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AG/AB/4280
15 mai 2018
Soixante-douzième session, 39e et 40e séances – matin et après-midi

La Cinquième Commission s’empare de la vision « réaliste, gérable et réalisable » du Secrétaire général pour réformer le pilier « paix et sécurité » de l’ONU

C’était une journée chargée, aujourd’hui, à la Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires qui avait sous les yeux une trentaine de rapports dont le moins remarqué n’a pas été celui du Secrétaire général sur la restructuration du pilier « paix et sécurité » de l’ONU.  « Deux départements-un pilier », a résumé la Chef de cabinet de M. António Guterres, en parlant d’une vision « réaliste, gérable et réalisable ».

Mme Maria Luiza Ribeiro Viotti a expliqué que le but est de rendre le pilier « paix et sécurité » plus cohérent, plus souple et plus efficace, et de l’aligner plus étroitement avec les deux autres piliers du travail de l’ONU, à savoir le développement et les droits de l’homme.  La diplomatie préventive et le rétablissement, le maintien et la consolidation de la paix doivent appartenir à la même « boîte à outils » et être utilisés avec souplesse, en fonction de chaque situation sur le terrain, a-t-elle aussi expliqué.  Elle a insisté, en particulier, sur les nombreuses synergies entre la réforme du pilier « paix et sécurité », et celle de la gestion.  Les deux réformes visent à instaurer une plus grande cohérence dans les efforts des Nations Unies et à améliorer la manière dont le Siège de l’ONU fournit son appui politique et opérationnel au terrain, y compris aux opérations de maintien de la paix. 

Le Secrétaire général propose donc la création de deux nouveaux départements avec une structure politique et opérationnelle régionale unique, appuyés par un bureau du Directeur de la coordination et des services partagés.  La nouvelle structure, dont la mise en place est proposée pour le 1er janvier 2019, se présente comme suit: le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix regrouperait les fonctions du Département des affaires politiques (DPA) actuel et celles du Bureau d’appui à la consolidation de la paix. 

Le Département des opérations de maintien de la paix regrouperait quant à lui les fonctions du Département (DPKO) actuel auxquelles s’ajouteraient celles du DPA qui touchent aux missions politiques spéciales sur le terrain.  Une structure politique et opérationnelle régionale unique commune aux deux nouveaux départements serait chargée de la gestion courante de toutes les activités.  Elle serait dirigée par trois sous-secrétaires généraux chargés respectivement des zones Afrique; Europe, Asie centrale et Amériques; Moyen-Orient, Asie et Pacifique.

S’agissant du Bureau du Directeur de la coordination et des services partagés, le Secrétaire général propose de transformer le poste de chef de cabinet, actuellement rattaché au DPKO et au Département de l’appui aux missions, en poste de directeur de la coordination et des services partagés des nouveaux Département des affaires politiques, et de la consolidation de la paix et des opérations de paix. 

Le Timor-Leste a fait valoir son expérience de pays hôte d’une mission politique spéciale et d’une opération de maintien de la paix, pour se féliciter de cette proposition, ayant constaté de visu « la fragmentation » et le manque de communication entre le DPA et le DPKO au moment de la transition entre la mission politique spéciale et l’opération de maintien de la paix, avec la perte des connaissances acquises, la détérioration des relations de travail et la diminution de la confiance chez les autorités nationales que cela a entraîné. 

Le même enthousiasme a été manifesté par l’Union européenne :  le Secrétaire général peut compter sur notre « soutien politique intégral », s’est-elle exclamée.  En tant que « Chef de l’administration », a-t-elle souligné, il a l’autorité nécessaire pour mener à bien cette réforme.  Nous appuyons « sans réserve » cette proposition de réforme, a ajouté le CANZ, après le Liechtenstein et la Suisse.  C’est un bon pas en avant qui contribuera en plus à une bonne mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, s’est réjoui le Mexique.

Nous attendons surtout de voir comment cette réforme, ont prévenu le Groupe des 77 et de la Chine, contribuera vraiment à rendre l’ONU plus efficace sur le terrain.  Nous avons pris bonne note, a poursuivi le Groupe des États d’Afrique, de la proposition de créer trois divisions géographiques pour l’Afrique mais il faut éviter un surcroît de travail qui compromettrait l’efficacité des opérations.  La restructuration proposée offre des « mesures nécessaires mais non suffisantes » pour aller de l’avant, a tranché la Norvège, appelant le Secrétaire général à continuer d’aligner davantage les objectifs avec les responsabilités, en autonomisant le terrain, en renforçant l’obligation de résultats et en promouvant une bonne utilisation des ressources. 

Aller de l’avant oui mais en tenant des consultations « formelles » avec toutes les parties prenantes, a prévenu le Pakistan.  La Cinquième Commission ne doit pas perdre de vue les raisons pour lesquelles les États encouragent tellement ces réformes, a prévenu la République de Corée qui a voulu que l’on évite les analyses techniques sous l’angle exclusif de l’efficacité administrative et budgétaire.  « Le travail de la Commission ne saurait donner lieu à une ONU plus bureaucratique et plus inefficace encore. »

Dans son rapport, le Secrétaire général indique que sa proposition n’aurait pas d’incidence sur les coûts, à l’exception de trois postes financés par le compte d’appui qu’il est proposé de transférer du DPKO au Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  Les mouvements de postes proposés entraîneraient une redistribution des ressources inscrites au budget des opérations de maintien de la paix 2018-2019 et de celles du budget du compte d’appui, avec effet au 1er janvier 2019. 

Le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) avoue qu’il aurait aimé voir une restructuration de « cette ampleur » générer de réels gains d’efficience.  Il fait des recommandations qui se traduiraient par une réduction de 268 000 dollars du montant des prévisions révisées.  Le fait que le CCQAB s’oppose aux trois postes demandés par le Secrétaire général aurait-il des incidences sur la restructuration ? s’est inquiété le CANZ.

 La Cinquième Commission a prévu de tenir une autre séance publique le vendredi 18 mai pour parler de la situation financière de l’ONU.

ASPECTS ADMINISTRATIFS ET BUDGÉTAIRES DU FINANCEMENT DES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur le rapport du Comité des commissaires aux comptes (CCC) relatif aux comptes des opérations de maintien de la paix et rapport du Secrétaire général sur l’application des recommandations du CCC pour l’exercice clos le 30 juin 2017 (A/72/850)

Pour ce rapport, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) a examiné les rapports du Comité des commissaires aux comptes (A/72/5 (Vol II), chap II) et du Secrétaire général (A/72/756).  Le CCQAB fait part de ses observations et recommandations au chapitre II de son rapport sur les questions concernant les opérations de maintien de la paix en général (A/72/789).

Déclarations

Au nom du Groupe des 77 et de la Chine, M. MOHAMED FOUAD AHMED (Égypte) a remarqué un faible taux de mise en œuvre des recommandations du Comité des commissaires aux comptes (CCC) par le Secrétariat.  Ce dernier, a-t-il martelé, doit respecter le calendrier de mise en œuvre qu’il a lui-même établi.  Quelles sont les raisons des retards? s’est-il impatienté, avouant aussi qu’il attend toujours le rapport complet sur la transition vers Umoja, le progiciel de gestion intégré.  Le représentant s’est en effet alarmé de la faiblesse du contrôle sur les paiements, de l’absence de clarté sur les coûts réels de certains matériels, du flou dans le système de délégation des pouvoirs, de la dépendance excessive vis-à-vis des experts et du manque de rigueur s’agissant des transports aériens, un poste budgétaire très important. 

Dans une courte déclaration, M. JAN DE PRETER, de l’Union européenne, a salué le travail important du CCC dont les rapports permettent à l’Organisation de s’acquitter plus efficacement de sa tâche.  S’agissant de l’exercice 2016/2017, le représentant s’est dit heureux de constater que le CCC a de nouveau « émis un avis sans réserve » sur les états financiers de l’ONU des opérations de la paix.  Il a toutefois pris note de la nécessité d’améliorer les choses dans certains domaines clefs, y compris l’établissement des missions, la délégation de pouvoir, les opérations aériennes, la liquidation des missions et la gestion des contrats, des achats et des ressources humaines.  Il a également fait écho aux recommandations du CCC en matière de fraudes et de la nécessité de mettre d’avantage l’accent sur les activités de sensibilisation et de prévention.  Enfin, le représentant a annoncé que l’Union européenne fera des observations plus détaillées au moment de l’examen de chaque mission.

Mme CHERITH NORMAN-CHALET (États-Unis) a noté que 96% des recommandations du CCC pour les trois exercices précédents ont été mis en œuvre, c’est-à-dire 128 recommandations.  Il ne reste que cinq recommandations qui sont en train d’être mises en œuvre.  L’audit est un important moyen pour atténuer les risques financiers et étudier avec sagesse les ressources.  Comme le personnel des missions représente 20% des dépenses, Mme Norman-Chalet a épousé la recommandation du CCC pour une détermination plus systématique et complète des besoins.  Elle a exhorté le Secrétariat à développer une méthodologie précise basée sur des indicateurs de performance et la charge de travail.  Elle a réclamé une approche objective de toutes les missions, s’agissant aussi de la planification et du processus budgétaire. 

À son tour, elle s’est attardée sur les opérations aériennes qui, a-t-elle insisté, représentent près de 10% des dépenses totales du maintien de la paix.  Ici aussi, la représentante a appuyé l’appel du CCC à des indicateurs de performance pour la flotte aérienne.  Elle a exhorté l’ONU à être plus efficace dans l’utilisation des aéronefs, à identifier les ressources aériennes requises en fonction des exigences militaires et logistiques claires et à trouver des options plus efficaces pour les obtenir. 

M. FU LIHENG (Chine) a souligné la grande qualité du rapport du CCC et a appelé à une mise en œuvre rapide des recommandations, parce que, a-t-il souligné, sur les 55 recommandations formulées pour 2015/2016, seules 23 ont été appliquées, soit à peine 41,8%, a déploré le représentant.

Par ailleurs, le représentant s’est dit fortement préoccupé par les problèmes « majeurs » identifiés dans le cadre du processus d’audit.  « L’identification des problèmes via un audit n’est que la première étape », a-t-il souligné, ajoutant qu’il faut ensuite résoudre les problèmes dans les plus brefs délais pour éviter qu’ils ne se répètent.  Le représentant a notamment noté que l’exécution du budget des opérations de maintien de la paix en 2016/2017 incluait des réaffectations entre catégories de dépenses et des réaffectations concernant les besoins opérationnels pour un montant cumulé de 298 millions de dollars.  Ce montant « gigantesque » met selon lui à mal la crédibilité du budget. 

Par ailleurs, le représentant a déploré les problèmes de gestion du budget des opérations aériennes, qui représente 10% du budget global des opérations de maintien de la paix.  Ces problèmes, a-t-il noté, ont trait au manque de coordination entre les opérations, au coût excessif de certains avions et aux indicateurs de performance « loin d’être satisfaisants ». 

De plus, a-t-il ajouté, le progiciel de gestion intégré Umoja, qui a couté très cher à l’Organisation, présente de nombreuses lacunes fonctionnelles.  « Le contrôle interne laisse à désirer et les fraudes sont fréquentes », a notamment souligné le représentant, pointant du doigt le manque de transparence du système en matière de délégation de pouvoir et le manque de cohérence dans les pratiques au niveau des ressources humaines.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur les prévisions budgétaires révisées au titre de la réforme du dispositif de paix et sécurité, relatives aux chapitres 3 (Affaires politiques) et 5 (Opérations de maintien de la paix) du budget-programme de l’exercice biennal 2018-2019 et au projet de budget du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (A/72/859)

Pour ce rapport, le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires a examiné celui du Secrétaire général (A/72/772).  Le CCQAB rappelle qu’en octobre 2017, le Secrétaire général a présenté à l’Assemblée générale son rapport sur la restructuration du pilier paix et sécurité de l’ONU (A/72/525), dans lequel il a fixé quatre objectifs de réforme principaux afin de restructurer le Département des affaires politiques, le Département des opérations de maintien de la paix et le Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  Ces quatre

objectifs principaux sont les suivants:  accorder la priorité à la prévention et à la pérennisation de la paix; améliorer l’efficacité et la cohérence des opérations de maintien de la paix et des missions politiques spéciales, en assurant la primauté du politique et en faisant preuve de souplesse; rendre le pilier paix et sécurité plus cohérent, plus souple et plus efficace par une approche holistique permettant d’en finir avec la fragmentation; et resserrer les liens entre le pilier paix et sécurité et les piliers développement et droits de l’homme.

Le Secrétaire général propose donc la création de deux nouveaux départements avec une structure politique et opérationnelle régionale unique, appuyés par un bureau du Directeur de la coordination et des services partagés.  La nouvelle structure, dont la mise en place est proposée pour le 1er janvier 2019, se présente comme suit: le Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix regrouperait les fonctions stratégiques, politiques et opérationnelles du Département des affaires politiques et les fonctions de consolidation de la paix assumées par le Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  Il se composerait de sept entités, à savoir le Bureau du Secrétaire général adjoint; la Division des politiques et de la médiation; la Division de l’assistance électorale; la Division des affaires du Conseil de sécurité; la Division des droits des Palestiniens; le Groupe de la décolonisation; et le Bureau d’appui à la consolidation de la paix. 

Le Département des opérations de paix regrouperait quant à lui les fonctions stratégiques, politiques et opérationnelles du Département des opérations de maintien de la paix et celles du Département des affaires politiques touchant les missions politiques spéciales présentes sur le terrain.  Il regrouperait le Bureau du Secrétaire général adjoint aux opérations de paix; le Bureau des affaires militaires; le Bureau de l’état de droit et des institutions chargées de la sécurité; et la Division des politiques, de l’évaluation et de la formation.

Une structure politique et opérationnelle régionale unique commune aux deux nouveaux départements serait chargée de la gestion courante de toutes les activités politiques et opérationnelles ayant trait à la paix et à la sécurité.  Elle serait dirigée par trois sous-secrétaires généraux qui feraient rapport aux secrétaires généraux adjoints des deux départements.  Ces trois sous-secrétaires généraux seraient chargés respectivement des zones Afrique; Europe, Asie centrale et Amériques; Moyen-Orient, Asie et Pacifique.

S’agissant du Bureau du Directeur de la coordination et des services partagés, le Secrétaire général propose de transformer le poste de chef de cabinet, actuellement rattaché au Département des opérations de maintien de la paix et au Département de l’appui aux missions, en poste de directeur de la coordination et des services partagés du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix et du Département des opérations de paix.  Ce poste serait maintenu à la classe D-2 et financé au moyen du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix.  Le titulaire rendrait compte aux Secrétaires généraux adjoints de ces deux départements et serait chargé de garantir la cohérence et la cohésion des activités de gestion, des activités administratives et budgétaires et des autres activités du même ordre à l’échelle du pilier.  Il superviserait également le Service administratif commun, la Section de l’appui à la haute direction, le Centre de situation, la Section de la communication stratégique, le Groupe de la gestion de l’information et les Services d’enregistrement, ainsi que les activités du Coordonnateur pour les questions de sécurité. 

Le Secrétaire général indique que sa proposition n’aurait pas d’incidence sur les coûts, à l’exception de trois postes financés par le compte d’appui qu’il est proposé de transférer du Département des opérations de maintien de la paix au Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  Les mouvements de postes proposés entraîneraient une redistribution des ressources inscrites au budget-programme approuvé pour l’exercice 2018-2019 et de celles du projet de budget du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice 2018/19, avec effet au 1er janvier 2019. 

Le Comité consultatif avoue qu’il aurait aimé voir une restructuration de cette ampleur générer des gains d’efficience.  Ces recommandations se traduiraient par une réduction de 268 000 dollars du montant des prévisions révisées relatives au budget-programme 2018-2019.  Le CCQAB ne voit donc pas d’objection à ces prévisions révisées et à la partie correspondante du projet de budget du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix pour l’exercice 2018/19.

Déclarations

La genèse de la réforme du pilier « paix et sécurité » a été expliquée par la Chef de Cabinet du Secrétaire général, Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI.  La réforme des Nations Unies, a-t-elle souligné, est un élément central des préoccupations du Secrétaire général qui a lancé les premières initiatives en 2017 pour améliorer la faculté du Secrétariat à mettre en œuvre les mandats existants et à utiliser les ressources de la manière la plus efficace possible.  S’agissant du pilier « paix et sécurité », il a nommé une équipe d’évaluation interne qui a eu des consultations élargies avec les départements et bureaux concernés.  Le Secrétaire général a aussi lancé un processus approfondi de consultations avec les États Membres, dont des réunions avec les cinq groupes régionaux et avec l’Assemblée générale. 

L’équipe d’évaluation interne, a poursuivi la Chef de Cabinet, s’est inspirée des examens indépendants menés par le précédent Secrétaire général, lesquels avaient identifié et diagnostiqué certains problèmes et lacunes.  Si ces problèmes et lacunes allaient au-delà des structures et tiennent aux questions politique et institutionnelles plus larges auxquelles sont confrontées les Nations Unies et la communauté internationale dans son ensemble, les examens indépendants ont aussi reconnu que les structures avaient besoin d’être ajustées pour rendre plus efficace l’exécution des mandats. 

En octobre 2017, a rappelé la Chef de Cabinet, le Secrétaire général a pu présenter son rapport à l’Assemblée générale, soulignant que le but est de donner la priorité à la prévention et à la paix durable, d’améliorer l’efficacité et la cohérence des opérations de maintien de la paix et des missions politiques spéciales, de rendre le pilier « paix et sécurité » plus cohérent, plus souple et plus efficace, et d’aligner plus étroitement ledit plier avec les autres deux autres piliers du travail de l’ONU.  L’Assemblée générale a appuyé la vision du Secrétaire général. 

Ces propositions, a précisé la Chef de Cabinet, ne cherchent pas à changer les mandats établis ou les fonctions du pilier « paix et sécurité ».  Elles n’augmentent pas le nombre global des postes et ne cherchent pas à réaffecter les ressources du développement ou d’autres domaines vers le pilier « paix et sécurité ».  Le Secrétaire général juge extrêmement important que le travail précieux du Département des affaires politiques (DPA), de celui des opérations de maintien de la paix (DPKO) et du Bureau d’appui à la consolidation de la paix se fasse sur une même ligne.  La diplomatie préventive et le rétablissement, le maintien et la consolidation de la paix doivent appartenir à la même « boîte à outils » et être utilisés avec souplesses, en fonction de chaque situation sur le terrain.  Pour ce faire, le Secrétaire général a reconfiguré les structures existantes au Siège pour que le savoir, les capacités et l’expérience du DPA, du DPKO et du Bureau d’appui à la consolidation de la paix soient gérés de manière à générer les synergies que la nouvelle approche exige.  La vision du Secrétaire général c’est « deux départements-un pilier ».

Il y a beaucoup de synergies entre la paix et la sécurité, le développement et la réforme de la gestion, a souligné la Chef de Cabinet, et cela est particulièrement vrai pour la paix et la sécurité, et la gestion.  Les deux réformes visent à instaurer une plus grande cohérence dans les efforts des Nations Unies et à améliorer la manière dont le Siège fournit son appui politique et opérationnel au terrain, y compris aux opérations de maintien de la paix. 

La réforme, a conclu la Chef de Cabinet, offre de nombreux avantages aux États Membres.  Elle est « réaliste, gérable et réalisable ».  Toute organisation, a-t-elle insisté, doit de temps en temps évaluer avec honnêteté la manière dont elle fonctionne et apporter les ajustements nécessaires.  C’est le rôle du chef de l’administration qu’est le Secrétaire général et qui a souligné que la réforme n’est pas un exercice de coupe budgétaire mais un exercice d’efficacité.  Il a pris soin de renforcer les capacités existantes dans les limites des ressources disponibles et sans changer les mandats ni les sources budgétaires.  « Toutefois, nous ne pouvons faire notre travail avec moins », a prévenu la Chef de Cabinet. 

Au nom du Groupe des 77 et la Chine, M. MOHAMED FOUAD AHMED (Égypte) a indiqué que la confiance était essentielle pour améliorer la performance et l’efficacité de l’Organisation.  Ayant étudié de près la proposition du Secrétaire général, le Groupe a dit attendre avec intérêt de voir comment ces propositions rendraient l’ONU plus efficace sur le terrain.  Il a également demandé des précisions sur la manière dont les changements proposés affecteraient l’exécution des mandats.  L’Organisation doit devenir plus efficace et les changements doivent être correctement mis en œuvre et coordonnés, a insisté le représentant.  Le Groupe, a-t-il déclaré, entend faire en sorte que le Siège fournisse des services adaptés aux missions sur le terrain.  Il a également estimé que l’Organisation devrait être capable d’aborder des questions transversales, tel que le genre.

Au nom du Groupe des États d’Afrique, M. JAGDISH DHARAMCHAND KOONJUL (Maurice) a réaffirmé son soutien au projet de restructuration du pilier « paix et sécurité », lancé par le Secrétaire général.  Étant donné que la majorité des opérations de maintien de la paix sont déployées sur le continent africain, toute réforme doit prendre en compte de manière prioritaire les besoins des États Membres africains, a-t-il estimé.  De ce point de vue, il s’est dit impatient d’entamer les discussions sur la façon dont la proposition du Secrétaire général permettra de rendre l’Organisation plus efficace, en tenant compte des situations complexes sur le terrain.

Le représentant a dit avoir pris bonne note de la proposition de créer trois divisions géographiques pour l’Afrique: l’Afrique de l’Ouest et Afrique centrale; l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique; et l’Afrique australe et les Grands Lacs.  Toutefois, cette proposition doit, selon lui, être examinée afin qu’elle n’engendre pas un surcroit de travail sur le terrain de nature à remettre en cause l’efficacité des opérations.  Par exemple, a-t-il dit, la présence de plus de 20 pays sous une seule division risquerait de compromettre les résultats sur le terrain.

Le représentant a également annoncé l’intention de son Groupe de demander des précisions sur les conséquences des changements structurels proposés sur les mandats africains.  La réforme, a-t-il ajouté, doit aussi tenir compte des restructurations intrarégionales en Afrique et refléter l’objectif de renforcement des relations entre l’ONU et l’Union africaine (UA).

Au nom de la Suisse et du Liechtenstein, Mme ALEXANDRA ELENA BAUMANN (Suisse) a approuvé la vision du Secrétaire général et le renforcement des capacités du Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  Soulignant la nécessité d’informer les membres du personnel de manière transparente sur la conduite de la réforme, la représentante a encouragé le Secrétaire général à harmoniser les méthodes de travail entre les différents départements concernés par les restructurations.

Au nom du groupe CANZ (Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), M. DAVID GREGORY YARDLEY (Australie) a appuyé « sans réserve » la proposition du Secrétaire général concernant la réforme du pilier « paix et sécurité ».  Il a appelé à faire en sorte que le Bureau d’appui à la consolidation de la paix du futur Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix dispose des ressources nécessaires et que la recherche d’efficacité ne mette pas en danger son action.  Le représentant a également voulu que l’on prenne le temps de bien planifier la réforme et que l’on redouble d’efforts pour « changer de culture » à tous les niveaux de l’Organisation dans le but d’améliorer l’architecture de la paix.  Il a demandé à la Chef de Cabinet si la recommandation du CCQAB de ne pas procéder à la création de trois postes demandés par le Secrétaire général dans sa proposition de réforme était de nature à porter atteinte à la restructuration proposée?

Mme JOANNE ADAMSON, de l’Union européenne, a rappelé que l’Union avait initialement accueilli avec enthousiasme le projet de restructuration du pilier « paix et sécurité » proposé par le Secrétaire général.  Nous pensons que le rapport complet qui nous a été soumis respecte le mandat établi par l’Assemblée générale en décembre, a déclaré la représentante, saluant notamment l’annonce de la création du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix et du et Département des opérations de paix.

En effet, cette restructuration institutionnelle et ce remaniement des responsabilités permettront de réaliser deux améliorations: d’une part, faire en sorte que le pilier « paix et sécurité » fonctionne de façon plus « cohérente, flexible et stratégique » et d’autre part, qu’il cohabite de manière « plus efficace » avec les autres piliers de l’Organisation.  La représentante a estimé que le Secrétaire général a l’autorité nécessaire, « en tant que chef de l’administration », pour mener à bien cette réforme.  Il peut compter sur le « soutien politique intégral » de l’Union européenne, a-t-elle ajouté, avant de plaider en faveur d’une restructuration administrative « rapide » et « exhaustive ».

Mme CHERITH NORMAN-CHALET (États-Unis) a déclaré que l’initiative du Secrétaire général visant à réformer le pilier « paix et sécurité » était un pas en avant pour améliorer la cohérence et l’efficacité de l’Organisation.  Les États-Unis ont toujours soutenu les efforts visant à améliorer la cohérence des opérations de paix.  La représentante a souligné le rôle unique du Bureau d’appui à la consolidation de la paix.  L’ONU, a-t-elle insisté, doit produire des résultats sur le terrain.  En examinant les propositions du Secrétaire général, les États-Unis donneront la priorité à celles qui visent à renforcer l’engagement politique et à améliorer la mise en œuvre des mandats.

M. TORE HATTREM (Norvège) a accordé son plein soutien à la proposition du Secrétaire général s’agissant d’une réforme qui devrait, selon lui, rapprocher davantage ce pilier de ceux du développement et des droits de l’homme.  À ses yeux, ce projet de restructuration ouvre la voie à une meilleure utilisation des ressources humaines au Siège.  Il devrait également permettre de mieux soutenir les pays fournisseurs de contingents et d’améliorer la reddition des comptes de l’Organisation envers les États Membres, le tout dans le cadre d’une « démarche plus stratégique ».  Toutefois, le représentant a indiqué que la restructuration proposée offre des « mesures nécessaires mais non suffisantes » pour aller de l’avant.  « Cette réforme n’est pas une fin en soi », a-t-il insisté, appelant le Secrétaire général à continuer d’aligner davantage les objectifs avec les responsabilités, en autonomisant le terrain et en renforçant la responsabilité du personnel s’agissant des résultats et de l’utilisation des ressources. 

M. NABEEL MUNIR (Pakistan) a reconnu la corrélation entre le pilier « paix et sécurité » et la réforme de la gestion.  Tout en simplifiant les processus et les procédures, le Secrétariat doit veiller à une délégation claire des pouvoirs, à une ligne hiérarchique tout aussi claire et à la responsabilité des hauts fonctionnaires des départements proposés.  Il aura fallu, a estimé le représentant, identifier une série de critères claires pour le transfert des missions politiques spéciales au Département des opérations de maintien de la paix.  La réorganisation du pilier « paix et sécurité », a-t-il insisté, doit se fonder sur des consultations formelles entre toutes les parties prenantes.  La coopération triangulaire est, à cet égard, essentielle à des opérations de maintien de la paix plus robustes et plus agiles.  Il a voulu que l’on s’inspire des leçons tirées des efforts de réforme passés, notamment la création du Département des opérations de maintien de la paix.  En restructurant les deux départements, a-t-il conclu, il faut veiller à une représentation géographique équitable, en particulier à celle des pays fournisseurs de contingents et de police.  Ces pays sont des éléments essentiels du succès.

M. CHO TAE-YUL (République de Corée) s’est félicité, à son tour, des propositions de réforme du Secrétaire général, en particulier des mesures visant à renforcer les synergies entre toutes les parties du système des Nations Unies.  Cette approche holistique doit être pleinement et effectivement intégrée à l’architecture de paix et de sécurité, avec les capacités additionnelles requises.  Le représentant a espéré que la Cinquième Commission ne perdra pas de vue les raisons pour lesquelles les États encouragent tellement ces réformes.  Les discussions doivent donc se concentrer sur la manière d’allouer effectivement les ressources pour assurer des synergies plus fortes entre les différents piliers, en particulier en renforçant le rôle du Bureau d’appui à la consolidation de la paix, plutôt que sur une analyse technique de la réforme sous l’angle exclusif de l’efficacité administrative et budgétaire.  Le travail de la Commission ne saurait donner lieu à une ONU plus bureaucratique et plus inefficace encore, a prévenu le représentant.

M. GAO HUIJUN (Chine) a insisté pour que la réforme du pilier « paix et sécurité » soit conforme à la Charte, aux résolutions de l’Assemblée générale et aux mandats conférés aux opérations de maintien de la paix par le Conseil de sécurité.  L’objectif ultime de la consolidation de la paix, c’est renforcer les capacités de développement des pays.  Il faut assurer la cohérence et la coordination des efforts et éviter les chevauchements.  Le représentant a particulièrement insisté sur la coordination entre le Siège et le terrain, avant de saluer la « quantité énorme » de travail accompli par le Secrétariat pour réaliser la parité des sexes au sein de son personnel.  Toutefois, il faut faire davantage et en particulier pour ce qui est de la représentation des pays les moins avancés. 

M. HICHAM OUSSIHAMOU (Maroc) a salué la transparence du processus de consultation ayant abouti à la proposition du Secrétaire général pour réformer le pilier « paix et sécurité ».  Il a jugé important que, suite à cette réforme, les opérations de maintien de la paix demeurent « au cœur des activités de l’ONU ».  La réforme, a-t-il ajouté, devra également aboutir à une meilleure intégration régionale des efforts de l’ONU en matière de paix, ainsi qu’à une plus grande coopération entre l’ONU et les organisations régionales.  Enfin, le représentant a réaffirmé son plein soutien aux propositions du Secrétaire général.  Il a appelé à mettre l’accent sur les éléments de la réforme liés à la diplomatie préventive et à la médiation, tout en maintenant le mandat spécifique et distinct des opérations de maintien de la paix et des missions politiques spéciales.

M. VELASQUEZ CASTILO (Mexique) a estimé que la proposition de restructuration constitue un pas en avant qui contribuera à une bonne mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  La réforme globale, a-t-il dit, doit respecter les caractéristiques de chacun des piliers du travail de l’ONU.  Une paix durable ne peut être atteinte qu’en s’attaquant aux causes profondes des conflits et non en y réagissant après coup, a souligné le représentant qui a jugé « fondamental » que les nouveaux départements travaillent réellement ensemble.  En attendant, il a appelé à une analyse méticuleuse qui aille au-delà de la restructuration proposée. 

En tant que pays hôte d’une mission politique spéciale et d’une opération de maintien de la paix entre 1999 et 2012, M. DANILO JOSÉ NAICOLI XIMENES GONCLAVES (Timor-Leste) a dit avoir une expérience de première main concernant « la fragmentation entre et à l’intérieur des missions durant les périodes de transition ».  Au Timor-Leste, le manque de communication entre le Département des affaires politiques et celui des opérations de maintien de la paix au moment de la transition entre la mission politique spéciale et l’opération de maintien de la paix a entraîné une perte des connaissances acquises, une détérioration des relations de travail et une diminution de la confiance accumulée au fil des ans entre les autorités du pays et le Département des affaires politiques.  L’opération de maintien de la paix encadrée par le Département du même nom a commencé dès le début, sans tenir compte du « bon » travail accompli au préalable, a déploré le représentant, soulignant que la transition aurait été plus en douceur si les deux missions avaient été supervisées par le même département, comme le propose aujourd’hui le Secrétaire général.

Le représentant a aussi estimé que l’absence de délégation de pouvoir avait sapé la capacité des missions à réagir aux défis émergents.  Les réformes proposées en la matière permettront, selon lui, d’apporter une solution à ce problème.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur les questions concernant les opérations de maintien de la paix en général (A/79/789)

Le Comité consultatif recommande à l’Assemblée de prendre note du rapport du Secrétaire général (A/72/770), compte tenu des observations et recommandations qu’il a formulées.

Rapport du CCQAB sur les dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles (A/72/824)

Pour l’examen de cette question, le Comité consultatif a examiné les rapports du Secrétaire général (A/72/751 et A/72/751/Corr.1) qui donnent des informations comme suit: vue d’ensemble: lutte contre l’exploitation et les atteintes sexuelles à l’échelle du système des Nations Unies – faire évoluer la culture institutionnelle; application d’une politique de tolérance zéro; mise en œuvre de la nouvelle stratégie du Secrétaire général; et aperçu général des allégations. 

Le Secrétaire général indique qu’au total, 34 entités ont communiqué des plans assortis de mesures concernant l’atténuation des risques, la mobilisation des populations locales et le dépôt des plaintes, ainsi que l’information et la protection des victimes, des témoins et des membres de leur famille.

Le Secrétaire général indique également qu’il a été décidé qu’à partir de janvier 2018, les hauts dirigeants dans l’ensemble du système devraient soumettre chaque année à leurs organes directeurs respectifs des certifications attestant que toutes les allégations crédibles visant des membres du personnel des Nations Unies ou du personnel affilié auraient été signalées de manière exhaustive et exacte. 

Le Comité consultatif note que les rapports du Secrétaire général ne reflètent pas encore une démarche qui s’applique réellement à l’échelle du système des Nations Unies pour ce qui est de résoudre la question des exploitations et des atteintes sexuelles et compte que des efforts supplémentaires seront faits par l’entremise du Conseil des chefs de secrétariat pour assurer une cohérence à cet égard. 

Il note aussi qu’on ne dispose ni d’une plateforme commune ni de mécanismes visant à s’assurer que les mêmes informations sont accessibles rapidement à tous les bureaux et dans toutes les bases de données.  Il rappelle qu’il a déjà noté avec préoccupation le manque de cohésion qui règne s’agissant du signalement et de la collecte de données.

Le Secrétaire général indique qu’en tout 138 allégations d’exploitation et d’atteintes sexuelles ont été signalées au cours de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017, contre 166 en 2016.  Le Comité consultatif estime qu’il faudrait s’employer davantage à analyser la nature des allégations, notamment pour ce qui est des cas les plus choquants, plutôt que de se contenter de rapporter le nombre d’allégations. 

Le CCQAB rappelle qu’il a recommandé que l’Assemblée générale prie le Secrétaire général de lui faire part dans ses propositions sur le Bureau du Coordonnateur spécial et le Bureau du Défenseur des droits des victimes d’une structure optimale pour toutes les questions relatives à l’exploitation et aux atteintes sexuelles et aux droits des victimes, qui devrait être accompagnée d’informations actualisées sur les accords de participation aux dépenses, les effectifs et les moyens financiers nécessaires.  Le Comité met de nouveau en garde contre le risque potentiel de fragmentation au Siège et dans les missions, et engage le personnel du Siège et celui des missions à coordonner étroitement leur action ayant trait à ces questions. 

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires Compte d’appui aux opérations de maintien de la paix: exécution du budget de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, point de l’exécution du budget de l’exercice allant du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018 et projet de budget pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (A/72/857)

Le Comité consultatif a examiné le rapport du Secrétaire général (A/72/790) et des rapports connexes, dont le rapport du Comité consultatif indépendant pour les questions d’audit sur le projet de budget du Bureau des services de contrôle interne se rapportant au compte d’appui pour l’exercice 2018/19 (A/72/766). 

Pour 2018-2019, le Secrétaire général demande la somme de 354 600 900 dollars.  Le CCQAB souligne, à cet égard, que l’application de ses recommandations se traduirait par une diminution de 26 397 400 dollars.  Le projet de budget du compte d’appui pour 2018/19 serait ainsi ramené de 354 600 900 dollars à 328 203 500 dollars.  L’Assemblée générale devrait déduire de ces ressources un montant de 324 400 dollars correspondant au solde inutilisé de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017; un autre de 813 800 dollars correspondant aux autres recettes de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 et un dernier montant de 928 800 dollars correspondant au reliquat du montant autorisé au titre du Fonds de réserve pour le maintien de la paix pour l’exercice clos le 30 juin 2017.

Déclarations

Au nom du Groupe des 77 et de la Chine, M. AHMED (Égypte) a noté que le montant demandé pour le compte d’appui aux opérations de maintien de la paix s’élève à 354,6 millions de dollars, ce qui est en augmentation de 28,8 millions par rapport à l’exercice précédent.  Le représentant s’est étonné que cette proposition budgétaire reflète déjà les initiatives de réforme sur lesquelles la Cinquième Commission ne s’est pas encore prononcée, dont le pilier « paix et sécurité », la réforme de la gestion et le dispositif de prestation de service centralisé.  Le représentant a dit son intention de demander des clarifications sur la relation entre les initiatives de réforme et le compte d’appui.  Nous analyserons aussi, a-t-il prévenu, les demandes de nouveaux postes et ressources financières ainsi que la suppression, la reclassification, la réaffectation et le redéploiement des postes. 

Nous sommes aussi préoccupés, a avoué le représentant, par le coût élevé des initiatives de réforme de ces dernières années.  Nous demanderons, a-t-il averti, des explications sur les gains d’efficacité et les économies d’échelle attendus.  Le représentant a par exemple remarqué le projet de budget d’UMOJA a encore augmenté de 15% pour atteindre les 28,8 millions de dollars, sans compter une somme supplémentaire de 13,16 millions de dollars.  Le représentant s’est par ailleurs dit préoccupé par le peu d’amélioration dans la participation des pays fournisseurs de contingents et de police à la structure d’appui au maintien de la paix, tant sur le terrain qu’au Siège.  Il a annoncé son intention de demander des informations actualisées sur les mesures prises pour améliorer la situation. 

« Notre but demeure de donner des conseils politiques et de faire confiance au Secrétaire général, pas de micromanager son organisation », a déclaré Mme ADAMSON de l’Union européenne.  Dans ce cadre, la représentante a rappelé que la discipline financière et la transparence étaient indispensables à une bonne gestion des opérations de maintien de la paix.  Nous attendons donc la plus grande transparence concernant l’utilisation de l’argent de nos contribuables et souhaitons être informés suffisamment en amont et de manière claire de tout changement des hypothèses budgétaires, a-t-elle dit.

Selon elle, le période de réformes que traverse le pilier « paix et sécurité » doit donc être reflétée au niveau de la gestion administrative et budgétaire de chaque mission, s’agissant notamment des dépenses liées aux voyages, aux transports, au carburant, à l’informatique et aux consultants.  En revanche, la représentante a estimé que les opérations de maintien de la paix doivent toujours bénéficier des dernières technologies disponibles pour améliorer la sécurité des troupes, dont les technologies modernes que sont les drones et les radars.

Mme Adamson s’est par ailleurs inquiétée de l’augmentation du nombre de décès parmi les soldats de la paix.  Elle a salué le plan d’action du Département des opérations de maintien de la paix et du Département de l’appui aux missions pour mettre en œuvre les recommandations formulées dans le Rapport Cruz.  Elle a également salué les efforts pour améliorer la « performance environnementale » des missions ainsi que les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro en matière d’exploitation et d’atteintes sexuelles.

Au nom également du Liechtenstein, Mme BAUMANN (Suisse) a déclaré que si la prévention est le moyen le plus efficace de gérer les conflits violents, c’est aussi le moins onéreux.  Les mesures de prévention et de pérennisation de la paix sont un investissement rentable.  Comme le montre une étude menée conjointement par l’ONU et la Banque mondiale, une prévention efficace permettrait à la communauté internationale et aux pays concernés d’économiser entre 5 et 70 milliards de dollars par an.  La représentante a ensuite salué l’intégration et l’expansion plus systématiques des activités programmatiques menées dans le cadre des opérations de maintien de la paix.  Elle a encouragé le Secrétaire général à assurer leur efficacité et leur cohérence politique afin d’en améliorer l’impact.  La priorité doit être accordée au plein respect du principe « ne pas nuire » préconisé dans le cadre de la stratégie environnementale à long terme établie pour toutes les missions sur le terrain. 

Avant de terminer, elle a dit qu’elle était consternée par le nombre élevé d’allégations d’exploitations et d’atteintes sexuelles commises dans le contexte des missions sur le terrain ainsi que par la persistance des pires formes qu’elles peuvent prendre.  La prévention, les enquêtes et l’établissement des responsabilités ainsi que le soutien aux victimes doivent être la priorité.  Elle a aussi partagé la préoccupation exprimée par le CCQAB qui constate que le Secrétariat n’a toujours pas adopté d’approche commune à toutes les entités du système des Nations Unies pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels.  Il incombe au Conseil des chefs de secrétariat pour la coordination de déployer des efforts supplémentaires afin d’assurer la cohérence et la cohésion dans ce domaine.  En outre, a encore indiqué la déléguée, nous constatons avec une certaine préoccupation l’absence de plateforme commune et de mécanismes établis pour garantir que l’ensemble des services et des bases de données aient accès aux mêmes informations en temps utile.  Nous encourageons dès lors le Secrétaire général à intervenir rapidement pour améliorer cette situation. 

Mme NORMAN-CHALET (États-Unis) s’est dite convaincue que la réforme du pilier « paix et sécurité » et de la gestion vont améliorer considérablement l’exécution du mandat de maintien de la paix.  Elle s’est donc félicitée de l’initiative du Secrétaire général d’améliorer la performance des soldats de la paix, de renforcer le leadership des missions et de recourir davantage à la technologie pour améliorer l’exécution des mandats.  Ce sont les solutions politiques qui doivent guider le format et le déploiement des opérations de maintien de la paix.  Les États-Unis tiennent à l’instauration d’une culture de la performance dans le maintien de la paix, a martelé la représentante. 

Elle a aussi salué l’importance que le Secrétaire général attache à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels.  Elle a noté des progrès mais aussi des lacunes qu’il faut combler.  Nous devons, a-t-elle préconisé, davantage nous concentrer sur les cas commis par le personnel civil et appeler les agences, fonds et programmes à améliorer la transparence et à prendre des mesures de prévention en profilant mieux le personnel et en surveillant plus strictement les partenaires de mise en œuvre.  Les États-Unis, a promis la représentante, continueront à soutenir l’approche centrée sur la victime du Secrétaire général et le rôle du Défenseur des droits des victimes.  Elle appelé l’ONU à cartographier les services d’assistance aux victimes et à établir une chaîne des responsabilités claire parmi les membres des équipes de pays pour veiller à ce que les victimes reçoivent un appui à temps. 

M. LUIZ FELDMAN (Brésil) s’est félicité de la réforme de l’architecture de la paix entamée par le Secrétaire général.  Cette réforme, a-t-il espéré, permettra de résorber l’asymétrie entre les ressources allouées pour résoudre les crises et celles allouées pour les prévenir.  Ce déséquilibre a, selon lui, limité historiquement la capacité de l’ONU de remplir ses mandats de maintien de la paix.

Face à la complexité croissante du contexte politique des missions et à l’aspect de plus en plus multidimensionnel des mandats définis par le Conseil de sécurité, le représentant a noté que les opérations de maintien de la paix avaient pris en charge un large éventail d’activités programmatiques dans divers domaines, dont l’état de droit, les questions de genre, la réforme du secteur sécuritaire, la réduction de la violence communautaire, le désarmement, la démobilisation et la réintégration.  Or, selon lui, la distinction proposée entre les différentes « catégories » d’activités programmatiques est « artificielle » et « inutile ».  À ses yeux, le fait que certaines activités programmatiques aient été inclues dans le budget des missions depuis plus longtemps que d’autres indique seulement que les mandats ont évolué au rythme des réalités changeantes du terrain.

De plus, le représentant a rappelé que la Cinquième Commission n’approuve pas le budget des fonds, programmes et agences du système de l’ONU.  Il est donc peu probable que la Commission puisse analyser les « avantages comparatifs » supposés de ces entités en ce qui concerne la conduite des activités programmatiques dans le cadre des opérations de maintien de la paix », a-t-il estimé.

Ces activités programmatiques ne sortent pas de nulle part.  Elles proviennent des mandats du Conseil, a poursuivi le représentant.  « La Cinquième Commission n’est donc pas là pour choisir quelle activité mandatée sera mise en œuvre et laquelle ne le sera pas », a-t-il dit.  « Notre devoir est d’allouer les ressources adaptées aux mandats, pas de les réécrire. »

Mme HAZANOWITZ (Israël) a regretté que l’an dernier la Commission n’ait pas pu adopter une résolution sur les questions transversales.  Une telle résolution serait particulièrement importante aujourd’hui compte tenu des changements importants sur le terrain dont la nécessité pour les opérations de maintien de la paix de changer d’état d’esprit et d’améliorer la protection des soldats de la paix, comme le dit le Rapport Cruz.  Elle a aussi parlé de la nécessité de standardiser les équipes médicales, compte tenu des défis sécuritaires.  Elle n’a pas oublié la nécessité de recourir plus systématiquement aux nouvelles technologies et aux solutions novatrices pour aider les soldats de la paix à s’acquitter de leurs mandats de manière plus efficace.  La représentante a aussi mentionné l’aspiration d’améliorer l’empreinte écologique des opérations de maintien de la paix, compte tenu de l’aggravation des changements climatiques.  Elle a cité en dernier la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels qui détruisent la réputation de l’ONU.  Elle a plaidé pour une plus grande participation des femmes au maintien de la paix et insisté sur l’obligation morale de mettre fin aux harcèlements et assauts sexuels.  La représentante a applaudi les efforts du Secrétaire général dans ces domaines.  Il faut parler de la question du harcèlement sexuel, a-t-elle insisté, compte tenu de la nature du travail sur le terrain et du ratio homme-femmes dans la plupart des opérations de maintien de la paix. 

Au nom du Groupe des 77 et la Chine, M. KARIM ISMAEL (Égypte) a souligné, une nouvelle fois, la nécessité de revoir les taux d’indemnisation en cas de décès ou d’invalidité, dont la dernière mise à jour date d’il y a 10 ans.  Sur un tout autre plan, le délégué a réitéré le rôle crucial des projets à impact rapide et des activités programmatiques pour le succès des mandats.  S’agissant de l’exploitation et les abus sexuels, le représentant a dit attendre avec intérêt de voir une approche plus unifiée à l’échelle du système et les mécanismes chargés des cas impliquant le personnel civil.  Il a estimé que l’ONU peut faire plus et notamment, pour identifier et atténuer les facteurs de risques. 

FINANCEMENT DES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine: exécution du budget de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 et projet de budget pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (A/72/789/Add.8)

Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 49 111 600 dollars pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 soit porté au crédit des États Membres, de même que la somme de 33 676 700 dollars, qui correspond aux autres recettes et ajustements pour l’exercice clos le 30 juin 2017.

Pour 2018-2019, le Secrétaire général demande une enveloppe de 945 532 600 dollars, ce qui représente une augmentation de 62 732 600 dollars (7,1%) par rapport au crédit ouvert pour l’exercice 2017/18.  Compte tenu des recommandations qu’il a formulées, le Comité consultatif recommande à l’Assemblée générale d’ouvrir un crédit de 944 211 900 dollars pour le fonctionnement de la Mission durant l’exercice de 12 mois allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019.  En effet, le Comité ne voit pas d’objection à la suppression de 227 postes et emplois de temporaire, dont 36 sont vacants depuis longtemps.  Le Comité compte que la MINUSCA continuera d’examiner les postes vacants de longue date et de faire le point sur les postes qu’elle souhaite conserver ou supprimer.  Le Comité recommande aussi que l’augmentation proposée des ressources demandées au titre de l’achat de groupes électrogènes et de matériel électrique soit réduite de 10%, soit 283 000 dollars.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’exécution du budget de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 (A/72/853)

Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 8 110 200 dollars pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, ainsi que les autres recettes et ajustements d’un montant de 6 272 200 dollars relatifs à l’exercice clos le 30 juin 2017 soient intégralement portés au crédit des États Membres dans les plus brefs délais.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire: rapport sur l’exécution du budget de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 (A/72/852)

Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 5 351 200 dollars de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, ainsi que les autres recettes et ajustements relatifs à l’exercice clos en juin 2017, d’un montant total de 16 568 800 dollars résultant du produit des placements (886 300 dollars), des produits divers ou accessoires (5 407 200 dollars) et de l’annulation d’engagements d’exercices antérieurs (10 275 300 dollars), soient intégralement portés au crédit des États Membres dans les plus brefs délais. 

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’exécution du budget de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 et le projet de budget pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (A/72/789/Add.15)

Le Comité consultatif recommande que le montant de 10 047 900 dollars représentant le solde inutilisé de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 ainsi que le montant de 10 463 200 dollars correspondant aux autres recettes et ajustements de l’exercice clos le 30 juin 2017 soient portés au crédit des États Membres. 

Pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin, le CCQAB recommande que les crédits demandés soient réduits de 6 197 300 dollars et ramenés de 1 154 657 700 dollars à 1 148 460 400 dollars. 

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur les modalités de financement de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud pour l’exercice allant du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018 (A/72/854)

Pour l’établissement de ce rapport, le CCQAB a lu celui du Secrétaire général (A/72/792).  Le Comité consultatif recommande à l’Assemblée générale d’ouvrir un crédit de 65 157 100 dollars, avec mise en recouvrement du montant correspondant, destiné au fonctionnement de la Mission pour l’exercice de 12 mois allant du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018, qui s’ajouterait au crédit de 1 071 000 000 dollars qu’elle a déjà ouvert pour le même exercice.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour: exécution du budget de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 et projet de budget pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (A/72/789/Add.7)

Le Comité consultatif recommande que le montant de 11 438 300 dollars représentant le solde inutilisé de l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 ainsi que le montant de 22 658 500 dollars correspondant aux autres recettes et ajustements de l’exercice clos le 30 juin 2017 soient portés au crédit des États Membres.

Pour 2018-2019, il recommande que les crédits demandés soient réduits de 11 233 600 dollars et ramenés de 782 590 500 dollars à 771 356 900 dollars. 

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires sur le projet de budget de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti pour l’exercice allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019 (A/72/789/Add.12)

Compte tenu des recommandations qu’il a formulées, le Comité consultatif recommande que les crédits demandés soient réduits de 457 900 dollars et ramenés de 124 413 800 dollars à 123 955 900 dollars. 

Déclarations

Au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), M. CARLOS ALEJANDRO FUNES HENRÍQUEZ (El Salvador) s’est dit préoccupé par les coupes budgétaires proposées pour la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).  La plupart des réductions, s’est étonné le représentant, correspondent à des refus de créer des nouveaux postes dans des domaines où le Secrétaire général a pourtant estimé que la Mission devait être renforcée.  La CELAC, a-t-il prévenu, demandera des informations sur les conséquences de ces réductions sur les activités de la Mission.  Le représentant a insisté sur l’importance d’allouer les ressources nécessaires aux activités programmatiques liées à la réduction de la violence communautaire et aux projets à impact rapide.  « La CELAC s’oppose à toute réduction arbitraire des ressources sans justification technique », a-t-il martelé.

Au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), Mme KITTY SWEEB (Surinam) a noté que, selon le Comité des commissaires aux comptes, sur 1 772 voyages officiels réalisés dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), 1 407 violaient le principe selon lequel les billets d’avion doivent être achetés au moins 16 jours à l’avance.  En outre, 45% de ces voyages officiels n’étaient absolument pas justifiés.  Mme Sweeb a exigé de la MINUJUSTH qu’elle ne perpétue pas ces pratiques. 

Elle s’est tout de même opposée aux réductions « arbitraires » et sans « justification technique » du budget de la MINUJUSTH, craignant une perte des acquis.  Mme Sweeb s’est tout particulièrement inquiétée du refus de créer les nouveaux postes demandés par le Secrétaire général pour renforcer les activités de la mission.

M. JESÚS VELÁZQUEZ CASTILLO (Mexique) a jugé primordial de renforcer la coordination et la collaboration entre la MINUJUSTH et les agences chargées du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD) d’Haïti 2017-2021.  Seul un effort « intelligent » d’organisation et d’harmonisation des efforts et des ressources permettra de faire avancer Haïti sur la voie des objectifs de développement durable. 

Mme LEYLA VÁSQUEZ (Chili) a soutenu les demandes du Secrétaire général pour la MINUJUSTH.  Ces ressources, a-t-elle insisté, serviront à renforcer l’état de droit, à consolider la paix et à combler le vide sécuritaire.  Elle a souligné l’importance de la cohérence entre les mots et les actes: la MINUJUSTH doit être dotée de ressources efficaces, prévisibles et suffisantes. 

M. MUSTAFA ABUALI AHMED MOHAMMED (Soudan) a salué la diminution graduelle des ressources da l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), compte tenu de ses résultats positifs dans la région, notamment en matière de collecte des armes.  « La MINUAD va désormais se concentrer sur la consolidation de la paix et non plus sur le maintien de la paix », a-t-il dit.  Le représentant a espéré que le budget de la mission serait réévalué en fonction de cette évolution.  Il s’est toutefois plaint de la lenteur des efforts pour diminuer l’empreinte environnementale de la MINUAD, efforts qu’il a estimés d’autant plus importants que la région est frappée par la sécheresse.

 

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