Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 4 mai 2018

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4 mai 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 4 mai 2018

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Cuba

Le Secrétaire général quittera, lundi prochain, New York, pour une visite à La Havane, Cuba, où il fera une déclaration à l’ouverture de la trente-septième session de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes.  Il aura un entretien avec le Président cubain, M. Miguel Díaz-Canel, et d’autres hauts responsables.  Le Secrétaire général sera de retour à New York mardi soir.

Royaume-Uni

Le Secrétaire général a quitté aujourd’hui le Royaume-Uni et est sur le chemin du retour à New York.  Il a terminé tôt ce matin la réunion du Conseil des chefs de secrétariat (CCS).  Une note a été communiquée aux médias concernant les travaux du CCS sur le harcèlement sexuel.  À Londres, le Secrétaire général a rendu une visite au personnel de l’Organisation maritime internationale (OMI) et l’a remercié pour son remarquable travail.

Nomination

Le Secrétaire général a nommé Mme Susan D. Page, des États-Unis, en tant que Conseillère spéciale pour l’état de droit, chargée de la mise en œuvre des recommandations issues de l’examen de la Cellule mondiale de coordination des activités policières, judiciaires et pénitentiaires de promotion de l’état de droit au lendemain de conflits et d’autres crises.  Créée en 2012, la Cellule mondiale de coordination assure la réponse coordonnée et cohérente des Nations Unies aux demandes des pays pour l’appui au secteur de l’état de droit.

Mme Page a fait une carrière remarquable aux Nations Unies ainsi qu’au Département d’État des États-Unis.  Dernièrement, elle était la Représentante spéciale du Secrétaire général en Haïti où elle a dirigé les débuts de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH). 

Guinée-Bissau

Le Secrétaire général a annoncé aujourd’hui la nomination de M. José Viegas Filho, du Brésil, en tant que Représentant spécial pour la Guinée-Bissau et Chef Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS). 

Bangladesh

À Cox’s Bazar, au Bangladesh, les premières pluies de mousson ont affecté des centaines de milliers de réfugiés Rohingya.  Le Haut-Commissariat pour les réfugiés envoie en urgence de l’aide supplémentaire au Bangladesh, dont 1 400 tentes, qui constituent le premier lot d’un total de 10 000 tentes qui seront envoyées par avion avant la fin du mois de mai. 

Ces tentes serviront d’abri provisoire pour près de 60 000 réfugiés qui résident actuellement dans les zones soumises à de forts risques de coulées de boue et d’inondations.  Le Gouvernement a récemment octroyé de nouveaux périmètres pour permettre aux réfugiés de s’installer.  Les techniciens du Haut-Commissariat pour les réfugiés, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Programme alimentaire mondial (PAM) travaillent sans relâche pour aplanir le terrain destiné à recevoir les personnes actuellement les plus exposées. 

Le plan de réponse conjoint à la crise humanitaire des Rohingya n’est encore financé qu’à hauteur de 16%.  L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a rappelé aujourd’hui que des fonds sont nécessaires pour protéger et rétablir les moyens de subsistance des populations vulnérables, atténuer les tensions sociales, assurer le relèvement environnemental à long terme ainsi que les efforts menés en matière de production agricole autour de Cox’s Bazar.

Syrie

Le Conseiller principal de l’Envoyé spécial pour la Syrie, M. Jan Egeland, a fait état hier, devant la presse à Genève, d’une diminution notable du nombre de personnes assiégées et difficiles à atteindre dans ce pays.  Il y a un an, 4,6 millions de personnes vivaient dans des zones difficiles d’accès et 625 000 autres dans des zones assiégées.  Aujourd’hui, après les récents combats, 2 millions de personnes vivent dans des zones difficiles d’accès, tandis que 11 000 personnes vivent dans des zones assiégées.

M. Egeland a ajouté que la bataille de la Ghouta orientale, qui était la zone la plus assiégée, était terminée, des dizaines de milliers de personnes ayant fui la Ghouta pour Edleb.  Des informations font état du départ possible pour Edleb de nombreuses personnes de Yarmouk et Yalda et des régions situées au sud de Damas.  M. Egeland a averti qu’Edleb était déjà surchargée par des personnes déplacées, souvent dans des conditions déplorables, alors que d’autres sont déjà en chemin.

Kenya

Les fortes pluies au Kenya ont provoqué d’importantes inondations dans au moins 32 des 47 comtés du pays.  Une centaine de personnes ont perdu la vie et 260 000 autres ont été déplacées. 

Le risque accru de déclenchement de maladies constitue une sérieuse préoccupation car les inondations ont aggravé les épidémies en cours de choléra et de chikungunya. 

Les inondations et les fortes pluies qui ont endommagé les infrastructures empêchent ou limitent l’accès humanitaire dans de nombreuses régions touchées et coupent l’accès des populations aux marchés dans de nombreuses localités.  Des établissements scolaires et sanitaires ont été aussi touchés, avec au moins 29 écoles et 33 dispensaires actuellement inaccessibles.

D’importants dégâts et pertes ont été répertoriés dans les domaines agricoles et de l’élevage, avec plus de 8 000 hectares de terres agricoles détruites et plus de 19 000 têtes de bétail perdues.

Rwanda

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) réitère son appel au calme et à la retenue aux autorités rwandaises et aux réfugiés congolais au Rwanda après les derniers affrontements, qui ont provoqué la mort d’un réfugié et blessé plusieurs autres dans le camp de Kiziba, dans l’ouest du Rwanda. 

Les circonstances de l’incident ne sont toujours pas clairement établies et le HCR exhorte la police et les réfugiés à éviter toute nouvelle confrontation et à résoudre pacifiquement les problèmes.

Plus de 17 000 réfugiés congolais vivent dans le camp.  Beaucoup d’entre eux s’y trouvent depuis plus de 20 ans et un nombre important d’entre eux y sont nés.  Confrontés à la baisse des niveaux d’assistance et à la réduction des rations alimentaires, les niveaux de financement de l’aide humanitaire étant restés bas, les résidents ont commencé à manifester en février.

L’appel de fonds du HCR pour 2018 pour soutenir les réfugiés au Rwanda, d’un montant de 98,8 millions de dollars, est financé à seulement 13%. 

Migration

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué que plus de 10 000 migrants volontaires étaient rentrés sains et saufs chez eux après avoir quitté la Grèce entre juin 2016 et avril 2018, avec près de 2 500 migrants éligibles bénéficiant d’un soutien ciblé à la réintégration.

Plus de 80% de ces réfugiés étaient venus du Pakistan, d’Iraq, d’Afghanistan, de Géorgie et d’Algérie; 8 375 sont des hommes et 2 125 des femmes.  Une aide spéciale a été offerte à 77 enfants migrants non accompagnés pour faciliter leur réunion avec leur famille.

Visite

La Sous-Secrétaire générale pour les opérations de maintien de la paix, Mme Bintou Keita, se rendra à Ljubljana, en Slovénie, du 6 au 8 mai, pour participer au Forum des Nations Unies de renforcement de la confiance au Kosovo, organisé par la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) avec l’équipe de pays des Nations Unies au Kosovo et des partenaires internationaux.  Elle aura des entretiens avec les dirigeants slovènes en marge du Forum.

Mme Keita visitera ensuite Chypre, du 9 au 11 mai, où elle fera le point avec la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) des progrès en cours dans la mise en œuvre des recommandations faites à l’issue de l’examen de la Mission demandé par le Conseil de sécurité.

Durant sa visite à Chypre, Mme Keita rencontrera les responsables des Nations Unies ainsi que les parties prenantes des deux parties de l’île et des représentants de la communauté diplomatique et de la société civile. 

 

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