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CONF160104-CS
4 janvier 2016

Le Président du Conseil de sécurité, l’Ambassadeur Elbio Rosselli, de l’Uruguay, présente le programme de travail du mois de janvier 2016

Le Représentant permanent de l’Uruguay auprès des Nations Unies, M. Elbio Rosselli, dont le pays entame son mandat de deux ans en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité et qui en assure, au cours de ce mois, la présidence, a présenté cet après-midi le programme de travail mensuel, adopté par les membres du Conseil de sécurité.  Le mois de janvier sera marqué par des débats publics sur la protection des civils et sur le Moyen-Orient.

Outre l’Uruguay, l’Égypte, le Japon, le Sénégal et l’Ukraine succèdent au Chili, à la Jordanie, à la Lituanie, au Nigéria et au Tchad, dont le mandat a pris fin le 31 décembre 2015.

L’Uruguay avait déjà siégé au sein du Conseil de sécurité il y a 50 ans, a rappelé l’Ambassadeur Rosselli.  Il a précisé que l’Uruguay -petit pays ayant une faible population- avait toujours eu confiance dans le multilatéralisme en matière de politique étrangère.  Dans ce domaine, son pays a toujours adopté une attitude ouverte et constructive, a-t-il fait valoir, en assurant qu’il entendait continuer dans ce sens au cours de son mandat au Conseil de sécurité.

Le 19 janvier, les membres du Conseil de sécurité discuteront du dernier rapport du Secrétaire général sur la protection des civils, sous la présidence du Vice-Ministre uruguayen des affaires étrangères, M. José Luis Cancela.  Un résumé des points de vue exprimés au cours de la séance devrait être publié par la suite.

Le débat public trimestriel sur le Moyen-Orient, prévu pour le 26 janvier, sera organisé au niveau ministériel et présidé par le Ministre des affaires étrangères de l’Uruguay, M. Rodolfo Nin Novoa

Concernant cette région, les travaux du Conseil porteront en particulier sur la Syrie avec, le 27 janvier, un exposé sur la résolution 2254 (2015) adoptée le 18 décembre 2015.  Dès demain, le Conseil de sécurité tiendra, au cours de consultations, sa séance mensuelle d’information sur le traçage des armes chimiques, puis, le 21 janvier, une séance sur les aspects humanitaires de la crise syrienne avec l'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, M. Staffan de Mistura.

S’agissant des résolutions qui sont attendues ce mois-ci, le Conseil de sécurité devrait se prononcer sur le renouvellement du régime de sanctions 2127 concernant la République centrafricaine, lors de sa séance du 27 janvier.  Au cours de consultations, le Conseil évaluera la situation dans ce pays au lendemain des élections et examinera la demande du Secrétaire général visant à ajouter 68 postes à la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINURCA) à Bangui. C’est le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous, qui informera le Conseil au sujet de ce pays.

Concernant la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP), le Conseil de sécurité tiendra une réunion, le 13 janvier après-midi, avec les pays fournisseurs de troupes.  Le 28 janvier, il devrait renouveler le mandat de cette force.

Plusieurs séances seront consacrées à des exposés de la part de Représentant spéciaux du Secrétaire général en Afrique, en commençant par celle du 11 janvier qui portera sur les activités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Le 13 janvier, le Conseil sera saisi de la situation en Côte d’Ivoire et fera le point sur les activités de l’Opération des Nations Unies (ONUCI). Le lendemain, le 14 janvier, le Conseil de sécurité examinera le cas de la République démocratique du Congo (RDC) et de la mission onusienne dans ce pays, la MONUSCO.

Au cours d’une autre séance d’information, le 20 janvier, le Conseil entendra un exposé sur la situation dans la région de l'Afrique de l'Ouest.  Il examinera ensuite, le 21 janvier, le rapport sur l’Opération hybride de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) et, le 28, celui portant sur la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM).

La présidence uruguayenne du Conseil de sécurité oeuvre en faveur de la transparence et de la cohérence, a-t-il aussi tenu à préciser avant d’annoncer la séance de bilan prévue le 29 janvier, selon la pratique établie sous la présidence de l’Espagne.

Interrogé plusieurs fois sur la situation actuelle concernant l’Arabie saoudite et la République islamique d’Iran, l’Ambassadeur Rosselli a indiqué que le Conseil de sécurité avait reçu une communication de l’Arabie saoudite qui exprime une plainte sur la violation des locaux de l’ambassade saoudienne à Téhéran.  « Je n’ai pas vu de communication de l’Iran », a-t-il dit avant de préciser que le Conseil travaillait sur le texte d’une déclaration à la presse. 

Pour ce qui est de la Syrie, il a émis l’espoir que les tensions s’apaiseront, tout en faisant remarquer qu’il ne disposait pas de détails sur les pourparlers de Genève.  Il a indiqué que le Conseil se penchera, demain, sur le problème de la contrebande d’armes à la frontière entre la Syrie et la Turquie, à la requête de la Fédération de Russie.

Le Président du Conseil de sécurité a par ailleurs précisé que le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, ferait un exposé sur le Yémen et le problème frontalier.

Si une visite de terrain au Burundi est en cours de préparation, il n’a pas été en mesure d’en donner les dates car les membres du Conseil de sécurité et le pays hôte travaillent actuellement à cette fin.  Aucune réunion n’est prévue au calendrier pour la situation dans ce pays, a-t-il confirmé, mais il pourrait y en avoir en fonction des évènements sur le terrain.  Il en sera de même pour la situation et le cessez-le-feu si le Conseil de sécurité en était saisi.

Sur la procédure de sélection du prochain Secrétaire général, l’Ambassadeur Rosselli a indiqué qu’il avait connaissance d’une lettre de l’ex-République yougoslave de Macédoine présentant une candidature.  S’exprimant en sa qualité de Représentant permanent de l’Uruguay, il a souligné que son pays oeuvrait en faveur d’une plus grande transparence et souhaitait la désignation d’une femme à ce poste.  Tout en assurant une répartition géographique équitable, il faudrait surtout s’entendre sur un bon candidat, a-t-il ajouté.

Interrogé sur la « légalisation du cannabis » dans son pays et son effet sur le trafic international de drogues, l’Ambassadeur Rosselli a répondu, en sa capacité nationale, qu’il s’agissait plutôt de « légiférer pour réguler et décourager » le commerce et la consommation de cette drogue.

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