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AG/11644
15 mai 2015
Soixante-neuvième session, 90e séance plénière - matin

Assemblée générale: après les tremblements de terre au Népal, les États adoptent une résolution pour souligner l’importance d’aider « de toute urgence » les rescapés

« Vous n’êtes pas tout seuls », a dit le représentant de l’Union européenne au Népal après que l’Assemblée générale a adopté, ce matin, à l’unanimité, une résolution* coparrainée par 170 États, par laquelle elle souligne qu’il importe « d’aider de toute urgence les rescapés des tremblements de terre au Népal grâce à des secours immédiats correspondant à leurs besoins ».

Depuis trois semaines, s’est alarmé le Secrétaire général, la vie de 8 millions de Népalais a changé au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer.  Le tremblement de terre, qui a touché 39 des 75 districts du Népal, a tué des dizaines de personnes, blessé plus de 2 000 autres, réduit en poussière 400 000 habitations et endommagé 280 000 autres.  Le pays compte aujourd’hui, a ajouté le Vice-Président de l’Assemblée générale, 2,8 millions de personnes déplacées.  « Vous n’êtes pas tout seuls », c’est ce qu’il faut dire au peuple népalais, a déclaré le représentant de l’Union européenne.

Dans sa résolution, l’Assemblée générale accueille avec satisfaction l’appel éclair lancé le 29 avril 2015 par les Nations Unies et exhorte la communauté internationale, et notamment les États, à ne pas ménager leur appui pendant les trois mois que dure cet appel éclair et au-delà.  L’appel vise à collecter une somme de 423 millions de dollars.  Or, à ce jour, seuls 14% ont été financés.  Il faut donc encore 365 millions de dollars, a insisté le Secrétaire général. 

Pour mobiliser cette somme, le représentant du Japon a indiqué que son pays est prêt à coorganiser avec le Népal et la Banque asiatique de développement, une conférence de donateurs, en espérant que d’autres États et les agences internationales dont le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prendraient part à l’initiative.

L’Assemblée générale affirme en effet dans sa résolution, que c’est au Gouvernement népalais qu’incombent au premier chef la direction et la responsabilité de la réponse humanitaire à apporter des plans de relèvement, de redressement, de reconstruction et de développement du pays.  L’Assemblée souligne qu’il importe d’associer très tôt les secours au relèvement et au développement, de renforcer la résilience, du « reconstruire en mieux » et de renforcer encore les capacités nationales à tous les niveaux.

Nous sommes devant le premier grand tremblement de terre depuis l’accord international sur la réduction des risques de catastrophe naturelle, conclu à Sendai, au Japon, au mois de mars, a rappelé le Secrétaire général.  Un élément clef de cet accord a été l’engagement à adosser les efforts de redressement à une approche centrée sur la résilience.  Il faut aider le Népal à traduire ce nouveau cadre mondial en actes.

Les délégations ont expliqué les efforts que leur pays a déployés pour se porter au secours du Népal dont le représentant a souligné que depuis les tremblements de terre du 25 avril et du 12 mai derniers, des dizaines de milliers de personnes qui étaient sorties de la pauvreté vont y retomber, éloignant la perspective d’un Népal émergent en 2022.  Les autorités nationales ont débloqué d’urgence une somme de 200 millions de dollars pour les secours, mais, a prévenu le représentant, « plusieurs milliards de dollars seront nécessaires et le Gouvernement compte sur la communauté internationale ».   

L’Assemblée générale a pris note du document A/69/722/Add.6, par lequel le Secrétaire général informe l’Assemblée générale que la Grenade a effectué le payement nécessaire pour réduire ses arriérés en deçà du montant spécifié dans l’Article 19 de la Charte des Nations Unies, relatif au droit de vote.

*A/69/L.66

RENFORCEMENT DE LA COORDINATION DE L’AIDE HUMANITAIRE ET DES SECOURS EN CAS DE CATASTROPHE FOURNIS PAR LES ORGANISMES DES NATIONS UNIES, Y COMPRIS L’ASSISTANCE ÉCONOMIQUE SPÉCIALE: ASSISTANCE ÉCONOMIQUE SPÉCIALE À CERTAINS PAYS ET À CERTAINES RÉGIONS: PROJET DE RÉSOLUTION (A/69/L.66)

Déclarations

M. KAHA IMNADZE, (Géorgie), Vice-Président de l’Assemblée générale, a remercié les délégations pour leur participation à cette « réunion importante » sur l’urgence humanitaire au Népal et dans la région après le tremblement de terre dévastateur du 25 avril et la réplique du 12 mai.  Le Vice-Président a présenté ses sincères condoléances à tous ceux ont été affectés par « cette terrible tragédie », au Népal, en Inde, en Chine et au Bangladesh.  Il a salué le leadership du Gouvernement du Népal face à cette situation difficile et remercié les États, y compris les pays voisins et les organisations, qui ont réagi à la crise. 

Le Vice-Président a souligné plusieurs points et d’abord que les besoins humanitaires du Népal sont urgents, comme en témoignent les 2,8 millions de personnes déplacées, dont certaines vivent en plein air.  Outre les abris, l’accès aux soins de santé et aux services d’assainissement et d’hygiène sont des priorités.  Le Vice-Président a aussi mis l’accent sur les déplacés des rurales qui doivent aussi pouvoir rentrer chez eux avant la saison des semailles.  Il a enfin souligné que le temps presse.  La saison des moussons commençant en juin, il est de la plus grande importance de lancer les efforts de secours au plus vite et le plus efficacement possible. 

Le Vice-Président a fait observer qu’à ce jour, 40 pays ont promis de répondre à l’Appel de fonds lancé par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), alors que des dizaines d’autres ont acheminé ou déployé une aide en nature et en personnel, des hôpitaux de campagne, des couvertures et des équipes urbaines de recherche et de secours.

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l’ONU, a souligné que depuis trois semaines, la vie de 8 millions de Népalais a changé au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer.  Le tremblement de terre, qui a touché 39 des 75 districts du Népal, a tué des dizaines de personnes, blessé plus de 2 000 autres, réduit en poussière 400 000 habitations et endommagés 280 000 autres.  M. Ban a présenté ses sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des amis ou des collègues. 

Dans les 24 heures, a-t-il indiqué, en saluant la réaction du Gouvernement du Népal, l’ONU a déployé une équipe pour l’évaluation et la coordination en cas de catastrophe pour appuyer le Gouvernement, laquelle a contribué à coordonner le déploiement de plus de 1 870 secouristes et de près de 120 chiens.

S’appuyant sur les informations de son adjointe à la coordination des secours d’urgence, Mme Valerie Amos, qui revient de la région, le Secrétaire général a souligné que l’aide humanitaire a fait la différence mais qu’il faut faire plus.

À l’approche de la saison des moussons, il est impératif de veiller à ce que près de 500 000 personnes aient un abri.  Il a aussi parlé de la nécessité de sauver la saison des semailles et d’écarter les risques de choléra et autres maladies d’origine hydrique.  Je ne saurais trop insister sur l’importance d’acheminer l’aide, y compris de l’eau potable et de l’assainissement, au cours de ces quelques prochaines semaines, a dit le Secrétaire général qui a aussi parlé de l’aide à l’emploi, à la relance économique et aux conditions de vie.

Dès maintenant, il faut penser qu’après la phase d’urgence, il y aura celle du redressement et du développement, a déclaré le Secrétaire général.  Les discussions entre le Gouvernement népalais, l’Union européenne et les banques de développement sont déjà en cours et des plans pour une première évaluation des besoins sont dressés.  Il s’agit, a-t-il dit, du premier grand tremblement de terre depuis l’accord international sur la réduction des risques de catastrophe naturelle, conclu à Sendai, au Japon, au mois de mars.  Un élément clef de cet accord a été l’engagement à adosser les efforts de redressement sur une approche centrée sur la résilience.  Il faut aider le Népal à traduire ce nouveau cadre mondial en actes.

Le Secrétaire général a rappelé que l’Appel de fonds qu’OCHA a lancé le 28 avril dernier, vise à collecter 423 millions de dollars.  À ce jour, seuls 14% ont été financés.  Il faut donc encore 365 millions de dollars.

« Vous n’êtes pas tout seuls », c’est ce que le monde devrait dire aujourd’hui au Népal, selon M. IOANNIS VRAILAS, de l’Union européenne.  L’Union européenne a tout de suite apporté une aide au Népal, a-t-il indiqué.  Quelques jours à peine après la catastrophe, le Commissaire européen pour l’action humanitaire et la gestion des crises, M. Christos Stylianides, s’est rendu au Népal avec la Coordonnatrice des secours d’urgence des Nations Unies, avec en poche une enveloppe de 6 millions d’euros.  L’équipe humanitaire européenne était également là pour identifier les besoins et préparer la réponse de l’Union européenne.

Cette dernière, a indiqué le représentant, compte très bientôt évaluer les besoins postcatastrophe puisqu’elle a déjà adopté une enveloppe de 16,6 millions d’euros pour le redressement et la reconstruction, en plus des contributions individuelles de ses États membres.  Le représentant a exprimé l’appui de l’Union européenne au Népal, entre autres, à son engagement à faire de la rédaction de la constitution une priorité, contribuant ainsi à la stabilité à long terme, condition essentielle au redressement et au développement.

M. ASOKE KUMAR MUKERJI (Inde) a souligné que les efforts de secours et de recherche de l’Inde ont été déployés, en coordination avec le Gouvernement népalais.  En tant qu’ami proche et voisin, nous avons lancé, a-t-il dit, l’« Opération Maitri » (Opération Amitié), impliquant 16 équipes de réaction aux catastrophes, et 37 vols humanitaires spéciaux, dont le premier a décollé quatre heures à peine après le tremblement de terre.  Il faut ajouter aux efforts du Gouvernement, ceux des ONG et des gouvernements locaux qui ont déployé 600 camions chargés de 5 000 tonnes de matériel de secours.  L’armée indienne a pris en charge les secours médicaux, en dépêchant des chirurgiens, des anesthésistes, des infirmiers et des techniciens.  Le Centre national de traumatologie a mis en place cinq théâtres d’opérations.  L’Inde a aussi contribué au rétablissement du système électrique et créé une base de données unique sur les personnes disparues.  L’Inde est également engagée dans les efforts des Nations Unies, et entend être aux côtés du Gouvernement et du peuple du Népal pendant la phase de réhabilitation et de reconstruction, a promis le représentant.

M. LIU JIEYI (Chine) a souligné la nécessité de coordonner les efforts internationaux avec le Gouvernement népalais.  À ce jour, plus de 1 000 personnes envoyées par le Gouvernement, l’armée et la police chinois sont à pied d’œuvre au Népal, pour la plus grande opération de secours humanitaire que le pays n’ait jamais entrepris depuis la création de la République populaire.  À ce jour, le Gouvernement a déployé une aide humanitaire d’une valeur de 10 millions de dollars et après la réplique du 12 mai, 13 autres millions de dollars d’aide ont été promis.  Le représentant a aussi expliqué l’aide déployée par les Gouvernements locaux comme ceux du Tibet du Sichuan, sans oublier celle des ONG chinoises.  Le Gouvernement chinois entend bien rester à l’écoute du Népal pour répondre aux besoins que ce dernier aura déterminés, a conclu le représentant.

M. RICHARD ERDMAN (États-Unis) a affirmé que son pays avait déployé au Népal des personnels de sauvetage en milieu urbain, tandis que l’armée américaine participait aux secours, organisait des évacuations aériennes et assurait le transport de matériel.  Les États-Unis, a-t-il dit, se sont engagés à débloquer 32 millions de dollars d’aide humanitaire.  Le pays veut aider le Népal dans les phases d’intervention d’urgence et de redressement et de reconstruction, a souligné le représentant.

M. MOTOHIDE YOSHIKAWA (Japon) a rappelé qu’en mars dernier à Sendai, la troisième Conférence des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe a mis l’accent sur le renforcement de la résilience avec le concept du « Reconstruire en mieux ».  La résolution adoptée aujourd’hui reflète clairement cette idée, s’est réjoui le représentant.  Aussitôt après la catastrophe, a-t-il poursuivi, le Japon a dépêché des équipes de secours, fournit des articles de première nécessité, comme des tentes et des couvertures, et a décidé de débloquer une aide de 14 millions de dollars, à travers les organisations internationales dont les agences humanitaires et de développement des Nations Unies.  Pour appuyer les efforts de redressement et de reconstruction, a-t-il annoncé, le Japon est prêt à coorganiser une conférence des donateurs avec le Népal et la Banque asiatique de développement, en espérant que d’autres États et les agences internationales dont le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prendront part à l’initiative.

M. MUHAMMAD ANSHOR (Indonésie) a déclaré que, comme les autres, l’Indonésie a envoyé une équipe médicale et une équipe de recherche et de sauvetage, et des équipements au Népal.  La résolution adoptée aujourd’hui, a-t-il estimé, devrait accélérer la fourniture de l’assistance par le système de l’ONU et renforcer encore la coordination au sein de ce système pour assurer l’efficacité sur le terrain.  L’Indonésie espère que la résolution offrira une plateforme de partenariat entre le système des Nations Unies et tous les acteurs humanitaires, y compris les institutions financières internationales et régionales et le secteur privé, afin de soutenir les efforts à long terme du Gouvernement et du peuple népalais dans le « Reconstruire en mieux » et le renforcement de la résilience aux catastrophes.

M. MARTIN SHEARMAN (Royaume-Uni) a affirmé que son pays faisait tout ce qui était en son pouvoir pour aider le Népal à se redresser à long terme.  Il a fait état de la contribution du Royaume-Uni à l’Appel éclair, appelant les autres pays à y répondre.  Il faut agir collectivement et rapidement, sinon la situation humanitaire pourrait vite se dégrader avec l’arrivée de la mousson, a déclaré le représentant britannique

Mme KUNZANG NAMGYEL (Bhoutan) a indiqué que son pays a fait sa « modeste contribution » aux efforts de secours au Népal, après la visite que son Premier Ministre y a effectué, le 27 avril dernier.  Par solidarité pour un autre pays de l’Himalaya, le Bhoutan, a conclu la représentante, est aux côtés du Gouvernement et du peuple du Népal et leur souhaite tous les succès possibles dans la réponse au défi difficile de la reconstruction.

Mme MARÍA EMMA MEJÍA VELEZ (Colombie) a appelé toute la communauté internationale à se tourner vers le Népal pour lui apporter son soutien.  Elle a indiqué que la Colombie a versé 200 000 dollars après l’Appel de fonds de l’ONU et a promis que son pays allait faire mieux.

M. MAGNUS LENNARTSSON (Suède) a dit que son gouvernement a déployé du personnel de secours au Népal et fait une contribution à hauteur de 10 millions de dollars depuis le tremblement de terre.  La Suède a répondu à l’Appel de fonds de l’ONU et apporte aussi des fonds aux efforts logistiques du Programme alimentaire mondial (PAM).  Le pays a envoyé une équipe de 40 spécialistes afin d’assister l’Équipe des Nations Unies pour l’évaluation et la coordination en cas de catastrophe (UNDAC), ainsi que d’autres experts, dont un groupe de spécialistes de l’évaluation des besoins.  La réaction prompte des autorités népalaises est à saluer et la Suède est prête à apporter un soutien supplémentaire au Népal en ce moment difficile, a promis le représentant d’un pays qui est un grand contributeur aux ressources non affectées des organisations humanitaires et de développement de l’ONU, dont OCHA. 

M. DAVID FORÉS RODRÍGUEZ (Cuba) a affirmé que son pays avait envoyé une équipe médicale de 49 spécialistes, laquelle est arrivée mardi à Katmandou.  L’une des tâches les plus importantes dans les mois à venir sera celle de la réhabilitation.  Le représentant cubain a demandé aux Nations Unies et à la communauté internationale d’honorer leurs engagements afin d’améliorer leurs capacités de prévention. 

Mme MARIA ANGELA PONCE (Philippines) a souligné que les efforts de secours ne sont qu’une partie de l’aide.  Ils doivent être accompagnés dès le début, par des programmes de reconstruction, de réhabilitation et de développement qui s’appuient sur le concept du « Reconstruire en mieux ».  Ce faisant, il faut garder à l’esprit les besoins spéciaux du Népal en tant qu’un des pays les moins développés, sans littoral et postconflit.  La représentante a attiré l’attention sur la Déclaration de Sendai, où a eu lieu, au mois de mars, la troisième Conférence des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe, laquelle, a-t-elle dit, fournit un cadre important.

M. GHOLAMHOSSEIN DEHGHANI (République islamique d’Iran) a déclaré que le peuple d’Iran, qui a déjà énormément souffert des catastrophes naturelles, dont de graves tremblements de terre, partage la douleur de son peuple frère népalais.  L’Iran a en effet envoyé des tonnes d’aide humanitaire au Népal et est prêt à se joindre à la communauté internationale pour fournir toute l’aide nécessaire aux victimes de cette tragédie.

M. NABEEL MUNIR (Pakistan) a fait savoir que le Pakistan a promptement réagi au tremblement de terre au Népal en y envoyant une équipe et des articles de secours tels que des médicaments et de la nourriture.  Les étudiants en médecine des universités pakistanaises ont également été envoyés chez eux pour participer aux opérations de secours.  Le Président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes du Pakistan s’est rendu au Népal où il s’est entretenu avec les dirigeants et les responsables de la situation et de l’assistance nécessaire de la part du Pakistan.  Mon pays est prêt à fournir toute l’assistance nécessaire en cas de besoin, a souligné le représentant.

M. ATM RAKEBUL HAQUE (Bangladesh) a affirmé que son pays avait été parmi les premiers à envoyer une aide humanitaire au Népal, du matériel de secours et une équipe médicale.  De nombreuses organisations non gouvernementales et sociales ont également fourni du matériel de secours, tandis qu’un concert en faveur des victimes a été donné.

Mme LANA ZAKI NUSSEIBEH (Émirats arabes unis) a affirmé que son pays avait entrepris tout son possible pour déployer une aide humanitaire et des secours immédiats.  Elle a précisé que 87 membres d’une équipe de recherche du Département de la police avait par exemple été envoyée au Népal, ainsi que du matériel logistique, des drones, des équipes de spécialistes et de médecins.

M. DURGA PRASAD BHATTARAI (Népal) a remercié la communauté internationale pour son soutien au peuple népalais depuis le tremblement de terre du 25 avril dernier.  Un second séisme a frappé le pays, alors même qu’il avait engagé des efforts de relèvement.  Nous avons besoin du soutien des États et nous remercions tous ceux qui ont déjà apporté leur appui, a-t-il déclaré.  Il a aussi rappelé que la catastrophe ne concerne pas seulement le Népal, puisque de nombreux étrangers y ont perdu la vie.  Il a dépeint un tableau de destructions généralisées: des districts sans plus aucune école, des routes coupées, des glissements de terrains.  Des dizaines de milliers de personnes qui étaient sorties de la pauvreté vont y retomber, éloignant la perspective d’un Népal émergent en 2022.  Une grande partie du pays est détruite, s’est lamenté le représentant.  Il faut reconstruire les routes et les écoles, et ne pas rater la saison des semailles. 

À ce jour, les autorités nationales ont débloqué d’urgence une somme de 200 millions de dollars pour les secours.  Mais, a prévenu le représentant, « plusieurs milliards de dollars seront nécessaires et le Gouvernement compte sur la communauté internationale ».  Il a salué l’Appel de fonds de l’OCHA et en a appelé à la générosité des États.  Le Népal a consenti à des sacrifices pour se préparer aux catastrophes, mais de toute évidence nous n’étions pas bien outillés, a reconnu le représentant qui a salué « la force » du peuple népalais qui s’est uni dans le pays comme à l’étranger.  La résolution adoptée aujourd’hui à l’unanimité et avec son très grand nombre de coauteurs démontrent, si en était, « que le Népal n’est pas seul », a conclu le représentant.

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