L’Assemblée proclame le 12 décembre « Journée de la neutralité » et salue les progrès de la République centrafricaine vers une réintégration au Processus de Kimberley

AG/11887
2 février 2017
Soixante et onzième session, 69e séance plénière – matin

L’Assemblée proclame le 12 décembre « Journée de la neutralité » et salue les progrès de la République centrafricaine vers une réintégration au Processus de Kimberley

L’Assemblée générale a proclamé aujourd’hui le 12 décembre « Journée internationale de la neutralité », et salué les progrès réalisés par la République centrafricaine pour un retour dans le Processus de Kimberley sur la certification des diamants bruts.

Le 12 décembre est donc devenu la « Journée internationale de la neutralité », parce que, dit l’Assemblée générale dans sa résolution, les politiques nationales de neutralité visent à promouvoir la diplomatie préventive, une des fonctions essentielles de l’ONU qui est au cœur des attributions du Secrétaire général*.

Dans sa résolution sur « les diamants, facteurs de conflits »**, l’Assemblée réaffirme « son appui ferme et constant » au Système de certification du Processus de Kimberley et à l’ensemble du Processus.  Elle prend note qu’en 2016, la réunion plénière du Processus a pris acte des progrès accomplis par la République centrafricaine vers la reprise des exportations de diamants bruts, l’équipe de surveillance ayant décidé de déclarer « zones conformes » les sous-préfectures de Berbérati, Boda, Carnot et Nola. 

La République centrafricaine pourra bénéficier de la décision des États-Unis de reprendre leur aide à la mise en œuvre de la décision administrative et du cadre opérationnel pour la reprise des exportations des diamants bruts.  Avec le Cameroun, le Congo et la République démocratique du Congo, elle a en outre pris l’initiative de coopérer sur les questions relatives au respect des dispositions du Système de certification qui ont une dimension régionale.

L’Assemblée se félicite aussi, dans sa résolution, que le Venezuela participe de nouveau au Processus et que le Gabon ait été encouragé à inviter une mission d’experts pour pouvoir entamer sa procédure d’admission.  Elle note que pour que les diamants bruts soient correctement évalués, il serait utile d’adopter une méthode cohérente qui reprendrait plusieurs des procédures devant être suivies par les participants au Processus, notamment la mise en place de protocoles normalisés de préparation et de tri, la prise en compte des prix pratiqués à la même période et si cela n’est pas possible, la mise au point d’un procédé consistant à évaluer les diamants bruts sur la base des transactions effectuées à la même période, de façon transparente et objective, et en tenant compte des lois sur la concurrence et des lois antitrust, a rappelé le Conseil mondial du diamant.

L’une des caractéristiques « uniques » du Processus est justement qu’il met à égalité les États, le Conseil mondial du diamant et la Coalition de la société civile, a fait observer le représentant de l’Union européenne qui a promis de continuer de travailler pour améliorer l’efficacité et la crédibilité du Processus de Kimberley afin qu’il reste un outil efficace de consolidation de la paix et de prévention des conflits, pour surveiller son efficacité au sein des communautés minières dans le monde et pour faire toujours plus et toujours mieux.  Avant que l’Union européenne ne prenne la présidence du Processus en 2018, elle verra d’abord le tour de l’Australie dont le représentant a énuméré les priorités pour 2017.

Le pays compte renforcer la mise en œuvre du Processus, y compris les moyens d’améliorer la sécurité des certifications et le transport des diamants bruts et procéder à un examen global dudit Processus pour élaborer des options visant à renforcer sa portée, son intégrité et sa mise en œuvre afin « de consolider sa place centrale ».  L’Australie poursuivra aussi la pratique des forums spéciaux pour examiner des questions plus générales relatives au commerce des diamants, les thèmes pouvant inclure l’exploitation minière artisanale, les diamants synthétiques ou l’évaluation.  L’Australie organisera aussi une réunion spéciale pour partager les enseignements tirés de la coopération entre les communautés autochtones et le secteur minier australien.

Si le Processus de Kimberly avait existé à l’époque, l’Angola aurait peut-être pu éviter une guerre douloureuse de trois décennies, a commenté le représentant angolais qui a ajouté: « quand les gouvernements travaillent avec le secteur privé et la société civile, ils peuvent accomplir de grandes choses ».  La société civile, qui a choisi de ne pas participer aux réunions en 2016, doit être reconnue comme une partie intégrante du Processus, a insisté le représentant du Botswana, pays dans lequel « le diamant est source de vie: il met de la nourriture sur la table, il participe aux investissements dans l’éducation, il crée du capital humain, il promeut un développement inclusif et il construit des infrastructures ».  C’est la raison pour laquelle le Botswana fera tout pour raconter une meilleure histoire du diamant, en accordant la priorité à l’intégrité et à l’éthique du développement durable. 

L’Assemblée générale a par ailleurs décidé d’accréditer la Commission pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est (Commission OSPAR) et la Commission interaméricaine du thon tropical à la Conférence des Nations Unies visant à appuyer la réalisation de l’objectif de développement durable no 14: « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable, et à sa réunion préparatoire, en tant qu’organisations intergouvernementales ayant statut d’observateur »***.

L’Assemblée a également a pris acte de la fin des travaux du Groupe de travail intergouvernemental d’experts à composition non limitée chargé des indicateurs et de la terminologie de la prévention des risques de catastrophe****.

Elle a pris note de la nomination de Guyana au Comité des conférences pour un mandat allant jusqu’au 31 décembre 2018***** et nommé Mme Sukai Prom-Jackson, de la Gambie, M. Jean Wesley Cazeau, d’Haïti, M. Gopinathan Achamkulangare, de l’Inde, et M. Nikolay Lozinskyi, de la Fédération de Russie, au Corps commun d’inspection pour un mandat allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2022******.

 

* A/71/L.56
** A/71/L.55
*** A/71/L.57
**** A/71/L.54
***** A/71/107
****** A/71/752

 

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