Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur l’attaque contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali

SC/13087-PKO/689
24 novembre 2017

Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur l’attaque contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, M. Sebastiano Cardi (Italie):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus énergiques l’attaque menée contre un détachement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) lors d’une opération coordonnée avec les forces de défense maliennes dans la région de Ménaka (Mali), le 24 novembre 2017, qui a causé la mort d’au moins trois soldats de la paix nigériens et d’au moins un soldat malien et fait plusieurs blessés parmi les soldats de la paix.

      Les membres du Conseil ont exprimé leurs condoléances les plus attristées et leur sympathie aux familles des victimes, ainsi qu’aux Gouvernements nigérien et malien et à la MINUSMA.  Ils ont souhaité un prompt et plein rétablissement aux blessés.  Ils ont rendu hommage aux soldats de la paix qui risquent chaque jour leur vie.

      Les membres du Conseil ont demandé au Gouvernement malien d’enquêter rapidement sur cet attentat et de traduire les auteurs en justice.  Ils ont souligné que les attaques visant des soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.  Ils ont souligné également que le fait de planifier, de diriger, de commanditer ou de mener des attaques contre les soldats de la paix de la MINUSMA constitue une cause de désignation aux fins des sanctions conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

      Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales.  Ils ont insisté sur la nécessité de traduire en justice les auteurs, organisateurs, commanditaires et instigateurs de ces actes de terrorisme répréhensibles.  Ils ont souligné que les personnes responsables de ces meurtres doivent répondre de leurs actes, et ont demandé instamment à tous les États, conformément aux obligations que leur impose le droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, de coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard.

      Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quels qu’en soient le mobile, le moment, le lieu et l’auteur.  Ils ont réaffirmé la nécessité pour tous les États de combattre par tous les moyens, conformément aux obligations que leur impose la Charte des Nations Unies et aux autres obligations que leur impose le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d’actes de terrorisme.

      Les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein appui à la MINUSMA et aux forces françaises qui l’appuient.  Ils ont réaffirmé leur appui sans faille au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif, et à la MINUSMA, qui aident les autorités maliennes et le peuple malien dans leurs efforts visant à instaurer une paix et une stabilité durables dans le pays, notamment grâce à l’appui de la MINUSMA à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.  Ils ont salué la détermination et le sens du devoir dont font preuve les gouvernements du Groupe des cinq États du Sahel (G5 Sahel) pour ce qui est de faire face à l’impact du terrorisme et de la criminalité internationale organisée, notamment en menant des opérations militaires antiterroristes conjointes transfrontières.

      Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par la situation en matière de sécurité au Mali et par la dimension transnationale de la menace terroriste dans la région du Sahel.  Ils ont demandé instamment aux parties maliennes d’appliquer pleinement l’Accord sans plus tarder.  Ils ont fait valoir que la pleine application de l’Accord et l’intensification des efforts pour endiguer les menaces asymétriques peuvent contribuer à améliorer la situation en matière de sécurité dans tout le pays.  Ils ont souligné que l’action menée par la Force conjointe du G5 Sahel pour lutter contre les activités des groupes terroristes et des autres groupes criminels organisés contribuera à créer un environnement plus sûr dans la région du Sahel.

      Les membres du Conseil ont souligné en outre combien il importe que la MINUSMA soit dotée des moyens nécessaires, notamment de compagnies de convois de combat, pour exécuter son mandat et promouvoir la sûreté et la sécurité des soldats de la paix des Nations Unies, conformément à la résolution 2364 (2017) du conseil de sécurité.

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