L’ECOSOC accorde le statut consultatif à 270 ONG, dont « Christian Solidarity Worldwide », et décide de diffuser les séances du Comité des ONG sur le Web

ECOSOC/6824
19 avril 2017
Session de 2017, 18e & 19e séances - matin & après-midi

L’ECOSOC accorde le statut consultatif à 270 ONG, dont « Christian Solidarity Worldwide », et décide de diffuser les séances du Comité des ONG sur le Web

Il pourvoit des postes vacants dans ses organes subsidiaires

 

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a entamé aujourd’hui sa réunion de coordination et de gestion en accordant, à l’issue d’un vote, le statut consultatif spécial à l’organisation non gouvernementale britannique Christian Solidarity Worldwide.  Sur recommandation de son Comité chargé des organisations non gouvernementales, il a également accordé le statut consultatif à 269 autres ONG.  Les membres du Conseil ont aussi décidé de diffuser à l’avenir les séances de travail de ce Comité en direct sur le Web.

Cette première journée, d’une réunion prévue jusqu’au 21 avril, a également été marquée par des élections, des présentations de candidatures, confirmations et nominations pour 17 des organes subsidiaires de l’ECOSOC, et par la nomination* d’un membre supplémentaire au Groupe consultatif ad hoc sur Haïti: le Représentant permanent du Belize auprès des Nations Unies. 

En adoptant le rapport** du Comité chargé des organisations non gouvernementales (ONG), l’ECOSOC a, outre l’octroi du statut consultatif, pris des décisions concernant plusieurs autres organisations.  Ainsi, trois ONG se sont vu retirer leur statut, tandis que les dossiers de plus de 30 ONG requérantes ont été clos, « sans préjudice de nouvelles demandes », faute pour elles d’avoir répondu aux questions que leur avait adressées le Comité.

Les deux décisions prises à l’issue de votes, indépendamment de celles contenues dans le rapport du Comité des ONG, sont l’aboutissement d’initiatives des délégations du Royaume-Uni et du Chili.

Le premier a ainsi permis à l’ECOSOC d’accorder le statut consultatif à une organisation dont le dossier était pendant devant le Comité des ONG depuis huit ans, à cause de reports successifs de la décision à son égard.  Mais aujourd’hui, par 28 voix pour, 9 contre et 12 abstentions, l’organisation Christian Solidarity Worldwide s’est vu accorder le statut consultatif spécial*** qui est octroyé aux ONG travaillant dans un domaine spécifique.

Le 3 février 2017, le Comité des ONG avait dû recourir à un vote pour décider de reporter une énième fois sa décision sur la demande de cette ONG qui travaille à travers l’Asie, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine, pour défendre la liberté de religion ou de conviction. 

En présentant le projet de décision à son égard, le représentant du Royaume-Uni a souligné la nécessité d’octroyer le statut consultatif à des organisations qui représentent toute la palette de la société civile, regrettant que cette ONG ait dû participer à 14 sessions du Comité.

Le vote, demandé par la Chine et le Pakistan, a été précédé et suivi de déclarations pour demander notamment le strict respect des règles de l’ECOSOC par les ONG requérantes et mais aussi pour réaffirmer le droit des membres du Comité de poser des questions aux ONG. 

Le Comité des ONG a aussi été l’objet de nombreuses critiques de la part de certaines délégations qui ont dénoncé son manque d’impartialité et de transparence.

« Le Comité des ONG et son travail sont loin de répondre à nos attentes », s’est notamment plainte la représentante de l’Uruguay, qui a pointé du doigt le fait que plus de 70% des ONG qui s’occupent des droits de l’homme voient leurs candidatures différées. 

L’Union européenne, par la voix du représentant de l’Estonie, a encouragé à prendre des mesures pour « restaurer la crédibilité et l’intégrité du Comité des ONG », affirmant que plusieurs demandes d’accréditation ont été rejetées dans le passé par le Comité pour des raisons qu’elle a jugé « fallacieuses ou politiques ».

L’amélioration de la transparence du Comité était d’ailleurs au cœur de l’autre décision prise aujourd’hui par l’ECOSOC au sujet d’une question que le Comité n’avait pas tranchée lui-même.  Par 37 voix pour, 16 abstentions et aucun vote contre, il a ainsi été décidé d’œuvrer en faveur de l’amélioration des travaux du Comité des ONG en diffusant à l’avenir sur le Web ses séances publiques****. 

Cette décision est motivée par la nécessité d’assurer la participation des ONG de toutes les régions, en particulier de pays en développement, et de permettre à la société civile d’avoir accès aux travaux du Comité. Pour le Chili, auteur du projet de décision, il n’était pas possible que le Comité des ONG soit le seul organe de l’ONU dont les séances ne soient pas diffusées sur le Web.

Le délégué de l’Afrique du Sud a toutefois estimé qu’avec ce vote, l’ECOSOC s’ingérait dans une discussion du Comité, avant même que celui-ci ait l’occasion de se prononcer.  La Chine a d’ailleurs estimé que ce sujet devait être débattu de manière approfondie au sein du Comité. 

Le Venezuela, la Fédération de Russie et le Viet Nam avaient aussi des réserves quant à cette décision.

L’ECOSOC poursuivra sa réunion de coordination et de gestion demain, jeudi 20 avril, à partir de 10 heures, par une table ronde sur les changements climatiques et la nutrition.

* E/2017/L.14
** E/2017/32 (Part I)*
*** E/2017/L.16
**** E/2017/L.17

RÉUNION DE COORDINATION ET DE GESTION

Questions de coordination, questions relatives au programme et autres questions: programme à long terme d’aide à Haïti (E/2017/49)

Adoption du projet de décision E/2017/L.14

L’ECOSOC a nommé un membre supplémentaire au Groupe consultatif ad hoc sur Haïti: le Représentant permanent du Belize auprès des Nations Unies.  Ce dernier sera le seizième membre d’un groupe qui comptait jusqu’à ce jour seulement trois États des Caraïbes (les Bahamas, Trinité-et-Tobago et Haïti).

En devenant membre du Groupe consultatif, le Belize entend contribuer aux efforts visant à créer des conditions favorables à la paix, à la sécurité et au développement durable « chez sa nation sœur », explique une lettre du 20 mars 2017, adressée au Président de l’ECOSOC par Mme Lois M. Young, Représentante permanente du Belize.  Pour démontrer l’attachement du Gouvernement bélizien au développement social, politique et économique d’Haïti, cette lettre rappelle que le Belize a contribué aux efforts internationaux déployés dans le cadre de la Mission des Nations Unies en Haïti (1993-1996), ainsi qu’aux efforts régionaux faits dans celui de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).  « Le Belize a également joué un rôle de premier plan en facilitant la réactivation du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti en 2004 », précise le courrier. 

Organisations non gouvernementales (E/2017/32 (Part I)*, E/2017/L.16 et E/2017/L.17)

Débat général

La représentante des États-Unis a défendu la liberté de parole, car « la voix de la société civile est importante pour l’ONU ».  Elle s’est dit très préoccupée de constater que des actions systématiques sont entreprises par « un certain nombre » de gouvernements pour réprimer la voix de la société civile, notamment celle des défenseurs de droits de l’homme et des journalistes.  Elle a  souligné que le Comité doit suivre le règlement intérieur qui a été formulé par l’ECOSOC, s’inquiétant notamment que celui-ci n’ait pas été respecté lors de sa dernière session.  Elle a appuyé la candidature de l’ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) et jugé important de diffuser les travaux du Comité sur le Web pour en améliorer la transparence.

Le représentant de l’Estonie, au nom de l’Union européenne, a rappelé le rôle du Comité en ce qui concerne la sélection des ONG, s’inquiétant notamment du fait qu’au cours de sa dernière session, plusieurs demandes d’accréditation ont été rejetées pour des raisons « fallacieuses ou politiques ».  Il est notamment revenu sur le cas de Christian Solidarity Worlwide (CSW), une « organisation respectée » qui s’est vue refuser durant 14 sessions sa demande de statut consultatif.  « Il incombe à l’ECOSOC de redresser ce tort », a-t-il insisté.  Il s’est dit préoccupé par le déroulement des travaux  au sein du Comité et par le fait que certains membres font, a-t-il affirmé, obstacle à une transparence améliorée.  Il a appuyé la résolution relative à la diffusion sur le Web, estimant qu’à l’instar d’autres organes subsidiaires, le Comité des ONG doit diffuser ses travaux sur Internet.  Le représentant a également regretté qu’un espace insuffisant soit accordé à la société civile, et a encouragé à prendre des mesures pour « restaurer la crédibilité et l’intégrité du Comité des ONG ».   

« Le Comité des ONG et son travail sont loin de répondre à nos attentes », s’est plainte à son tour la représentante de l’Uruguay, en soulignant que les résolutions de l’ECOSOC doivent être respectées.  La représentante s’est inquiétée du fait que plus de 70% des ONG qui s’occupent des droits de l’homme voient leurs candidatures différées.  Elle a encouragé les membres du Comité à respecter le pluralisme et à favoriser l’inclusion des ONG dans les travaux de l’ONU.

La représentante de l’Arménie a estimé que le Comité n’avait pas été à la hauteur pour garantir l’impartialité et la transparence de ses travaux.  Elle n’a pas apprécié le traitement accordé à certains dossiers et notamment à ceux présentés par des ONG arméniennes.  Elle a aussi regretté que le Comité n’ait pas accordé de place suffisante aux interventions des représentants d’ONG.  Le Comité entrave les actions de la société civile, a-t-elle affirmé, déplorant le mauvais message que cela envoie à ce secteur.  Elle a dénoncé des « obstructions artificielles » à l’octroi du statut consultatif aux ONG.

Le représentant de la Norvège s’est inquiété du rétrécissement de l’espace et des restrictions imposées aux activités de la société civile dans le monde et à celles que leur impose le Comité.  Il a constaté que, trop souvent, le Comité ne recommande pas le statut consultatif pour des raisons politiques.  Il a estimé que, ce faisant, le Comité dérogeait aux règles de procédure établies par l’ECOSOC, regrettant également le manque de transparence qui caractérise les travaux du Comité.  Il aurait également voulu que la société civile se voit accorder une plus grande place lors des délibérations du Comité.

Adoption de la décision E/2017/L.16

L’ECOSOC a adopté par 28 voix pour, 9 contre (Afrique du Sud, Burkina Faso,  Chine, Fédération de Russie, Inde, Pakistan, Turquie, Venezuela et Viet Nam) et 12 abstentions, une décision qui accorde le statut consultatif spécial à l’organisation non gouvernementale britannique Christian Solidarity Worldwide (CSW).  Le vote a été demandé par les délégations de la Chine et du Pakistan. 

En présentant le projet de décision, le représentant permanent du Royaume-Uni a indiqué que cette ONG avait participé à 14 reprises aux sessions du Comité en répondant à toutes les questions qui lui étaient posées.  Le travail de cette ONG est tout à fait compatible avec celui de l’ECOSOC, a-t-il assuré en soulignant qu’il importe d’accorder le statut consultatif à des ONG qui représentent toute la palette de la société civile.  « La CSW a attendu bien trop longtemps pour obtenir le statut », a-t-il regretté, tout en appelant à envoyer un message fort sur la promotion des droits de l’homme.

Déclarations générales

La représentante de l’Australie a salué l’expertise de la société civile et a souligné que le Comité joue un rôle vital en tant que gardien de la participation de la société civile aux travaux de l’ONU.  Elle a regretté que le règlement soit parfois utilisé à tort pour empêcher l’octroi du statut consultatif à certaines ONG comme cela a été le cas de l’ONG CSW qui répond pourtant à tous les critères.

Le représentant du Pakistan a dit qu’il relève de la prérogative de tout membre du Comité de demander des informations à une ONG.  CSW n’est pas la seule à laquelle des précisions ont été demandées, a-t-il fait observer, tandis que la représentante de l’Afrique du Sud a souligné que chaque membre du Comité a le droit de poser des questions à une ONG candidate.

Le représentant du Viet Nam a pour sa part estimé que le Comité devrait se voir octroyer davantage de temps pour achever l’examen de la demande de CSW.

Pour le représentant de la Chine, la participation d’une ONG aux travaux du Comité doit se faire dans le respect des règles de l’ECOSOC, des principes et de l’esprit de la Charte des Nations Unies.  Il a lui aussi souligné que chaque membre du Comité a le droit de poser des questions et de demander davantage d’informations aux ONG.  L’ONG en question a-t-elle entrepris des efforts véritables pour répondre à toutes les questions qui ont été posées? 

Déclaration après le vote

Le représentant de la Fédération de Russie a décidé de s’abstenir car il ne remet pas en question le droit des États de demander aux ONG des informations au sujet de leurs activités.  Il a dit ne pas voir l’utilité de revenir sur la décision prise par le Comité.

Adoption de la décision E/2017/L.17

L’ECOSOC a adopté, par 37 voix pour, 16 abstentions et aucun vote contre, une décision intitulée « Améliorer les travaux du Comité chargé des organisations non gouvernementales », présentée par la délégation du Chili, qui décide de diffuser sur le Web les séances publiques du Comité chargé des organisations non gouvernementales. 

Déclarations avant le vote

La représentante de l’Australie, au nom des pays du CANZ (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), soulignant l’apport de la société civile dans les discussions à l’ONU, a exprimé son soutien à ce texte.  Ses homologues du Brésil et de l’Uruguay ont espéré que cette décision augmenterait le niveau de transparence des travaux du Comité et permettrait une meilleure participation des ONG des pays en développement.  La délégation du Chili a repris la parole pour expliquer que cette réforme est nécessaire pour améliorer les travaux du Comité.  « Il serait ironique que ce soit le seul organe dont les séances de travail ne soient pas diffusées », a-t-elle observé.

La délégation de la Chine, qui a demandé le vote, a exprimé son soutien à la transparence mais expliqué que le projet de décision avait été distribué trop tardivement aux membres de l’ECOSOC, seulement hier.  Ce sujet doit être débattu de manière approfondie au sein du Comité, a estimé le représentant chinois en signalant les avis partagés des membres du Comité.  Il a jugé cette démarche contreproductive, relevant par ailleurs que les coauteurs du texte ne représentent pas les pays en développement.  Il a indiqué son intention de s’abstenir lors du vote.

Le représentant de la Norvège a, de son côté, insisté sur la transparence qui doit prévaloir dans les travaux du Comité, indiquant soutenir le projet de décision.  Son homologue de l’Afrique du Sud a estimé que le Comité devrait délibérer au préalable sur ce genre de question et a regretté que l’ECOSOC s’ingère dans cette discussion avant même que le Comité ait l’occasion d’en débattre.  Cela semble indiquer que le Comité n’est pas compétent pour mener ses travaux, a-t-elle remarqué.

La représentante du Venezuela a dit vouloir s’abstenir, voulant que l’ECOSOC mène des consultations transparentes et constructives avec tous les membres.  Elle a plaidé pour le respect des méthodes de travail du Comité qui privilégie en général le consensus. 

Déclarations après le vote

Le représentant de la Fédération de Russie a expliqué son abstention, non parce qu’il s’oppose à la diffusion en direct des séances du Comité, mais parce que les questions liées au travail du Comité devraient, selon lui, être débattues au sein du Comité.  Il a rappelé que le Comité s’était mis d’accord pour ne pas recourir à cette diffusion pendant la session en cours mais pour réexaminer la question pour l’avenir.  Rien n’empêchait le Comité d’en décider par lui-même sans passer par l’ECOSOC, a-t-il indiqué.

Son homologue du Viet Nam a exprimé sa satisfaction, estimant que les séances publiques de tous les organes des Nations Unies devraient être diffusées, sans exception.  Il a toutefois voulu que l’ECOSOC respecte le mandat du Comité et, notant que le manque de ressources financières du Comité s’aggrave au fil des ans, il a expliqué s’être abstenu sur ce projet.

Le représentant du Mexique a vanté les mérites de la décision adoptée qui, a-t-il espéré, va renforcer le travail des ONG.

Adoption du rapport E/2017/32 (Part I)

L’ECOSOC a entériné les décisions figurant dans le rapport du Comité des ONG, tel qu’oralement amendé.

Par la décision I, l’ECOSOC a accordé le statut consultatif à 269 organisations non gouvernementales et pris des décisions concernant plusieurs autres ONG.

Ainsi, il a reclassé deux ONG déjà dotées du statut consultatif.  Il a également noté que le Comité avait pris acte du changement de nom de six ONG et des rapports quadriennaux de 352 ONG.  L’ECOSOC a en outre clos, sans préjudice de nouvelles demandes, l’examen des demandes d’admission au statut consultatif présentées par 31 ONG faute pour qu’elles d’avoir répondu aux questions qui leur ont été posées lors de deux sessions consécutives.  Il a aussi clos l’examen des demandes des ONG İstanbul Fikir Araştırmaları Derneği et de Hazar Strateji Enstitüsü Derneği.

Dans ses décisions II, III et IV, le Conseil a décidé de retirer le statut consultatif aux ONG suivantes: Kimse Yok Mu; Gazeteciler ve Yazarlar Vakfi (« Journalists and Writers Foundation »); et Turkiye Isadamlari ve Sanayiciler Konfederasyonu.

Aux termes de la décision V, le Conseil a pris note de la décision du Comité selon laquelle il ne peut pas entrer en contact ou communiquer avec les trois organisations qui n’ont plus d’existence légale et pour lesquelles il a recommandé le retrait du statut consultatif à sa première séance, le 30 janvier 2017, pour cette raison.

En adoptant le projet de décision VI, le Conseil a pris note de la demande d’une organisation non gouvernementale souhaitant être rayée de la liste des organisations dotées du statut consultatif.  Enfin, en entérinant la décision VII, le Conseil a pris note du présent rapport.

Élections, présentations de candidatures, confirmations et nominations

L’ECOSOC a élu 20 membres à la Commission des stupéfiants pour un mandat de quatre ans allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021: Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Togo, Algérie, Afghanistan, Inde, Iraq, Kirghizistan, Croatie, République tchèque, Fédération de Russie, Brésil, Chili, Colombie et Cuba, par acclamation, et Australie, Belgique, Canada, France, et Suisse, à l’issue d’un vote.

Il a élu sept membres sur huit à la Commission de statistique pour un mandat de quatre ans prenant effet au 1er janvier 2018: Égypte, Afrique du Sud, Fédération de Russie, Pérou, Canada, Danemark et Pays-Bas.  L’élection d’un troisième membre du Groupe des États d’Afrique a été reportée, faute de candidat.

Il a élu 11 membres sur 16 à la Commission de la population et du développement pour un mandat de quatre ans prenant effet à la première séance de la cinquante-deuxième session de la Commission, en 2018, et expirant à la clôture de sa cinquante-cinquième session, en 2022: Burkina Faso, Mauritanie, Bangladesh, Chine, Vanuatu, Bulgarie, Fédération de Russie, Argentine, Colombie, Haïti et États-Unis.  L’élection des cinq autres membres a été reportée, faute de candidats. 

Il a également élu le Canada pour un mandat commençant à la date de l’élection et expirant à la clôture de sa cinquante-troisième session, en 2020, et le Danemark pour un mandat commençant à la date de l’élection et expirant à la clôture de sa cinquante-quatrième session, en 2021. 

À l’issue d’un vote, il a élu 13 membres à la Commission de la condition de la femme pour un mandat de quatre ans prenant effet à la première séance de la soixante-troisième session de la Commission, en 2018, et expirant à la clôture de sa soixante-sixième session, en 2022: Algérie, Comores, Congo, Ghana, Kenya, Iraq, Japon, République de Corée, Arabie Saoudite, Turkménistan, Équateur, Haïti et Nicaragua.  

Il a élu 16 membres sur 20 à la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale pour un mandat de trois ans à partir du 1er janvier 2018: Égypte, Kenya, Mauritanie, Togo, Afghanistan, Chine, Indonésie, Japon, Bulgarie, Fédération de Russie, Bolivie, Colombie, Uruguay, Allemagne, Italie et Royaume-Uni.  L’élection de quatre membres du Groupe des États d’Afrique a été reportée, faute de candidats.

L’ECOSOC a élu trois membres sur 21 au Groupe de travail intergouvernemental d’experts des normes internationales de comptabilité et de publication pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier: Côte d’Ivoire, Fédération de Russie et Allemagne.  Il a également élu le Bélarus pour un mandat allant de la date de l’élection au 31 décembre 2018.  L’élection des autres membres a été reportée, faute de candidats.

L’ECOSOC a élu 11 membres au Conseil d’administration du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier 2018: Ghana, Soudan, République de Corée, Turkménistan, Bélarus, Brésil, Colombie, Grèce, Irlande, Italie et États-Unis.  Il a également élu l’Autriche et la Turquie pour qu’elles reprennent et achèvent respectivement les mandats du Danemark et de la Suisse, après leur démission, du 1er janvier au 31 décembre 2018, ainsi que les Pays-Bas pour qu’ils remplacent l’Espagne du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019.   

Par ailleurs, l’ECOSOC a élu Fidji, la Lituanie et le Paraguay au Comité exécutif du Programme du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), portant ainsi à 101 le nombre d’États siégeant au HCR, conformément à la résolution 71/171 de l’Assemblée générale du 19 décembre 2016.

Il a élu 11 membres au Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets pour un mandat de trois ans commençant le 1er janvier 2018: Burkina Faso, Égypte, Cambodge, Arabie Saoudite, Fédération de Russie, Antigua et Barbuda, Brésil, Finlande, Portugal, Suisse et Royaume-Uni.  Il a également élu l’Irlande et le Luxembourg pour qu’ils reprennent et achèvent respectivement les mandats de l’Allemagne et des Pays-Bas, après leur démission, du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019, ainsi que le Canada pour qu’il remplace l’Australie du 1er janvier au 31 décembre 2018.   

L’ECOSOC a élu cinq membres sur six au Conseil d’administration du Programme alimentaire mondial (PAM) pour un mandat de trois ans à partir du 1er janvier 2018: Chine, Guatemala, Japon, Royaume-Uni et Hongrie.  L’élection d’un sixième membre a été reportée, faute de candidat.  Il a également élu le Lesotho, pour qu’il reprenne et achève le mandat du Swaziland, après sa démission, à partir de la date de l’élection et jusqu’au 31 décembre 2017; la Colombie, la Norvège et la Grèce pour qu’elles reprennent et achèvent respectivement les mandats du Mexique, de la Finlande et de la Suède, après leur démission, du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019; la Nouvelle-Zélande pour qu’elle remplace les Pays-Bas du 1er janvier au 31 décembre 2018.   

L’ECOSOC a ensuite pris des décisions, qui avaient été reportées lors de sessions précédentes, sur d’autres postes restés vacants.

Il a ainsi élu sept membres sur 12 à la Commission du développement social: le Congo, le Sénégal, l’Islande, ainsi que le Bélarus pour remplacer Moldova, pour un mandat commençant le jour de l’élection et expirant à la clôture de sa cinquante-huitième session en 2020; la Bulgarie, la Roumanie et la France, pour un mandat commençant le jour de l’élection et expirant à la clôture de sa cinquante-neuvième session en 2021.

Il a élu deux membres sur trois à la Commission de la science et de la technique au service du développement pour des mandats commençant le jour de l’élection et prenant fin le 31 décembre 2020: Afrique du Sud et Mexique. 

Il a élu cinq membres au Conseil d’administration de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes): la Finlande, le Canada et les Pays-Bas pour qu’ils reprennent et achèvent les mandats de la Belgique, du Danemark et de la France, respectivement, après leur démission, du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019; le Portugal et la Nouvelle-Zélande, en remplacement de l’Allemagne et du Luxembourg, du 1er au 31 décembre 2018.  

L’ECOSOC n’a élu qu’un membre sur huit au Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat): l’Afghanistan, pour un mandat commençant le jour de l’élection et prenant fin au 31 décembre 2020.

Il a élu la Suède au Comité d’organisation de la Commission de consolidation de la paix, pour un mandat commençant le jour de l’élection et prenant fin au 31 décembre 2018.

Les sièges qui demeurent encore vacants au sein des organes susmentionnés seront pourvus ultérieurement.

À l’issue d’un vote, l’ECOSOC a élu 13 membres sur 20 au Comité du programme et de la coordination pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier 2018: Burkina Faso, Inde, Iran, Japon, Pakistan, Bélarus, Bulgarie, Moldova, Brésil, Chili, Cuba, Royaume-Uni et États-Unis.

À l’issue d’un dernier vote, il a élu cinq membres au Conseil de coordination du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier 2018: République du Congo, Iran, Chili, Australie et Finlande. 

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