Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 19 mars 2018

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19 mars 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 19 mars 2018

La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Syrie

Les agences de l’ONU en Syrie lancent un appel urgent à l’aide pour endiguer la situation catastrophique des dizaines de milliers de personnes, tant de la Ghouta orientale que d’Afrin.

L’ONU et ses partenaires ont été informés des conditions désespérées des gens qui ont quitté la Ghouta orientale et Afrin.  Ils sont épuisés, affamés, traumatisés et apeurés.  L’ONU veut leur fournir une aide urgente.  Ces civils font face à des conditions humanitaires terribles.  Beaucoup d’entre eux sont piégés par le conflit.  Ils sont tous désespérément dans le besoin.

L’insécurité et la férocité des combats continuent de mettre en danger la population de la Ghouta orientale.  Depuis le 11 mars, au moins 25 000 personnes auraient quitté la Ghouta orientale.  Les équipes de l’ONU se rendent tous les jours dans les abris collectifs de Dweir, Adra et Herjelleh dans les faubourgs de Damas où habitent les gens qui ont quitté la Ghouta orientale.  Tous les abris sont surpeuplés, des gens continuant d’affluer tous les jours.

La plupart des personnes interrogées ont des problèmes de santé probablement dus à des années sans accès aux médicaments et aux soins.

Près de 100 000 personnes ont fui les hostilités à Afrin.  La majorité d’entre elles, soit 75 000 personnes, ont fui vers Tal Refaat et le reste vers Nubul, Zahraa et les villages environnants.  

L’arrivée massive des déplacés exerce une pression maximale sur les communautés d’accueil qui sont d’ores et déjà submergées.  Toutes les 16 écoles de Tal Refaat sont utilisées comme abris pour les déplacés, provoquant l’arrêt des cours.

République démocratique du Congo (RDC)

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, a fait, ce matin, un exposé au Conseil de sécurité après sa visite, la semaine dernière, en République démocratique du Congo.

Il a souligné que les besoins humanitaires ont doublé l’année dernière dans le pays, 13 millions de personnes ayant besoin d’aide, dans le contexte d’une insécurité persistante et d’obstacles administratifs.

Il a ajouté que le plus grand obstacle à la réponse humanitaire était le sous-financement.  Cette année, un appel de 1,7 milliard de dollar va être lancé, ce qui représente près de quatre fois plus que ce qui avait été collecté l’année dernière.

Le Coordonnateur des secours d’urgence a demandé une participation de haut niveau et des promesses d’aide aux membres du Conseil de sécurité, en prévision de la première Conférence humanitaire sur la RDC qui sera organisée à Genève le 13 avril.

Il a aussi souligné la nécessité de traiter des causes sous-jacentes de l’aggravation de la crise, y compris sur le front politique, et d’obtenir des voisins de la RDC qu’ils agissent avec responsabilité.

Les progrès en RDC sont possibles, a dit M. Lowcock devant le Conseil, affirmant que les infrastructures se sont améliorées dans plusieurs des grandes villes, l’accès à l’éducation s’est élargi et la mortalité infantile a diminué.  Nous devons renforcer notre appui à son peuple, a-t-il ajouté.  (Voir communiqué de presse CS/13253)

Un nouveau rapport publié aujourd’hui par le Bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) indique que le droit à la liberté de réunion pacifique a été gravement restreint et souvent supprimé violemment dans le pays en 2017.  La tendance continue cette année.

Le rapport se fonde sur des informations collectées pendant les six principaux jours de mobilisation.  Alors que des gens armés de bâtons et de balais tentaient de commettre des actes violents au cours de certaines manifestations, la grande majorité des manifestations était pacifique.  Le recours excessif à la force, y compris une force létale, par les autorités, était donc illégal, injustifié et disproportionné, dit le rapport.

La Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Mme Leila Zerrougui, a déclaré que le rapport met en évidence les lacunes s’agissant de la lutte contre l’impunité et un rétrécissement constant de l’espace démocratique, observés depuis le début de 2015.

Mali

Le Département des opérations de maintien de la paix indique qu’il a été avisé par le Gouvernement canadien de son intention de déployer un groupe des transports aériens, y compris des hélicoptères, à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).  La contribution du Canada jouera un rôle précieux dans les efforts pour ramener la paix et la stabilité au Mali et dans le Sahel.  L’ONU exprime sa reconnaissante après la promesse de ce matériel important et de la contribution du Canada au maintien de la paix.

Les avions devraient être sur le terrain en août.  Les détails sont discutés entre l’ONU et le Gouvernement canadien.

Madagascar

Une équipe interorganisations a été déployée dans les districts les plus touchés par la tempête tropicale Eliakim à Madagascar. 

L’accès reste le défi majeur étant donné que la région la plus touchée est le nord-est, laquelle n’est accessible que par air ou par mer durant la saison de pluie.

Dix-sept morts ont été répertoriés jusqu’ici.  Près de 2 500 personnes ont été forcées d’évacuer.

Eau

À Brasilia, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé, aujourd’hui, le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau qui plaide en faveur de solutions naturelles, comme la régénération des sols et des forêts, la collecte des eaux de pluie, et la préservation des zones humides pour relever les défis de la gestion de l’eau.   

Les solutions naturelles connues également comme « infrastructures vertes », peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’eau, à réduire les risques associés aux changements climatiques et augmenter la disponibilité de l’eau.

D’après le rapport, la gestion de l’eau est largement dominée par les constructions humaines ou « infrastructures grises » alors que les « infrastructures vertes » restent sous-utilisées.  L’UNESCO estime qu’un mélange juste entre « investissements verts » et « investissements gris » pourrait maximiser les avantages tout en réduisant les coûts.

Invités du point de presse

Demain, l’invité du Point de presse sera le Directeur de la liberté d’expression et du développement des médias de l’UNESCO, M. Guy Berger.

Tableau d’honneur

La Thaïlande a payé la totalité de sa contribution au budget de l’ONU pour 2018, devenant le soixante-huitième État à l’avoir fait.

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