L’Assemblée générale convoque du 20 au 22 mars 2019, à Buenos Aires, la deuxième Conférence des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud

AG/11933
28 août 2017
Soixante et onzième session, 95e séance plénière - matin

L’Assemblée générale convoque du 20 au 22 mars 2019, à Buenos Aires, la deuxième Conférence des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud

L’Assemblée générale a décidé*, ce matin, que la deuxième Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud aura lieu à Buenos Aires, du 20 au 22 mars 2019.  L’Assemblée a aussi transmis** un projet de « Déclaration politique » à la Réunion de haut niveau sur l’évaluation du Plan d’action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes, prévue les 27 et 28 septembre 2017.

La Conférence de haut niveau sur la coopération Sud-Sud, qui se tiendra avec la participation des chefs d’État et de gouvernement, devrait se conclure le 22 mars, à Buenos Aires, par un document final « concis, ciblé, tourné vers l’avenir et pragmatique » dont le projet devrait être finalisé d’ici au mois de février 2019.  Dans sa résolution, l’Assemblée générale prie d’ailleurs le Secrétaire général de présenter d’ici à la fin du mois de janvier 2018 des suggestions concernant le thème principal de la Conférence, en tenant compte de l’importance de la coopération Sud-Sud, de la coopération triangulaire et de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. 

Dénonçant le coût de ce type de réunions, le représentant des États-Unis a estimé que les États Membres feraient mieux d’affecter l’argent prévu au personnel.  L’idée de dépenser pour des réunions « non productives » devrait être abandonnée au profit d’actions concrètes visant à pourvoir aux besoins des pays en développement, a-t-il poursuivi.  Le représentant s’est d’autant plus inquiété que tout porte à croire que la Conférence sera convoquée tous les ans.  La transparence dans l’affectation des ressources doit être une question centrale, a-t-il insisté, afin de répondre aux besoins croissants du monde.  Dans sa résolution, l’Assemblée générale rappelle que tous les coûts afférents à la Conférence et à son organisation seront financés par des ressources extrabudgétaires.  Elle accueille avec satisfaction l’offre généreuse du Gouvernement argentin d’en « assumer tous les frais ».

Toujours ce matin, l’Assemblée a transmis à la Réunion de haut niveau sur l’évaluation du Plan d’action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes, qui se tiendra les mercredi 27 et jeudi 28 septembre 2017, un projet de « Déclaration politique ».  Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Estonie a estimé que le projet de texte aurait dû inclure des références plus marquées aux recommandations du Groupe interinstitutions de coordination contre la traite des personnes.  Tous les acteurs pertinents, a-t-elle insisté, doivent être mobilisés pour assurer la mise en œuvre la plus efficace du Plan d’action mondial, à savoir les gouvernements, les organisations internationales et régionales, la société civile, les institutions nationales des droits de l’homme et le secteur privé.  L’Union européenne, a souligné la représentante, aurait souhaité un libellé plus robuste sur les institutions nationales des droits de l’homme. 

Son homologue du Royaume-Uni a martelé que la traite des personnes est un problème mondial qui exige une réponse mondiale.  Il s’est félicité de ce que la résolution mentionne le Programme de développement durable à l’horizon 2030, et a réclamé une coordination véritable et cohérente entre les trois piliers des Nations Unies ainsi que le renforcement du Groupe interinstitutions.  Il a confirmé que son Premier Ministre participera bien à la Réunion de haut niveau. 

L’Assemblée générale a également pris note du rapport*** du Conseil de sécurité qui couvre la période du 1er août 2015 au 31 décembre 2016, au cours de laquelle le Conseil a adopté 102 résolutions et 31 déclarations présidentielles, fait 150 déclarations à la presse et tenu 356 réunions officielles dont une sur la création de la Mission des Nations Unies en Colombie, en janvier 2016.  Aujourd’hui, la représentante colombienne a salué la contribution du Conseil au processus de paix dans son pays.

Son homologue du Chili a regretté que le rapport n’ait pas une approche plus analytique, se félicitant tout de même du regain de transparence dans le processus de sélection et de nomination du Secrétaire général.  La représentante de Cuba a aussi dénoncé un rapport qui ne permet pas aux États d’évaluer comme il se doit l’action du Conseil de sécurité.  Elle en a profité pour défendre l’augmentation du nombre des sièges non permanents et pour fustiger, une nouvelle fois, un droit de véto « obsolète ».  La tendance du Conseil de sécurité à usurper le rôle d’autres organes de l’ONU, dont celui de l’Assemblée générale, doit cesser, a-t-elle aussi estimé, ajoutant qu’il est temps de sauvegarder l’équilibre entre les différents organes des Nations Unies.  Nous avons besoin d’un organe véritablement transparent, représentatif, démocratique et efficace, a-t-elle conclu.

La représentante du Mexique a dit attendre des rapports moins descriptifs et plus thématiques.  Le rapport, s’est-elle expliquée, devrait comporter une section sur les mesures qui ont fait l’objet d’un vote et une autre sur les désaccords, afin d’assurer la transparence.  Revenant, à son tour, au droit de veto, elle a insisté pour que son exercice soit suspendu dans les cas de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.  Elle a donc invité les pays qui ne l’ont pas encore fait, y compris les membres permanents du Conseil, à se rallier à cette position déjà soutenue par la France.  En concluant, elle a souligné la nécessité d’adapter constamment les opérations de maintien de la paix à la situation sur le terrain.

Son homologue de Singapour s’est dit déçu de la décision tardive de tenir cette réunion, ce qui a donné peu de temps aux États pour se préparer correctement à un débat informé.  Il a plaidé pour un rapport plus analytique et moins factuel.  Il serait utile, a-t-il noté, d’obtenir un résumé des résultats obtenus et de l’impact des décisions et des déclarations du Conseil, afin de déterminer le résultat des interventions sur le terrain.  Il faut une plus grande transparence sur la forme et le fond, a-t-il dit. 

En début de séance, l’Assemblée générale a pris note d’une note**** du Secrétaire général sur les 66 questions inscrites à l’ordre du jour du Conseil de sécurité.  Elle a aussi pris note***** du fait que la Libye a effectué le paiement nécessaire pour réduire ses arriérés en deçà du montant spécifié à l’article 19 de la Charte des Nations Unies concernant le droit de vote.

La prochaine réunion de l’Assemblée générale sera publiée dans le Journal des Nations Unies.

*A/71/L.83
**A/71/L.81
***A/71/2
****A/71/300
*****A/71/764/Add.8

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