Le Secrétaire général annonce une enquête interne en cours en matière de droits de l’homme menée en République centrafricaine

SG/SM/16721-DH/5251
29 avril 2015

Le Secrétaire général annonce une enquête interne en cours en matière de droits de l’homme menée en République centrafricaine

La déclaration suivante a été communiquée, aujourd’hui, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

L’Organisation des Nations Unies, à travers son Bureau des droits de l’homme à Bangui, a mené à la fin du printemps 2014 une enquête en matière de droits de l’homme, suite à des allégations graves d’exploitation et d’abus sexuels d’enfants par des militaires français, avant la mise en place de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Le rapport qui s’en est suivi a été transmis en version intégrale à une partie externe à la mi-juillet 2014, avec les identités des victimes, des témoins et des enquêteurs.  Cette version non éditée a été communiquée par voie officieuse, de l’aveu même d’un membre du personnel, aux autorités françaises à la fin juillet, avant même d’être portée à la connaissance de la direction du Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme.  Cela constitue une violation grave du protocole, qui, comme les fonctionnaires du Haut-Commissariat le savent bien, prévoit la suppression de toute information susceptible de porter préjudice aux victimes, aux témoins et aux enquêteurs.

Une enquête interne sur la gestion de cet incident par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a également été lancée, notamment sur la manière dont les conclusions préliminaires confidentielles de ce rapport ont été communiquées à l’origine à des acteurs externes, et sur le fait de savoir si les noms des victimes, des témoins et des enquêteurs ont été transmis avec ce document.  Un membre du personnel a été mis en congé administratif à plein traitement en attendant les résultats de l’enquête.

Notre évaluation préliminaire est que ce comportement ne constitue pas un cas de dénonciation.

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