Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 21 février 2018

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21 février 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 21 février 2018

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Syrie

Au début de la séance que le Conseil de sécurité a tenue ce matin, le Secrétaire général s’est dit profondément attristé par les souffrances terribles de la population civile dans la Ghouta orientale en Syrie où 400 000 personnes vivent l’enfer sur terre.  Il a appelé toutes les parties concernées à la suspension immédiate de tous les actes de guerre.  Il a aussi noté la nécessité d’évacuer, pour des raisons médicales, quelque 700 personnes et celle de fournir une aide humanitaire aux populations de la région.  Le Secrétaire général a également prévenu que c’est bien une tragédie humaine qui déroule sous nos yeux.  

Dans une déclaration qu’il a publiée la nuit dernière, le Secrétaire général note que la Ghouta orientale fait partie de l’accord de désescalade conclu à Astana.  

Charte des Nations Unies

Les Secrétaires généraux actuel et précédent ont fait des déclarations à la réunion que le Conseil de sécurité a tenue sur les buts et objectifs de la Charte des Nations Unies.

Le Secrétaire général actuel a déclaré que les principes de la Charte, à savoir le non-recours à la force, le règlement pacifique des différends, la non-intervention, la coopération, l’autodétermination et l’égalité souveraine des États, demeurent le fondement des relations internationales.  Les valeurs que la Charte proclame, à savoir l’égalité des droits, la non-discrimination, la tolérance et les relations de bon voisinage, demeurent les piliers de l’harmonie dans le monde.

Toutefois, a-t-il ajouté, les défis auxquels nous faisons face évoluent: les moteurs des conflits sont devenus de plus en plus complexes, de nouvelles menaces ont émergé et les conséquences de l’instabilité se propagent désormais bien au-delà de leur source.

L’ancien Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a estimé que les responsabilités premières que la Charte confie au Conseil de sécurité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales sont plus nécessaires que jamais.  

République centrafricaine

La Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, Mme Ursula Mueller, est en République centrafricaine où elle s’est entretenue aujourd’hui avec le Président, M. Faustin Archange Touadéra.

Mme Mueller a souligné la détérioration de la situation humanitaire et la nécessité de renforcer les efforts pour protéger les populations.  Elle a aussi réitéré son engagement à continuer de plaider pour davantage de fonds pour les activités humanitaires dans le pays.

Le Plan de réponse humanitaire 2018 pour la République centrafricaine nécessite la somme de 516 millions de dollars pour répondre aux besoins de 1,9 million de personnes.  Depuis 2014 les programmes humanitaires en République centrafricaine sont tristement sous-financés. 

Hier, Mme Mueller était à Paoua, dans le nord du pays.  Depuis décembre 2017, les affrontements entre les groupes armés ont provoqué la fuite de quelque 65 000 personnes.  Les déplacés vivent dans les communautés d’accueil et ont épuisé les ressources limitées de la ville. 

Mme Mueller a appelé la communauté internationale à appuyer la réponse humanitaire à Paoua.  Elle a souligné que si les populations doivent bien retourner dans leur village d’origine pour recommencer leur vie, leur priorité principale demeure la sécurité. 

Maintien de la paix

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Jean-Pierre Lacroix, sera à Bruxelles les 22 et 23 février pour participer à la Conférence de haut niveau sur le G5 Sahel.  Il participera aussi à une manifestation parallèle sur le respect des droits de l’homme par le G5 et tiendra des réunions avec les hauts responsables des gouvernements en marge de la Conférence.

Nouveaux-nés

Selon un nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le taux de mortalité des nouveaux-nés demeure dangereusement élevé, en particulier dans les pays les plus pauvres de la planète. 

C’est au Japon, en Islande et à Singapour que les bébés ont les meilleures chances de survie alors qu’au Pakistan, en République centrafricaine et en Afghanistan, leurs perspectives sont les pires.

Si chaque pays ramenait son taux de mortalité des nouveaux-nés à la moyenne des pays à haut revenu d’ici à 2030, 16 millions de vies seraient sauvées.

Déforestation

Une Conférence internationale sur la lutte contre la déforestation a lieu jusqu’à demain à Rome.  L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a souligné qu’à la lumière des défis pour répondre à la demande d’une population croissante et de plus en plus urbaine, et garantir la sécurité alimentaire, il faut à tout prix changer la façon de gérer les terres, la production alimentaire et les forêts.

La Conférence internationale sur « Le travail dans tous les secteurs pour mettre fin à la déforestation et élargir la couverture forestière - de l’espoir à l’action » est la première grande conférence technique sur les forêts depuis l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le tout premier plan stratégique des Nations Unies sur les forêts.

FNUAP

En Inde, Le Bureau du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a déjà précisé au Ministère des relations extérieures que seul le Secrétaire général peut lever l’immunité d’un membre du personnel de l’ONU.

Le FNUAP a aussi informé le Ministère que, bien que la plaignante n’ait jamais été une de ses employés, elle peut tout à fait déposer une plainte pour mauvaise conduite à son Bureau d’audit et d’investigation.  La procédure de dépôt des plaintes est expliquée sur le site Internet du FNUAP.

Journée de la langue maternelle

La Journée de la langue maternelle est commémorée aujourd’hui sur le thème « La diversité linguistique et le multilinguisme comptent pour le développement durable ».  Le thème souligne que le fait que les langues locales, en particulier celles des minorités et des autochtones, transmettent des culturelles, des valeurs et des savoirs traditionnels et qu’à ce titre, elles jouent un rôle clef dans la promotion d’un avenir durable.

Quelque 43% des 6 000 langues parlées aujourd’hui dans le monde sont en danger.  Toutes les deux semaines, une langue disparaît. 

Aujourd’hui à 17 heures dans la salle de conférence 4, la Mission permanente du Bangladesh organise une manifestation dédiée à la Journée. 

Tableau d’honneur

Le Bhoutan, la Micronésie, le Monténégro et la Roumanie viennent de rejoindre les États qui ont payé la totalité de leur contribution au budget ordinaire de l’ONU pour 2018.

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