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ENV/DEV/1546
14 août 2015

La toute première évaluation scientifique et socioéconomique des océans tire la sonnette d’alarme

(Adapté de l’anglais)

14 août, NEW YORK -- Tout retard dans le règlement des problèmes qui ont déjà été identifiés comme menaçant de dégrader les océans, conduira, inévitablement à des coûts environnementaux, sociaux et économiques très élevés.  C’est ce que révèle, cette semaine, la toute première évaluation scientifique et socioéconomique jamais entreprise sur les océans. 

« La première évaluation mondiale intégrée de l’état du milieu marin, y compris les aspects socioéconomiques » prévient que l’utilisation durable des océans resterait vaine sans une gestion cohérente de tous les secteurs des activités humaines qui les affectent.  « L’impact humain sur les océans n’est plus insignifiant.  Une approche globale et cohérente est urgente », s’alarme l’évaluation.

C’est la première fois que, sous une perspective mondiale et intégrée, des scientifiques mettent en pratique les connaissances biologiques, chimiques, économiques, physiques et sociales actuelles pour examiner les océans, leur flore et leur faune mais aussi la manière dont l’homme en bénéficie et marque son empreinte. 

« Les océans sont en très mauvaise santé », concluent les experts dans une évaluation longue de 55 chapitres, passant en revue le large éventail des problèmes qui affectent les écosystèmes océaniques et la biodiversité marine dont les changements climatiques, la fonte de la calotte glaciaire, la fréquence des cyclones, l’acidification des océans, les activités terrestres, les pratiques de pêche non viables, le transport maritime, les espèces exotiques envahissantes, l’industrie pétrolière offshore et les déchets marins. 

« Les océans sont un système complexe et leur gestion durable exige que l’on garde un œil sur plusieurs aspects simultanément.  Nous ne savons pas tout mais des solutions à certains problèmes existent et quelques-unes sont déjà appliquées dans plusieurs parties du monde », affirment Mme Lorna Inniss, de la Barbade, et M. Alan Simcok, du Royaume-Uni, les coordonnateurs du Groupe des 22 scientifiques qui ont préparé l’évaluation.

Leurs conclusions seront présentées au Groupe de travail spécial de l’Assemblée générale sur le « Mécanisme de notification et d’évaluation systématiques à l’échelle mondiale de l’état du milieu marin, y compris les aspects socioéconomiques ».  Après un examen prévu du 8 au 11 septembre 2015, le Groupe de travail devrait présenter ses observations à l’Assemblée générale. 

« Les conclusions scientifiques de l’évaluation montrent que le temps presse », disent les coordonnateurs du Groupe d’experts, en tirant la sonnette d’alarme. 

Le résumé de l’évaluation est disponible sur http://www.un.org/ga/search/viewdoc.asp?symbol=A/70/112.

Pour plus d’informations, prière de contacter M. Dan Shepard, Département de l’information, par tél.: 1 212 963 9495; ou courriel: shepard@un.org.   

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