Le Comité des ONG recommande le statut consultatif spécial pour 35 entités dont la Suisse « Organisation Aide et Action Internationale »et reporte sa décision sur 46 dossiers

ECOSOC/6922-ONG/874
25 mai 2018
Reprise de la session 2018, 25e & 26e séances – matin & après-midi

Le Comité des ONG recommande le statut consultatif spécial pour 35 entités dont la Suisse « Organisation Aide et Action Internationale »et reporte sa décision sur 46 dossiers

Le Comité des ONG a terminé aujourd’hui la première semaine de ses travaux, en recommandant au Conseil économique et social (ECOSOC) d’octroyer le statut consultatif spécial à 35 ONG.  Il a reporté sa décision sur 46 dossiers dont celui de l’ONG sud-coréenne « Citizens’ Alliance for North Korean Human Rights. »

Récompensée par un statut consultatif spécial à l’instar de 34 autres ONG, la Suisse « Organisation Aide et Action Internationale » est présente dans 19 pays du monde où elle comptabilise 78 projets dans le domaine de l’éducation, touchant 1,5 million de bénéficiaires.  L’ONG a pour objectif principal d’aider les communautés marginalisées à prendre le contrôle de leur destin grâce à l’éducation.  Elle défend le droit fondamental à « l’Éducation pour Tous », en particulier pour les pauvres et les plus vulnérables, et a collecté en 2016, la somme de 17 millions d’euros dont 79% sont allés aux projets.

Plusieurs autres ONG des droits de l’homme sud-coréennes ont vu par contre leur demande bloquée provisoirement, en particulier celles qui travaillent sur la République populaire démocratique de Corée (RPDC).  Pourquoi « Citizens' Alliance for North Korean Human Rights » ne se rend-elle pas en RPDC pour obtenir des informations de première main au lieu de se contenter de ce que lui racontent les déserteurs? a demandé la Chine.  « Database Center for North Korean Human Rights- NKDB » a été priée par l’Iran d’expliquer pourquoi 50% de son budget est consacré à l’administration.  « Dream Touch for All », toujours de la République de Corée, a été invitée par le Venezuela à actualiser ses états financiers. 

L’Iran a voulu connaître la contribution de « International Child Rights Center », tout aussi sud-coréenne, à la table ronde régionale sur la lutte contre la violence à l’égard des enfants.  Le Burundi a voulu savoir si « Solidarity for Peace and Reunification of Korea » pense inclure dans ses rangs des « membres de l’autre partie » pour qu’il y ait une vraie réunification en Corée.

Le Comité des ONG peut recommander trois statuts consultatifs auprès de l’ECOSOC.  Le statut consultatif général est réservé aux grandes ONG internationales, dont les domaines d’action et de travail couvrent la majorité des points contenus dans l’ordre du jour de l’ECOSOC et de ses organes subsidiaires.  Ces ONG sont autorisées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour.

Les ONG qui travaillent dans un domaine spécifique peuvent, elles, recevoir le statut consultatif spécial et soumettre des communications écrites et des pétitions.  La Liste est réservée aux ONG qui ne rentrent dans aucune de ces deux catégories et qui ont plutôt tendance à travailler d’une manière plus technique et/ou restreinte.  Elles ne peuvent soumettre au Conseil économique et social que des communications écrites.

Le Comité chargé des ONG poursuivra ses travaux, mardi 29 mai, à partir de 10 heures.

Demandes d’admission au statut consultatif ou de reclassement dont le Comité a décidé de reporter l’examen lors de sessions antérieures

Octroi du statut consultatif spécial

  1. The Small Earth Nepal (Népal)
  2. Vishnu Dayal Shiksha Samiti (Inde)
  3. Chin Human Rights Organization (Canada)
  4. European Organisation for Rare Diseases- EURORDIS (France)
  5. Faithful Covenant Foundation (États-Unis)
  6. Friends of Angola (États-Unis)
  7. Global Dialogue Foundation Australia Limited (Australie)
  8. Global Forum for Media Development (Belgique)
  9. Global Network of Sex Work Projects Limited (Royaume-Uni)
  10. Global Utmaning (Suède)
  11. Hamkkehaneun Sarangbat Corporation (République de Corée)
  12. Humanitarian OpenStreetMap Team United States Incorporated (États-Unis)
  13. Insamlingsstiftelsen Kvinna till Kvinna (Suède)
  14. International Association of Professionals in Humanitarian Assistance and Protection (Belgique)
  15. Jeunesse Étudiante Tamoule (France)
  16. NIGH World (Canada)
  17. Nepperhan Community Center, Inc. (États-Unis)
  18. Nonprofit Partnership « Strategic Partnership with the Islamic World » (Fédération de Russie)
  19. Organisation Aide Et Action International (Suisse)
  20. Operation HOPE Inc (États-Unis)
  21. Organisation Internationale pour l’Avancement politique des Africaines- L’OIAPA (Canada)
  22. Otro Tiempo México, Asociación Civil (Mexique)
  23. Perkins School for the Blind (États-Unis)
  24. Presbyterian Women in the Presbyterian Church (U.S.A.), Inc. (États-Unis)
  25. Recreation Vehicle Industry Association, Inc. (États-Unis)
  26. Right Livelihood Award Foundation (Suède)
  27. Society for Nutrition Education and Behavior (États-Unis)
  28. The Chittagong Hill Tracts (CHT) Foundation Inc. (États-Unis)
  29. The Dame Jane Foundation (Nouvelle-Zélande)
  30. The Denis & Lenora Foretia Foundation Inc (États-Unis)
  31. Reprieve (Royaume-Uni)
  32. 28. Jun (Canada)
  33. The Simons Foundation (Canada)
  34. The Task Force for Global Health Inc. (États-Unis)
  35. Word of Life International, Inc. (États-Unis)

Report de la décision dans l’attente des réponses aux questions posées par le Comité

 Le Venezuela a prié Transnational Anti-Organized Crime Intelligence Group Inc.- TAOC-IG (Philippines) de fournir des états financiers actualisés.  Pourquoi l’ONG affirme sur son site Internet qu’elle a le statut consultatif spécial?  La Fédération de Russie a voulu connaître le détail des protocoles d’accord que l’ONG dit avoir signés avec des agences gouvernementales.  De quelles agences s’agit-il?  L’Iran a exigé que West Papua Interest Association (Indonésie) présente au Comité des certificats d’enregistrement valables auprès des autorités nationales.  Qui a financé la participation de l’ONG aux réunions de l’Instance permanente sur les questions autochtones entre 2014 et 2017?  Qui a invité l’ONG? s’est interrogée, à son tour, l’Afrique du Sud.  Le Nigéria a demandé des éclaircissements à Women Information Network (Nigeria).  Pourquoi l’ONG considère-t-elle le Consulat des États-Unis à Lagos comme une ONG internationale?

L’Inde a demandé à Wynad Social Service Society (Inde) comment elle a dépensé l’argent de « Save Family Plan ».  Elle a aussi demandé à Arab-European Center of Human Rights and International Law- AECHRIL (Norvège) qui sont ses membres qui viennent du secteur privé.  L’Iran a voulu savoir si l’Association canadienne pour le droit et la vérité (Canada) est internationale ou nationale.  Comment fait-elle pour valider ses rapports?

Bahrain Center for Human Rights (Danemark) devra donner à Cuba des précisions sur l’origine et l’utilisation de l’argent donné par ses deux bailleurs de fonds.  Cercle Martin Buber (Suisse) a été priée par la Turquie de fournir une liste complète de ses partenaires nationaux et internationaux.  Pourquoi Citizens' Alliance for North Korean Human Rights (République de Corée) ne se rend pas en République populaire démocratique de Corée pour obtenir des informations de première main?  Pourquoi se contente-t-elle de ce que lui disent les déserteurs? a demandé la Chine

Le Congrès mondial Amazigh– CMA (France) devra expliquer au Burundi comment elle fait respecter les droits politiques, économiques, sociaux, culturels et civilisationnels des Amazighs.  Database Center for North Korean Human Rights- NKDB (République de Corée) est priée d’expliquer à l’Iran pourquoi 50% de son budget est consacré à l’administration.  Cinquante pour cent: c’est beaucoup d’argent.  Comment fonctionne cette ONG?  Le Dream Touch for All (République de Corée) devra actualiser les états financiers à la demande du Venezuela

Drug Reform Coordination Network Inc. (États-Unis) a été invitée par Cuba à dire ce qu’elle attend de la Conférence de haut niveau de la Commission des stupéfiants en 2019.  European Grassroots Antiracist Movement- EGAM (France) devra expliquer à la Turquie la formation qu’elle dispense en ligne sur la lutte contre le racisme.  De quelle manière Electronic Frontier Foundation, Inc. (États-Unis) effectue le contrôle des surveillances illégales? s’est renseignée la Chine.

Qui a participé aux événements organisés par Euro-Mediterranean Human Rights Network (Danemark) depuis janvier? a demandé le Nicaragua.  Quelles sont les initiatives des Nations Unies auxquelles a participé Federal Bar Association (États-Unis)? a voulu savoir la ChineFederal Lezghin National and Cultural Autonomy (Fédération de Russie) devra répondre à l’Azerbaïdjan qui a constaté, dans le dossier de l’ONG, des informations totalement fausses et erronées sur les droits des Lezghin.  C’est très dangereux d’appeler à la guerre entre les Lezghin et les Azerbaïdjanais, a tonné l’Azerbaïdjan. 

Le Pakistan a demandé à Gulf Centre for Human Rights Limited- GCHR (Irlande) l’identité réelle de l’organisation « OSF » qui a contribué à son financement en 2016.  L’Iran a voulu connaître la contribution de l’International Child Rights Center (République de Corée) à la table ronde régionale sur la lutte contre la violence à l’égard des enfants.  La Mauritanie a demandé à Jerusalem Institute of Justice (Israël) la forme de sa participation aux travaux du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Le Nicaragua a demandé la liste des projets de Kaleidoscope Human Rights Foundation Ltd. (Australie) après 2016.  La Chine a voulu que Lawyers for Justice in Libya (Royaume-Uni) lui explique les progrès auxquels elle a contribué dans le domaine des droits des femmes.  Le Soudan a constaté des contradictions dans la liste des pays et des projets de Legal Action Worldwide (Suisse).  Mangfoldhuset (Norvège) devra donner la liste complète de ses partenaires et des activités menées avec eux à l’Azerbaïdjan

L’Iran a demandé à Namati Inc (États-Unis) comment elle gère son déficit budgétaire.  La prévention fait-elle partie du travail de la Norsk organisasjon for reform av marihuanalovgivningen (Norvège)? a voulu savoir Cuba.  La même délégation a voulu que Peace Development Fund (États-Unis) clarifie la situation de ses membres: on connaît leur nombre mais on ignore qui ils sont.

Que fait Peace Islands Institute Inc (États-Unis) cette année? a demandé l’Azerbaïdjan.  Le Nicaragua a voulu savoir si Reproductive Health Matters (Royaume-Uni) a déjà travaillé avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).  Quand est-ce que Salam for Democracy and Human Rights (Royaume-Uni) élargira sa zone de travail en Amérique latine? a demandé le Nicaragua.

La même délégation a réclamé la liste des organisations internationales qui coopèrent et financent Sex & Samfund (Danemark). Travaille-t-elle à la sensibilisation aux droits des « LGBT » et à l'autonomisation des jeunes?  Peut-on en savoir plus sur les projets et les partenaires locaux avec lesquels elle travaille? s’est demandé l’Uruguay.  Le Burundi a voulu savoir de Solidarity for Peace and Reunification of Korea (République de Corée) si elle pense inclure dans ses rangs des « membres de l’autre partie » pour qu’il y ait une vraie réunification.  Avec qui Stichting CHOICE for Youth and Sexuality (Pays-Bas) travaille? a demandé le Nicaragua.

D’où viennent les fonds de Stichting Mama Cash (Pays-Bas)? a voulu savoir la Fédération de Russie.  Qu’a fait Stichting Pro Papua (Pays-Bas) depuis 2015?  Peut avoir des détails sur les activités actuelles et futures? a demandé l’Inde.

Cuba a voulu savoir si The First Community Christian Pentecostal Church of God, Inc. (États-Unis) était une organisation nationale ou internationale.  L’Inde a souhaité davantage d’informations sur la nature des liens entre The International Center for Supporting Rights and Freedoms (Suisse) avec ses partenaires: simple coopération technique ou assistance financière.  Les résultats de la dernière mission de l’ONG dans le sud du Maroc sont-ils bénéfiques pour le Comité?  Peuvent-ils être divulgués?  Quels sont les projets et les partenaires de Trocaire (Irlande) au Nicaragua, a demandé le Nicaragua

L’Inde a voulu des éclaircissements sur les modalités d‘adhésion à United Sikhs (États-Unis): qui sont les membres et les associations affiliées?  Peut avoir la liste des activités connexes?  Le Pakistan a demandé si White Ribbon Alliance for Safe Motherhood, Inc. (États-Unis) peut développer des activités sur le sol pakistanais.  L’Azerbaïdjan a voulu comprendre l’écart entre les projets ambitieux du Civil Society Support Center NGO- SEG (Arménie) et ses moyens financiers. 

La Chine a demandé si « İqtisadi və Sosial İnkişaf Mərkəzi » ictimai birliyi (Azerbaïdjan) pouvait citer les pays voisins de l’Azerbaïdjan dans lesquels elle travaille.  Quels sont les progrès réalisés par l’Association Concerning Sexual Violence against Women (Chine) en matière de sensibilisation? a demandé le Burundi.

Dialogue avec les ONG

Le Nicaragua a demandé à Gulf Centre for Human Rights Limited- GCHR (Irlande) d’expliquer ses objectifs.  L’ONG a répondu que son travail consiste à améliorer la situation des défenseurs des droits de l’homme, en collaboration avec les mécanismes des Nations Unies, dont les rapporteurs spéciaux, et d’autres institutions.  Quelle est la nature de vos liens avec vos partenaires? a demandé le Pakistan.  Nous avons trois partenaires au Canada et en Afrique du Sud, a répondu l’ONG.  La Chine a voulu des explications sur le rôle du Conseil consultatif de l’ONG.  Est-il chargé de tout ce qui est politique?  Non, il est chargé des opérations, a répondu l’ONG.  Cuba a voulu en savoir plus sur la manière dont l’ONG utilise ses fonds.  Le Soudan s’est demandé comment veiller à ce que les projets de l’ONG bénéficient vraiment aux récipiendaires et non aux membres de l’organisation.  La Fédération de Russie a voulu des précisions sur les bailleurs de fonds de The Andrey Rylkov Foundation for Health and Social Justice (Fédération de Russie).  On ne sait pas qui ils sont? L’ONG a dit que le bailleur de fonds est une organisation néerlandaise. 

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