L’Assemblée générale réactualise le barème des quotes-parts du budget ordinaire de l’ONU et de celui des opérations de maintien de la paix

AG/12117
22 décembre 2018
Soixante-treizième session, 65e séance plénière (suite) – soir

L’Assemblée générale réactualise le barème des quotes-parts du budget ordinaire de l’ONU et de celui des opérations de maintien de la paix

L’Assemblée générale a suivi, aujourd’hui, les recommandations de sa Cinquième Commission* chargée des questions administratives et financières, en réactualisant les barèmes des quotes-parts du budget ordinaire de l’ONU et de celui des opérations de maintien de la paix.  L’Assemblée a aussi adopté les dernières recommandations d’autres commissions qui attendaient l’évaluation de leurs incidences budgétaires.

La Présidente de l’Assemblée générale, Mme María Fernanda Espinosa Garcés, a félicité la Cinquième Commission pour avoir terminé ses travaux trois jours avant Noël, ce qui n’arrivait plus ces dernières années.  Les décisions prises, a-t-elle dit, vont façonner durablement la manière dont l’ONU fonctionnera « aujourd’hui et demain ».  La Cinquième Commission, a-t-elle commenté, a trouvé un accord sur la question des barèmes de quotes-parts du budget ordinaire et de celui des opérations de maintien de la paix, lequel « reflète notre responsabilité collective pour en assurer le financement » de 2019 à 2021. 

Vous avez adopté, a poursuivi Mme Espinosa Garcés, une résolution qui garantit une dotation supplémentaire pour le nouveau système des coordonnateurs résidents et examiné d’autres questions comme celles des missions politiques spéciales, de la « construction », des premiers rapports sur l’exécution du budget, des prévisions budgétaires révisées découlant des décisions et des résolutions adoptées par le Conseil des droits de l’homme.  Tout ceci a supposé un travail soutenu et d’innombrables heures de négociations, a-t-elle reconnu.  Plus important encore, parvenir à un consensus présume des compromis de la part de toutes les parties, a ajouté la Présidente, en saluant ces efforts.

L’Assemblée a enfin pu adopter, au fait des incidences budgétaires, une recommandation de sa Deuxième Commission chargée des questions économiques et financières.  Dans la résolution intitulée « Rapport de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du Programme des Nations Unies pour l’environnement »**, l’Assemblée générale se dit déterminée à renforcer la gouvernance internationale de l’environnement dans le contexte du cadre institutionnel du développement durable afin de promouvoir une intégration équilibrée des aspects économique, social et environnemental du développement durable, ainsi que la coordination au sein du système des Nations Unies.  Elle se dit préoccupée par le problème de la durabilité, de la prévisibilité et de la stabilité du financement de l’organe directeur du PNUE et prie le Secrétaire général de formuler des propositions à cet égard.

Adoptant ensuite une recommandation sur les effets des rayonnements ionisants*** de sa Quatrième Commission chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, l’Assemblée générale a d’abord mis aux voix le paragraphe 21 du dispositif qui a finalement recueilli 148 voix pour et 14 abstentions.  L’Assemblée adopte donc une procédure autorisant les futurs élargissements éventuels du Comité sur les effets des rayonnements ionisants. 

S’agissant des textes recommandés par sa Troisième Commission chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles****, celui sur l’« Appel mondial pour une action concrète en vue de l’élimination totale du racisme » a été adopté par 120 voix pour, 11 voix contre et 41 abstentions.  L’Assemblée crée donc un forum permanent pour les personnes d’ascendance africaine et prévoit des réunions commémoratives annuelles pour commémorer la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.  La Troisième Commission a aussi recommandé un texte sur la « situation des droits de l’homme dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine) » qui a été adopté par 65 voix pour, 27 voix contre et 70 abstentions.  Elle a adopté un autre sur la « situation des droits de l’homme au Myanmar », par 136 voix pour, 8 voix contre -Bélarus, Cambodge, Chine, Fédération de Russie, Myanmar, Philippines, République démocratique populaire lao et Viet Nam- et 22 abstentions.  Les incidences budgétaires portent sur le financement du Bureau de l’Envoyée spéciale pour le Myanmar pendant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2019.

Le représentant de l’Afrique du Sud a insisté sur le respect de l’intégrité territoriale des États dans la gestion des crises comme celles relatives à la violation des droits de l’homme.  Il a espéré que ces résolutions ne seront pas utilisées pour imposer des changements de régime.  Son homologue de la Fédération de Russie s’est insurgé contre des « résolutions politisées », « antirusses » et vide de contenu.  La République autonome de Crimée fait partie de la Fédération de Russie et est habitée par des gens heureux qui ont choisi la Fédération de Russie comme pays.  Son homologue de la République arabe syrienne a souligné que seul le Conseil des droits de l’homme est habilité à parler de ces questions.  Le délégué du Myanmar a décrié la pratique des deux poids, deux mesures et promis que son pays continuera sa collaboration avec le Bangladesh et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).  Son homologue du Bangladesh a, au contraire, déploré la réduction du budget de l’Envoyée spéciale.  Le représentant de la République populaire démocratique de Corée s’est insurgé contre des résolutions ciblant des pays.

Sur recommandation de sa Sixième Commission chargée des questions juridiques, l’Assemblée a adopté la résolution intitulée « Rapport de la Commission du droit international sur les travaux de sa soixante-dixième session » *****.  Enfin, sur les textes proposés par sa Première Commission chargée du désarmement et de la sécurité internationale******, l’Assemblée générale a adopté par 138 voix pour, 12 voix contre et 16 abstentions, la résolution intitulée « Favoriser le comportement responsable des États dans le cyberespace dans le contexte de la sécurité internationale ».  Quant au texte sur « La convocation d’une conférence sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive », il a été adopté par 88 voix pour, 4 voix contre -États-Unis, Israël, Libéria et Micronésie- et 75 abstentions.

L’Assemblée a par ailleurs adopté sa résolution sur la coopération entre l’ONU et la Ligue des États arabes par 155 voix pour, et 3 abstentions -Côte d’Ivoire, République arabe syrienne et République de Corée- par lequel le Secrétaire général est prié d’accélérer l’ouverture du Bureau de liaison des Nations Unies auprès de la Ligue des États arabes au Caire, en Égypte. *******

Le représentant de la République arabe syrienne, qui a demandé le vote sur ce texte, a appelé la Ligue des États arabes à revoir ses méthodes de travail et à arrêter de servir les intérêts d’un ou deux États.  Il a une nouvelle fois qualifié d’« illégale » la décision de suspendre la Syrie. 

 L’Assemblée générale a aussi décidé de prolonger les mandats de deux juges ad litem du Tribunal du contentieux administratif des Nations Unies, à Genève, M. Rowan Downing de l’Australie, et à Nairobi, Mme Nkemdilim Amelia Izuako du Nigéria, en attendant la nomination de candidats par le Conseil de justice interne et la nomination des quatre juges à temps partiel par l’Assemblée générale, ce qui devrait intervenir au plus tard le 31 décembre 2019.

*Communiqué de presse AG/AB/4312
**A/73/483/Add.1; A/73/671; A/73/671; A/73/675; A/73/421/Add.1; A/73/668; A/78/676; A/73/673; A/73/672; A/73/669; A/73/670; A/73/674; A/73/686; A/73/687.
***A/73/538/Add.7
****A/73/521
*****A/73/587 et A/73/589/Add.3
******A/73/556
*******A/73/505, A/73/513 et A/73/L.23

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