Syrie: le Conseil de sécurité exige une cessation sans délai des hostilités d’au moins 30 jours consécutifs pour instaurer une pause humanitaire durable

CS/13221
24 février 2018
8188e séance – après-midi

Syrie: le Conseil de sécurité exige une cessation sans délai des hostilités d’au moins 30 jours consécutifs pour instaurer une pause humanitaire durable

« De façon à instaurer une pause humanitaire durable propre à permettre l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire ainsi que l’évacuation sanitaire des personnes gravement malades et des blessés », le Conseil de sécurité a adopté, aujourd’hui à l’unanimité, une résolution qui « exige que toutes les parties cessent sans délai les hostilités pendant au moins 30 jours consécutifs sur l’ensemble du territoire syrien ». 

Longuement négociée avant d’être adoptée à l’unanimité, la résolution 2401 (2018) a été présentée par ses deux principaux coauteurs, le Koweït et la Suède, comme strictement humanitaire.

La cessation des hostilités vise toutes les opérations militaires, à l’exception de celles dirigées contre Daech, Al-Qaida et le Front el-Nosra, ainsi que « tous les autres individus, groupes, entreprises et entités qui leur sont associés ».

Le Conseil, qui demande à toutes les parties de lever immédiatement le siège des zones peuplées, notamment dans la Ghouta orientale, à Yarmouk, à Fouaa et à Kafraya, exige en outre que, immédiatement après le début de la cessation des hostilités, toutes les parties « accordent chaque semaine aux convois humanitaires de l’ONU et de ses partenaires d’exécution, notamment ceux qui transportent des fournitures médicales et chirurgicales, un accès sûr, durable et sans entrave » aux populations qui en ont le plus besoin, en particulier dans des zones difficiles d’accès et assiégées.  Immédiatement après de la cessation des hostilités, l’ONU et ses partenaires devront également être autorisés à procéder à des évacuations sanitaires sûres et sans conditions, en fonction de l’urgence et de la nécessité médicale.

Le Conseil, qui « exige que toutes les parties ouvrent un dialogue » afin d’instaurer la pause humanitaire, demande à tous les États Membres concernés de « coordonner les efforts visant à surveiller la cessation des hostilités » et d’user de leur influence auprès des parties pour en assurer le respect, ainsi que celui des engagements existants.  Il leur demande aussi d’appuyer l’action menée pour créer les conditions propices à un cessez-le-feu durable et souligne que les États Membres doivent « donner les garanties nécessaires ». 

Le Secrétaire général devra faire rapport au Conseil sur l’application de la résolution et le respect de ses dispositions par toutes les parties concernées en Syrie, dans les 15 jours.

Après l’adoption unanime du texte, toutes les délégations ont rendu hommage aux deux « porte-plume », et plusieurs, à l’image de la Chine, se sont félicitées que le Conseil ait pu parler à l’unisson.

Avant le vote, la Suède avait insisté sur le caractère « strictement humanitaire » du texte, destiné à permettre « d’apaiser la violence, de sauver des vies et de briser l’impasse sur la situation humanitaire ».  Après l’adoption, le Koweït a lui aussi fait observer que la résolution ne pouvait toutefois pas mettre un terme immédiat aux souffrances humaines. 

« Vitale au sens propre », la résolution doit être considérée comme une « première étape » selon la France, qui a vu « une réponse minimale à la demande des acteurs humanitaires ».  De nombreuses délégations l’ont rappelé: le retour à la paix et à une stabilité durable en Syrie passe par des négociations politiques.  La plupart ont mis en avant le processus de Genève et la résolution 2254 (2015) du Conseil, mais le processus d’Astana et les récentes discussions de Sotchi ont également été cités.  C’est « tout un éventail de questions » dont il faut encore s’occuper, a fait observer la Fédération de Russie, alors que le Kazakhstan annonçait une réunion à Astana, « à la mi-mars ou avant », dans l’espoir de voir des mesures supplémentaires pour garantir le strict respect du cessez-le-feu.  « Rien ne serait pire que de voir cette résolution rester lettre morte », a prévenu la France.

Plusieurs représentants ont déploré qu’il ait fallu attendre aussi longtemps pour parvenir à une résolution unanime.  « Pendant que nous pesions les virgules », les forces d’Assad continuaient de bombarder la Ghouta orientale, a grincé le Royaume-Uni.  L’on a voté aujourd’hui un texte « qui aurait pu être adopté il y a trois jours », ont renchéri les États-Unis, avant d’accuser la Fédération de Russie d’avoir « retardé les choses ».

S’il a fallu du temps pour parvenir à un accord, c’est parce que nous nous opposions au « schéma restrictif » d’une mise en place « immédiate » d’un cessez-le-feu pour une période indéterminée, s’est expliquée la Fédération de Russie, qui a dénoncé une approche « déconnectée de la réalité et irréalisable ».  Alors que, ces derniers jours, les discussions du Conseil ont été dominées par la situation dans la Ghouta orientale, la Fédération de Russie a fait observer avec insistance que la résolution concernait tout le pays.  L’aide humanitaire doit être acheminée partout en Syrie, a-t-elle ajouté, en appelant à des accords humanitaires « concrets ». 

« Petit pas en avant », la résolution ne doit pas moins être appliquée au plus vite.  « Sans délai, ce qui veut dire “maintenant, immédiatement” », a lancé le Royaume-Uni, en référence à l’un des termes longuement négociés du texte.  Les Pays-Bas ont d’ailleurs demandé au Conseil de « se tenir prêt à se réunir sans délai si la situation l’exige ».  Mais si elle a dit adhérer à l’appel à la trêve lancé par la France, la Syrie a exigé que soient également appliquées « les 29 autres résolutions », ajoutant qu’on n’avait « pas besoin de réunions d’urgence ni de nouvelles résolutions et encore moins de rapports fondés sur des données peu fiables ».  Selon notre entendement, a conclu la Syrie, les résolutions s’appliquent également à la Turquie et à Efrin, aux forces de la coalition dont les États-Unis, et à l’agression israélienne, y compris dans le Golan.

LA SITUATION AU MOYEN-ORIENT

Texte de la résolution (S/RES/2401 (2018))

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions 2042 (2012), 2043 (2012), 2118 (2013), 2139 (2014), 2165 (2014), 2175 (2014), 2191 (2014), 2209 (2015), 2235 (2015), 2249 (2015), 2254 (2015), 2258 (2015), 2268 (2016), 2286 (2016), 2332 (2016), 2336 (2016) et 2393 (2017), et les déclarations de son président des 3 août 2011 (S/PRST/2011/16), 21 mars 2012 (S/PRST/2012/6), 5 avril 2012 (S/PRST/2012/10), 2 octobre 2013 (S/PRST/2013/15), 24 avril 2015 (S/PRST/2015/10) et 17 août 2015 (S/PRST/2015/15),

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Syrie, ainsi qu’aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,

Se disant à nouveau profondément affligé par la persistance de la situation humanitaire effroyable que connaît la Syrie, notamment dans la Ghouta orientale, dans la province d’Edleb, dans la partie nord de la province de Hama, à Roukban et à Raqqa, et par le fait que le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence, notamment d’une assistance médicale, dépasse 13,1 millions – dont 6,1 millions sont des déplacés, 2,5 millions vivent dans des zones difficiles d’accès, y compris des réfugiés palestiniens, et des centaines de milliers sont des civils pris au piège dans des zones assiégées,

Exprimant son indignation devant l’escalade de la violence, qui a atteint un niveau inacceptable, dans plusieurs régions du pays, en particulier dans la province d’Edleb et dans la Ghouta orientale mais également dans la ville de Damas, notamment les bombardements d’artillerie visant des locaux diplomatiques, et devant les attaques visant des civils et des installations civiles ainsi que des installations médicales, qui aggravent d’autant les souffrances endurées et provoquent de nombreux déplacements de populations, et rappelant à cet égard les obligations qu’imposent à toutes les parties le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme, ainsi que toutes ses décisions pertinentes, notamment celle de mettre fin aux attaques visant des civils et des installations civiles, en particulier les attaques lancées contre des écoles et des installations médicales,

S’inquiétant pour les personnes retournant dans certaines zones, notamment celles reprises à l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daech), qui sont polluées par des restes explosifs de guerre et qui ont besoin d’une aide pour retrouver résilience et stabilité, et se déclarant préoccupé face à la situation humanitaire à Raqqa,

Se disant à nouveau profondément troublé par le fait que l’aide humanitaire des Nations Unies n’a pas pu être acheminée dans les zones assiégées ces derniers mois, s’inquiétant vivement de la situation désastreuse des centaines de milliers de civils pris au piège dans les zones assiégées de la République arabe syrienne, en particulier dans la Ghouta orientale, à Yarmouk, à Fouaa et à Kafraya, réaffirmant que les sièges imposés aux populations civiles en Syrie sont une violation du droit international humanitaire, et demandant la levée immédiate de tous les sièges,

Se déclarant préoccupé par la situation humanitaire des déplacés qui se trouvent à Roukban et insistant sur la nécessité d’assurer l’accès du personnel humanitaire à Roukban depuis le territoire syrien et de trouver une solution durable,

Notant que les travaux actuellement menés sur les zones de désescalade pour réduire la violence constituent un pas vers un cessez-le-feu global à l’échelle nationale, et soulignant que toutes les parties doivent respecter les engagements qu’elles ont pris dans le cadre des accords de cessez-le-feu existants et que l’accès humanitaire doit faire partie de ces efforts, conformément au droit international humanitaire,

Réaffirmant que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations que leur impose le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire,

Soulignant que la situation humanitaire continuera de se détériorer en l’absence d’un règlement politique du conflit syrien qui soit conforme aux dispositions de la résolution 2254 (2015), et demandant à toutes les parties d’avancer dans ce sens et d’instaurer des mesures de confiance, y compris la libération rapide de toute personne détenue arbitrairement, en particulier les femmes et les enfants,

Exprimant son indignation devant le fait que ses résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014), 2258 (2015), 2268 (2016), 2332 (2016) et 2393 (2017) ne sont toujours pas pleinement appliquées,

Considérant que la situation humanitaire catastrophique qui règne en Syrie continue de faire peser une menace sur la paix et la sécurité dans la région,

Soulignant que l’Article 25 de la Charte des Nations Unies fait obligation aux États Membres d’accepter et d’appliquer ses décisions,

1.       Exige que toutes les parties cessent les hostilités sans délai et s’engagent immédiatement à assurer la pleine mise en œuvre de cette demande par toutes les parties, de façon à instaurer une pause humanitaire durable d’au moins 30 jours consécutifs sur l’ensemble du territoire syrien pour permettre d’acheminer durablement, en toute sécurité et sans entrave l’aide humanitaire et les services connexes et de procéder à l’évacuation sanitaire des personnes gravement malades et des blessés, conformément au droit international applicable;

2.       Affirme que la cessation des hostilités ne s’appliquera pas aux opérations militaires dirigées contre l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daech), Al-Qaida et le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida ou à l’EIIL, ainsi que les autres groupes terroristes qu’il a désignés comme tels;

3.       Demande à toutes les parties de respecter et d’honorer les engagements qu’elles ont pris au titre des accords de cessez-le-feu conclus antérieurement, y compris l’application intégrale de la résolution 2268 (2016), demande à tous les États Membres d’user de leur influence auprès des parties pour assurer le respect de la cessation des hostilités et des engagements existants et d’appuyer l’action menée pour créer les conditions propices à un cessez-le-feu durable, et souligne qu’il faut que les États Membres donnent les garanties nécessaires;

4.       Demande à tous les États Membres concernés de coordonner les efforts visant à surveiller la cessation des hostilités, en faisant fond sur les arrangements existants;

5.       Exige que, immédiatement après le début de la cessation des hostilités, toutes les parties accordent chaque semaine aux convois humanitaires de l’Organisation des Nations Unies et de ses partenaires d’exécution, notamment ceux qui transportent des fournitures médicales et chirurgicales, un accès sûr, durable et sans entrave à toutes les zones et populations recensées dans le cadre de l’évaluation des besoins réalisée par l’Organisation des Nations Unies dans toutes les régions de la Syrie, en particulier les 5,6 millions de membres de 1 244 communautés ayant cruellement besoin d’aide, y compris les 2,9 millions de personnes vivant dans des zones difficiles d’accès et assiégées, compte tenu de l’évaluation des conditions de sécurité faite par l’Organisation;

6.       Exige également que, immédiatement après le début de la cessation des hostilités, toutes les parties autorisent l’Organisation des Nations Unies et ses partenaires d’exécution à procéder à des évacuations sanitaires sûres et sans conditions, en fonction de l’urgence et de la nécessité médicale, compte tenu de l’évaluation des conditions de sécurité faite par l’Organisation;

7.       Demande une nouvelle fois, en particulier aux autorités syriennes, que toutes les parties s’acquittent sans délai des obligations que leur impose le droit international, y compris le droit international des droits de l’homme, le cas échéant, et le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des civils, garantissent le respect et la protection de l’ensemble du personnel médical et des agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical, de leurs moyens de transport et de leur matériel, ainsi que des hôpitaux et des autres installations médicales, et mettent en œuvre intégralement et immédiatement les dispositions de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité;

8.       Exige de toutes les parties qu’elles permettent au personnel médical et aux agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical, à leur matériel, à leurs moyens de transport et à leurs fournitures, notamment les articles chirurgicaux, d’accéder en toute sécurité et sans entrave aux populations dans le besoin, conformément au droit international humanitaire, et exige de nouveau de toutes les parties qu’elles démilitarisent les installations médicales, les écoles et les autres établissements civils, s’interdisent d’établir des positions militaires dans des zones habitées et s’abstiennent de lancer des attaques contre des installations civiles;

9.       Prend note avec satisfaction des cinq demandes formulées par le Coordonnateur des secours d’urgence le 11 janvier 2018 au cours de sa mission en Syrie, et exhorte toutes les parties à faciliter l’application de celles-ci et d’autres mesures, de façon à garantir la fourniture durable d’une aide humanitaire plus efficace et respectueuse des principes établis en Syrie en 2018;

10.     Demande à toutes les parties de lever immédiatement le siège des zones peuplées, notamment dans la Ghouta orientale, à Yarmouk, à Fouaa et à Kafraya, exige que toutes les parties autorisent l’acheminement de l’aide humanitaire, y compris l’aide médicale, cessent de priver les civils de denrées alimentaires et de médicaments indispensables à leur survie, et permettent l’évacuation rapide, en toute sécurité et sans entrave, de tous les civils qui souhaitent partir, et souligne que les parties doivent se mettre d’accord sur des pauses humanitaires, des jours de tranquillité, des cessez-le-feu localisés et des trêves afin que les organismes humanitaires puissent avoir un accès sûr et sans entrave à toutes les zones touchées en Syrie, rappelant que le droit international humanitaire interdit d’utiliser la famine contre les civils comme méthode de combat;

11.     Demande que l’exécution des programmes humanitaires d’action antimines soit accélérée d’urgence sur l’ensemble du territoire syrien;

12.     Prie le Secrétaire général de lui faire rapport sur l’application de la présente résolution et le respect de ses dispositions par toutes les parties concernées en Syrie, dans les 15 jours suivant l’adoption de la présente résolution et, par la suite, dans le cadre des rapports qu’il lui soumet concernant l’application des résolutions 2139 (2014), 2165 (2014), 2191 (2014), 2258 (2015), 2332 (2016) et 2393 (2017);

13.     Décide de rester activement saisi de la question.

Déclarations

Coauteur de la résolution, M. OLOF SKOOG (Suède) a expliqué que le Koweït et son pays ont présenté ce texte en réponse aux appels désespérés de l’ONU et de la communauté humanitaire pour une trêve en Syrie.  « Nous avons fait de notre mieux pour prendre en compte les avis des divers membres du Conseil de sécurité », a-t-il déclaré, tout en précisant que l’élément central de ce texte est l’appel à la cessation des hostilités en Syrie pendant une période initiale de 30 jours, afin de permettre l’accès humanitaire et de procéder aux évacuations sanitaires.  Le texte demande aussi la levée des sièges dans tout le pays et rappelle notamment au Gouvernement syrien ses obligations en vertu du droit international humanitaire.  La cessation des hostilités, a précisé le représentant, ne concerne pas les actions militaires menées contre les groupes terroristes et leurs affiliés.  Ce texte n’est pas un accord de paix en Syrie.  Les parties sont tenues de respecter les accords qu’ils ont déjà signés.  Le texte d’aujourd’hui est une résolution humanitaire et le rôle de ce Conseil est de pousser les parties au conflit à respecter la cessation des hostilités afin de mettre fin aux souffrances du peuple syrien.  Avec une adoption à l’unanimité, le représentant a émis l’espoir de voir les choses changer. 

Après l’adoption de la résolution, M. MANSOUR AYYAD SH. A. ALOTAIBI (Koweït), second coauteur du texte, a approuvé la déclaration de son homologue de la Suède.  L’adoption à l’unanimité du texte, « après de très longues négociations », montre que le Conseil de sécurité peut se prononcer à l’unanimité lorsque la situation l’exige, a-t-il déclaré, avant de remercier ses homologues.  Rappelant les dispositions principales du texte, le représentant a fait observer que le texte ne peut pas mettre un terme immédiat à la souffrance humaine mais a estimé qu’il représentait un « signe très positif » de l’unité du Conseil de sécurité et sa disposition à « faire preuve de solidarité pour mettre fin aux souffrances ».  Il faut maintenant appliquer la résolution adoptée, a poursuivi le représentant.  Le Conseil aura encore beaucoup à faire pour mettre fin à la tragédie dont nous sommes témoins en Syrie, a-t-il poursuivi.  Cette solution n’est que temporaire; « seule une solution politique permettra de mettre fin au conflit », sur la base du Communiqué de Genève de 2012 et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. 

Le représentant a appelé au dialogue sur les questions humanitaires, lesquelles devraient, selon lui, « relever de la procédure ».  On ne peut utiliser le veto dans de telles situations, a-t-il affirmé, en rappelant que son pays soutient l’initiative franco-mexicaine et celle du Groupe ACT -Groupe Responsabilité, cohérence et transparence- visant à suspendre le cours au veto ou à ne pas s’opposer à un texte dans les cas de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de génocide.  Le représentant a également insisté sur le droit international humanitaire, y compris les quatre Conventions de Genève. 

Mme NIKKI R. HALEY (États-Unis) a dûment remercié les deux délégations porte-plume pour leur travail et le sacrifice de leur temps pendant les négociations.  La représentante a illustré la situation en Syrie avec les témoignages de deux médecins et d’une mère qui « attend que son enfant meure parce qu’au moins, au paradis, il y a de la nourriture ».  Aujourd’hui, a dit la représentante, le Conseil de sécurité a enfin pris des mesures contre le niveau dévastateur des souffrances humaines en Syrie.  Les États-Unis, a-t-elle souligné, ne veulent rien de plus que de voir la mise en œuvre du « cessez-le-feu ».  Nous devons tous, a-t-elle insisté, presser « le régime d’Assad » de respecter la résolution.  Mais, a regretté la représentante, nous répondons un peu tardivement à la crise.  Elle a évoqué l’appel plein d’émotions que le Secrétaire général a lancé mercredi dernier et le projet de résolution qui était déjà prêt.  « Mais la Russie a retardé les choses.  Elle est ensuite passée au lendemain, le jour où la Fédération de Russie, pour encore retarder les choses, a demandé une séance publique au cours de laquelle 14 membres du Conseil se sont dits prêts à imposer un cessez-le-feu.  « Mais la Russie s’est opposée au vote. »  Hier, le Conseil s’est réuni pendant des heures, prêt à voter, « mais une nouvelle fois, la Russie a retardé les choses ».

Voter était devenu une obligation morale pour tout le monde, « saut pour la Russie, sauf pour la Syrie, sauf pour l’Iran », a accusé la représentante.  Nous votons aujourd’hui pour un « cessez-le-feu » qui aurait pu sauver des vies, il y a trois jours, s’est-elle désolée, en parlant d’une résolution qui ne contient aucun changement « si ce n’est quelques mots et quelques virgules ».  Le peuple syrien ne devrait pas avoir à mourir en attendant que la Russie organise enfin sa position à partir de Moscou ou en discute avec la Syrie, a martelé la représentante, en prévenant: « nous ne connaissons peut-être pas les Syriens dont la situation nous alarme, mais eux nous connaissent ».  « Nous les avons trahis. »

La résolution, a-t-elle poursuivi, marque un moment d’unité qu’il faut saisir et maintenir au-delà des 30 jours.  La représentante a espéré qu’il s’agit là d’un tournant, un tournant où la Fédération de Russie encouragera avec les autres une solution politique au conflit et prendra des mesures pour rétablir les vraies responsabilités dans l’utilisation des armes chimiques en Syrie.  Les progrès doivent commencer par une adhésion « au cessez-le feu et sans excuse ».  « Ne soyons pas naïfs, et ne laissons pas le régime d’Assad continuer à bombarder des écoles, des hôpitaux et des maisons sous le prétexte fallacieux de la lutte contre le terrorisme. » 

Les bombardements doivent cesser, s’est impatientée la représentante.  Il faut donner sa chance « au cessez-le-feu ».  Elle a demandé « aux partisans d’Assad », à savoir la Fédération de Russie et l’Iran, de traiter de ce que le Secrétaire général a appelé « l’enfer sur terre ».  L’objectif de la résolution est clair: stopper les opérations militaires dans la Ghouta orientale, une fois pour toutes, et permettre l’accès humanitaire.  La représentante a douté que le régime syrien respectera la résolution mais elle a dit y adhérer parce que « nous le devons aux innocents en Syrie qui implorent notre aide ».  Elle a conclu en défiant ses collègues de faire respecter le « cessez-le-feu » et de mettre tout en œuvre pour que les dispositions de la résolution se concrétisent sur le terrain.  « C’est le seul moyen de restaurer la crédibilité du Conseil car le peuple syrien a assez attendu », a-t-elle averti

M. VASSILY A. NEBENZIA (Fédération de Russie) a remercié les deux coauteurs pour leurs « efforts inlassables de compromis » qui ont permis d’adopter la résolution « après de longues consultations », durant lesquelles, a-t-il ajouté, « la plupart des délégations souhaitaient réellement » trouver une solution.  Le texte, a-t-il noté, pousse les autorités syriennes à faire en sorte que les hostilités cessent le plus rapidement possible et que l’accès humanitaire soit rouvert.  Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour adopter le texte? s’est interrogé le représentant, qui a expliqué que la Fédération de Russie « s’opposait au schéma restrictif » de mise en place « immédiate » d’un cessez-le-feu pour une période indéterminée « car cela n’est pas réalisable ».  Une telle approche « déconnectée de la réalité » ne permettrait pas de résoudre la situation.  Il faut des accords humanitaires « concrets », a affirmé le représentant, qui a souhaité que « tous les acteurs influents » contribuent à ce que des solutions soient trouvées.  Il a dénoncé le fait que des groupes armés « se soustraient » à leurs obligations contrairement à la Fédération de Russie qui remplit toutes les siennes et contribue aux efforts humanitaires, de même que les autres partenaires du processus d’Astana, auxquels M. Nebenzia a rendu hommage.

La résolution dit clairement qu’elle ne s’applique pas aux terroristes de Daech, Al-Qaida et du Front el-Nosra ni à leurs affiliés, a-t-il rappelé.  « La lutte va se poursuivre », a promis le représentant, qui a appelé les différents acteurs internationaux à se coordonner sur le terrain, y compris avec les autorités syriennes, dans le respect du droit international, « dont la souveraineté » de la République arabe syrienne.  Le représentant, qui a relevé que son homologue américaine a cité son pays un nombre incalculable de fois, a accusé les États-Unis d’avoir un agenda en Syrie et de soutenir des « acteurs douteux ». 

M. Nebenzia a jugé important que la résolution adoptée mette l’accent sur les activités de déminage.  La situation traitée par la résolution ne concerne pas seulement la Ghouta orientale, a-t-il insisté à plusieurs reprises, en citant notamment Damas, où, a-t-il rappelé, des missions diplomatiques, y compris celle de son pays, ont été visées.  L’aide doit être acheminée partout en Syrie, y compris à Yarmouk, à Fouaa et à Kafraya avant de rappeler que c’est « tout un éventail de questions » dont il faut encore s’occuper.  Enfin, le représentant s’est dit « très inquiet » des « menaces d’agression portées contre la Syrie et sa souveraineté par les États-Unis » et a conclu en affirmant que l’interprétation de cette résolution ne devait en aucun cas « être laxiste ».

Pour M. FRANÇOIS DELATTRE (France), cette résolution est « vitale au sens propre », car « l’arrêt des combats est important pour sauver les vies des populations dans la Ghouta orientale notamment ».  Il a rappelé que la cessation des hostilités a été au cœur de l’appel conjoint lancé hier par le Président Macron et la Chancelière Merkel en direction du Président Putin de la Fédération de Russie.  La résolution est « un sursaut tardif contre le déferlement de la violence contre les civils dans la Ghouta orientale et ailleurs en Syrie », a déclaré le délégué.  Une cessation des hostilités pour une période initiale de 30 jours est une première étape.  C’est même une réponse minimale à la demande des acteurs humanitaires.  Il revient ainsi au régime syrien de faire respecter cette cessation des hostilités et permettre aux humanitaires d’atteindre les civils.  Pour la France en effet, « chaque minute compte et peut faire basculer des vies » et rien ne serait pire, a prévenu le représentant, que de voir cette résolution rester lettre morte.

Il a insisté sur le fait que la stabilité durable en Syrie passe par des négociations politiques dans le cadre du processus de Genève et en droite ligne de la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité.  Les ingrédients majeurs pour une confrontation régionale sont réunis aujourd’hui en Syrie, a prévenu M. Delattre tout en mettant en garde contre la propagation du conflit.  « Notre génération sera jugée sur notre capacité ou non à mettre un terme à la tragédie syrienne », a-t-il déclaré, ajoutant que le plus difficile reste à faire.  Il a lancé un double appel: le premier est la mobilisation pour la mise en œuvre complète de cette résolution, a-t-il souligné en interpellant la Fédération de Russie et les garants du processus d’Astana.  Le deuxième appel de la France est d’utiliser cette trêve comme levier pour aller vers une solution politique à la crise syrienne.

M. STEPHEN HICKEY (Royaume-Uni) s’est félicité de l’adoption de la résolution, tout en ajoutant qu’il avait fallu beaucoup trop de temps pour y parvenir.  « Pendant que nous pesions les virgules », les forces d’Assad continuaient de bombarder.  Rappelant que le conflit en Syrie entre dans sa huitième année, il a estimé que la situation dans la Ghouta orientale et d’autres régions était « bien pire que ce nous ne pouvions l’imaginer ».  Dénonçant ceux qui qualifient les informations arrivant de la Ghouta orientale de propagande, le représentant a répété que ce qui s’y passe est « l’enfer sur terre ».  Prendre pour cible des civils, systématiquement et quotidiennement est une violation du droit international humanitaire mais aussi un crime de guerre, a-t-il souligné. 

Il faut, a dit le représentant, prendre des mesures concrètes pour sortir de cet enfer ceux qui s’y trouvent « de la faute d’un seul homme ».  Il a appelé à la mise en œuvre des dispositions de la résolution « sans délai, ce qui veut dire “maintenant, immédiatement” ».  Si une partie ne respecte pas les termes de la résolution, il faudra revenir dans cette salle immédiatement, a-t-il ajouté, avant d’insister sur la « responsabilité particulière de la Syrie et de ses alliés », en citant l’Iran.  La résolution adoptée aujourd’hui « n’est qu’un petit pas en avant », a estimé le représentant, qui a demandé que soit envoyé au « régime Assad » un message clair pour l’arrêt des combats et l’engagement sincère dans les négociations de Genève.

M. MA ZHAOXU (Chine) a reconnu, à son tour, que la résolution est le fruit d’efforts et de patience après de longues négociations.  Il a dûment remercié les coauteurs et salué le fait que le Conseil ait parlé d’une seule voix.  Il a invité la communauté internationale à travailler de concert pour la mise en œuvre de cette résolution et souligné que ce que la Chine veut, c’est une solution politique soucieuse de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la Syrie.  Il faut une solution, négociée par toutes les parties et sous la houlette des Nations Unies, qui tienne compte des préoccupations de toutes les parties, dont la lutte contre le terrorisme. 

M. KAIRAT UMAROV (Kazakhstan) a remercié les porte-plume de cette résolution que sa délégation a, du reste, soutenue.  Le Kazakhstan se range aussi derrière le soutien affiché par le Secrétaire général de l’ONU pour une cessation immédiate des hostilités, parce que « la Ghouta orientale ne peut attendre ».  Il a rappelé que ces derniers jours, des chefs d’État et de gouvernement à travers le monde ont appelé le Gouvernement syrien à respecter les droits de l’homme, et que les deux parties fassent preuve de retenue.  Dans le même temps, les facteurs externes qui attisent les tensions doivent s’arrêter immédiatement afin de ne pas mettre en danger la sécurité régionale, a suggéré le représentant. 

Nous espérons que tous les pays qui ont une influence sur le terrain en Syrie et qui y conduisent des campagnes militaires contre le terrorisme vont agir de concert contre ce fléau, et prendront des mesures pratiques pour la mise en œuvre de cette résolution, a plaidé le délégué.  En outre, toutes les parties doivent permettre un accès humanitaire aux sites affectés et l’évacuation des gens ayant besoin de soins médicaux. 

Le représentant a ensuite transmis un message de son Ministre des affaires étrangères qui souhaite que ses collègues des pays garants du processus d’Astana prennent des mesures supplémentaires pour garantir le strict respect du cessez-le-feu au cours de leur réunion prévue à Astana à la mi-mars ou avant.

M. KAREL JAN GUSTAAF VAN OOSTEROM (Pays-Bas) s’est réjoui de l’accord auquel est parvenu aujourd’hui le Conseil pour mettre fin aux atrocités commises dans la Ghouta orientale et s’est donc félicité de l’adoption à l’unanimité de la résolution, rendant hommage, à son tour, aux deux délégations porte-plume.  Il faut désormais attendre les mesures qui seront prises sur le terrain, a poursuivi le représentant, qui a rappelé l’obligation de tous les États Membres à veiller à ce que toutes les dispositions du texte soient appliquées et qui a insisté sur la « responsabilité particulière » des autorités syriennes à l’égard de leur propre peuple.  La résolution est un « bon pas dans la bonne direction, mais il faut faire beaucoup, notamment pour assurer les responsabilités politiques et le retour des réfugiés, a poursuivi le représentant, pour qui, dès aujourd’hui, le Conseil de sécurité doit se tenir prêt à se réunir sans délai si la situation l’exige. 

Mme JOANNA WRONECKA (Pologne) a rappelé que mercredi dernier, dans cette même salle, elle avait insisté pour que le Conseil de sécurité agisse pour mettre un terme à la tragédie dans la Ghouta orientale.  Elle a salué l’adoption de cette résolution, invitant en outre les parties en Syrie à respecter le droit humanitaire en permettant que l’aide parvienne aux civils, une obligation à la fois juridique et morale, a-t-elle souligné. 

M. ANATOLIO NDONG MBA (Guinée équatoriale) a déclaré que son pays avait suivi attentivement le processus de négociation et a rendu hommage aux deux délégations porte-plume qui ont permis une adoption de la résolution à l’unanimité.  « Il n’est jamais trop tard pour bien faire », a ajouté le représentant, en invoquant une expression espagnole.  « Il ne reste plus qu’à appliquer » les dispositions de la résolution 2401, a-t-il encouragé, avant de lancer un appel à toutes les parties concernées pour qu’elles fassent tous les efforts possibles pour sauver la vie de la population syrienne et apaiser ses très longues souffrances.  L’adoption de la résolution « nous fait échapper à la honte », a encore estimé le représentant, qui a toutefois ajouté qu’on n’y échapperait réellement que si le cessez-le-feu était mis en œuvre et que l’aide humanitaire parvenait aux civils dans les jours à venir.

M. PEDRO LUIS INCHAUSTE JORDÁN (Bolivie) a dit espérer une mise en œuvre rapide de cette résolution pour apaiser les souffrances des populations syriennes.  Il a salué les deux porte-plume, ainsi que la volonté de la délégation de la Fédération de Russie de se joindre au consensus.  Il a aussi rappelé qu’il n’y a pas de solution militaire en Syrie, et que le dialogue doit prévaloir, que ce soit à Genève ou à Astana. 

M. TEKEDA ALEMU (Éthiopie) s’est dit heureux que le Conseil ait envoyé le bon message, celui de la cessation des hostilités afin de permettre aux humanitaires d’accéder aux populations.  Il a remercié les deux pays porteurs du texte qui ont pris en considération les avis de toutes les délégations.  Il a dit espérer que l’esprit positif qui a amené à l’adoption de cette résolution va continuer de régner entre ceux qui ont une grande influence sur les parties en Syrie. 

M. GUSTAVO MEZA-CUADRA (Pérou) a salué les efforts des deux coauteurs du projet de résolution et la souplesse dont ont fait preuve les membres du Conseil de sécurité, insistant sur l’importance de maintenir l’unité du Conseil de sécurité, « en particulier pour ce qui concerne sa responsabilité de protection des civils ».  Le Pérou suivra de près la mise en œuvre de la résolution par toutes les parties impliquées, a ajouté le représentant, qui a rendu hommage aux différents acteurs humanitaires sur le terrain.  Il a souhaité que la résolution adoptée aujourd’hui soit un pas de plus sur le chemin de la paix. 

M. BERNARD TANOH-BOUTCHOUE (Côte d’Ivoire) a rendu hommage aux efforts des deux délégations porte-plume, avant de demander que le texte adopté soit respecté par tous les acteurs, « sur tous les champs de bataille en Syrie ».  Il s’est dit persuadé que seule une solution politique acquise par la négociation permettra de mettre fin au conflit et a souhaité que les 30 jours de trêve réclamés par la résolution permettent la relance des différents processus politiques de négociation, que ce soit « à Genève, à Astana ou à Sotchi »

M. BASHAR JA’AFARI (République arabe syrienne) a indiqué que des dizaines de roquettes ont touché Damas ces derniers jours, frappant entre autres le siège du Croissant-Rouge arabe syrien.  Il a dit adhérer à l’appel à la trêve lancé par la France mais a précisé qu’il fallait également mettre en œuvre les 29 autres résolutions du Conseil de sécurité sur la Syrie.  À son homologue du Royaume-Uni, il a demandé s’il n’avait pas souvenance des atrocités commises par les troupes britanniques en Iraq, en Palestine ou contre l’Argentine dans un différend lié à une île située à des milliers de kilomètres du Royaume-Uni.  « Et maintenant, c’est votre gouvernement qui nous empêche de lutter contre le terrorisme sur notre territoire », a-t-il lancé à l’endroit du délégué britannique, en accusant aussi le Royaume-Uni de soutenir le terrorisme en Syrie.

Le représentant syrien a affirmé que son gouvernement avait pris toutes les mesures de désescalade afin de protéger les civils, rappelant que les accords d’Astana demandent que tous les belligérants rompent tout lien avec les groupes terroristes, ce qui n’a pas été fait.  « Ils ont plutôt utilisé ces accords pour se réorganiser, recevant des instructions d’autres États, dont certains membres de ce Conseil », a-t-il accusé.  La Syrie n’a donc d’autre choix que de répondre à l’appel de sa population, otage des groupes armés dans la Ghouta orientale, et qui demande protection.  Mais, a fait observer le représentant, les appels des huit millions de Syriens ne parviennent pas aux oreilles de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni.  Il a ironisé sur le fait que ces pays n’écoutent que les groupes terroristes, notamment Daech et El-Nosra.

Il s’est dit en outre surpris que des projets de résolution soient négociés au sein du Conseil de sécurité sans la participation du pays concerné.  Il a aussi accusé le Coordonnateur humanitaire de l’ONU de donner des informations erronées au Conseil, alors que son représentant en Syrie fournit des données plus positives sur l’accès humanitaire en Syrie.  On n’a pas besoin de réunions d’urgence ni de nouvelles résolutions et encore moins de rapports fondés sur des données peu fiables, a dit le représentant.  La communauté internationale a plutôt besoin de mettre en œuvre les 30 résolutions qu’elle a déjà adoptées, a-t-il martelé.  Selon notre entendement, a prévenu le représentant, les résolutions s’appliquent également à la Turquie et à Efrin, aux forces de la coalition dont les États-Unis, et à l’agression israélienne, y compris dans le Golan.  Il a demandé aux pays concernés d’arrêter de tenir des réunions à Paris, à Washington et à Londres sur des « plans de partition de la Syrie », « cela finira tôt ou tard par se retourner contre vous », a-t-il prévenu, en faisant valoir le droit de son pays de se défendre.

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