Mme María Fernanda Espinosa Garcés, de l’Équateur, élue Présidente de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale des Nations Unies

AG/12056-BIO/5141
18 septembre 2018

Mme María Fernanda Espinosa Garcés, de l’Équateur, élue Présidente de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale des Nations Unies

Le 5 juin 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a élu Mme María Fernanda Espinosa Garcés, Ministre des affaires étrangères de l’Équateur, à la présidence de sa soixante-treizième session.  Mme Espinosa Garcés devient ainsi la quatrième femme élue à ce poste depuis la création de l’Organisation des Nations Unies, il y a 73 ans.

La future Présidente de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale, María Fernanda Espinosa Garcés, jouit de plus de 20 ans d’expérience polyvalente dans divers domaines: négociations internationales, paix, sécurité, défense, désarmement, droits de l’homme, peuples autochtones, égalité des sexes, développement durable, environnement, biodiversité, changements climatiques et coopération multilatérale.  Dans son pays, l’Équateur, elle a été Ministre des affaires étrangères à deux reprises, Ministre de la défense nationale et Ministre chargée de la coordination du patrimoine naturel et culturel.

Dans le cadre de ces fonctions, Mme Espinosa Garcés a coordonné le Conseil sectoriel sur la politique étrangère et la promotion, composé des Ministères du tourisme, de la culture et du patrimoine, du commerce extérieur et de l’environnement.  Elle a assuré la présidence du Groupe des 77 et la Chine jusqu’en janvier 2018 et a également été Présidente de la Communauté andine.  À la cinquante-sixième session de la Commission de la condition de la femme, elle a favorisé l’adoption de la résolution présentée par l’Équateur, intitulée « Les femmes autochtones et leur rôle clef dans l’élimination de la pauvreté et de la faim ».  Elle a été un des négociateurs en chef des seizième et dix-septième Conférences des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, où elle a facilité l’adoption de points essentiels du document final, intitulé « L’avenir que nous voulons ».

En sa qualité de Ministre de la défense de l’Équateur, Mme Espinosa Garcés a pris part à des débats sur les femmes, la paix et la sécurité, et a entre autres favorisé la création de l’École de défense sud-américaine de l’Union des nations de l’Amérique du Sud.

En 2008, elle a été la première femme à devenir Représentante permanente de l’Équateur auprès de l’Office des Nations Unies à New York.  Durant son mandat, elle a facilité les travaux du Groupe de travail sur la revitalisation des travaux de l’Assemblée générale à sa soixante-troisième session.  Elle a également mené une action, à l’échelle mondiale, au service de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

En tant que Représentante permanente de l’Équateur auprès de l’Organisation des Nations Unies à Genève, elle a dirigé et appuyé divers processus de négociation au Conseil des droits de l’homme.  Elle a présidé les travaux de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) à Genève et ceux de la vingt et unième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), qui s’est tenue à Paris.

Mme Espinosa Garcés a été Conseillère spéciale auprès du Président de l’Assemblée constituante chargée de rédiger la Constitution équatorienne en 2008 et a également été Directrice régionale (Amérique du Sud) et Conseillère pour la biodiversité (Genève) à l’Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles.  À ce titre, elle a participé pendant une dizaine d’années à diverses initiatives, à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC); elle a pris part à des négociations sur la propriété intellectuelle et les savoirs traditionnels et ancestraux, et appuyé la Communauté andine et l’Organisation du Traité de coopération amazonienne sur la gestion stratégique et le développement durable.

Avant d’entamer sa carrière politique et diplomatique, Mme Espinosa Garcés était professeure associée et chercheuse à la Faculté latino-américaine de sciences sociales.  Au cours de sa carrière universitaire, elle a obtenu des subventions et des bourses d’études de l’Association des études latino-américaines(LASA), de la Fondation Ford, de la Society of Woman Geographers des États-Unis et de la Fondation Rockefeller, au cours de ses recherches en Amazonie.  Elle a également reçu les prix de l’Office allemand de la coopération internationale technique [Deutsche Gesellschaft fϋr Technische Zusammenarbeit (GTZ)] et de la Fondation Natura pour ses travaux de recherche.

Mme Espinosa Garcés est l’auteure d’une trentaine d’articles universitaires sur la région amazonienne, la culture, le patrimoine, le développement durable, les changements climatiques, la propriété intellectuelle, la politique étrangère, l’intégration régionale, la défense et la sécurité.  Elle est doctorante en géographie de l’environnement à la Rutgers University.  Titulaire d’une maîtrise en sciences sociales et études amazoniennes et d’un diplôme de troisième cycle en anthropologie et en sciences politiques de la Faculté latino-américaine des sciences sociales de l’Équateur, elle détient une licence en linguistique appliquée de l’Université catholique de l’Équateur.

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