Le Comité des ONG recommande le statut consultatif général pour l’organisation iranienne « Imam Ami’s Popular Students Relief Society »

ECOSOC/6921-ONG/873
24 mai 2018
Reprise de la session 2018, 23e & 24e séances – matin & après-midi

Le Comité des ONG recommande le statut consultatif général pour l’organisation iranienne « Imam Ami’s Popular Students Relief Society »

Le Comité chargé des ONG a recommandé aujourd’hui le statut consultatif général auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) pour l’organisation iranienne « Imam Ali’s Popular Students Relief Society » et le statut consultatif spécial pour 16 ONG.  Le Comité a reporté sa décision sur 41 autres dossiers.

 Avec ce nouveau statut, réservé aux grandes ONG internationales, dont les domaines d’action et de travail couvrent la majorité des questions couvertes par l’ECOSOC et de ses organes subsidiaires, « Imam Ali’s Popular Students Relief Society » sera autorisée à soumettre des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour de l’ECOSOC.  Détentrice du statut consultatif spécial depuis 2010, l’ONG explique que ces dernières années, elle a élargi son aire géographique et commencé à s’attaquer à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

En revanche, les ONG qui se consacrent à la condition de la femme ont été appelées à la patience quant à l’obtention de leur statut consultatif spécial.  La Mauritanienne « SOS Urgence » a été priée de dire si elle ne travaille que pour la promotion de la femme.  L’Égyptienne « The Woman Foundation » doit encore expliquer comment elle compte s’y prendre pour régler ses problèmes budgétaires.  Une autre ONG mauritanienne « Attawassoul pour la Santé, la Femme et l'Enfant » doit préciser les maladies qu’elle dit soigner avec ou sans l’aide du Ministère de la santé. 

La Nicaraguayenne « Associación Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora » a été priée de dire si elle reçoit de l’argent de ses partenaires.  La Sud-Africaine « Coalition of African Lesbians- CAL doit préciser dans quels pays elle travaille et ce qu’elle y fait exactement.   

Le statut consultatif spécial que demandent ces ONG leur permettrait d’être reconnues comme travaillant dans un domaine spécifique lié aux questions couvertes par l’ECOSOC.  Elles seraient alors habilitées à soumettre des communications écrites et des pétitions.  Le dernier des statuts est la Liste qui est accordé aux ONG qui ont plutôt tendance à travailler d’une manière plus technique et/ou restreinte.  Elles ne peuvent soumettre à l’ECOSOC que des communications écrites.

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux demain, vendredi 25 mai, à partir de 10 heures.

Nouvelles et anciennes demandes d’admission au statut consultatif ou de reclassement

Octroi du statut consultatif général

  1. Imam Ali’s Popular Students Relief Society (Iran)

Octroi du statut consultatif spécial

  1. Womens Home & Overseas Missionary Society (États-Unis)
  2. ASPAM Foundation (Inde)
  3. Al-Anwar Al Najafia Foundation for Culture and Development (Iraq)
  4. Centre for Gender Justice and Women Empowerment (Cameroun)
  5. Community Initiatives for Development in Pakistan- CIDP (Pakistan)
  6. Healthier Hearts Foundation (Inde)
  7. Hope Ek ASHA (Inde)
  8. International Public Foundation "Roza Otunbayeva Initiative" (Kirghizistan)
  9. Iraqi Al-Amal Association (Iraq)
  10. Markengee Home for Orphans and widows (Nigéria)
  11. Professional Evaluation & Certification Board – Educational & Welfare Society- PECB (Inde)
  12. Pacific Islands Association of Non-Governmental Organisations (Fidji)
  13. Patiala Foundation (Inde)
  14. Savera Society for Human Initiatives (Inde)
  15. Sierra Leone Campus Civitan International (Sierra Leone)
  16. Caritas in Veritate International USA (États-Unis)

Demande de fusion

Le Comité a pris note de la fusion de Ship and Ocean Foundation (Japon) et de Sasakawa Peace Foundation (États-Unis) pour former la Sasakawa Peace Foundation.  

Report de la décision dans l’attente de réponse aux questions posées par le Comité

Quel est le lien entre l’Institute of Noahide Code (États-Unis) et National Endowment for Democracy?  Qui des deux assure le budget de l’Institute of Noahide Code? a voulu savoir Cuba qui a aussi demandé à l’International Transport Workers’ Federation (Royaume-Uni) des informations supplémentaires sur son « initiative Alliance 8.7. »  Que fait l’ONG pour la réalisation des objectifs de développement durable liés à l’énergie durable, à l’emploi décent et à la lutte contre les changements climatiques?  Cette ONG a-t-elle le statut de la « Liste », accordé aux ONG qui ont plutôt tendance à travailler d’une manière plus technique et/ou restreinte?  La Chine a prié Women in International Security- WIIS (États-Unis) d’utiliser le nom officiel de Taïwan.

L’Inde a demandé à Aryab Hatt Seva Sansthan (Inde) des données pertinentes sur le projet des toilettes publiques.  Le site Internet d’Akhil Bharatiya Human Rights Organisation (Inde) ne fonctionne pas.  En attendant de le changer, peut-on avoir des brochures sur les activités? s’est impatienté le Pakistan.  Quelles sont les activités menées en Afrique du Sud?  Qui sont les 70 pays concernés par les projets d’Al-Imdaad Trust (Afrique du Sud)? a interrogé l’Afrique du Sud.

Le Venezuela a demandé si Al-Shafa’a Humanitarian Organization (Iraq) était réellement enregistré en Iraq.  Son dernier certificat d’enregistrement remonte à 2008.  Ambedkar Center for Justice and Peace (Inde) devra donner à l’Inde, qui attend, la liste de ses nouveaux projets et ses derniers bilans financiers.  L’esclavage n’existe pas en Mauritanie.  Dans quelles régions du pays l’ONG Anciens esclaves nouveaux citoyens (Mauritanie) a-t-elle vu la pratique de l’esclavage? a interrogé la Mauritanie.

Qui sont les partenaires d’Associación Red de Mujeres Afrolatinoamericanas, Afrocaribeñas y de la Diáspora (Nicaragua)?  Reçoit-elle de l’argent de ses partenaires? a demandé le Nicaragua.  Pourquoi l’Association du développement communautaire en Mauritanie (Mauritanie) s’occupe de développement, de santé et des droits de l’homme, tout en se plaignant d’un petit budget? a voulu comprendre la Mauritanie.  La même délégation a exigé de l’Association mauritanienne d’appui aux nécessiteux (Mauritanie) des explications sur ses dépenses administratives dépassant les 30% réglementaires.

L’Association pour la Diffusion des Droits Humains aux Peuples Autochtones- Humanitarian Law Agency (Cameroun) devra dire à Cuba qui lui fournit 75% de son financement.  Le Nicaragua a demandé à Citizen Association H.E.R.A. Health Education and Research Association (ex-République yougoslave de Macédoine) des exemples de ses récents travaux.  La Mauritanie s’est dite troublée par la situation financière du Club des Amis de la moughataa de Moudjeria (Mauritanie): 304 dollars de revenus et 166 dollars de dépenses.

Quels sont les 19 pays dans lesquels la Coalition of African Lesbians- CAL (Afrique du Sud) travaille? a demandé l’Afrique du Sud.  Que fait-elle dans ces pays?  Pourquoi la Coordination Waï (Éveil) relative à l’unité nationale et la lutte contre l'esclavage (Mauritanie) continue de s’intéresser à la peine de mort? a interrogé la Mauritanie.  Peut-on avoir des précisions sur le programme de formation et ses résultats? a demandé l’Azerbaïdjan à propos de Danjuma Atta Eye Foundation (Nigéria).

Engineering Association for Development and Environment (Iraq) est-elle autorisée à travailler dans d’autres pays? a questionné la Turquie.  Quels sont les projets de protection de la famille que mène Family Policy Institute (Afrique du Sud)? a voulu savoir l’Afrique du Sud.  Qui sont les bailleurs de fonds de la Global Interfaith WASH Alliance India (Inde): des gouvernements ou le secteur privé? a demandé la Chine.

Où se trouvent les centres de formation de Goringhaicona Khoi Khoin Indeginious Traditional Council (Afrique du Sud)?  Le Programme linguistique continue-t-il? a demandé l’Afrique du Sud.  Peut-on avoir plus d’informations sur le programme en faveur des jeunes de Gulshan-e-John (Pakistan)? s’est renseigné le Pakistan.  Le même délégué a voulu qu’Individual Land Trust (Pakistan) donne la liste de ses dirigeants et de leur mode de désignation. 

International Youth Council- Yemen Chapter- IYCY (Yémen) affirme être affiliée au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).  Comment cela se fait-il? a voulu comprendre la  Chine.  L’ONG peut-elle revoir son état financier? a conseillé Cuba.

Quelles sont les activités à l’étranger de la Jamia Islamiya Umar Faruk Charitable Trust Solapur (Inde)? a demandé l’Inde.  Dans quel pays est enregistré Kurdistan Institute for Human Rights (Iraq)? a voulu savoir le Venezuela.  Quelles étaient les activités du Legal Advice Centre (Kenya) en 2017? s’est renseigné le Burundi.

La Ligue Mauritanienne pour l’appui aux initiatives associatives (Mauritanie) reçoit-elle des contributions financières autres que celles de ses membres? a interrogé la Mauritanie.  Peut-on avoir les noms des gouvernements et des autres partenaires du Lion Damien Club (Afrique du Sud)? s’est inquiétée l’Afrique du Sud.  L’Organisation Attawassoul pour la Santé, la Femme et l'Enfant (Mauritanie) travaille-t-elle avec le Ministère de la santé?  Quelles maladies soigne-t-elle? a voulu savoir la Mauritanie

Le Pakistan a voulu que Pak Special Persons Welfare Society (Pakistan) mette à jour les informations sur le projet de « complexe de pointe ».  D’où vient le financement?  L’Inde a demandé si les financements internationaux de People's Cultural Centre (Inde) sont liés à des projets spécifiques.  Regional Centre for International Development Cooperation Limited (By Guarantee) (Ouganda) a été priée par le Burundi de partager les résultats de ses recherches sur le développement social.

Qui sont les membres du secteur privé qui ont financé le SOS EXCLUS pour la protection et l'épanouissement de la famille, de l'enfant et des personnes vulnérables (Mauritanie)? a voulu savoir la Mauritanie, « pour plus de transparence ».  SOS Urgence (Mauritanie) travaille-t-elle uniquement à la promotion de la femme? a aussi demandé la Mauritanie.  L’Inde a demandé que Social Services Trust (Inde) explique les tenants et les aboutissants de l’activité intitulée « promotion, sensibilisation et lobbying ».

Quels sont les projets en 2018 de l’« Organisation tunisienne de développement social (Tunisie)? a demandé le Nicaragua.  L’Inde a voulu savoir si Swadhikar (Inde) a atteint son objectif dans le domaine de gestion des catastrophes.  Peut-on avoir plus de détails?  Que compte faire The Woman Foundation (Égypte) pour régler son problème budgétaire? a demandé le Burundi.  Cuba a demandé un état financier actualisé.

Dialogue avec les ONG

Les États-Unis ont demandé à World Historic and Cultural Canal Cities Cooperation Organization (Chine) dans quels domaines elle prévoit son extension à l’étranger.  L’ONG a répondu que New York est une ville de canaux, elle souhaite établir des relations avec les autorités new-yorkaises.  Cette coopération, a-t-elle dit, nous aidera à préparer le Sommet mondial des villes à canaux en 2019.  Qui contribue à votre financement? ont poursuivi les États-Unis.  L’ONG a indiqué ses fonds proviennent d’une entreprise privée.

La Turquie a demandé à Engineering Association for Development and Environment (Iraq) le nom des organes des Nations Unies avec lesquels elle travaille.  L’ONG a cité le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) qui finance deux projets à Mossoul.  Nous avons aussi travaillé avec le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS) dans un projet de distribution.  Deux autres associations privées danoises nous aident aussi.

L’Iran a voulu savoir si la World Association for Sexual Health (Royaume-Uni) a des activités au Moyen-Orient.  Si oui qui les financent?  L’ONG a dit avoir travaillé avec l’UNESCO à l’élaboration d’un guide pour les jeunes.  Avec l’OMS, elle a travaillé à la classification internationale des maladies.  Au Liban et en Égypte, a expliqué l’ONG, nos membres sont des associations médicales travaillant en particulier dans le domaine de la santé sexuelle.  Ces associations sont autofinancées, a précisé l’ONG qui dit opérer sans financement extérieur.

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