La Commission du désarmement tiendra sa session du 2 au 20 avril et discutera pour la première fois de la course aux armements dans l’espace

CD/3759
21 février 2018

La Commission du désarmement tiendra sa session du 2 au 20 avril et discutera pour la première fois de la course aux armements dans l’espace

La Commission du désarmement, qui a adopté ce matin l’ordre du jour* d’une session prévue du 2 au 20 avril 2018, a décidé de s’attaquer, pour la première fois, à la course aux armements dans l’espace.

N’ayant pu s’entendre sur l’opportunité d’examiner la question des armes classiques, la Commission a donc retenu deux questions de fond: « recommandations en vue de la réalisation de l’objectif du désarmement nucléaire et de la non-prolifération des armes nucléaires », et pour la première fois « préparation de recommandations pour promouvoir la mise en œuvre pratique des mesures de transparence et de confiance dans les activités dans l’espace extra-atmosphérique dans le but d’éviter une course aux armements dans l’espace ».

La Présidente et Représentante permanente de l’Australie s’est félicitée de ce que la Commission jouera un rôle de pionnier dans les discussions sur le désarmement de l’espace extra-atmosphérique.  Mme Gillian Bird a souhaité des débats productifs, constructifs et orientés vers des résultats. 

Le représentant de la République islamique d’Iran a soulevé la question de la documentation, arguant que les recommandations sur lesquelles la Commission compte fonder les discussions n’ont jamais été entérinées par l’Assemblée générale.  Ces recommandations ont été faites en 2013 par le Groupe d’experts gouvernementaux chargé de mener une étude sur les mesures de transparence et de confiance relatives aux activités spatiales.**

Comme la Commission ouvre un nouveau cycle triennal (2018-2020), sa Présidente a encouragé les parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) à tirer parti de ce cycle pour apporter des contributions substantielles à la Conférence d’examen du TNP qui tombe précisément en 2020.  La Commission pourrait aussi donner le ton de la Conférence internationale de haut niveau des Nations Unies sur le désarmement nucléaire qu’organise l’Assemblée générale du 14 au 16 mai 2018, à New York.

Par ailleurs, aucun consensus n’a pu émerger du débat sur l’opportunité d’examiner la question des armes classiques.  Pour les délégués de l’Équateur et du Mexique, il n’y a pas de raison valable d’en discuter puisque que la troisième Conférence d’examen sur les armes légères est déjà prévue en juin prochain à New York.  De plus, a ajouté le délégué du Nicaragua, les petites délégations n’ont pas assez de personnels pour couvrir toutes ces réunions parallèles.

Les représentants du Royaume-Uni et de la France ont, en revanche, milité pour des discussions officieuses afin de « capitaliser sur le succès de la réflexion de l’an dernier ».  Pour le représentant de la Turquie, il s’agit de « garder en vie la tradition de discussions officieuses afin de rebondir sur les avancées après 17 ans d’impasse sur les armes classiques ».

Au cours de cette session, la Présidente sera secondée aux Vice-Présidences par MM. Mustapha Abbani, de l’Algérie; Bassem Hassan, de l’Égypte; Volodymyr Leschenko, de l’Ukraine; Nirupam Dev Nath, du Bangladesh; et Surendra Thapa, du Népal.  Mme Diedre Nichole Mills, de la Jamaïque, assumera les fonctions de Rapporteur.  Les groupes régionaux, qui n’ont pas encore transmis les noms de leur candidat, ont été invités à le faire.

La Commission travaillera en plénière et au sein de deux groupes de travail.

*A/CN.10/L.80

**A/68/189

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