Conférence de presse sur le rapport du Groupe consultatif de haut niveau du Secrétaire général sur le financement de la lutte contre les changements climatiques

Conférence de presse
5 novembre 2010

Conférence de presse sur le rapport du Groupe consultatif de haut niveau du Secrétaire général sur le financement de la lutte contre les changements climatiques

5/11/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
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ConfÉrence de presse SUR LE RAPPORT Du Groupe consultatif de haut niveau du SecrÉtaire gÉnÉral sur le financement de la lutte contre les changements climatiques


L’objectif est « difficile, mais réalisable ».  Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a jugé « possible », ce matin, de recueillir 100 milliards de dollars d’ici à 2020, « afin de permettre aux pays pauvres de s’adapter aux effets du changement climatique, de réduire leurs émissions et de renforcer le développement durable ».


« Le Groupe consultatif nous a fixé une voie.  C’est désormais aux gouvernements d’examiner les options et d’agir », a déclaré M. Ban, lors d’une conférence de presse commune, au Siège des Nations Unies, à New York, sur le lancement du rapport du Groupe consultatif de haut niveau du Secrétaire général sur le financement de la lutte contre les changements climatiques. 


Selon le Secrétaire général, qui était accompagné des deux Coprésidents du Groupe consultatif, M. Jens Stoltenberg, Premier Ministre de la Norvège, et, par vidéoconférence, M. Meles Zenawi, Premier Ministre de l’Éthiopie, « le rapport contient des options qui sont à la fois financièrement possibles et politiquement viables ».  « Ce n’est pas de la charité.  Il s’agit de faire ce qu’il convient de faire pour ceux qui souffrent le plus d’une crise à laquelle ils ont le moins contribué. »


Dans son rapport, publié aujourd’hui, le Groupe consultatif, chargé de trouver les moyens de mobiliser les 100 milliards de dollars annuels promis à partir de 2020 par les pays développés pour faciliter l’adaptation des pays pauvres aux changements climatiques et à la réduction de leurs émissions de carbone, estime que ces financements devront provenir d’une « large variété de sources, publiques et privées, bilatérales et multilatérales, y compris des sources alternatives de financement ».  « Une taxe sur les transactions financières, comme elle est actuellement débattue, serait une source nouvelle et additionnelle », affirment-ils.


Pour M. Stoltenberg, il s’agit d’abord de fixer le prix des émissions de CO2 entre 20 et 25 dollars la tonne d’ici à 2020.  L’autre proposition, a-t-il poursuivi, concerne le développement de nouveaux instruments publics, dont la vente aux enchères des quotas d’émission, les taxes sur le carbone, le redéploiement sur les subsides pour les énergies fossiles et taxer les émissions du transport international.  Enfin, il est essentiel d’augmenter les flux d’investissements privés en matière climatique.


Le Premier Ministre norvégien a cité l’exemple de la taxation du transport international dans les secteurs aérien, maritime et routier.  M. Stoltenberg a évoqué la mise en place, à partir de 2013, du dispositif européen prévoyant la taxation des émissions de gaz carbonique pour tous les vols à l’intérieur des 27 pays de l’Union européenne et de la Norvège.


« Ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est avant tout une question de partager le fardeau », a-t-il précisé.  Jugeant possible de mobiliser très rapidement des fonds, il a préconisé aux gouvernements, aux organisations internationales, au secteur privé et aux organisations non gouvernementales, d’« agir rapidement ensemble ».


Son homologue éthiopien a rappelé que les pays industrialisés, responsables de la plupart des gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère, avaient une « obligation morale » de faire face aux effets du réchauffement climatique, qui menace principalement les pays en développement.  « Nous demandons simplement à ceux qui sont responsables de ce problème, de faire partiellement amende honorable pour nos pertes », a-t-il dit.


« Tout dépendra de la volonté politique des dirigeants du monde entier, et en particulier, des dirigeants politiques des pays développés », a ajouté M. Zenawi.  Souhaitant que le rapport puisse aider à faire progresser les négociations internationales sur le climat, il a considéré qu’il était possible d’atteindre les objectifs de Copenhague, malgré les nombreuses difficultés.


Le Secrétaire général a dit espérer que les propositions contenues dans le rapport seront un « signal positif » avant la Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, à Cancún, au Mexique, qui se déroulera du 29 novembre au 10 décembre prochains.


Le rapport du Groupe consultatif, qui formule des recommandations non contraignantes, sera remis à tous les gouvernements des États Membres des Nations Unies. 


Lors de la Conférence sur le climat qui s’est tenu à Copenhague, en décembre 2009, les États s’étaient entendus pour transférer vers les pays en développement 10 milliards de dollars par an jusqu’en 2012, puis 100 milliards par an d’ici à 2020, à partir de sources nouvelles et novatrices, publiques et privées. 


Le Groupe consultatif sur le financement de la lutte contre les changements climatiques, qui comprend 21 membres, a été mis en place, en février 2010, par le Secrétaire général.


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