​​​​​​​L’Assemblée générale demande aux Israéliens et aux Palestiniens d’agir de façon responsable et de créer un horizon politique crédible

AG/11982
30 novembre 2017
Soixante-douzième session, 60e séance plénière – matin

​​​​​​​L’Assemblée générale demande aux Israéliens et aux Palestiniens d’agir de façon responsable et de créer un horizon politique crédible

L’Assemblée générale a adopté aujourd’hui par vote six résolutions sur la question de Palestine et la situation au Moyen-Orient, dont une sur le règlement pacifique de la question palestinienne.  L’Assemblée, qui a ainsi achevé un débat commencé hier, a demandé aux Israéliens et aux Palestiniens d’agir de façon responsable et de créer les conditions nécessaires à la création d’un horizon politique crédible et à la promotion des efforts de paix. 

La résolution sur le règlement pacifique de la question de Palestine a été adoptée par 157 voix pour, 7 voix contre (Canada, États-Unis, Îles Marshall, Îles Salomon, Israël, Micronésie et Nauru) et 8 abstentions (Australie, Cameroun, Fidji, Honduras, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Soudan du Sud et Tonga).

Dans ce texte, l’Assemblée générale demande qu’une conférence internationale soit organisée à Moscou en temps voulu, en vue de promouvoir et d’accélérer la conclusion d’un règlement de paix juste, durable et global.  Elle demande aux deux parties d’agir de façon responsable dans le respect du droit international et de leurs précédents accords et obligations, tant dans leurs politiques que dans leurs actions, afin d’inverser d’urgence les tendances négatives à l’œuvre sur le terrain et de créer les conditions nécessaires à la création d’un horizon politique crédible et à la promotion des efforts de paix.

Les deux parties sont priées de mettre un terme à la détérioration de la situation, d’annuler toutes les mesures unilatérales et illégales prises sur le terrain depuis le 28 septembre 2000 et de s’abstenir de tout acte qui pourrait miner la confiance ou préjuger des questions relatives au statut final.  Elles doivent s’abstenir de tout acte de provocation, d’incitation à la violence et de tout propos incendiaire, notamment de nature à heurter les sensibilités religieuse et culturelle, y compris à Jérusalem-Est.

Le statu quo historique doit être respecté, verbalement et en pratique, dans les Lieux saints de Jérusalem, notamment l’esplanade des Mosquées, et une action résolue doit être entreprise immédiatement en vue d’apaiser les tensions.  L’Assemblée demande à Israël de mettre fin à la confiscation et l’annexion de facto de terres et aux activités d’implantation.

Il faut en finir avec le racisme, la peur et l’intimidation contre le peuple palestinien, a martelé l’Indonésie, car la situation dans les territoires occupés présente un risque accru de violence et de radicalisation.  L’occupation « brutale et illégale » est à l’origine des tensions au Moyen-Orient et enflamme « dangereusement » une situation déjà volatile, a renchéri l’Iran.  L’État de Palestine doit aussi être responsable et éliminer le terrorisme, l’incitation au terrorisme et son apologie, a fait observer l’Uruguay.

L’Assemblée a ensuite adopté la résolution sur Jérusalem, par 151 voix pour, 6 voix contre (Canada, États-Unis, Îles Marshall, Israël, Micronésie et Nauru) et 9 abstentions (Australie, Cameroun, République centrafricaine, Honduras, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Soudan du Sud et Togo).  Dans cette résolution, l’Assemblée rappelle qu’elle a déterminé que toute mesure prise par Israël en vue d’imposer ses lois, sa juridiction et son administration à la Ville sainte de Jérusalem était illégale et, de ce fait, nulle et non avenue et sans validité aucune.

La résolution sur le Golan syrien a été adoptée par 105 voix pour, 6 voix contre (Canada, États-Unis, Îles Marshall, Israël, Micronésie et Royaume-Uni) et 58 abstentions.  Dans ce texte, l’Assemblée réaffirme le principe fondamental de l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la force et demande à Israël de relancer les volets syrien et libanais des pourparlers et de respecter les garanties et engagements précédemment souscrits.

Le problème est que l’occupation est « soutenue et protégée » par certains pays, dont des membres permanents du Conseil de sécurité, a dénoncé la Syrie, ce qui encourage Israël à ne pas mettre en œuvre les résolutions des Nations Unies, à élargir son occupation et à poursuivre sa politique d’agressions systématiques qui s’apparente à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité.  Le régime syrien tue et utilise des armes chimiques contre son propre peuple qu’Israël soigne dans ses hôpitaux, a répondu Israël.

L’Assemblée générale a aussi renouvelé le mandat de plusieurs entités: la résolution sur le « Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien » a été adoptée par 103 voix pour, 10 voix contre et 57 abstentions; celle sur la « Division des droits des Palestiniens du Secrétariat », par 100 voix pour, 10 voix contre et 59 abstentions; et celle sur le « Programme d’information spécial sur la question de Palestine du Département de l’information (DPI) », par 155 voix pour, 8 voix contre (Australie, Canada, États-Unis, Îles Marshall, Îles Salomon, Israël, Micronésie et Nauru) et 8 abstentions (Cameroun, Honduras, Mexique, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Soudan du Sud, Togo et Tonga).

L’Assemblée générale se réunira demain, à partir de 10 heures, sur les questions de la culture de paix et de l’efficacité du fonctionnement administratif et financier de l’ONU.

QUESTION DE PALESTINE

Rapport du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (A/72/35) et Rapport du Secrétaire général (A/72/368–S/2017/741)

Déclarations

M. MOHAMED HUSSEIN BAHR AL ULUM (Iraq) a appuyé d’emblée le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et fait lecture du message du Président iraquien à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien et le soixante-dixième anniversaire de la résolution 181 (II) sur la partition de la Palestine.  Il a souligné la responsabilité de l’Organisation dans les souffrances des Palestiniens et sur la nécessité urgente de mettre fin à l’occupation israélienne « de tous » les territoires arabes.  Les frappes aveugles et les démolitions de maisons se poursuivent, exigeant de la communauté internationale qu’elle ne ménage aucun effort pour parvenir à un règlement pacifique de la question de Palestine.  Le représentant a accusé Israël d’opposer « une indifférence obstinée » à cette situation et de persister dans sa politique de destruction, y compris les établissements scolaires de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Israël continue en outre sa politique d’expansion des colonies de peuplement et pour toutes ces raisons, l’Iraq, a dit le représentant, réitère sa position de principe selon laquelle une solution juste et globale ne peut être trouvée que dans la création d’un État palestinien indépendant.  Il a appelé les pays qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine, en particulier certains États européens, à le faire dans les meilleurs délais pour appuyer la paix, la stabilité et la sécurité dans la région.  Il a réaffirmé son soutien « plein et entier » à l’Autorité nationale palestinienne, sans oublier de souligner les effets nuisibles de la politique israélienne sur l’économie palestinienne.  Il a insisté sur le dialogue et le consensus pour permettre enfin au peuple palestinien de jouir de ses droits, en particulier le droit à l’autodétermination.    

Mme MANAL HASSAN RADWAN (Arabie saoudite) a réitéré la solidarité de son pays avec le peuple palestinien et ses droits inaliénables, dont les droits à l’autodétermination et à la pleine souveraineté sur les territoires occupés depuis 1967.  Elle a condamné les actes posés par Israël dont les attaques et les meurtres de Palestiniens innocents, la confiscation des terres, la destruction des maisons et des infrastructures.  Considérant que ces violations peuvent s’apparenter à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité, la représentante a constaté qu’Israël continue d’ignorer les appels de la communauté internationale à cesser ces violations et à respecter les résolutions.  Aussi, a-t-elle voulu que la question de Palestine soit hissée au premier plan de l’agenda international et qu’une protection internationale soit offerte immédiatement au peuple palestinien.

La représentante a réaffirmé l’identité islamique d’Al-Qods occupé et a demandé à Israël de respecter les lieux saints islamiques et chrétiens.  Elle a vu dans la volonté de « chasser » une preuve flagrante de nettoyage ethnique et souligné que la politique liée aux colonies de peuplement compromet la solution des deux États, ce qui prouve qu’Israël veut priver le peuple palestinien de ses droits, a-t-elle ajouté.  Accusant également Israël d’être entièrement responsable des crimes atroces commis par des colons extrémistes, elle a demandé que ces derniers soient placés sur la liste des terroristes pour que la justice internationale puisse se saisir de leur cas.

La représentante a rappelé l’initiative de paix « historique » lancée par son pays à Beyrouth en 2002 et qui est devenue l’« Initiative de paix arabe », adoptée par l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), « un jalon important » du processus de paix.  La représentante a aussi rappelé la Déclaration d’Amman adoptée en mars 2017 par le Sommet de la Ligue arabe qui a confirmé la solution des deux États comme « seule voie pour la paix ».  Le Royaume d’Arabie saoudite fera tout son possible pour réparer l’injustice historique faite au peuple palestinien, a promis la représentante.

M. MAHMOUD DIBAEI (République islamique d’Iran) a déploré qu’alors que l’on célèbre la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, aucun progrès n’ait été accompli au cours de l’année écoulée pour mettre fin à l’occupation israélienne des territoires palestiniens.  Il a aussi déploré que tous les efforts déployés jusqu’ici par la communauté internationale se soient avérés inadéquats en raison de l’intransigeance du régime israélien et de la poursuite de ses politiques et actes criminels contre le peuple palestinien.  Il a noté avec une profonde préoccupation que la situation dans le Territoire palestinien occupé s’est récemment aggravée, comme stipulé dans les rapports soumis à l’Assemblée générale.

Rappelant que l’injustice continue depuis plus de 70 ans maintenant, il a dénoncé la violation systématique des droits des Palestiniens, notamment la démolition des maisons, les déplacements forcés des civils, les arrestations et les détentions, y compris d’enfants, la violence incessante, la terreur et les provocations des colons israéliens et des extrémistes, en particulier dans des sites religieux sensibles comme la mosquée Al-Aqsa. Parallèlement, l’imposition illégale du blocus de Gaza continue d’occasionner des privations massives et le désespoir comme elle alimente une grave crise humanitaire.  Ainsi, le régime israélien viole, de façon délibérée et systématique, toutes les normes élémentaires du droit international et du droit international humanitaire, a-t-il souligné.

Le régime continue, avec arrogance et de manière flagrante, à violer un large éventail de résolutions adoptées par les Nations Unies, dont 86 du Conseil de sécurité, de la résolution 54 (1948) à la 2334 (2016) sur les activités illégales de colonies de peuplement.  Le représentant a aussi cité les nombreuses résolutions du Conseil des droits de l’homme et des agences spécialisées en réponse à l’occupation illégale, aux actes répétés d’agression et aux atrocités, désormais dûment documentés, aux politiques d’apartheid et aux crimes de guerre contre le peuple palestinien.  Fustigeant l’impunité dont jouit le régime israélien, il a appelé la communauté internationale à prendre les mesures qui s’imposent, relevant au passage la « paralysie » du Conseil de sécurité.  Le représentant a insisté sur la croissance rapide des colonies illégales qui viole la quatrième Convention de Genève et constitue un crime de guerre.  Il a estimé qu’Israël ne tient aucunement à la paix et que sa participation aux pourparlers n’a été qu’une tactique pour gagner du temps et continuer sa politique d’agression et d’expansion.

« Les armes nucléaires aux mains de ce régime posent une grave menace à la sécurité de tous les États du Moyen-Orient », a poursuivi le représentant, en affirmant que, comme par le passé, la question de Palestine exige une attention et une action internationales urgentes car l’occupation « brutale et illégale » est à l’origine des tensions au Moyen-Orient et enflamme « dangereusement » une situation déjà volatile, avec des conséquences énormes pour la paix et la sécurité internationales.  Le Conseil de sécurité, a conclu le représentant, devrait assumer ses responsabilités et obtenir du régime israélien qu’il respecte les normes internationales et mette fin aux crimes de guerre et aux violations des droits des Palestiniens.    

M. DIAN TRIANSYAH DJANI (Indonésie) a partagé les inquiétudes du Secrétaire Général quant à l’absence de progrès politique sur la question palestinienne et le risque accru de violence et de radicalisation.  Le délégué a réaffirmé son soutien à la solution des deux États, seule alternative viable pour répondre aux aspirations des Israéliens et des Palestiniens.  Israël doit prendre les mesures nécessaires pour stopper la colonisation et les constructions dans les Territoires palestiniens occupés, a insisté le représentant.

« Nous ne pouvons pas attendre une autre cinquantaine d’années », a-t-il prévenu, se désolant des 50 années d’histoire tragique marquée par la souffrance du peuple palestinien ».  Il a appelé à la fin des violations des droits de l’homme et de la liberté de circulation.  Il faut en finir avec le racisme, la peur et l’intimidation, a martelé le représentant qui a aussi prévenu qu’économiquement les Palestiniens ne pourront pas avancer sur la voie du développement durable, compte tenu des lois et de la politique de la Puissance occupante.  Le représentant a cité le blocus illégal à Gaza et autres barrières imposés par Israël.

Estimant que la question de Palestine est au centre de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient, M. WU HAITAO (Chine) a souligné que la recherche d’une solution y va de l’intérêt de tous les peuples de la région.  Il est revenu sur la proposition qu’a faite son Président, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien: appuyer la solution des deux États et obtenir des parties qu’elles continuent à travailler à une solution durable; relancer rapidement les pourparlers directs avec au cœur les questions liées à la sécurité collective; mobiliser les acteurs internationaux; et mettre au point une approche intégrée de la paix et du développement.  La Chine, a dit le représentant, est prête à ouvrir des voies de coopération au développement.  Le représentant n’a pas caché ses préoccupations face au terrorisme qui constitue une grave menace à la paix et à la sécurité.  Il a appelé les parties au conflit à reprendre le dialogue et les pays de la région à lutter ensemble contre ce fléau avec des mesures « intégrées ».  Le représentant a donné un dernier conseil au Moyen-Orient: respect de l’intégrité territoriale des États, règlement des racines des conflits et promotion du développement durable.

M. MATÍAS PAOLINO (Uruguay) a réitéré son soutien au droit d’Israël et de la Palestine à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues et son soutien à la solution des deux États, convaincu qu’il n’existe pas d’alternative.  L’Uruguay nourrit des liens de profonde amitié avec l’État d’Israël comme avec l’État de Palestine, a poursuivi le représentant.  Il a appelé ce dernier à être un État responsable, capable d’éliminer totalement le terrorisme, l’incitation au terrorisme et son apologie.  Il a jugé fondamental que la communauté internationale fasse davantage d’efforts pour encourager les parties à retourner à la table des négociations afin de trouver une issue pacifique, juste, négociée, durable et qui, conformément au droit international, prenne les intérêts de chacune d’elles en considération.

Pour atteindre cet objectif, a continué le représentant, les parties doivent respecter leurs obligations en matière de droit international et s’abstenir d’adopter des décisions unilatérales qui nuisent au dialogue.  À cet égard, l’Uruguay est préoccupé par les décisions des autorités israéliennes de construire des logements dans les territoires occupés, ainsi que par la confiscation de terre et la destruction de logements palestiniens.  Ces colonies sont illégales et vont à l’encontre des recommandations du Quatuor et des résolutions du Conseil de sécurité, a-t-il rappelé.

M. MOHAMED AHMED SALIM AL-SHANFARI (Oman) a souligné que, depuis 70 ans, la question palestinienne est restée « immobile, sans règlement » et pendant ce temps, les pratiques israéliennes inhumaines perdurent.  Il a exhorté le Conseil de sécurité à sortir de sa « passivité » vis-à-vis Israël et à obtenir de ce dernier qu’il relance les pourparlers, à mettre fin à ses politiques illégales et à se retirer de tous les territoires arabes occupés, y compris le Golan et le Liban.  Le représentant s’est en revanche félicité de la réconciliation interpalestinienne, en mettant l’accent sur le rôle positif de l’Égypte.  Le Conseil de sécurité et le Quatuor doivent assumer leur rôle de manière positive et efficace pour arriver à la solution des deux États vivant côte à côte dans les frontières de 1967.

Il est temps de solder la « dette historique » à l’égard de l’État de Palestine et de rétablir le peuple palestinien dans ses droits inaliénables violés par Israël depuis un demi-siècle, a dit M. HUMBERTO RIVERO ROSARIO (Cuba).  Les nombreuses violations du droit international, en particulier le droit humanitaire et les droits de l’homme, commises par Israël, Puissance occupante, durant les 50 ans d’occupation militaire du territoire palestinien, y compris Jérusalem-Est, et du Golan syrien, non seulement se poursuivent mais ont aussi augmenté durant la période à l’examen, a constaté le représentant.  Il a appelé le Conseil de sécurité à adopter des mesures concrètes pour en finir avec cette « injustice historique » et mettre immédiatement un terme au blocus de Gaza.  La solution des deux États et un règlement global, juste, pacifique et durable de la question palestinienne ne seront possibles que si Israël cesse de violer ses obligations en vertu du droit international, de la Charte des Nations Unies et des résolutions du Conseil de sécurité, a insisté M. Rivero Rosario.

Quant à la question de Jérusalem, le représentant a jugé nécessaire de trouver une solution juste et durable qui prenne en compte les légitimes préoccupations des deux parties.  Il a aussi estimé qu’imposer la législation, la juridiction et l’administration d’Israël sur Jérusalem ou le Golan syrien occupé constitue un obstacle au processus de paix.

Le représentant a attiré l’attention sur le message de son Ministre des affaires étrangères à l’occasion de la Journée de solidarité avec le peuple palestinien: Cuba a toujours soutenu la juste cause du peuple palestinien et maintenu une position de principe en faveur de l’autodétermination, de la création d’un État palestinien libre, indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est pour capitale et dans les frontières d’avant 1967, et du droit au retour des réfugiés. La communauté internationale ne saurait rester les bras croisés face aux abus et aux violations commis contre le peuple palestinien, a ajouté le Ministre, dans son message, soutenant toutes les initiatives pour remettre en marche le processus politique de négociations. 

M. MOHAMMED BESSEDIK (Algérie) a déclaré que la Journée de solidarité avec le peuple palestinien vient rappeler, encore une fois, la responsabilité collective des Nations Unies envers ce peuple, qu’elles ont laissé tomber en ne respectant pas leurs engagements pris le 29 novembre 1947 dans la résolution décidant de la partition.  Il a également renvoyé à « l’infâme Déclaration Balfour » qui a été « la cause et le début des souffrances du peuple palestinien » et qui perdurent à ce jour.  Il a trouvé étonnant que certains s’obstinent à célébrer ladite Déclaration puisque le monde est, aujourd’hui encore, le témoin des souffrances du peuple palestinien, de la cruauté de l’occupation israélienne, de la politique des colonies de peuplement, de la construction du mur de « ségrégation raciale », du déplacement des civils palestiniens et de l’exil, ainsi que de l’imposition de punitions collectives et de la persistance du blocus imposé à Gaza qui entame sa onzième année.

Il a aussi évoqué les violations les plus récentes du droit international humanitaire, les obstacles et manœuvres en vue de la judaïsation et de la fragmentation de la ville de Jérusalem.  Il a souligné que de telles pratiques ne sauraient continuer dans l’indifférence générale et qu’il est de l’obligation de la communauté internationale de veiller à mettre fin à cette situation insoutenable, en donnant une protection internationale au peuple palestinien.  La communauté internationale, a ajouté le représentant, doit tout faire pour arriver à la solution des deux États dans les frontières de 1967.  Il a réitéré l’appui sans faille de l’Algérie à cette solution, avant d’applaudir la récente réconciliation interpalestinienne.  Il a appelé les Nations Unies et la communauté internationale à mettre fin à l’occupation israélienne et à garantir, dans les faits, le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.  

M. KENNEDY MAYONG ONON (Malaisie) a profondément déploré qu’Israël continue à construire des colonies illégales dans les territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est, car cela affaiblit la possibilité de la solution des deux États, fondée sur les frontières d’avant 1967.  Ces politiques et actions illégales sont un mépris flagrant de la résolution du Conseil de sécurité 2334 (2016), a-t-il déclaré.  La Malaisie, a-t-il poursuivi, apprécie l’engagement de l’État de Palestine à retourner à la table des négociations, en dépit des provocations de la Puissance occupante.  Il a donc appelé la communauté internationale à obtenir d’Israël qu’il cesse immédiatement sa colonisation illégale, avant que la solution des deux États ne soit totalement érodée.  Il a salué les efforts d’unité palestinienne facilités par l’Égypte. 

Après avoir déploré la vulnérabilité des sites de la Ville sainte et réclamé que l’accès illimité des fidèles musulmans à la mosquée Al-Aqsa, le représentant s’est attardé sur la « catastrophe humanitaire » à Gaza.  Il a appelé à la levée du blocus pour faciliter la libre circulation des biens et des personnes.  En tant que membre du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, la Malaisie approuve totalement les recommandations du Comité.  Il faut, a conclu le représentant, extirper les racines du conflit, en mettant fin à l’occupation militaire israélienne.

M. DAULET YEMBERDIYEV (Kazakhstan) a déclaré d’emblée que sa position demeure inchangée: la solution des deux États est la seule envisageable comme l’ont confirmé les nombreuses initiatives de paix, notamment la Ligue des États arabes et du Quatuor.  Il a mis l’accent sur la nécessité de lancer des réformes dans les domaines de la sécurité, de l’emploi et la gouvernance pour favoriser la prospérité à Gaza et en Cisjordanie.  Le Moyen-Orient pourrait s’inspirer du riche héritage de sa diversité religieuse pour instaurer la paix dans la région.

LA SITUATION AU MOYEN-ORIENT

Rapports du Secrétaire général (A/72/333 et A/72/368–S/2017/741) et présentation de deux projets de résolution

L’Égypte a présenté le projet de résolution sur Jérusalem (A/72/ L.11) indiquant que par rapport aux années précédentes, le texte n’a subi aucune modification, à l’exception du préambule qui fait référence à la résolution 2334 (2016) dans laquelle le Conseil de sécurité souligne qu’il ne reconnaîtra aucune modification aux frontières du 4 juin 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, autres que celles convenues par les parties par la voie de négociations. 

Dans ce projet de résolution, l’Assemblée générale rappelle qu’elle a déterminé que toute mesure prise par Israël, Puissance occupante, en vue d’imposer ses lois, sa juridiction et son administration à la Ville sainte de Jérusalem-Est illégale et, de ce fait, nulle et non avenue et sans validité aucune, et demande à Israël de renoncer immédiatement à toutes ces mesures illégales et unilatérales. 

L’Assemblée souligne aussi que tout règlement global, juste et durable de la question de la ville de Jérusalem doit tenir compte des préoccupations légitimes des deux parties, palestinienne et israélienne, et comporter des dispositions assorties de garanties internationales qui assurent la liberté de religion et de conscience de ses habitants, et garantissent aux personnes de toutes les religions et nationalités l’accès permanent, libre et sans entrave aux Lieux saints. 

Le projet de résolution sur le Golan syrien (A/72/ L.17) n’a subi non plus de changement, a poursuivi l’Égypte.  L’Assemblée rappelle la résolution 497 du Conseil de sécurité (1981) qui souligne que la décision du 14 décembre 1981, par laquelle Israël a imposé ses lois, sa juridiction et son administration au Golan syrien occupé, est nulle et non avenue et sans validité aucune.

L’Égypte a ajouté que les coauteurs du texte estiment qu’il est temps que la communauté internationale règle de façon globale les conflits au Moyen-Orient car les peuples de la région attendent encore la réalisation de leur espoir de paix, d’indépendance et de coexistence.  Cela ne sera possible qu’avec une volonté politique et un véritable engagement pour restituer tous les territoires palestiniens occupés, ainsi que la mise en œuvre des résolutions de l’Assemblée générale, du Conseil de sécurité et le respect du principe « terre contre paix » et des règles du droit international.

Déclarations

L’Assemblée générale examine chaque année la situation au Moyen-Orient et appelle chaque année Israël à mettre fin à l’occupation des territoires arabes, s’est impatienté M. MOUNZER MOUNZER (République arabe syrienne).  Dans toutes ses résolutions, l’Assemblée générale respecte la position exprimée par le Conseil de sécurité à l’unanimité dans les résolutions 478 (1980) sur Jérusalem et 497 (1981) sur le Golan occupé, qui rejetaient les pratiques israéliennes agressives.  Mais, a estimé le représentant, le problème est que l’occupation est « soutenue et protégée » par certains pays, dont des membres permanents du Conseil de sécurité, ce qui encourage Israël à ne pas mettre en œuvre les résolutions des Nations Unies, à élargir son occupation et à poursuivre sa politique d’agressions systématiques qui s’apparente à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité.

Israël, a-t-il poursuivi, refuse de rendre le Golan occupé à son pays d’origine, la Syrie, en essayant d’en modifier la géographie et la démographie.  Le représentant a dénoncé l’imposition de la nationalité israélienne aux habitants du Golan, sans compter les arrestations arbitraires et le déni du droit à la résistance face à l’occupation, ce qui est contraire au droit international.  Il a appelé à la fin des violations « graves et sans précédent » des droits de l’homme dans le Golan syrien occupé, où un délit de communication a même été inventé, a-t-il affirmé.  La Puissance occupante a confisqué plus des trois quarts des terres et transformé la plupart des terres agricoles en terrains militaires, sans oublier de détourner les eaux souterraines vers Israël, privant les habitants de leur droit fondamental à l’eau.

C’est le silence de la communauté internationale et des Nations Unies qui encourage Israël à continuer de violer les résolutions du Conseil de sécurité et d’appuyer les forces terroristes dans la région, dont le Front el-Nosra et Daech, a encore affirmé le représentant.  Compte tenu de ses objectifs communs avec les groupes terroristes, Israël n’hésite d’ailleurs pas à bombarder les sites syriens.

Le représentant a réaffirmé, comme « non négociable », le droit souverain de son pays sur le Golan syrien occupé, dans les frontières du 4 juin 1967.  Il a jugé inacceptable que l’ONU et ses États Membres adoptent des résolutions « de routine ou de solidarité » sans réels résultats, invitant néanmoins tous les États à voter pour les projets de résolution.

Pour Mme LAILA SHAREEF (Maldives), le règlement du conflit israélo-palestinien, basé sur les résolutions du Conseil de sécurité, est vital pour ramener la paix et la tranquillité au Moyen-Orient.  Les Maldives, a-t-elle dit, appellent Israël à mettre pleinement en œuvre ces résolutions, à respecter ses obligations juridiques au titre des Accords d’Oslo et à appliquer l’Initiative de paix arabe et la feuille de route du Quatuor.  La représentante s’est indignée « des actes violents et illégaux » d’Israël ces derniers mois.  Elle a particulièrement dénoncé la loi sur la légalisation rétroactive des colonies de peuplement « des modifications structurelles » dans les territoires palestiniens occupés, et la rhétorique incendiaire du Gouvernement israélien qui anéantissent l’espoir de mettre fin au conflit par la solution des deux États.  Mme Shareef a estimé qu’il est temps que les Nations Unies et la communauté internationale créent les conditions nécessaires pour que les parties retournent à la table des négociations.

La représentante s’est également dite très préoccupée par le conflit en Syrie, qui a entraîné la mort de centaines de milliers de personnes et le déplacement de millions de Syriens, « devenus la plus grande communauté de réfugiés au monde ».  Elle a dénoncé la violence de Daech, rappelant que ses « actes de violence barbares » constituent une attaque contre l’islam et doivent être stoppés.  Les Maldives condamnent toute tentative de lier le terrorisme à une religion, une culture ou une tradition, a-t-elle conclu ajoutant que pour trouver une paix durable au Moyen-Orient, il faut se tenir prêt à faire des compromis politiques et à prendre des engagements constructifs.

M. VASSILY A. NEBENZIA (Fédération de Russie) a constaté que le Moyen-Orient est dans une situation d’instabilité systémique avec les crises en Syrie, au Yémen et en Iraq.  Il a considéré que l’Accord nucléaire iranien est un exemple de coopération internationale réussie alors que les tensions entre les monarchies du Golfe persique sont une nouvelle source de préoccupation.  Le représentant a prévenu que les terroristes mettent à profit ces situations pour attiser les tensions dans une région à forte diversité ethnique et religieuse.  La stagnation de la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord prouve la nécessité urgente de rechercher des approches novatrices qui résulteraient d’un examen global.  La Fédération de Russie, a souligné le représentant, continuera à appuyer un règlement satisfaisant pour tous.  Les événements récents, comme la déclaration des Présidents russe et américain, la Conférence conjointe avec l’opposition syrienne à Ryad et la préparation d’un Dialogue intersyrien favoriseront la relance des pourparlers, d’une manière satisfaisante, a estimé le représentant.

Au Yémen, il est essentiel d’améliorer l’acheminement de l’aide humanitaire car le pays est au bord de la catastrophe, a-t-il poursuivi, avant de se féliciter de l’Accord du 12 octobre sur la réconciliation interpalestinienne, « un succès qui ouvre de nouvelles perspectives ».

Explications de vote sur les projets de résolution relatifs à la Division des droits des Palestiniens du Secrétariat (A/72/L.13), au Programme d’information spéciale sur la question de Palestine ( A/72/L.14), au Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (A/72/L.15) et au Règlement pacifique de la Question de Palestine (A/72/L.16)

Commentant tous ces projets de résolution, la représentante d’Israël a rappelé que, le 29 novembre 1947, les Nations Unies adoptaient la résolution 181 portant création des États juif et arabe.  L’État d’Israël a accepté cette résolution alors que le monde arabe l’a rejetée.  Quelques mois plus tard, un jour après la Déclaration d’indépendance d’Israël le 15 mai 1948, une coalition d’armées arabes a envahi le pays de tous les côtés dans le seul but de détruire le nouvel État juif.  Le soixante-dixième anniversaire de ce vote crucial de novembre 1947 a été commémoré hier, a poursuivi la représentante, et ce qui devait être une fête est devenu, année après année, l’occasion de critiquer systématiquement Israël, certains pays refusant même de reconnaître l’existence de l’État israélien.

Les Nations Unies, a dénoncé la représentante, continuent d’adopter des résolutions basées sur le parti pris et consacrent de précieuses ressources à des organes politisés.  « C’est une honte », a-t-elle tranché, en pointant le doigt sur le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien « qui ne fait rien pour la paix mais tout pour diffuser un discours biaisé ».  Quant à la Division des droits des Palestiniens, c’est un organe du Secrétariat qui a servi de plateforme aux apologistes du terrorisme, a encore dénoncé la représentante qui a aussi vu dans le Programme d’information spéciale sur la question de Palestine, un organisateur de séminaires annuels sur la paix au Moyen-Orient mais qui ne fait rien pour le dialogue entre Palestiniens et Israéliens. L’une de ses principales responsabilités est d’ailleurs de former des journalistes palestiniens.  La représentante a jugé « incroyable » que l’ONU dépense près de 6,5 millions de dollars pour des organes qui ne font qu’isoler Israël.

Quant aux deux résolutions présentées aujourd’hui qui parlent du mont du Temple, ce lieu saint pour l’islam, la chrétienté et le judaïsme, la représentante a déploré qu’elles ne fassent pas référence aux liens entre chrétiens et juifs, dénonçant une omission délibérée et le refus de reconnaître que ces deux religions sont liées à Lieu saint.  La représentante a aussi relevé que la résolution sur le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien établit un lien de cause à effet entre la naissance d’Israël et la « Nakba », la catastrophe, ce qui constitue « un déni du droit à l’existence d’Israël ».  La représentante n’a pas oublié d’accuser le régime syrien de tuer systématiquement et d’utiliser des armes chimiques contre son propre peuple, qu’Israël quant à lui soigne dans des hôpitaux.

Présentant la position de principe de son pays, la représentante des États-Unis a réaffirmé son opposition à la présentation annuelle des mêmes résolutions qui ciblent Israël et qui ne contribuent en rien à la paix.  Cette année, a-t-elle rappelé, les États-Unis se sont opposés à 18 résolutions marquées par un parti pris contre Israël.  Il est « injuste », a-t-elle argué, que cette institution intergouvernementale laisse des États imposer leurs vues qui ne sont représentatives que d’un seul camp.  Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, la Division des droits des Palestiniens et encore le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes ne font que perpétuer l’idée selon laquelle l’ONU a un parti pris à l’endroit d’Israël, a prévenu la représentante dont le pays demeure actif dans la recherche d’un accord de paix qui mettrait un terme au conflit et amorcerait une nouvelle dynamique dans la région.

Au nom de l’Union européenne, le représentant de l’Estonie a rappelé que pour l’Union européenne, la référence au « Gouvernement palestinien » s’entend comme « Autorité palestinienne ».  De plus, l’utilisation du terme « Palestine » ne saurait constituer une reconnaissance de l’État de Palestine, sans préjuger des positions individuelles des États membres de l’Union européenne et de la validité de l’accession aux conventions et traités y mentionnés.  L’Union européenne, a précisé le représentant, n’a pas de définition juridique du terme « déplacement forcé ».

L’Union européenne, a poursuivi le représentant, est préoccupée par les affrontements violents et récurrents dans le mont du Temple/Haram el-Charif.  Il a rappelé la signification spéciale des Lieux saints et appelé au maintien du statu quo mis en place en 1967 et du rôle spécial de la Jordanie.  Il a aussi rappelé que la position de l’Union européenne sur les résolutions présentées aujourd’hui n’implique nullement un changement concernant la terminologie mont du Temple/Haram el-Charif.  Il a mis l’accent sur la nécessité d’un libellé sur les Lieux saints de Jérusalem qui reflète leur importance historique pour les trois religions monothéistes et respecte les sensibilités religieuses et culturelles.  Le libellé pourrait affecter l’appui collectif de l’Union européenne aux résolutions, a prévenu le représentant.    

Pour expliquer son abstention sur le projet de résolution relatif à la Division des droits des Palestiniens, le représentant de l’Argentine a considéré qu’il aurait été plus opportun d’évaluer d’abord l’utilisation des ressources destinées au soutien au peuple palestinien.  Il n’a pas manqué de rappeler que certains États ont déjà reconnu la Palestine comme un État libre et indépendant.

Le représentant de Singapour, qui a voté pour le projet de résolution relatif au Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a précisé que la référence à la solution des deux États doit être interprétée de la même manière que dans le texte relatif au règlement pacifique de la question de Palestine, c’est-à-dire « la solution des deux États vivant côte à côte dans les frontières de 1967 ». 

Reprenant la parole, cette fois-ci, également au nom du Brésil, le représentant de l’Argentine a dit avoir voté pour le projet de résolution relatif au Golan syrien, sachant que sa caractéristique principale est la référence à l’illégalité de l’acquisition de territoire par la force.

Son homologue de la République arabe syrienne a exprimé sa gratitude à tous les États qui votent depuis 1981, sans exception pour les résolutions relatives au Golan syrien, ce qui montre bien leur profond attachement à la Charte, leur rejet de l’occupation étrangère et leur appui à la restitution des territoires occupés.  L’adoption de la résolution à une majorité écrasante lance un message clair à Israël sur l’illégalité de sa politique d’occupation par la force, qui constitue une violation flagrante du droit international, notamment des Conventions de Genève de 1949.  Le représentant a appelé à la fin de l’occupation étrangère, non sans répondre à Israël et lui rappeler qu’il soigne aussi des milliers de terroristes de Daech dans ses hôpitaux.  Le mépris est encore la meilleure réponse aux « mensonges », a-t-il tranché. 

Continuant de penser qu’une solution juste et durable est possible, le représentant du Royaume-Uni a dit avoir voté pour les projets équilibrés qui dénoncent la colonisation et l’apologie de la violation et qui demandent aux deux parties d’assumer leurs responsabilités.  En revanche, le Royaume-Uni s’oppose à des résolutions susceptibles de miner la crédibilité des Nations Unies et c’est la raison pour laquelle il s’est prononcé contre la résolution sur le Golan syrien, proposée par la Syrie, car il ne reconnaît pas l’annexion du Golan mais son occupation.  Par ce projet, l’intention du régime syrien est de détourner l’attention du monde du massacre de ses propres citoyens, a accusé le représentant. 

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