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23 juin 2017

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 23 juin 2017

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par Mme Eri Kaneko, Porte-parole associée de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Ouganda

Le Secrétaire général et le Président de l’Ouganda, M. Yoweri Museweni, viennent de clore le Sommet de la solidarité de l’Ouganda pour les réfugiés à Kampala.  Des promesses représentant plus de 350 millions de dollars ont été faites pour appuyer les efforts de l’Ouganda en faveur de plus de 1,2 million de réfugiés, hébergés, pour la plupart, dans les communautés locales.

Dans ses remarques à la presse, le Secrétaire général a félicité le Gouvernement ougandais pour la conférence.  « Ce qui a été promis est un bon début, a-t-il dit, mais nous ne pouvons pas nous arrêter. »

Lors de la séance d’ouverture de la conférence, le Secrétaire général a félicité le Gouvernement et le peuple ougandais pour la manière dont ils ont ouvert les frontières du pays et leurs maisons aux réfugiés.  Il est nécessaire, a-t-il dit, de reconnaître que l’Ouganda demeure un symbole de l’intégrité du régime de protection des réfugiés, lequel malheureusement, n’est pas respecté partout dans le monde.  Toutes les portes ne sont pas ouvertes, a-t-il ajouté, tous les réfugiés ne sont pas acceptés, et ce, parfois dans des pays beaucoup plus riches que l’Ouganda.

Le Secrétaire général a rappelé avec émotion comment, il y a 12 ans, dans le nord de l’Ouganda, il avait fait la fête avec des Sud-Soudanais qui s’apprêtaient à rentrer chez eux pleins d’espoir.  Maintenant, il était de retour et les Sud-Soudanais avaient été forcés de fuir leurs maisons à nouveau.  Pour le Secrétaire général, la conclusion à tirer est évidente: tout doit être fait pour mettre fin à la guerre au Soudan du Sud.

En réponse à une question lors de la conférence de presse, le Secrétaire général a déclaré que l’ONU s’est engagée à protéger les civils dans ses sites de protection aussi longtemps que cela sera nécessaire.

États-Unis

Comme le Secrétaire général lui-même l’a annoncé plus tôt cette semaine, il se rendra à Washington, mardi 27 juin. 

Ce déplacement fera partie de sa campagne de plaidoyer en cours à Washington et dans d’autres capitales.  Il devrait rencontrer des dirigeants démocrates et républicains, les membres des commissions des affaires étrangères et des commissions budgétaires, tant de la Chambre que du Sénat.

Le Secrétaire général rencontrera également des responsables du Cabinet du Président.

Sahel

Le Secrétaire général salue l’adoption, le 21 juin, de la résolution 2359 (2017) comme une première étape  du soutien à la décision du Groupe des cinq pour le Sahel (G5) de mettre en place une force conjointe pour lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, en coordination avec les forces nationales et internationales.

Le Secrétaire général réaffirme l’engagement de l’Organisation des Nations Unies de faire tout ce qui est en son pouvoir, en étroite collaboration avec l’Union africaine et d’autres acteurs internationaux, pour aider à mobiliser les ressources requises pour atteindre les objectifs de la Force tels que définis par les dirigeants du G5 et approuvés par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Le Secrétaire général note que l’adoption de la résolution coïncide avec le deuxième anniversaire de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé en 2015.  Tout en saluant cette avancée importante des parties signataires, il souligne la nécessité de progresser rapidement sur tous les volets en attente de l’accord, en vue de consolider et de pérenniser la paix au Mali et dans la région.

République démocratique du Congo

Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est félicité aujourd’hui de l’établissement d’une enquête internationale sur les allégations de violations flagrantes et d’abus dans les régions du Kasaï de la République démocratique du Congo (RDC).

Pour M. Zeid, cette décision envoie un message fort aux auteurs de ces actes, à savoir que la communauté internationale entend sérieusement les traduire en justice.

Depuis 2016, quelque 1,3 million de personnes vivant dans les Kasaï ont été déplacées du fait de la violence, alors que quelque 30 000 réfugiés ont fui vers l’Angola.

Le Haut-Commissaire a déclaré qu’il escomptait la pleine coopération des autorités, en particulier sous la forme d’un accès sans restriction à tous les sites, dossiers, personnes et lieux.

Famine

L’UNICEF a averti aujourd’hui que l’annonce, cette semaine, de la fin des conditions de famine au Soudan du Sud ne devait pas faire oublier le fait qu’une insécurité alimentaire grave continue de mettre en danger la vie de millions d’enfants dans le pays, ainsi que dans le nord-est du Nigéria, en Somalie et au Yémen.

Le Directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF, M. Manuel Fontaine, a déclaré qu’il n’y avait pas de place pour l’autosatisfaction et que, même si la famine a été combattue avec succès au Soudan du Sud, la crise est loin d’y être terminée.  Il a souligné la nécessité de continuer à intensifier notre réponse et d’insister pour un accès humanitaire inconditionnel, sans quoi les progrès réalisés pourraient être rapidement annulés.

Lac Tchad

L’UNICEF fait savoir aujourd’hui que plus de 5,6 millions d’enfants sont davantage menacés par les maladies d’origine hydrique telles que le choléra et les infections diarrhéiques, au moment où la saison des pluies commence dans les régions affectées par le conflit dans le bassin du lac Tchad.

La menace d’épidémies au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigéria coïncide avec une insécurité régionale croissante et des mouvements accrus de populations, en particulier dans le nord-est du Nigéria, tandis que les routes inondées et boueuses vont fortement limiter pendant plusieurs semaines l’accès humanitaire aux zones éloignées.

Dans l’ensemble du bassin du lac Tchad, l’UNICEF et ses partenaires travaillent dans des communautés où le risque d’épidémie de choléra est élevé pour expliquer aux familles les effets de la maladie et les mesures pratiques pour éviter les infections.  Au Niger, au Cameroun et au Tchad, des médicaments de base et des barres de savon ont été prépositionnés dans des entrepôts proches des camps de personnes déplacées pour faire face en cas de flambée de choléra.

Moins de 20% des 80 millions de dollars américains nécessaires en 2017 pour répondre aux besoins urgents liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène dans le bassin du lac Tchad ont été reçus.  Malgré ce manque de financement, l’UNICEF cherche cette année à apporter un approvisionnement de base en eau à 2,7 millions de personnes pour leur permettre de survivre.

République centrafricaine

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) fait savoir que la situation à Bria, en Haute-Kotto, reste tendue après les violents affrontements qui ont opposé plus tôt dans la semaine le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et les anti-balaka.

Les travailleurs humanitaires internationaux ont commencé le processus de récupération des corps dans les rues.  La Mission fait état de son incapacité à accéder aux zones contrôlées par le FPRC, où la plupart des affrontements se sont produits.

Pendant ce temps, la Mission a transféré 29 civils, principalement des femmes et des enfants, qui ont fui les combats de mardi dans un site de personnes déplacées à Bria.  La Mission des Nations Unies a également renforcé sa présence dans la ville en redéployant temporairement 70 policiers d’une unité de police constituée basée à Bangui.

Par ailleurs, à Bambari, la police de l’ONU a arrêté hier six membres armés de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et les a remis à la gendarmerie locale, dans le cadre des efforts de la Mission pour protéger les civils et mettre fin à la présence de groupes armés dans la ville.

Yémen

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme fait savoir qu’il continue de faire état d’informations concernant des pertes civiles résultant du conflit au Yémen et a pu vérifier 49 décès de civils au cours du dernier mois.

Le Haut-Commissariat réaffirme que les attaques aveugles ou disproportionnées visant des cibles civiles telles que les marchés sont interdites en vertu du droit international humanitaire.

Il a également rappelé à toutes les parties au conflit leur obligation d’assurer le plein respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et a déclaré que tous les incidents entraînant des pertes civiles devaient faire l’objet d’une enquête approfondie afin d’assurer la redevabilité lorsque des violations du droit international ont été constatées.

Depuis mars 2015, le Haut-Commissariat a enregistré un total de 13 504 victimes civiles, dont 4 971 personnes tuées et 8 533 blessées.

Des informations complémentaires sont disponibles sur le site Internet du Bureau des droits de l’homme.

Iraq

Selon des sources humanitaires de l’ONU en Iraq, en raison de l’offensive en cours dans la vieille ville de Mossoul, les civils continuent à fuir la région, mais à un rythme plus lent que dans les semaines précédentes.

On pense que ce ralentissement vient de ce que les gens choisissent de rester dans l’environnement relativement protégé de la vieille ville plutôt que de tenter une sortie dangereuse.  On sait également que les combattants de Daech empêchent activement les civils de partir.

Les conditions dans les parties de Mossoul détenues par Daech sont de plus en plus désespérées.  Un sac de blé coûte désormais 675 dollars, l’essence se vendrait à plus de 6 dollars le litre et les taux de malnutrition chez les enfants arrivant de l’ouest de Mossoul augmentent.

Depuis hier, et depuis que l’opération de Mossoul a débuté en octobre dernier, plus de 880 000 personnes ont été déplacées de Mossoul.  Parmi celles-ci, plus de 686 000 restent déplacées, alors que près de 200 000 personnes seraient rentrées chez elles.

Syrie

En Syrie, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) affirme qu’entre hier soir et les premières heures d’aujourd’hui, un convoi humanitaire interorganisations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge syrien a livré des vivres et d’autres articles à près de 110 000 personnes dans la région d’Ar-Rastan (Homs rural).

Des lampes solaires et certaines fournitures sanitaires ont été retirées lors du chargement et la livraison a été confrontée à l’insécurité dans les villes voisines alors que les articles étaient déchargés.

Le dernier convoi interorganisations dans la région remontait au 30 mars.

L’ONU continue de demander un accès sûr, sans entrave et durable à toutes les personnes dans le besoin, en particulier les plus de 4,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans des zones difficiles à atteindre et assiégées.

Veuves

C’est aujourd’hui la Journée internationale des veuves, qui cherche à mettre en lumière la lutte que, partout dans le monde, de nombreuses femmes doivent mener après la perte d’un mari pour garantir le respect de leurs droits.

Selon ONU-Femmes, il y a environ 285 millions de veuves dans le monde, dont plus de 115 millions vivent dans une pauvreté profonde.

Fonction publique

Aujourd’hui, c’est la Journée de la fonction publique qui reconnaît -ou célèbre plutôt- la valeur et la vertu du service public à la communauté, rend hommage au travail des fonctionnaires et encourage les jeunes à poursuivre leurs carrières dans le secteur public.

AMISOM

Ce matin, à New York, les Nations Unies et l’Ouganda ont signé le premier mémorandum d’accord sur le soutien apporté à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).  Le mémorandum, qui sera également signé par l’Union africaine, vise à renforcer et à formaliser la fourniture d’un appui à l’AMISOM.  Il couvre la fourniture de soutien au contingent militaire et à une unité de police constituée que l’Ouganda fournit à l’AMISOM.

S’exprimant lors de la cérémonie de signature, le Secrétaire général adjoint à l’appui aux missions, M. Atul Khare, a remercié le Gouvernement ougandais pour sa contribution à l’AMISOM et a exprimé sa profonde appréciation pour les sacrifices faits par tous les pays fournisseurs de contingents et de police en Somalie.

M. Khare a noté que l’accord d’aujourd’hui renforcerait le cadre de partenariat UA-ONU que le Secrétaire général a signé à New York en avril.

Ce mémorandum d’accord est le premier d’une série de six qui doivent être signés par l’ONU et l’Union africaine avec les pays fournisseurs de contingents et de policiers à l’AMISOM, à savoir le Burundi, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya et le Nigéria.

Personnes déplacées

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a publié aujourd’hui une étude qui préconise que les personnes déplacées n’aient pas à attendre la résolution complète d’un conflit et la fin de tous ses effets avant de pouvoir reconstruire leur vie.

L’étude indique que les gouvernements ont la responsabilité principale de s’attaquer aux déplacements internes et devraient, avec la communauté internationale, considérer les déplacements internes prolongés comme étant avant tout un défi politique et de développement, ce qui peut également nécessiter une réponse humanitaire continue.

Des informations complémentaires sur disponibles sur le site Internet de l’OCHA.

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