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SG/T/3011
3 février 2015

Activités du Secrétaire général en Éthiopie, du 29 au 31 janvier 2015

(Adapté de l’anglais)

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, accompagné de son épouse, Mme Ban Soon-taek, sont arrivés à Addis-Abeba, en Éthiopie, tard dans la soirée du jeudi 29 janvier pour y participer au vingt-quatrième Sommet de l’Union africaine.

Vendredi 30 au matin, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la vingt-quatrième session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine, le Secrétaire général a fait une déclaration dans laquelle il a remercié les gouvernements africains pour leur soutien et leur solidarité dans la lutte contre Ebola.  

S’agissant de ce défi et d’autres comme ceux liés à la paix et à la sécurité sur le continent africain, y compris Boko Haram, il a mis en exergue le partenariat entre l’Union africaine et les Nations Unies.  Face au nombre d’élections prochaines en Afrique, le Secrétaire général a averti qu’il ne fallait en aucun cas se servir de changements constitutionnels non démocratiques ni de vides juridiques pour s’accrocher au pouvoir.  Il a ajouté que les leaders modernes du monde actuel ne pouvaient plus se permettre d’ignorer les souhaits et aspirations des peuples qu’ils représentent.  (Voir Communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/16498).

Plus tard, le Secrétaire général a assisté à un déjeuner sur l’épidémie d’Ebola auquel participait également la Présidente de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma.  Prenant la parole, le Secrétaire général a salué la mise en place d’un fonds sous les auspices de la Fondation de l’Union africaine et géré par la Banque africaine de développement pour ce qui est des donations du secteur privé. 

Il a également vanté les mérites de l’initiative visant à mettre en place un Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, en vue de renforcer les capacités africaines pour pouvoir faire face à de futurs défis de santé publique.  Le Secrétaire général s’est dit fortement encouragé par la solidarité dont a fait preuve l’Afrique, ses gouvernements, ses entreprises et ses populations, ajoutant qu’Ebola n’aura disparu d’aucun pays tant que l’épidémie ne sera pas éradiquée dans tous les pays. (Voir Communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/16499).

Également vendredi, en marge du Sommet, le Secrétaire général a rencontré le Président somalien, M. Hassan Sheikh Mohamud, le Roi Felipe VI d’Espagne, le Ministre des affaires étrangères du Nigéria, M. Aminu Wali, le Premier Ministre éthiopien, M. Hailemariam Desalegn, le Président kenyan, M. Uhuru Kenyatta, le Président tunisien, M. Mohamed Beji Caid Essebsi, le Président zambien, M. Edgar Lungu, la Présidente de la Commission de l’Union africaine, M. Nkosazana Dlamini-Zuma, le Président de la Guinée équatoriale, M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Président intérimaire et Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, M. Michel Kafando, et le Président namibien, M. Hifikepunye Pohamba.

Plus tard dans la soirée de vendredi, le Secrétaire général était invité à un banquet organisé par le Premier Ministre éthiopien.

Le lendemain, samedi 31 janvier, le Secrétaire général a coprésidé la cinquième réunion du Mécanisme de suivi régional pour la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région des Grands Lacs.  Il a salué la décision de recourir à la force militaire pour lutter contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et a estimé qu’il était important maintenant que cela se traduise en résultats concrets sur le terrain. 

Il a également ajouté que la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) était prête à participer sur le plan opérationnel et logistique à ces opérations, même s’il estime que l’action militaire ne peut pas, à elle seule, régler le problème.  Le Secrétaire général a également fait part de sa préoccupation par rapport à la lenteur dans l’application des Déclarations de Nairobi et a exhorté les Gouvernements de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda à intensifier leurs efforts pour finaliser ce processus au plus tôt.

Le Secrétaire général a ensuite donné une conférence de presse dans laquelle il a déclaré que le Sommet de l’Union africaine était l’occasion de rencontrer les leaders africains et de revoir ensemble le partenariat pour la paix, la sécurité et le développement entre l’ONU et l’Union africaine.  Il s’est dit fier du travail accompli ensemble dans le contexte de la lutte contre le virus Ebola et a insisté sur le fait que la communauté internationale devait continuer à faire preuve de la même solidarité jusqu’à ce qu’Ebola soit éradiqué de tous les pays, et tout au long de la phase de reprise. 

Le Secrétaire général a également estimé que la collaboration pour la paix et la sécurité représente l’un des éléments les plus importants du partenariat ONU/UA.  Il a toutefois ajouté que le terrorisme, la criminalité transfrontière et les menaces transnationales restent des défis majeurs.  Dans ce contexte, il a estimé que la campagne meurtrière menée par Boko Haram exigeait une action plus forte et coordonnée de la part de tous et a assuré l’UA de son soutien pour qu’elle mette en place un Groupe de travail multinational.

Le Secrétaire général a ensuite rencontré le Ministre des affaires étrangères du Mali M. Abdoulaye Diop et le Premier Ministre suédois, M. Stefan Lofven.

Le Secrétaire général a quitté Addis-Abeba pour New York dans l’après-midi du 31 janvier.

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