Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 20 décembre 2018

Dbf/181220
20 décembre 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 20 décembre 2018

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Sri Lanka

Le Secrétaire général se félicite du règlement de la crise politique à Sri Lanka par des moyens pacifiques et constitutionnels et salue la résilience des institutions démocratiques du pays.

Il appelle tous les acteurs politiques à saisir l’opportunité que présente la nomination du nouveau cabinet pour résoudre les différends politiques en cours, dans le même esprit de respect pour la démocratie et dans l’intérêt du peuple sri-lankais. 

Nominations

Aujourd’hui, le Secrétaire général a nommé Mme Karen Smith, de l’Afrique du Sud, au poste de Conseillère spéciale pour la responsabilité de protéger.  Elle succédera à M. Ivan Šimonović, de la Croatie, que le Secrétaire général remercie sincèrement.

Mme Smith travaillera sous la direction de M. Adama Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.

Mme Smith est actuellement Maître de conférences en relations internationales à l’Institut d’histoire de l’Université de Leiden, aux Pays-Bas. 

Le Secrétaire général a également nommé Mme Maria-Francesco Spatolisano, de l’Italie, au poste de Sous-Secrétaire générale à la coordination des politiques et aux affaires interorganisations au Département des affaires économiques et sociales.  Elle succèdera à M. Thomas Grass, de la Suisse, que le Secrétaire général remercie pour son engagement et ses services dévoués à l’Organisation.

Mme Spatolisano a 33 ans d’expérience dans la fonction publique, où elle a occupé des fonctions de haut niveau dans les affaires multilatérales. 

Syrie

Dans son dernier exposé au Conseil de sécurité en tant qu’Envoyé spécial pour la Syrie, M. Staffan de Mistura a déclaré que l’accord visant à faire cesser les combats à Edleb était respecté jusqu’à présent.  Mais, il a ajouté qu’il n’y avait jamais eu de cessez-le-feu à l’échelle nationale ou de mesures de renforcement de la confiance conformément à la résolution 2254.

L’Envoyé spécial a aussi déclaré que, depuis Sotchi, il avait entrepris un marathon de consultations pour permettre la création d’un comité constitutionnel crédible, équilibré, dirigé par et pour les Syriens.  Il a expliqué que, ces dernières semaines, la diplomatie s’était intensifiée au-delà du Secrétariat de l’ONU, et il a détaillé les développements récents qui, a-t-il dit, le laissent penser qu’il y a eu de véritables progrès.  Il a ajouté cependant, qu’il fallait aller plus loin pour établir une liste de noms pour le comité constitutionnel.

M. de Mistura a souhaité un plein succès dans ses activités vitales à son successeur, M. Geir Pedersen.  Il a terminé son exposé en serrant la main de tous les membres du Conseil de sécurité et les a remerciés de leur soutien au fil des ans.

Syrie – situation humanitaire

L’ONU reste préoccupée par les hostilités en cours dans le sud de la province d’Edleb, en Syrie, sur la base d’informations faisant état de victimes civiles et de dommages causés aux infrastructures civiles.

Entre la fin novembre et le 12 décembre, plus de 18 500 femmes, enfants et hommes auraient été déplacés, la grande majorité d’entre eux à l’intérieur de la province d’Edleb.  Les premiers produits alimentaires et non alimentaires ont été fournis par les partenaires humanitaires locaux.

Ces nouveaux déplacements de personnes viennent s’ajouter aux plus d’un million de femmes, d’enfants et d’hommes menacés par un déplacement de longue durée dans la province, dont un grand nombre ont été déplacés à plusieurs reprises.

L’ONU continue d’exhorter toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme.

Libye

Un nouveau rapport des Nations Unies souligne que les migrants et les réfugiés sont soumis à des horreurs inimaginables dès leur entrée en Libye, pendant leur séjour dans ce pays, et alors qu’ils tentent de traverser la mer Méditerranée.

Le rapport conjoint de la Mission des Nations Unies en Libye (MANUL) et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme détaille les violations –homicides illicites, torture, viols en réunion et esclavage- perpétrées par des représentants de l’État, des groupes armés, des passeurs et des trafiquants.

Le rapport indique que la Libye ne peut être considérée comme un lieu sûr après un sauvetage ou une interception en mer.  Il note également que les politiques de l’Union européenne et de ses États membres visant à limiter la capacité des migrants et des réfugiés à atteindre l’Europe ont contribué à piéger des milliers de personnes désespérées en Libye.

Cameroun

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que les besoins avaient crû régulièrement dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest du Cameroun cette année, l’insécurité ayant entraîné le déplacement de près de 440 000 personnes à l’intérieur du pays.

Les travailleurs humanitaires intensifient leur réponse mais sont limités par le manque de financement.  Le mois dernier, seuls 35% des 15,2 millions de dollars nécessaires pour la crise dans le sud-ouest et le nord-ouest avaient été fournis.  À ce jour, seulement 39% du plan d’action humanitaire 2018 pour le Cameroun, estimé à 318 millions de dollars, ont été financés, ce qui en fait l’une des urgences humanitaires les moins financées.

République démocratique du Congo

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé, aujourd’hui, avoir touché cinq millions de personnes en République démocratique du Congo (RDC) cette année, soit le double du nombre de personnes par rapport à l’année dernière.

Le PAM a considérablement étendu ses opérations dans le pays en raison de la violence et des déplacements de population croissants, des mauvaises récoltes et de la pauvreté endémique.  L’agence des Nations Unies a intensifié ses interventions dans les provinces orientales de l’Ituri, du Tanganyika et du Nord et du Sud-Kivu, où les conflits qui éclatent ont contraint bien plus encore de personnes à fuir leur domicile.

Une assistance a été fournie sous forme de produits de base, d’argent et d’aliments spécialement enrichis pour le traitement et la prévention de la malnutrition aiguë qui touche 4,6 millions d’enfants dans le pays.

Conseil de sécurité hier

Le Conseil de sécurité a tenu, hier, une séance publique sur le trafic de stupéfiants en Afrique de l’Ouest et centrale.  Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), M. Yury Fedotov, a fait un exposé et déclaré que des tendances nouvelles et alarmantes en matière de trafic de stupéfiants avaient été enregistrées dans la région, avec des effets perturbateurs et déstabilisateurs sur la gouvernance, la sécurité, la croissance économique et la santé publique.

Il a ajouté que les États sortant d’un conflit et les États en transition, y compris la Guinée-Bissau, doivent être plus ambitieux pour s’attaquer aux défis liés à la drogue et au crime organisé.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.