Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 16 février 2018

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16 février 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 16 février 2018

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Voyages du Secrétaire général

Le Secrétaire général est aujourd’hui en Allemagne où il a fait une déclaration à la cérémonie d’ouverture de la Conférence sur la sécurité, à Munich.  Il a déclaré que l’année dernière, deux changements qualitatifs avaient contribué à détériorer la situation sécuritaire mondiale.  Premièrement, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous faisons face à la menace nucléaire.  Il a ajouté qu’il était essentiel de maintenir la pression sur la République populaire démocratique de Corée (RPDC) afin de susciter une possibilité d’engagement diplomatique sur la dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne dans le cadre régional, et pour que les États-Unis et la RPDC aient des discussions substantielles.

Le deuxième changement concerne tout le Moyen-Orient qui s’est transformé en nœud gordien, a dit le Secrétaire général en mentionnant les différentes lignes de fractures liées entre elles qui ont créé un bourbier.  Il s’est alarmé de l’absence de vision commune dans la région et a ajouté que même si les intérêts sont contradictoires, les menaces que ces conflits représentent justifient que l’on fasse des efforts pour se réunir.

Concernant la cybersécurité, le Secrétaire général a invité à mener une discussion sérieuse sur un cadre juridique international dans lequel les guerres virtuelles ont lieu.

Le Secrétaire général a également dit que les gouvernements et d’autres parties prenantes avaient été incapables de gérer la mobilité humaine.  Il a averti que cela avait entraîné une méfiance et des doutes sur la mondialisation et le multilatéralisme.  C’est une raison pour s’unir, a-t-il ajouté en soulignant la nécessité d’affirmer que les problèmes mondiaux ne peuvent être résolus que par des solutions globales.

Nomination de haut fonctionnaire

Le Secrétaire général a annoncé aujourd’hui sa décision de nommer M. Martin Griffiths, du Royaume-Uni, comme son Envoyé spécial pour le Yémen.

M. Griffiths succède à M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, de la Mauritanie, auquel le Secrétaire général exprime sa reconnaissance pour son engagement et son dévouement dans son travail.

M. Griffiths arrive à ce poste avec une vaste expérience dans les domaines du règlement des conflits, de la négociation, de la médiation ainsi que dans les affaires humanitaires. 

Japon

Le Coordonnateur des secours d’urgence et Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), M. Mark Lowcock, doit se rendre au Japon le 20 février, pour sa première visite dans ce pays en tant que Secrétaire général adjoint.

M. Lowcock y rencontrera des membres du Gouvernement pour discuter du rôle clef du Japon dans les opérations humanitaires internationales, notamment en matière de réduction des risques de catastrophe naturelle, de secours d’urgence et comme donateur pour l’action humanitaire partout dans le monde.

Il rencontrera également les organisations non gouvernementales japonaises et le secteur privé.  Il participera à un séminaire public sur les priorités humanitaires mondiales et les nouvelles approches politiques à l’Université des Nations Unies à Tokyo.

République démocratique du Congo (RDC)

En République démocratique du Congo (RDC), le Programme alimentaire mondial (PAM) a déclaré aujourd’hui avoir renforcé deux éléments clefs de son dispositif d’urgence pour prévenir la famine dans le Kasaï, région ravagée par la guerre: des distributions d’espèces aux plus vulnérables et un soutien spécialisé pour vérifier les cas de malnutrition aiguë chez les femmes et les jeunes enfants.

Depuis le lancement, la semaine passée, de la première initiative, 38 000 personnes ont reçu l’équivalent de 15 dollars chacun par mois, soit assez pour subvenir à leurs besoins alimentaires de base.  L’objectif est d’au moins doubler ce montant au cours des prochaines semaines.

Les récentes livraisons par pont aérien depuis la France ont également permis au PAM de renforcer de manière significative les apports nutritionnels au Kasaï.  Ainsi, 56 000 enfants malnutris ont bénéficié d’une aide en janvier, contre 21 000 lors du dernier trimestre 2017.

Les estimations montrent que 3,2 millions de personnes, soit un quart des agriculteurs de la région, manquent désespérément de vivres, dans un contexte de déclin persistant des financements, de recrudescence des combats entre forces pro et antigouvernementales et d’une détérioration rapide d’un réseau routier déjà en mauvais état, en raison de la saison pluvieuse.

Hongrie

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé aujourd’hui sa consternation devant les restrictions supplémentaires récemment imposées aux points de passage frontaliers de la Hongrie, qui réduisent encore plus l’accès des demandeurs d’asile et des réfugiés.

Au cours des dernières semaines, le HCR a constaté que les autorités hongroises autorisent en moyenne deux demandeurs d’asile par jour à entrer dans le pays, par les deux « zones de transit » situées à la frontière avec la Serbie. Avec le refoulement systématique des demandeurs d’asile qui tentent de franchir les clôtures de barbelés, le HCR considère que la Hongrie a pratiquement fermé ses frontières aux personnes cherchant à bénéficier d’une protection internationale, en violation flagrante de ses obligations découlant du droit international.

Le HCR a également appelé le Gouvernement hongrois à abroger un projet de loi qui priverait les personnes fuyant la guerre, la violence et les persécutions du soutien vital des ONG et de la société civile.

Santé

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé aujourd’hui la création d’une nouvelle commission de haut niveau composée de chefs d’État, de ministres, de dirigeants des secteurs de la santé et du développement, et d’entrepreneurs.  Ce groupe doit proposer des solutions audacieuses et novatrices pour accélérer la lutte contre les principaux facteurs de mortalité dans le monde, c’est-à-dire les maladies non transmissibles comme les cardiopathies, les pneumopathies, les cancers et le diabète.

La Commission mondiale indépendante de haut niveau de l’OMS sur les maladies non transmissibles est coprésidée par le Président Tabaré Vázquez, de l’Uruguay; le Président Maithripala Sirisena du Sri Lanka; le Président Sauli Niinistö, de la Finlande; ainsi que Veronika Skvortsova, Ministre de la santé de la Fédération de Russie et Sania Nishtar, ancienne Ministre fédérale du Pakistan.

Chaque année, 7 décès sur 10 dans le monde sont dus aux maladies non transmissibles, maladies dont les principaux facteurs de risque sont le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, la mauvaise alimentation et la sédentarité.  Les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure sont de plus en plus touchés et l’on y recense la moitié de ces décès prématurés.

Chenille légionnaire d’automne

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé aujourd’hui un guide complet afin de lutter de manière globale contre la chenille légionnaire d’automne, un parasite envahissant qui s’attaque à des millions d’hectares de maïs partout en Afrique et qui touche principalement les exploitations de petits agriculteurs.

Tableau d’honneur

Aujourd’hui, les Émirats arabes Unis sont devenus le cinquante-et-unième pays à avoir payé la totalité de sa contribution au titre du budget ordinaire de l’Organisation.

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