souligné que le programme va s’appuyer sur quatre piliers: le pouvoir au peuple; la stabilité économique et la création d’emplois; le développement durable; et la gouvernance et la transparence.

M. JUAN PABLO DE LAIGLESIA, Vice-Ministre de la coopération internationale d’Espagne, a parlé des programmes de lutte contre la pauvreté des enfants mis en place et supervisés directement par le Chef du Gouvernement.  En matière d’égalité des sexes, l’Espagne, dont le Gouvernement de 17 membres compte 11 femmes ministres, entendait montrer le chemin aux autres.  Le Ministère de l’égalité a même été rétabli.  Le Ministre a appuyé la réforme du système des Nations Unies pour le développement, plaidant même pour des fonds adéquats pour faciliter cette réforme et réaffirmant le leadership de l’ONU dans les questions de développement.

M. THE PHUONG NGUYEN, Vice-Ministre du plan et des investissements du Viet Nam, a dénoncé les conflits et l’extrémisme violent qui menacent la paix et la stabilité dans le monde, pourtant les conditions essentielles du développement durable.  Le Ministre a demandé aux États de garantir la paix et la sécurité aux niveaux national et international conformément au droit international.  Il faut revenir à une situation d’équilibre et se préparer aux défis à venir, a dit le Vice-Ministre qui a parlé de la stratégie de développement de son pays, ayant en son centre la durabilité et la personne.  Soulignant le caractère indispensable des partenariats pour mettre en œuvre le Programme 2030, le Ministre a exhorté les pays développés à accroître les financements et à renforcer la coopération technique.

Déclaration du Secrétaire général

Où en sommes-nous? a demandé M. ANTÓNIO GUTERRES, Secrétaire général de l’ONU.  Il a constaté des progrès importants dans un certain nombre de régions du monde, dont la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’accès élargi à l’éducation de base ou encore l’accès amélioré à l’électricité.  Mais, a également constaté le Secrétaire général, nous sommes à la traîne ou même en train de reculer dans d’autres domaines fondamentaux pour notre engagement commun de ne laisser personne de côté. 

Pour la première fois depuis une décennie, s’est expliqué le Secrétaire général, le nombre de personnes malnutries a augmenté, principalement à cause des conflits, de la sécheresse et des catastrophes liées aux changements climatiques.  Les inégalités entre les sexes continuent de bloquer les femmes et de les priver des droits fondamentaux et des opportunités. Les investissements dans les infrastructures durables essentielles restent insuffisants.

Dans le même temps, a poursuivi le Secrétaire général, le monde fait face à des défis de plus en plus nombreux: des changements climatiques incontrôlables; un nombre croissant de conflits et d’inégalités; l’érosion des droits de l’homme; une crise humanitaire mondiale sans précédent et des poches persistantes de pauvreté et de faim.  Insistant sur le fait que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est « notre réponse collective pour une mondialisation équitable », le Secrétaire général s’est demandé: « comment intégrer l’essence du Programme dans tout ce que nous faisons? »

M. Guterres a identifié plusieurs pistes et d’abord, mobiliser le pouvoir transformateur des jeunes.  Il a annoncé le lancement, au mois de septembre, de la stratégie de l’ONU pour soutenir et engager les jeunes; l’éducation étant un instrument crucial d’autonomisation, d’égalité des sexes et d’accès à un travail décent et du changement des modes de production et de consommation voire des modes de vie.

Deuxièmement, a poursuivi le Secrétaire général, nous devons maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, la base de l’action étant l’Accord de Paris sur les changements climatiques dont le principal objectif est de limiter la hausse de la température mondiale en dessous de 2oC, et aussi près que possible de 1,5oC.  Mais, a-t-il prévenu, l’Accord de Paris ne suffit pas.  La transformation économique et sociale nécessaire pour rester bien en dessous des 2oC n’exige rien de moins qu’une révolution industrielle et énergétique.  Le Secrétaire général a donc annoncé la convocation en septembre 2019, d’un sommet sur le climat pour galvaniser une plus grande ambition climatique.

Troisièmement, a dit le Secrétaire général, nous devons débloquer le niveau des montants nécessaires pour mettre en œuvre le Programme 2030, en particulier dans les pays vulnérables.  Les pays doivent mobiliser les ressources internes, mais la communauté internationale doit faire tout son possible pour appuyer les pays dans la lutte contre les flux illicites de capitaux, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale.  Ici aussi, le Secrétaire général a annoncé la convocation d’une réunion de haut niveau sur le financement du Programme 2030, en septembre prochain.

Quatrièmement, nous devons, a estimé le Secrétaire général, exploiter les avantages des technologies de pointe pour tous, rappelant que, la semaine dernière, il a annoncé la création d’un nouveau Groupe de travail de haut niveau sur la coopération internationale sur le numérique.

Enfin, a-t-il relevé, nous devons renforcer les institutions.  Pour des sociétés pacifiques et inclusives, nous avons besoin de justice, d’efficacité, de transparence, de responsabilisation et de participation, des principes que les institutions devraient respecter pour réaliser le Programme 2030 et tous les droits humains, et renforcer la confiance sur laquelle repose la cohésion sociale.

À l’ère de la mondialisation, a conclu le Secrétaire général, on ne peut limiter le développement à un rôle de prévention des conflits.  Le développement joue également un rôle très important dans la création de sociétés résilientes et d’un monde pacifique.  Nous devons nous attaquer aux moteurs des conflits et soutenir sur le long terme les capacités et institutions nécessaires à la paix et au développement durables.

Pour M. Guterres, le multilatéralisme est le seul moyen de relever les défis complexes, interconnectés et à long terme auxquels nous sommes confrontés.  Il a jugé très encourageante la conclusion heureuse des négociations intergouvernementales sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.  Il s’est aussi réjoui de ce que les États Membres aient embrassé la réforme du système des Nations Unies pour le développement pour que « nous soyons mieux équipés pour aider les gouvernements à réaliser le Programme 2030 ».  Rendre opérationnel le système des coordonnateurs résidents est une étape essentielle, a ajouté le Secrétaire général qui a exprimé sa gratitude aux pays qui ont déjà manifesté leur volonté de contribuer au financement du système pendant la transition en 2019. 

Quittons le Forum, a souhaité le Secrétaire général, avec un nouvel engagement à travailler ensemble, à s’échanger des solutions innovantes et à se hisser à la hauteur du Programme 2030 que nous nous sommes fixé.  Montrons par des actions décisives que la transformation exigée par le Programme est bel et bien en cours, a encouragé M. Guterres.

Adoption de la Déclaration ministérielle

Pour la première fois dans l’histoire du Forum politique de haut niveau, la Déclaration ministérielle a été mise aux voix et adoptée par 164 voix pour et l’opposition des États-Unis et d’Israël.

Avant cela, les États-Unis ont présenté un amendement au paragraphe 28 visant à remplacer les mots « mutuellement bénéfique » par « internationale ».  L’amendement a été rejeté par 107 voix contre, 50 voix pour et les abstentions de la République de Moldova, de la Norvège et des Seychelles, à l’issu d’un vote demandé par l’Égypte, au nom du Groupe des 77 et de la Chine

Les États-Unis ont aussi présenté un autre amendement au même paragraphe 28 consistant à remplacer la phrase « Nous continuerons à promouvoir un système commercial multilatéral universel, fondé sur des règles, ouvert, transparent, prévisible, inclusif, non discriminatoire et équitable sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce, ainsi qu’une vraie libéralisation des échanges » par « Nous réaffirmons que le commerce peut contribuer à la promotion du développement durable et à l’élimination de la pauvreté, comme énoncé dans le Programme 2030 ».  L’amendement a été rejeté par 155 voix contre, 2 voix pour (États-Unis et Israël) et 3 abstentions (Japon, Niger et République de Corée).

Israël a demandé un vote sur le paragraphe 12 qui appelle à la suppression des « obstacles à la pleine réalisation du droit à l’autodétermination des peuples sous domination coloniale ou sous occupation étrangère, qui continuent de nuire au développement économique et social de ces peuples ainsi qu’à leur environnement ».  Le paragraphe a été maintenu par 109 voix pour, 5 voix contre (Australie, Canada, Hondurals, États-Unis et Israël) et 45 abstentions.  Israël jugeait ce paragraphe « politisé », arguant que la Déclaration doit envoyer un message « uni » car le Forum s’appelle Forum politique de haut niveau pour le développement durable et pas « Forum politique tout court ».

La Fédération de Russie a demandé un vote sur le paragraphe 16 relatif à la promotion de l’égalité des sexes, de l’autonomisation de toutes les femmes et les filles et le plein exercice de leurs droits fondamentaux.  Le Programme 2030 donnait déjà des indications claires pour permettre aux États Membres de mettre en place des mesures sur ces questions, a fait valoir la Fédération de Russie qui a regretté ne pas avoir eu le temps nécessaire pour proposer des amendements au paragraphe « de manière transparente ».  Ce paragraphe, a-t-elle reproché, utilise des termes qui ne font l’objet d’aucun consensus international.  Il aurait mérité que l’on affine les références aux abus, à l’exploitation et au harcèlement sexuels. 

Au nom de plusieurs pays, le Canada a rappelé le devoir de chaque État de garantir le respect des droits sexuels, un « impératif » pour tenir les promesses du Programme 2030.  L’égalité des sexes contribue à la réalisation du Programme et, en particulier, à assurer un monde pacifique et prospère, a plaidé le Canada.  Le paragraphe 16 a été maintenu par 133 voix pour, 11 voix contre et 10 abstentions.  La Turquie s’est dissociée de la cinquième phrase du paragraphe 23 « qui ne respecte pas le libellé agréé ». 

Reprenant la parole au nom du Groupe des 77 et de la Chine, l’Égypte a rappelé que son groupe a fait des propositions pour « assurer l’équilibre entre les trois dimensions du développement durable ».  Le Groupe, a-t-elle dit, réaffirme la nécessité de prendre en compte les particularités des pays aux situations particulières et regrette que certaines de ses propositions aient été ignorées dans la Déclaration ministérielle.  Nous l’avons soutenue, a avoué l’Égypte, pour garantir le consensus mais nous sommes déçus de voir des amendements proposés tardivement, même après que le texte ait été distribué, ce qui porte à croire que certaines délégations ont voulu faire prévaloir leurs intérêts politiques sur le Programme 2030.  L’Égypte a déploré ce vote inédit sur une Déclaration ministérielle du Forum politique de haut niveau.  

Au nom de l’Union européenne, l’Autriche a aussi regretté que la Déclaration ait été adoptée par vote « après tous les efforts consentis lors des négociations ».  Mais, s’est-elle impatientée, on ne peut pas penser à une telle Déclaration sans parler d’égalité des sexes et des droits sexuels, a-t-elle dit en revenant à l’amendement demandé par la Fédération de Russie sur le paragraphe 16.  Au sujet de l’amendement non retenu au paragraphe 12, l’Autriche a ajouté que l’on ne peut parler de développement durable sans évoquer les questions de paix et de sécurité.

Elle a regretté que les négociations aient commencé cette année avec retard, au mois de juin.  Sur le fond, l’UE aurait préféré un texte plus équilibré et qui mette en avant le lien entre tous les objectifs et cibles du Programme 2030.  La Déclaration ne parle pas assez des défis environnementaux et plusieurs questions soulevées par l’UE n’y figurent pas, a révélé l’Autriche, en citant par exemple les références à la Convention relative aux droits de l’enfant et en jugeant que les références aux changements climatiques ne sont pas assez « solides ».  

Israël s’est dissocié du paragraphe 12 et les États-Unis ont regretté d’être dans l’obligation de rejeter la Déclaration, étant donné que leurs préoccupations n’ont pas été prises en considération.  Certains pays, ont-ils déploré, ont inséré « des libellés conflictuels qui n’ont rien à voir avec le développement durable ou l’éradication de la pauvreté ».  Les délégations ou groupes qui insistent sur ces libellées devraient s’en abstenir à l’avenir, ont demandé les États-Unis en dénonçant la « politisation » de la Déclaration.  Ils se sont tout de même voulus rassurants sur leur engagement en faveur du développement, rappelant qu’ils sont le plus grand pourvoyeur d’aide publique au développement.  Nous nous sommes toujours opposés, ont rappelé les États-Unis, au concept de « droit au développement » qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté internationale.  Ils ont profité de l’occasion pour confirmer leur décision de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques et pour ajouter que le transfert des technologies doit se faire sur une base volontaire.  En outre, ont argué les États-Unis, les références au commerce international n’ont pas lieu d’être ici car il existe des instances plus appropriées pour en discuter.  Pour les États-Unis, la Déclaration ministérielle n’a aucun caractère contraignant et ne donne lieu à aucune obligation financière particulière.

La Chine a dit ne pas comprendre cette opposition puisque « les droits de tous les États ont été respectés ».  Elle a souligné que le libre-échange est un moyen inévitable pour réaliser le Programme 2030.  La mondialisation doit être placée dans le cadre d’une approche mutuellement bénéfique, « gagnant-gagnant ».  Pour la Fédération de Russie, la participation des enfants à la réalisation du Programme 2030 doit se limiter à la famille.  Cette année, a-t-elle ensuite regretté, nous avons même battu un record avec trois votes et un vote sur la Déclaration elle-même.  Comment ne pas voir l’inefficacité du Forum qui porte un coup au processus intergouvernemental.  Nous ne pouvons pas continuer sur cette voie, a conseillé la Fédération de Russie qui appelé les États Membres à créer une tendance positive car le principe du consensus doit prévaloir et non la primauté de certains intérêts sur tout.

Le Venezuela aussi a regretté le vote sur la Déclaration ministérielle.  Il en a profité pour dénoncer les mesures unilatérales contraires au droit international et aux principes de la Charte et pour exiger la fin des politiques visant à renverser des gouvernements légitimes.  Le Venezuela n’acceptera jamais que l’on scrute ses politiques et encore moins que l’on contrôle ses ressources.

Le Maroc a d’ailleurs regretté que le principe du respect de l’intégrité territoriale des États n’ait pas été inclus dans la Déclaration ministérielle.  L’Azerbaïdjan a refusé de féliciter un État qui a passé son examen national volontaire en 2017.  Le Saint-Siège a rappelé que le principe du fonctionnement du Forum politique de haut niveau, c’est le consensus.  Il a émis des réserves sur la référence au « genre » qui est basée sur la séparation biologique.  Le lieu naturel du développement de l’enfant, c’est la famille, a-t-il ajouté.

Déclaration de clôture 

La Présidente du Conseil économique et social (ECOSOC), Mme MARIE CHATARDOVÁ, a estimé que « beaucoup de choses se sont passées en huit jours ».  Nous avons discuté de nos progrès mais aussi de ce qui reste à faire.  Nous avons eu, a-t-elle rappelé, un nombre record de 46 pays qui ont présenté leur examen volontaire national et il est clair que nous n’en sommes qu’au début.  Beaucoup de pays, s’est expliquée la Présidente, continuent d’être confrontés à des obstacles énormes mais il est encourageant que de nombreux plans et politiques tiennent compte de plus en plus du souci de ne « laisser personne de côté ».  Mais, a reconnu la Présidente, il nous manque toujours des données pour mieux comprendre qui sont les pauvres et qui sont les plus vulnérables et ce qui les empêche d’aller de l’avant.  Nous avons discuté, a souligné la Présidente, des moyens de renforcer les capacités statistiques pour produire des données de haute qualité, actualisées, fiables et ventilées.  Il faudra pour ce faire beaucoup de travail et de ressources, a-t-elle prévenu.  De nombreux pays font également face à des défis difficiles liés aux catastrophes naturelles provoquées par les changements climatiques. 

Nous avons fait beaucoup de recommandations pour créer un « fonds bleu » et appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’une gestion transfrontalière de l’eau, pour tripler les investissements dans les énergies propres et renouvelables; pour renforcer la coordination et les partenariats entre les nivaux locaux et régionaux; pour multiplier les projets pilotes sur les modes de production et de consommation durables; pour capturer la véritable valeur des écosystèmes et de la biodiversité; et pour démocratiser les nouvelles technologies, tout en faisant des efforts concertés pour protéger les plus vulnérables.

On nous a rappelé, a retenu la Présidente, la contribution formidable des grands groupes et des autres parties prenantes à la mise en œuvre du Programme 2030.  Mais le Forum est bien plus que les heures que nous avons passées ici.  Il a aussi donné lieu à des manifestations vibrantes comme le Forum des gouvernements locaux et régionaux, celui du monde des affaires et le Partenariat des échanges.  On a vu un nombre record de manifestations parallèles, des expositions et même un festival du film.  On a vu, s’est encore réjouie la Présidente, des réunions bilatérales inédites et une multitude de liens forgés entre les participants qui nous aideront à continuer d’apprendre et à nous aider les uns les autres.

Nous avons aussi vu, a poursuivi la Présidente, le tout premier Laboratoire des examens volontaires nationaux.  Nous ne pouvons gaspiller l’élan des discussions riches et orientées vers l’action que nous avons eues ici.  Passons à la mise en œuvre des recommandations que nous avons faites, prenons des engagements encore plus forts et essayons de vulgariser les pratiques exemplaires.  Nous devons prendre des mesures décisives entre maintenant et septembre 2019, quand le Forum de haut niveau se réunira, sous les auspices de l’Assemblée générale, pour passer en revue la mise en œuvre de l’ensemble du Programme 2030, a conclu la Présidente.

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