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PI/2164
28 avril 2016
Trente-huitième session, 4e séance – matin

Comité de l’information: après les appels répétés à la parité linguistique, la Chef de la communication de l’ONU énumère les « moyens créatifs » d’y parvenir

Le Comité de l’information a clôturé, ce matin, le débat général de sa trente-huitième session en écoutant la Secrétaire générale adjointe à l’information et à la communication répondre aux préoccupations soulevées ces deux derniers jours, tout particulièrement celles relatives au respect du multilinguisme dans les contenus du Département de l’information (DPI).  Mme Cristina Gallach a énuméré quelques « moyens créatifs » de parvenir à la parité linguistique.

Alors que les délégations ont été nombreuses à demander la parution des communiqués de presse dans les six langues officielles de l’ONU, la Secrétaire générale adjointe a convenu qu’il s’agissait d’une « question de bon sens » pour toucher autant de personnes que possible et promouvoir le travail de l’Organisation le plus efficacement.  Les langues officielles de l’ONU sont l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe.

Nous sommes, a souligné Mme Gallach, limités par les ressources que nous donnent les États Membres.  Sans personnel supplémentaire, il ne sera pas possible de produire des communiqués de presse dans d’autres langues, a-t-elle expliqué, en parlant de contenus qui ne paraissent qu’en anglais et en français.

Néanmoins, le Département de l’information recherche activement des « moyens créatifs » d’améliorer son impact et sa portée dans le plus de langues possible, a assuré la haut-fonctionnaire, en expliquant qu’il envisage l’intégration des différentes plateformes d’information dans chaque langue en un seul site Internet et la création d’applications permettant l’accès par téléphone portable à l’information sur l’ONU dans plusieurs langues.

La Secrétaire générale adjointe a aussi annoncé que le DPI a pour projet, d’ici à septembre, de retransmettre sur demande par Webcast « dans toutes les langues officielles » les séances plénières de l’Assemblée générale, du Conseil de sécurité et du Conseil économique et social (ECOSOC) et de proposer des mécanismes d’accréditation des médias, également dans plusieurs langues.  Enfin, a-t-elle ajouté, il est envisagé de créer des archives audiovisuelles en ligne également dans plusieurs langues pour rapprocher le public de « notre patrimoine commun de 70 ans ».

« Je pense que dans les années à venir, vous constaterez une augmentation des contenus en plusieurs langues car le multilinguisme est désormais intégré à l’ensemble de notre travail », a promis la Secrétaire générale adjointe.

S’agissant des hashtags, leur sélection est faite avec soin pour chaque campagne et chaque thème, en tenant compte de ce qui se passe sur la sphère digitale.  Pour les futures campagnes de communication, le DPI veillera à ce que les hashtags retenus reflètent vos préoccupations, a assuré Mme Gallach, en convenant qu’il est nécessaire que les contenus sur les réseaux sociaux répondent aux besoins des audiences dans leur propre langue.

La Secrétaire générale adjointe a aussi noté que plusieurs délégations ont souligné la nécessité de renforcer l’interaction entre le Siège de l’ONU et le terrain et d’augmenter la capacité des Centres d’information des Nations Unies (UNIC) en termes de personnel et de ressources.  « Toute aide que vous pourrez nous fournir serait inestimable », a-t-elle répondu.

Elle a assuré aux délégations, en particulier les pays fournisseurs de contingents aux opérations de maintien de la paix, que le DPI sait qu’il est important de communiquer sur le maintien de la paix et la prévention et le règlement des conflits.  Le DPI se mettra en quête de partenaires plus nombreux et variés pour amplifier les messages et les contenus non seulement dans les six langues officielles de l’ONU mais aussi dans les langues locales, a-t-elle dit, affirmant que des mesures seraient également prises pour rehausser la visibilité de l’agenda des droits de l’homme de l’ONU.

« Partout dans le Département, la recherche de partenariats avec la société civile et le monde universitaire reste importante.  Notre objectif est de générer des moyens créatifs de mobiliser le public, en particulier les jeunes », a-t-elle ajouté.

La Secrétaire générale adjointe a répondu à un autre commentaire, en indiquant que le DPI avait lancé, en janvier dernier, une plateforme de vente en ligne des publications des Nations Unies dans toutes les langues officielles.  Le Département a aussi lancé, en février, la « iLibrary », la bibliothèque virtuelle.

Mme Gallach qui s’était présentée, lundi dernier, devant le Comité de l’information pour présenter les rapports du Secrétaire général sur les activités d’information et de communication de l’ONU, a tenu à répondre aux critiques sur des documents qui seraient devenus « moins analytiques et moins prospectifs ».  S’il est vrai, a-t-elle argué, que le nombre et le rythme des activités du DPI rend difficile une description détaillée dans le format imparti, les rapports présentent néanmoins un « examen réfléchi et consolidé de notre travail, avec des idées substantielles sur les moyens d’innover ».

La Secrétaire générale adjointe a ajouté que cette année, les rapports invitent, par exemple, à une réflexion sur la manière dont le DPI pourrait former ses équipes à la production multimédia; créer des équipes composées de ses trois Divisions pour les situations de crise; et « organiser la production des contenus autour des langues afin de renforcer ses capacités ».

Le Comité de l’information, qui entame ainsi les négociations sur ses deux résolutions annuelles, a prévu une séance plénière vendredi 6 mai à partir de 10 heures.

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