Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 19 février 2018

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19 février 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 19 février 2018

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Portugal

Le Secrétaire général de l’ONU est sur le chemin du retour à New York.  Il arrive du Portugal où il a reçu, en début de journée, le titre honorifique de docteur honoris causa de l’Université de Lisbonne.

C’est dans cette même université, à l’école « Técnico », que M. António Guterres avait obtenu son diplôme d’ingénieur en électricité.  C’est également là qu’il avait enseigné en 2003 en tant que professeur invité, avant de devenir Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, puis Secrétaire général de l’ONU. Il sera de retour au Siège de l’ONU demain.

Bélarus

La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Amina J. Mohammed, quitte New York aujourd’hui pour se rendre à Minsk, au Bélarus.  Elle y prononcera le discours d’ouverture du Forum régional des responsables de la coordination des objectifs de développement durable dont le thème est « Construire un partenariat pour soutenir les solutions nationales de développement durable ».

Au cours de ce déplacement, la Vice-Secrétaire générale tiendra également des réunions bilatérales avec des hauts fonctionnaires, des responsables du développement régional et des animateurs de groupe de jeunes.  Elle reviendra à New York mercredi.

République centrafricaine

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) indique que le 15 février dernier à Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, des soldats de la paix ont arrêté le dirigeant antibalaka Hervé Wassima suite au mandat d’arrêt émis le 31 janvier 2018 par le Président du tribunal de Bria.  M. Wassima est impliqué dans l’attentat contre la Mission de l’ONU qui a entraîné la mort d’un soldat de la paix mauritanien le 4 décembre 2017.  Il a été transféré à Bangui et placé en garde à vue au camp de Roux, sous l’autorité du procureur de Bangui.

Par ailleurs, la Mission a été informée d’une allégation d’abus sexuel par un membre du bataillon militaire de la République démocratique du Congo (RDC), anciennement déployé à la MINUSCA, sur une fille de 14 ans qui a accouché à la suite de cet acte.  L’abus aurait eu lieu à Bambari entre 2015 et 2016.

Conformément à la politique des Nations Unies sur l’assistance aux victimes et leur indemnisation, la Mission des Nations Unies a transféré la victime présumée et son bébé auprès des services du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et de ses partenaires sur le terrain, afin de leur offrir une assistance immédiate et adaptée.  Une équipe d’enquête du Bureau des services de contrôle interne (BSCI) s’est rendue à Bambari pour recueillir et conserver des éléments de preuve, y compris des échantillons d’ADN, dans l’attente de l’enquête à venir sur cette grave allégation.

Conformément au mémorandum d’entente signé avec les pays contributeurs de troupes, l’ONU a informé la Mission permanente de la RDC auprès des Nations Unies de cette allégation et a demandé aux autorités congolaises de nommer des enquêteurs qui devront terminer leur enquête dans un délai de 90 jours, et ce, en collaboration avec les Nations Unies.  Si l’État Membre manque à ses obligations, alors l’ONU enquêtera sur cette allégation dans ce même bref délai.

Sur le même sujet, après trois allégations d’exploitation sexuelle et une allégation de grave inconduite de la part de membres du contingent militaire sud-africain de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), l’ONU a reçu une réponse de l’Afrique du Sud dans le bref délai de cinq jours tel qu’il est prévu.  Le pays confirme le déploiement, cette semaine, d’agents nationaux d’investigation qui ont l’intention d’enquêter rapidement.

République démocratique du Congo

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique que samedi dernier, deux travailleurs humanitaires ont été tués près de Mushikiri, dans le Nord-Kivu, alors qu’ils travaillaient pour le compte de l’ONG Hydraulique Sans Frontières (HYFRO).  Un autre collègue voyageant avec eux est toujours détenu.

La Coordonnatrice humanitaire du pays, Mme Kim Bolduc, a condamné cet acte de violence.  La détérioration des conditions de sécurité dans le Nord-Kivu est inquiétante et représente un obstacle majeur dans la fourniture de l’aide humanitaire à des milliers de personnes qui se trouvent dans le besoin.

Somalie

En Somalie, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU pour ce pays, M. Peter de Clercq, a averti ce week-end que, si les mesures d’atténuation de la sécheresse et les efforts de relèvement ont amélioré la situation, la crise humanitaire actuelle est loin d’être terminée.

M. de Clercq était au Puntland, où il a rencontré des responsables locaux afin de discuter de la façon d’atténuer les effets de la sécheresse et d’aider les personnes déplacées en raison de celle-ci.  Même si la famine liée à la sécheresse a été évitée en Somalie l’année dernière, plus de cinq millions de personnes ont actuellement besoin d’une aide humanitaire vitale.

Syrie

Les agents humanitaires sont inquiets quant à la protection et le bien-être de près de 400 000 personnes qui se trouvent dans la Ghouta orientale assiégée, alors que des informations font état d’une nouvelle escalade militaire dans cette zone.

Aujourd’hui, des frappes et des bombardements aériens sur Douma auraient fait 30 morts.  Depuis le 15 février, on signale des attaques dans la Ghouta orientale faisant des dizaines de morts et de blessés parmi les civils, dont de nombreuses femmes et de nombreux enfants.  Au cours de la même période, 36 obus de mortier et roquettes sont tombés dans les quartiers et les banlieues de la ville de Damas, faisant également des morts et des blessés parmi les civils.

Lors de leur déplacement à Nashabiyah, le 14 février, les équipes techniques des Nations Unies ont signalé une grave pénurie de vivres.  Des cas de malnutrition sévère ont été signalés, un hôpital local ayant identifié 69 cas de malnutrition aiguë tandis que 127 enfants encourent ce risque.  Et même si certains produits de base sont disponibles sur le marché, leurs prix sont prohibitifs.

L’équipe de l’ONU a également constaté que des anesthésiques périmés sont utilisés, ce qui aurait entraîné deux décès.  Des cas de maladies transmissibles telles que la tuberculose, la fièvre typhoïde et la gale ont également été signalés.  Les stocks de vaccins sont en baisse -la dernière campagne de vaccination ayant eu lieu en novembre 2017-, alors que 600 enfants seraient désormais en danger.

Colombie

Les agences de défense des droits de l’homme de l’ONU et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés expriment leur préoccupation face à la persistance des déplacements forcés de populations autochtones et des communautés agricoles dans les zones rurales de Caceres, en Colombie.

Depuis le 19 janvier, au moins 822 personnes ont été déplacées à cause de la violence, tandis que, dans la région de Bajo Cauco, les agences ont noté une augmentation du nombre de meurtres.

Les agences appellent les autorités à revoir la politique de prévention et de protection en place et à assurer la disponibilité des ressources humaines et économiques nécessaires en vue de répondre à l’urgence humanitaire dans ces zones.

FINUL

Le déploiement d’un officier sri-lankais au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a été suspendu en attendant le réexamen de ce cas. La décision de déployer cet officier sera prise une fois cet examen terminé.

L’ONU communique avec la Mission permanente du Sri Lanka en ce qui concerne les antécédents de cet agent.  La Mission sri-lankaise coopère pleinement avec les enquêtes de l’ONU.

Les Nations Unies prennent très au sérieux les informations faisant état de violations potentielles des droits de l’homme.  C’est la politique de l’ONU que de s’engager à faire en sorte que la totalité du personnel servant au sein des Nations Unies respecte les normes les plus élevées d’efficacité, de compétence et d’intégrité, avec un respect particulier pour les droits de l’homme et un engagement en leur faveur.

Tableau d’honneur

Deux nouveaux États Membres, Cuba et la Turquie, ont été ajoutés aujourd’hui à notre tableau honneur, pour s’être acquittés de l’intégralité de leur contribution budgétaire pour cette année.  Ce tableau d’honneur compte désormais 53 pays.

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