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CS/12971
29 août 2017
8034e séance – soir

Le Conseil de sécurité condamne fermement les tirs de missiles balistiques de la République populaire démocratique de Corée en direction du Japon

Le Conseil de sécurité a, ce soir, fermement condamné le tir, effectué hier par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), d’un missile balistique qui a survolé le Japon, ainsi que les multiples tirs similaires qu’elle a effectués le 25 août dernier.

« Le Conseil de sécurité condamne également la RPDC pour ses actions odieuses et exige qu’elle cesse immédiatement ces agissements », qui ne sont pas seulement une menace pour la région, mais pour tous les États Membres de l’ONU, a déclaré, au nom des autres membres du Conseil de sécurité, son Président pour le mois d’août, M. Amr Abdellatif Aboulatta (Égypte).

La lecture de cette déclaration a été saluée par le Japon, qui y a vu un signal « clair et fort » adressé à la RPDC, qualifiant d’« inacceptable » le comportement de ce régime.  « La Chine, la Russie, les Européens, les Sud-Américains, les Africains, nous sommes tous ensemble pour dénoncer l’acte odieux commis par la RPDC contre le Japon », a déclaré la représentante des États-Unis.  « Le monde est uni contre la RDPC, il n’y a pas de doute là-dessus », a-t-elle ajouté. 

Résolu à obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le Conseil souligne « qu’il faut absolument prendre immédiatement des mesures concrètes pour réduire les tensions », souligne la déclaration.  Le représentant de la Fédération de Russie a prévenu que les problèmes de la péninsule ne se règleraient pas « à coups de sanctions » unilatérales, et que seul un dialogue inclusif y parviendrait.  Tout en condamnant les tirs effectués par la RPDC, il a plaidé en faveur d’une réduction des manœuvres militaires conjointes et de renoncer au déploiement au système antimissile balistique THAAD.

Également opposé aux sanctions unilatérales, son homologue de la Chine a exprimé son « opposition » à toute tentative « belliqueuse » qui sèmerait le chaos, exacerberait la situation et menacerait les intérêts de toutes les parties, y compris ceux de Beijing.  Il a encouragé les États Membres à mettre pleinement en œuvre la résolution 2371 (2017), qui a durci le régime de sanctions imposées par le Conseil de sécurité tout en promouvant une solution pacifique à la crise.

Dans sa déclaration, l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales exige de la RPDC qu’elle s’abstienne de tout autre tir recourant à la technologie de missiles balistiques et respecte ses résolutions et déclarations pertinentes.

Le Conseil exige de la RPDC qu’elle abandonne toutes armes nucléaires et tous programmes nucléaires existants « de façon complète, vérifiable et irréversible », cesse toute activité connexe, s’abstienne de tout nouvel essai ou autre acte de provocation et renonce à tous autres programmes existants d’armes de destruction massive.

NON-PROLIFÉRATION/RÉPUBLIQUE POPULAIRE DÉMOCRATIQUE DE CORÉE

Déclaration du Président du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité condamne fermement le tir, effectué par la République populaire démocratique de Corée, d’un missile balistique qui a survolé le Japon le 28 août 2017 (heure locale), ainsi que les multiples tirs de missiles balistiques du 25 août 2017.

Le Conseil condamne également la République populaire démocratique de Corée pour ses actes odieux et exige qu’elle cesse immédiatement ces agissements.  Il souligne que les agissements de la République populaire démocratique de Corée ne sont pas seulement une menace pour la région, mais pour tous les États Membres de l’Organisation.

Le Conseil se déclare très préoccupé par le comportement de la République populaire démocratique de Corée qui, par son tir de missile au-dessus du Japon et par ses déclarations publiques et actes récents, compromet délibérément la paix et la stabilité de la région et met gravement en péril la sécurité dans le monde entier.

Résolu à obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le Conseil souligne qu’il faut absolument prendre immédiatement des mesures concrètes pour réduire les tensions dans la péninsule coréenne et au-delà.

Le Conseil exige de la République populaire démocratique de Corée qu’elle s’abstienne de tout autre tir recourant à la technologie des missiles balistiques et respecte les résolutions 1695 (2006), 1718 (2006), 1874 (2009), 2087 (2013), 2094 (2013), 2270 (2016), 2321 (2016), 2356 (2017) et 2371 (2017), ainsi que les déclarations de son président en date des 6 octobre 2006 (S/PRST/2006/41), 13 avril 2009 (S/PRST/2009/7) et 16 avril 2012 (S/PRST/2012/13), en suspendant toutes activités liées à son programme de missiles balistiques, et qu’elle rétablisse dans ce contexte les engagements qu’elle avait souscrits en faveur d’un moratoire sur les tirs de missiles.

Le Conseil exige également de la République populaire démocratique de Corée qu’elle respecte immédiatement et intégralement toutes les autres obligations que lui font ses résolutions, et notamment qu’elle abandonne toutes armes nucléaires et tous programmes nucléaires existants de façon complète, vérifiable et irréversible et cesse immédiatement toute activité connexe, s’abstienne de nouvel essai nucléaire ou autre acte de provocation, et renonce à tous autres programmes existants d’armes de destruction massive de façon complète, vérifiable et irréversible.

Le Conseil demande à tous les États d’appliquer strictement, pleinement et rapidement toutes ses résolutions sur la question, y compris les résolutions 1718 (2006), 1874 (2009), 2087 (2013), 2094 (2013), 2270 (2016), 2321 (2016), 2356 (2017) et 2371 (2017).

Le Conseil réaffirme qu’il importe de maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne et dans l’ensemble de l’Asie du Nord-Est, exprime son attachement à un règlement pacifique, diplomatique et politique de la situation, et accueille avec satisfaction les efforts que font ses membres ainsi que d’autres États pour faciliter un règlement pacifique et global par le dialogue.

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