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SC/11927-AFR/3157
15 juin 2015

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur les attentats terroristes à N’Djamena, Tchad

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juin, M. Ramlan Bin Ibrahim (Malaisie):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus vigoureux l’attentat terroriste commis par Boko Haram à N’Djamena, le 15 juin 2015, qui a coûté la vie à au moins 25 personnes et en a blessé plus de 100.

Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde sympathie et leurs sincères condoléances aux familles des victimes de cet acte odieux ainsi qu’au Gouvernement tchadien, et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Les membres du Conseil ont salué le courage et la contribution active du Tchad à la paix et la stabilité dans la région du Sahel et, en particulier, rendu hommage à la participation des soldats tchadiens au Mali et à l’action menée contre Boko Haram.

Les membres du Conseil ont pris note de la détermination du Tchad à poursuivre la lutte contre Boko Haram, jusqu’à ce que le groupe soit neutralisé.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme constitue, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales, et que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quels qu’en soient les motifs, le lieu, le moment et l’auteur.

Les membres du Conseil ont souligné qu’il fallait traduire en justice ceux qui commettent, organisent, financent et soutiennent ces actes de terrorisme répréhensibles, et ont invité instamment tous les États à coopérer activement avec les autorités tchadiennes à cet égard, conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

Les membres du Conseil ont réaffirmé la nécessité de lutter par tous les moyens, conformément à la Charte des Nations Unies, contre les menaces que les actes terroristes font peser sur la paix et la sécurité internationales.  Ils ont rappelé aux États qu’ils devaient veiller à ce que toutes les mesures qu’ils prennent pour combattre le terrorisme soient conformes à leurs obligations au regard du droit international, en particulier du droit international des droits de l’homme, du droit international des réfugiés et du droit international humanitaire.

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