AG/10866

L’Assemblée générale achève son débat général, baignée « de grands espoirs » suscités par l’« ouverture d’un nouveau chapitre de la coopération internationale »

29/09/2009
Assemblée généraleAG/10866
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale

Soixante-quatrième session

13e séance plénière - matin


L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ACHÈVE SON DÉBAT GÉNÉRAL, BAIGNÉE « DE GRANDS ESPOIRS » SUSCITÉS PAR L’« OUVERTURE D’UN NOUVEAU CHAPITRE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE  »


L’Assemblée générale a achevé aujourd’hui son débat général, baignée « de grands espoirs » qu’a suscités l’ouverture, par le Président des États-Unis, Barack Obama, d’un « nouveau chapitre de la coopération nationale ».


Lancé le 23 septembre, le débat général a été marqué par les quatre évènements majeurs qu’ont été les toutes premières apparitions du Président américain et de son homologue libyen, Muammar Al-Qadhafi; l’intervention par téléphone du Président renversé, José Manuel Zelaya du Honduras; et le déni de parole imposé au Président de la Haute Autorité de la Transition de Madagascar, Andy Rajoelina.


Concluant ce débat aujourd’hui, qui a connu la participation de 107 chefs d’État et de gouvernement sur 192 États Membres, le Président de l’Assemblée, Ali Abdussalam Treki de la Libye, s’est félicité de l’engagement renouvelé des États Membres en faveur d’un « multilatéralisme effectif et inclusif ».


Les défis auxquels nous devons faire face ne peuvent être résolus par un seul pays, ou une seule région, et notre interdépendance croissante exige une réponse concertée et unifiée, fondée sur une compréhension mutuelle, une coopération internationale améliorée et le partage des responsabilités, a estimé le Président de l’Assemblée.


Ce débat général a également été marqué par l’intervention de près de deux heures de Muammar Al-Qadhafi, qui est monté à la tribune de l’Assemblée pour la première fois en 40 ans de règne.  Le Chef de l’État libyen s’est livré à une critique acerbe du Conseil de sécurité et a promis sa propre proposition sur la réforme de l’ONU.


Pendant ces six jours de débat, les États Membres ont également accueilli sous une salve d’applaudissements l’intervention du Président hondurien qui s’est exprimé par téléphone depuis l’ambassade assiégée du Brésil à Tegucigalpa où il s’est réfugié depuis son retour au pays, le 21 septembre dernier, mettant ainsi fin à son exil au Costa Rica après son renversement, le 28 juin.


José Manuel Zelaya a dénoncé l’instauration d’une dictature « fasciste » dans son pays et demandé à l’ONU de contribuer au rétablissement de l’ordre constitutionnel.  En revanche, le Président de la Haute Autorité de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina, s’est vu nier le droit de s’exprimer à l’issue d’un vote favorable à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), représentée par la République démocratique du Congo (RDC).


Outre ces moments forts, ce soixante-quatrième débat général aura été dominé par les questions du désarmement nucléaire et des changements climatiques.  Au moment où se faisaient jour des révélations sur l’existence d’une nouvelle centrale d’enrichissement de l’uranium en Iran, de nombreuses délégations se sont félicitées de ce que le Conseil ait adopté la résolution 1887 sur le désarmement nucléaire.


« Nous avons entendu des appels passionnés pour assurer l’existence d’un monde débarrassé des armes nucléaires et nous devons travailler ensemble afin de garantir une sécurité équitable pour tous », a encouragé aujourd’hui le Président de l’Assemblée.


À deux mois de la tenue de la Conférence de Copenhague sur le successeur du Protocole de Kyoto, la question des changements climatiques a également mobilisé l’attention des délégations.  Les dirigeants des petits États insulaires sont arrivés en force pour engager les États à réagir face à un phénomène dont ils subissent les conséquences de plein fouet.


Hôte d’une Conférence qualifiée de « décisive », le Danemark a, par la voix de son représentant, énuméré aujourd’hui les résultats qu’il attend, à savoir la conclusion d’un accord global sur une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre et l’établissement d’objectifs à moyen et à long termes, la définition des moyens d’atteindre ces objectifs, et la mise en œuvre de politiques et de mesures capables d’assurer leur viabilité. 


Le Président de l’Assemblée a également évoqué, aujourd’hui, le large consensus des États Membres sur l’importance d’une réponse collective à la crise financière.  Il les a cependant engagés à ne pas laisser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) devenir « la principale victime » de la crise financière.


La situation du Moyen-Orient a été commentée, à maintes reprises, par les délégations qui se sont félicitées des efforts déployés par la nouvelle Administration américaine pour promouvoir une « solution juste, durable et définitive » au conflit israélo-palestinien.


Enfin, réagissant aux appels « urgents » lancés en faveur de la réforme du Conseil de sécurité, M. Treki a promis aux États Membres: « nous poursuivrons ces objectifs ensemble ».  « L’Assemblée générale occupe une position unique pour assurer la synergie des efforts des États Membres et établir des stratégies collectives pour notre bien commun », a-t-il ajouté. 


Outre le Danemark, les délégations suivantes ont pris la parole, au cours de cette dernière séance: Grenade, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Nicaragua, Norvège, Indonésie, Djibouti, Cap-Vert, Saint-Vincent-et-les Grenadines, République de Moldova, Grèce, Seychelles, Togo, Mali, Botswana et le Saint-Siège.  Djibouti a aussi exercé son droit de réponse enclenchant l’exercice du même droit par l’Érythrée.


L’Assemblée générale, qui a placé cette soixante-quatrième session sous le signe des « réponses efficaces aux crises mondiales.  Renforcement du multilatéralisme et du dialogue entre les civilisations pour la paix, la sécurité et le développement » annoncera sa prochaine réunion dans le Journal des Nations Unies.


SUITE DU DÉBAT GÉNÉRAL


M. PETER DAVID, Ministre des affaires étrangères de la Grenade, a attiré l’attention de l’Assemblée générale sur le problème des changements climatiques, évoquant les risques que ce phénomène pose pour le développement, la paix et la sécurité, ainsi que pour la survie même de l’humanité et l’équilibre écologique de la planète.  « La sonnette d’alarme a été tirée en ce qui concerne les petits États insulaires comme le mien », a-t-il averti, en affirmant ensuite que « le fossé entre les États Membres qui ont déjà été touchés par ce phénomène et tous les autres doit être comblé de toute urgence, sinon l’ONU devra assumer les conséquences de la crise humanitaire et écologique qui s’ensuivra ».  Voilà pourquoi nous insistons pour un engagement mondial pour qu’il n’y ait pas une augmentation de plus de 1,5ºC de la température du globe, a dit M. David.  Il a également proposé de réduire, d’ici à 2020, de 45%, le niveau des émissions de gaz à effet de serre par rapport à ce qu’elles étaient en 1990, et de tout faire pour que cette réduction atteigne 95% d’ici à 2050.  Nous engageons une fois de plus la communauté internationale à appuyer les pays les plus vulnérables afin de s’assurer que les objectifs énoncés dans la Déclaration de l’Alliance des petits États insulaires en développement sur les changements climatiques soient adoptés à Copenhague, a-t-il dit.


Passant ensuite à la crise économique, le Ministre a demandé la réforme des institutions financières internationales, notamment en ce qui concerne les politiques de prêt du Fonds monétaire international (FMI).  Il a ensuite expliqué que la Grenade avait mis en place une série de mesures qui visent à établir une économie de développement « verte », basée sur les droits et sur une faible émission de carbone.  M. David a, par ailleurs, indiqué que la Grenade subissait de plein fouet les conséquences de la perte de son statut préférentiel dans le cadre des marchés agricoles.  Il a également estimé que des pays à revenu moyen hautement endettés comme le sien méritaient un traitement spécial et différencié.


M. David s’est ensuite félicité de la réouverture, à la Barbade, du Bureau de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).  Dans notre région, a-t-il indiqué, la prolifération des petites armes est aussi létale que le sont les armes nucléaires pour la sécurité du monde, a-t-il averti.  Aussi, tout en nous félicitant de l’adoption de la résolution 1887 du Conseil de sécurité sur le désarmement nucléaire, nous, pays des Caraïbes, demandons également un accord sur le commerce des petites armes, a souligné M. David.  Le Ministre a également attiré l’attention de l’Assemblée sur la nécessité de préserver la mer des Caraïbes, signalant que ses ressources marines sont menacées par le transport maritime de déchets nucléaires et autres déchets toxiques.


Après avoir lancé un appel pour la restauration au pouvoir du Président José Manuel Zelaya du Honduras, ainsi que pour la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis, le Ministre des affaires étrangères de la Grenade a abordé la question de la réforme de l’ONU.  La réforme du Conseil de sécurité ne doit pas être reportée pendant encore 16 ans, a-t-il déclaré.  Cette réforme doit se traduire par une plus grande démocratisation, en supprimant, notamment, le droit de veto, et en augmentant le nombre de membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité, ainsi qu’en établissant des procédures et des politiques transparentes de fonctionnement.


Avant de conclure, M. David a indiqué que son pays appuyait l’initiative de créer un mémorial permanent à la mémoire des victimes de la traite transatlantique des esclaves et du commerce d’êtres humains.  « Nous ne devons pas oublier », a-t-il déclaré, en indiquant que l’humanité entière est concernée par cette tragédie.


M. SAMUEL T. ABAL, Ministre des affaires étrangères, du commerce et de l’immigration de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a rappelé que, le 16 septembre dernier, son pays avait célébré le trente-quatrième anniversaire de son indépendance qui coïncidait avec celui de 34 ans de démocratie constitutionnelle ininterrompue.  Rappelant que les Nations Unies devaient rester le forum par excellence de tous les pays du monde, le Ministre a souligné qu’elles devaient également permettre de faire face aux défis posés par les changements climatiques et le réchauffement de la planète, les crises alimentaire et financière, de même qu’aux menaces posées par la pandémie de VIH/sida, la grippe aviaire, le paludisme, la tuberculose, le choléra, etc.  De plus, a-t-il poursuivi, ensemble, la communauté internationale doit atteindre le Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).


Évoquant la crise financière internationale, le Ministre a dit espérer une réforme des institutions financières internationales afin de refléter les réalités économiques actuelles.  Sur l’enjeu des réformes en cours à l’ONU, il s’est félicité des succès enregistrés dans les débats autour du concept de la « responsabilité de protéger ».  Il a exprimé son soutien en faveur de la réforme du Conseil de sécurité et s’est dit encouragé par les négociations en cours sur ce sujet au sein de l’Assemblée générale.  M. Abal a, en outre, salué la création d’un poste de sous-secrétaire général à l’égalité des sexes.


Abordant les questions régionales, M. Abal a souhaité que la crise à Fidji soit résolue de manière pacifique et négociée.  Il a souligné l’importance de diverses institutions existantes dans la région.  Les OMD, a-t-il par ailleurs précisé, font partie de la stratégie de développement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.  Il a fait état de divers efforts visant à les réaliser. 


Les changements climatiques sont devenus, selon M. Abal, une des grandes crises à laquelle l’humanité est confrontée.  Ils ont des conséquences pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a-t-il poursuivi.  Le Ministre a souhaité que les émissions de gaz à effet de serre connaissent leur pic en 2015 et qu’elles diminuent ensuite de manière significative.  Il s’est inquiété des conséquences de la déforestation et de la dégradation des forêts.  Le Ministre a également souhaité le succès de la Conférence de Copenhague prévue en décembre prochain.  Cependant, a-t-il noté, les pays développés devront assumer de plus grandes responsabilités afin que Copenhague soit un succès.  Ils devront réduire leurs émissions, financer le transfert de technologie vers d’autres pays afin que ceux-ci puissent, à leur tour, contribuer efficacement à la lutte contre les changements climatiques.  Afin que Copenhague réussisse, a poursuivi M. Abal, nous avons besoin d’un « grand accord financier impliquant tous les États.  Autrement, Copenhague sera un échec ».  Pour ce faire, a conclu le Ministre, nous avons besoin de « volonté politique ».


M. SAMUEL SANTOS LÓPEZ, Ministre des affaires étrangères du Nicaragua, a déclaré que son pays est l’un des plus sût du continent sud-américain.  Il a cité la lutte contre le crime organisé et les crimes de droit commun que mène le Nicaragua.  Il a déclaré que son pays combattait fermement la criminalité et le crime organisé de manière exemplaire, et que cela était reconnu par les organisations internationales.  Cette lutte ne se fait pas seulement avec des mesures coercitives et des sanctions pénales, mais aussi par des réformes favorables à un mode alternatif de développement visant la réduction de la pauvreté et la marginalisation des individus.


Concernant la sécurité alimentaire, M. Santos López a déclaré que cette dernière ne pouvait être laissée entre les mains d’une poignée de groupes avides qui veulent contrôler l’agriculture mondiale.  Il y a suffisamment à manger pour nourrir deux fois la population actuelle de la planète, a dit le Ministre.  Mais alors que dans certains pays la production agricole nourrit les besoins en carburant des voitures, dans d’autres, les enfants meurent de faim, a-t-il déploré.


Abordant le dossier cubain, le Ministre des affaires étrangères du Nicaragua a déclaré que son pays était l’ennemi du terrorisme; y compris le terrorisme d’État.  En ce sens, a-t-il demandé, combien de résolutions l’Assemblée générale devra-t-elle encore adopter pour que l’embargo imposé à Cuba soit levé?  Il a rappelé qu’elle en avait déjà adopté 17 sur la question.  Sur le dossier palestinien; il a invité Israël à se retirer des territoires occupés.  Nous nous tenons sans condition aux cotés du peuple palestinien, a-t-il dit.  Il a également  annoncé que son pays avait noué des relations diplomatiques avec la « République d’Abkhazie ».  Concernant le Honduras; il a mis en garde contre les exactions qui s’y perpétuent.  « Nous dénonçons devant cette tribune », a-t-il dit, « l’assassinat qui est en train d’être commis contre le peuple hondurien, et notamment contre le Président Zelaya ».


Sur les réformes de l’ONU, le Ministre a affirmé qu’on ne peut plus concevoir un Conseil de sécurité qui abuse du droit de veto.  Il est temps, a-t-il dit, que l’Assemblée générale devienne le lieu où les décisions sont prises.


M. JONAS GAHR STORE, Ministre des affaires étrangères de la Norvège, a rappelé la visite du Secrétaire général, le mois dernier, en plein cœur de l’Arctique, en Norvège, pour y observer les impacts du réchauffement climatique.  Alors que la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques, qui se tiendra en décembre approche, le Ministre a souhaité que le rythme des négociations s’intensifie.  La question de la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit trouver sa place dans le nouveau traité et la question du financement est la clef du succès de Copenhague, a-t-il poursuivi, mettant en avant la contribution de la Norvège.  Il a expliqué que la crise financière avait poussé des millions de personnes dans une extrême pauvreté, retardant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a précisé, à cet égard, que la Norvège soutenait les efforts liés à la réalisation des OMD et avait accru son aide publique au développement (APD).  Le Ministre a en outre affirmé que le renforcement des services de santé était essentiel pour réduire la mortalité maternelle et infantile, et constituait un élément vital dans la réalisation des droits des femmes et des enfants.


Rappelant que le Conseil de sécurité se réunissait mardi matin pour examiner la situation en Afghanistan, il a souligné la nécessité d’appuyer la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).  Concernant la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire, qui se tiendra en 2010, le Ministre norvégien a souhaité qu’un agenda spécifique et clair soit établi afin de parvenir à l’élimination de l’arsenal nucléaire existant.  La Norvège, a-t-il dit, exhorte tous les États à adhérer à la Convention sur les armes à sous-munitions et à intensifier leurs efforts pour contrôler le commerce des armes.  Par ailleurs, selon le Ministre, les récentes informations sur l’Iran laissent planer le doute sur l’ambition nucléaire de ce pays.  L’Iran, a-t-il dit, est aujourd’hui le seul pays à avoir l’opportunité et la responsabilité de faire disparaître ce doute. 


M. N. HASSAN WIRAJUDA, Ministre des affaires étrangères de l’Indonésie, s’est tout d’abord félicité de la décision prise lors du Sommet du G-20, à Pittsburgh, de réformer l’architecture financière mondiale.  Dorénavant, nous ne dépendrons plus d’un nombre limité de pays industrialisés pour résoudre les problèmes économiques de la planète, a-t-il relevé.  Le monde en développement fait maintenant partie des solutions qui doivent être apportées à ces problèmes, a-t-il dit.  Pour le Ministre, cette redistribution de pouvoir constitue une réforme fondamentale qui devrait être reflétée au sein d’autres organes, notamment le Conseil de sécurité des Nations Unies.  Il a également estimé que les banques multilatérales de développement devaient mettre en place des modes de financement fonctionnant de manière « accélérée » et de types concessionnels, et sans conditionnalités aux pays à faible revenu.


M. Wirajuda a ensuite estimé que le monde était actuellement en proie à une crise systémique, conséquence, selon lui, de l’échec du multilatéralisme et de l’incapacité d’établir une gouvernance démocratique à l’échelle internationale.  L’Indonésie espère avec ferveur que la Conférence de Copenhague permettra d’établir un nouveau cadre d’engagements qui permettront de renforcer le Protocole de Kyoto en 2012, a-t-il indiqué.  Cet accord doit comporter des réductions importantes d’émissions de gaz à effet de serre et assurer suffisamment de financements pour l’adaptation aux conséquences du réchauffement de la planète et l’atténuation des effets des changements climatiques.  Point n’est besoin d’attendre un consensus, a-t-il ajouté, car nous pouvons déjà établir des partenariats dans le but de mener à bien des projets précis.  Il a également suggéré le lancement d’une révolution verte « plus durable », accompagnée de partenariats capables de mobiliser des investissements « massifs » dans la production et les infrastructures agricoles.  Il a également prôné la création d’un partenariat mondial sur la sécurité énergétique qui aurait beaucoup plus de chance de développer les technologies nécessaires pour augmenter l’efficacité énergétique.  « Cet esprit de partenariat nous permettra également de faire baisser les barrières érigées par le protectionnisme, a ajouté M. Wirajuda, en demandant une conclusion satisfaisante des négociations commerciales du Cycle de Doha.


Le Ministre des affaires étrangères de l’Indonésie a ensuite déclaré que l’avènement d’un monde exempt d’armes nucléaires n’était plus un « rêve impossible » depuis l’adoption de la résolution 1887 du Conseil de sécurité.  Soulevant ensuite la question du terrorisme, M. Wirajuda a estimé que le seul usage de la force ne suffirait pas à enrayer ce fléau.  Il a prôné la création d’un dialogue entre les religions, les cultures et les civilisations qui soit capable de « causer la faillite les marchands de haine ».


« Un Conseil de sécurité paralysé par sa composition non démocratique et par l’usage du droit de veto ne peut pas garantir notre sécurité collective », a-t-il poursuivi, estimant que cet organe devrait être rendu « plus démocratique, plus transparent et plus responsable ». 


Après avoir indiqué que le Président de l’Indonésie avait lancé de nombreuses réformes qui visent à faire de l’Indonésie un pays développé d’ici à 2025, M. Wirajuda a indiqué que la réforme démocratique avait permis d’éviter à son pays d’être complètement anéanti par la crise financière asiatique de 1997.  « Nous sommes la troisième plus grande démocratie au monde », a-t-il fait remarquer.  « L’Indonésie est un lieu où la démocratie, l’islam et la

modernisation vont non seulement la main dans la main, mais s’épanouissent également ensemble », a dit le Ministre.  Il a également annoncé que le Forum pour la démocratie de Bali aurait dorénavant lieu tous les ans.  « Nous espérons que pendant que le monde s’affaire à réformer sa gouvernance économique, il se rendra compte que la prospérité sans démocratie n’est qu’une bulle fragile », a dit M. Wirajuda en conclusion.


M. ROBLE OLHAYE (Djibouti) a mis l’accent sur la tension qui prévaut dans le nord de son pays depuis l’incursion de forces érythréennes au début de l’année 2008 et l’occupation d’une partie du territoire djiboutien.  Il a fait état des accrochages du 10 au 12 juin 2008 entre les forces érythréennes et djiboutiennes qui ont fait de nombreux morts, blessés et prisonniers des deux côtés.  Il a souligné les efforts de son pays, des organisations régionales, des chefs d’État de la région et des Nations Unies pour initier un dialogue.  Il a regretté que l’Érythrée n’ait pas saisi cette opportunité de dialogue en allant jusqu’à nier l’existence de tensions dans la région, malgré les conclusions de la mission d’établissement des faits de l’ONU.  Le représentant a rappelé que le Conseil de sécurité avait condamné, à plusieurs reprises, l’occupation par l’Érythrée d’une partie du territoire djiboutien.  Il a cité la résolution 1862 du Conseil de sécurité, du 14 janvier 2009, qui exhortait l’Érythrée, dans un délai de cinq semaines, à retirer ses forces et tout équipement militaire des positions occupées.  Il a déclaré que l’occupation des hauteurs de Ras Doumeira, surplombant le détroit de Bab-El-Mandeb, et de l’île de Doumeira, dans la même zone de la mer Rouge, se déroulait dans une des zones de navigation maritime les plus fréquentées du monde et n’augurait rien de bon pour la paix dans la région, la navigation internationale et l’investissement.  Il a appelé le Conseil de sécurité à user de tous les moyens pour mettre un terme à cette situation, et à cesser de ménager l’Érythrée, qu’il a qualifiée de régime dangereux et imprévisible, qui ne respecte pas les normes internationales.   


Le représentant a, par ailleurs, mis l’accent sur la situation imprévisible en Somalie, en estimant que le Gouvernement de transition soutenu par la communauté internationale manquait cruellement de moyens financiers et humains pour faire face à l’insurrection armée qui paralyse le pays, alors que la capitale, Mogadiscio, reste une zone de guerre.  La majeure partie de la population est déplacée et les dommages collatéraux sont odieux et inqualifiables, a-t-il dit.  Soulignant les conséquences de la sécheresse extrême qui accable le pays, notamment dans le secteur de l’élevage, il a appelé à davantage de moyens pour faire face à la famine dont souffre la population somalienne.  Il faut davantage de troupes et mieux former l’armée somalienne, a-t-il ajouté, en s’inquiétant de la circulation d’armes, de la présence de combattants étrangers, ainsi que du risque de voir Al-Qaida s’installer en Somalie.  Par ailleurs, il a regretté que les négociations israélo-palestiniennes soient au point mort.  Il a également appelé au respect de la souveraineté du Yémen, en espérant que la paix soit bientôt rétablie dans le nord de ce pays.  Abordant la question de la réforme du système des Nations Unies, le représentant de Djibouti a estimé que l’Afrique, continent qui comprend le plus grand nombre de pays, devait obtenir deux sièges permanents au Conseil de sécurité avec droit de veto. 


M. ANTONIO PEDRO MONTEIRO LIMA (Cap-Vert) a débuté son propos en exprimant la profonde émotion ressentie par sa délégation après les événements qui se sont produits hier en Guinée.  Des soldats, a-t-il dit, ont ouvert le feu sur des civils.  Il a condamné sans équivoque « cet acte odieux qui entache tout un continent ».  Il a ensuite déclaré que, comme beaucoup de pays d’Afrique, le Cap-Vert était confronté à la question du crime organisé.  Avec les autres pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les Nations Unies, a-t-il poursuivi, nous sommes en train de mettre nos moyens en commun pour affronter ce défi.  Nous allons continuer à accorder une attention particulière à cette menace, a-t-il souligné.  Appelant au lancement d’actions multilatérales pour relever ce défi, M. Pedro Monteiro Lima a rappelé que les Nations Unies, en tant que conscience collective des nations du monde, demeurent l’élément central de leurs actions.


Abordant les questions économiques, le représentant a mis en garde contre la probabilité que les engagements qui ont été pris concernant la mise en œuvre de programmes favorables à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement ne soient pas respectés en raison de la chute brutale des investissements que le monde connait en ce moment.  Les pays à revenu intermédiaire auront besoin d’appuis accrus pour maintenir et augmenter le niveau de l’aide officielle au développement dont ils ont besoin.  La crise, a-t-il dit, exige une modification du système financier mondial.  Les partenaires doivent déployer des efforts en faveur des pays en développement pour éviter une crise humaine sans précédent, a-t-il poursuivi.  Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) le PNB mondial a diminué de 2,5% en 2009.  La croissance des pays en développement, quant à elle a diminué de 5,4% en 2008 et de 1,4% en 2009, ce qui signifie une baisse du revenu moyen par habitant; et donc une augmentation de la pauvreté.


Abordant les questions climatiques, le représentant a noté que le temps n’était plus à la tergiversation, mais à l’action concertée cohérente et systématique.  Le Cap-Vert, a-t-il poursuivi, a adopté une déclaration qui rend claire sa position sur cette question lors du Sommet sur le climat tenu le 22 septembre à New York.  En conclusion, il a réitéré un appel à la communauté internationale afin qu’elle soutienne les besoins spécifiques des états en matière d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques.


M. CAMILLO M. GONSALVES, (Saint-Vincent-et-les Grenadines) a estimé que les défis auxquels le monde faisait face renvoyaient tous à un enjeu central: le combat que mènent les puissants en vue de conserver un pouvoir dont la légitimité est révolue.  Nous vivons, a-t-il poursuivi, dans un monde gouverné par les normes et les théories du passé.  Notre incapacité à nous adapter, a-t-il encore estimé, a des conséquences désastreuses sur nos peuples.


Reprenant les propos du Président américain, M. Barack Obama, qui, mercredi dernier devant l’Assemblée générale, avait estimé que les défis du multilatéralisme trouvaient leur origine dans « le mécontentement généralisé face au statu quo », le représentant a noté que la même analyse s’appliquait tant au Conseil de sécurité, vieux de 63 ans, qu’aux institutions de Bretton Woods, âgées elles de 65 ans, de même qu’à l’embargo contre Cuba, qui date d’il y a 49 ans.  À cette liste, M. Gonsalves a encore ajouté les huit années de négociations toujours inachevées du Cycle de Doha, les 12 années d’existence du « protocole non contraignant de Kyoto », et les sept ans du « consensus non atteint de Monterrey ».  Au total, a relevé M. Gonsalves, c’est le statu quo géopolitique qui persiste.  Ce qui persiste, a-t-il poursuivi, ce sont les structures d’un monde hérité de la Seconde Guerre mondiale, sur les décombres du colonialisme et de l’exploitation, et qui s’est sclérosé pendant la guerre froide.


Le représentant a de même estimé que « notre mécontentement est causé non seulement par la stagnation, mais aussi par l’exclusion ».  Il a noté que même si son pays « disposait d’un siège dans cette enceinte sacrée, c’est souvent le siège d’un spectateur des drames de l’histoire ».  Les metteurs en scène et les acteurs de ce drame sont ailleurs que dans cette salle de l’Assemblée générale, a-t-il regretté.  Évoquant la crise financière, le représentant a relevé que son pays, comme d’autres, en subit les effets alors qu’il n’y avait pas contribué.  Il a dénoncé le G-20 qui s’est autoproclamé « premier forum de coopération économique internationale », tout en regrettant que son pays n’ait pas été invité.  M. Gonsalves a contesté la légitimité du G-20 de même que le bilan proposé par cette instance lors du dernier Sommet de Pittsburgh.  Les populations de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de même que celles des pays en développement, continuent à souffrir de l’impact de « la main invisible du marché », a-t-il noté.  Le représentant a en outre dénoncé la mise à l’index de son pays, classé parmi les « paradis fiscaux » du monde.  Il s’est aussi inquiété de l’impact de la criminalité et du trafic de drogues dans son pays et dans les Antilles en général.


M. ALEXANDRU CUJBA (République de Moldova) a dit appuyer le processus de réforme du Conseil de sécurité, déclarant notamment que son élargissement n’était pas seulement une question d’équité mais également d’efficacité.  Il a estimé « indispensable » que le Groupe des États d’Europe de l’Est puisse y siéger de façon non permanente.  Selon lui, le processus de réforme doit également être accompagné par une revitalisation des opérations de maintien de la paix.  M. Cujba a ensuite expliqué que le précédent Gouvernement communiste moldove avait nié l’existence d’une crise financière et économique dans le pays et que le nouveau Gouvernement, l’Alliance pour l’intégration européenne assumait depuis son élection au mois de juillet dernier la pleine responsabilité pour la gestion de cette crise en ravivant, entre autres, le secteur économique du pays.  Il a également précisé que son gouvernement accordait une attention particulière à la protection des libertés et droits fondamentaux, au fonctionnement des institutions démocratiques et à la liberté des médias.


Après s’être félicité de la tenue prochaine, en 2010, d’une Réunion de haut niveau sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le représentant a estimé que l’ONU devait renforcer son rôle avec les organisations régionales de manière, entre autres, à garantir la protection des droits de l’homme dans les régions séparatistes et à stabiliser la situation dans les pays en proie à un conflit interne.  L’intensification de la coopération internationale allant dans ce sens est d’une importance vitale pour la République de Moldova qui affronte un « phénomène sécessionniste » dans ses régions est, a-t-il indiqué.  Selon lui, la démilitarisation et la démocratisation de la région de Transnistrie sont indispensables pour trouver une solution viable à ce problème.  Il a affirmé que le nouveau Gouvernement allait intensifier ses efforts pour trouver une solution en prônant, notamment, une plus grande participation de la part de l’Union européenne et des États-Unis.  Il agira en accord avec la loi de 2005 sur le statut juridique spécial des localités situées sur la rive gauche de la rivière Dniestr, a-t-il par ailleurs précisé.  M. Cujba a ensuite dénoncé les actes des « soi-disant autorités transnistriennes », notamment l’imposition de frais de douane « illégaux », l’ingérence dans le processus électoral des villages situés sur la rive gauche du Dniestr et la violation du droit des citoyens moldoves d’étudier dans leur langue maternelle.


Sur la question des changements climatiques, le représentant a estimé qu’une coopération internationale était essentielle pour y faire face.  Selon lui, l’aide distribuée aux pays en développement et aux économies de transition doit être augmentée, et les Conventions de l’ONU sur les changements climatiques et la désertification ont un rôle essentiel à jouer.  Il a appelé de ses souhaits la conclusion d’un accord notable lors de la Conférence de Copenhague.  M. Cujba a par ailleurs affirmé que l’intégration européenne était un objectif stratégique majeur des politiques étrangères et intérieures de la République de Moldova.  Celle-ci, a-t-elle dit, compte sur l’appui de l’ONU et des États Membres pour réaliser ses objectifs politiques et socioéconomiques, notamment en ce qui concerne son intégration dans l’Europe, la résolution du problème transnistrien et le retrait des troupes militaires étrangères.


M. ANASTASSIS MITSIALIS (Grèce) a indiqué que son pays avait le privilège d’être à la tête de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), une des organisations de sécurité régionale les plus importantes du monde.  Il a indiqué que le processus de prise de décisions basé sur le consensus qui s’impose aux 56 membres de l’OSCE était la preuve de la puissance du multilatéralisme.  S’inquiétant de l’impact socioéconomique des changements climatiques sur l’économie mondiale, il a estimé que le moment était venu d’unir les efforts mondiaux pour lutter contre ce fléau, dans le respect du principe de responsabilité commune mais différenciée.  Il a dit que Copenhague sera l’occasion de vérifier la force de « notre ambition collective » de parvenir à un accord inclusif.  Soulignant les efforts de la Grèce en matière d’adaptation et d’atténuation, il a indiqué que son pays accordera 21 millions d’euros, d’ici à la fin 2011, aux efforts d’adaptation des pays les plus vulnérables.  


Citant l’impact de la crise économique mondiale, des changements climatiques et du fossé Nord-Sud sur les migrations, il a rappelé que 192 millions de personnes ont été poussées à quitter leur terre natale et que près d’un million de personnes avaient été arrêtées depuis 2000, en essayant de passer de la Turquie à la Grèce, à la recherche d’une vie meilleure.  Il a rappelé que la Grèce accueillera un Forum mondial sur les migrations internationales et le développement du 2 au 5 novembre 2009, dans le souci de parvenir à des propositions concrètes pour décourager la migration illégale, en multipliant les chances de développement dans les pays d’origine.  Il a rappelé que la Grèce était candidate à un siège au Conseil des droits de l’homme pour la période 2012/2015.  Il a souligné l’importance du Processus de Corfou qui traduit la volonté de parvenir à un système de sécurité européen redéfini.  Il a souligné la contribution importante, à cet égard, de la réunion ministérielle d’Athènes, en décembre dernier.  Saluant l’importance de la récente résolution 1887 du Conseil de sécurité sur le désarmement nucléaire, il a estimé important d’obtenir de nouvelles ratifications du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) et d’avancer sur la rédaction d’un traité sur l’arrêt de la production des matières fissiles. 


Il a déclaré que la région de l’Europe du Sud-Est et de l’est de la Méditerranée était au cœur de la politique étrangère grecque.  Il a estimé que cette région était vitale en termes de perspectives géopolitique et géostratégique.  Il a exprimé la volonté de la Grèce de travailler avec tous les pays de cette région pour y promouvoir la paix et la stabilité ainsi que la démocratie et des économies robustes, dans l’intérêt de la qualité de vie des citoyens.  Il a présenté une vision grecque s’appuyant sur quatre piliers: l’établissement de bonnes relations de voisinage; la pleine intégration de tous les pays d’Europe du Sud-Est au sein des structures européennes et euroatlantiques; la promotion d’une coopération régionale dans le domaine des infrastructures, de l’économie et du commerce ainsi que le renforcement des liens et des interactions culturelles au niveau des sociétés civiles. 


Regrettant la persistance de certains différends, le représentant a évoqué le différend de 15 ans sur la dénomination de l’ex-République yougoslave de Macédoine voisine.  Il a rappelé que la Grèce a accepté l’utilisation du terme « Macédoine » assorti d’un qualificatif géographique reflétant la réalité.  Il a rappelé que seule une partie de la grande région géographique de Macédoine faisait partie du pays voisin.  Comment ce pays peut-il prétendre à un droit exclusif sur ce nom, a-t-il demandé, en regrettant que les dirigeants de Skopje fassent preuve d’une politique et d’une rhétorique « anachroniques et contraires aux principes et aux relations de bon voisinage ».  Il a dit la volonté de la Grèce de parvenir à une solution qui respectera la dignité des deux pays et des deux peuples.  


S’agissant de la situation de Chypre, il s’est félicité que, grâce aux efforts du Président Christofias, un nouveau cycle de pourparlers avait commencé sous les auspices de l’ONU.  La Grèce est en faveur d’un règlement juste, durable et définitif sur la base des résolutions de l’ONU et compatible avec le cadre institutionnel, les principes et les valeurs de l’Union européenne, qui conduirait à la réunification de l’île.  Les deux communautés devraient pouvoir décider de leur avenir sans pression extérieure, a-t-il dit, en estimant que les calendriers artificiels, les échéances strictes ou les menaces permanentes d’une division n’ont pas leur place dans la recherche d’une solution durable et ne font que jeter le doute sur les véritables intentions de ceux qui les défendent.  La situation actuelle à Chypre est « inacceptable », a souligné le représentant, en accusant les forces turques de continuer à occuper une partie du territoire d’un État membre de l’Union européenne.  C’est la Turquie, a-t-il ajouté, qui détient la clef de la solution et qui sait qu’une telle solution accélèrerait son processus d’intégration à l’Union européenne.  Le représentant a invité la Turquie à mener toutes les réformes nécessaires et à répondre à toutes les conditions fixées pour son adhésion à l’Union européenne, en assurant que la Grèce appuierait alors cette adhésion.  


M. CARSTEN STAUR (Danemark) a déclaré que devant les défis environnementaux qui concernent tous les peuples de la planète, nous avions besoin, plus que d’une dynamique multilatérale, des Nations Unies.  Nous devons agir maintenant, a-t-il poursuivi, pour éviter les désastres potentiels.  En ce sens, il a énuméré les objectifs à atteindre à la rencontre de Copenhague, à savoir: trouver un accord global sur une réduction significative des émissions de CO2 et établir des objectifs à moyen et à long termes; s’entendre sur les moyens d’atteindre ces objectifs et mettre en marche les politiques et mesures pour les viabiliser.  Il n’y a aucune contradiction entre développement économique et politiques ambitieuses contre les changements climatiques, a insisté le représentant.


Abordant la question de la pauvreté, il a appelé la communauté internationale à assister les pays les plus pauvres pour les aider à atténuer les effets de la crise.  En Afrique, a-t-il dit, les pays ont du mal à réaliser les OMD.  Il a souligné la nécessité de se concentrer sur l’emploi des jeunes, l’émancipation économique des femmes et sur une croissance portée par le secteur privé.  Le Sommet de 2010 sur les OMD offre une bonne occasion d’identifier les voies et moyens d’accélérer leur réalisation.


Laissez-moi également, a-t-il dit, l’opportunité de saisir cette occasion pour encourager tous les États membres qui ne l’ont pas encore fait à devenir États parties au statut de la Cour pénale internationale (CPI).  Abordant le dossier nucléaire, il a lancé un appel à l’Iran et à la République populaire démocratique de Corée pour qu’ils s’acquittent de leurs obligations et entament des négociations sur leur programme nucléaire civil.   S’agissant de l’Afghanistan, il a admis que les élections y étaient loin d’être parfaites.  Nous devons, a-t-il estimé, nous engager avec le nouveau Gouvernement pour promouvoir au sein de la population le sentiment « crucial » de « légitimité » vis-à-vis de ce Gouvernement.  Notre rôle devrait être de renforcer le « Pacte » entre le Gouvernement et son peuple et s’assurer que ce Gouvernement se sente comptable de ses actes, a conclu le représentant, après avoir appuyé fermement les efforts du Secrétaire général pour réformer l’ONU.


M. RONALD JEAN JUMEAU (Seychelles) a expliqué que la vulnérabilité de son pays, peuplé seulement de 85 000 habitants, est encore plus prononcée aujourd’hui, dans une période marquée par la crise économique et financière entres autres, et les effets destructeurs des changements climatiques.  « Nous sommes conscients que les solutions à nos problèmes ne reposent pas uniquement entre nos mains », a poursuivi le représentant, qui a appelé l’ensemble des nations à tenir compte de leur responsabilité commune.


M. Jumeau a par ailleurs décrit les mesures prises par les Seychelles pour faire face aux difficultés nées des crises actuelles et améliorer leur situation économique, notamment les arrangements conclus avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui sont un exemple de responsabilité partagée.  Il est, selon lui, du devoir de l’Assemblée générale d’user de ce principe de responsabilité partagée, pour apporter des réponses aux problèmes planétaires.


Les Seychelles, qui sont en outre directement touchées par la piraterie, constatent avec satisfaction l’engagement de plusieurs États à combattre ce fléau dans l’océan Indien.  M. Jumeau a ensuite appelé la communauté internationale à prendre des mesures précises en ce sens, comme celles de s’attaquer aux racines du problème en Somalie, d’améliorer les échanges d’informations entre les États de la région et de renforcer les moyens militaires dans la région.


La protection de l’environnement est, pour les Seychelles, qui sont un petit État insulaire en développement, une obligation économique et une question de survie, a par ailleurs affirmé le représentant.  En ce sens, la lutte contre les changements climatiques est pour les Seychelles une bataille pour la survie, a-t-il soutenu, en appelant à une réponse urgente cohérente et effective face aux effets déjà visibles de ces changements climatiques.  Il a conclu en réitérant la volonté de l’Alliance des petits États insulaires, dont son pays est membre, de voir les participants à la prochaine Conférence de Copenhague sur les changements climatiques, accorder un intérêt à ce qu’ils considèrent comme impérieux pour leur survie, notamment, la réduction des émissions de gaz à effet de serre à plus de 85 % aux environs de 2050.


M. KODJO MENAN (Togo) a déclaré que la gouvernance politique, administrative et économique était essentielle à la consolidation de la paix et de la sécurité, et contribuait à accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a également indiqué qu’au Togo, le Gouvernement ne ménageait aucun effort pour créer des conditions de réformes audacieuses et poser les fondements d’un nouveau pacte républicain et de réconciliation nationale.  M. Menan a passé en revue nombre des réformes mises en œuvre par son gouvernement, notamment la création, au mois de mai dernier, d’une Commission vérité-justice-réconciliation qui a pour mission de faire la lumière sur les actes de violence à caractère politique que le Togo a connus de 1958 à 2005.  Il a également indiqué que le Code électoral avait été modifié dans le but d’alléger les conditions d’éligibilité à l’élection présidentielle, et que le Togo œuvrait à la recomposition de la Cour constitutionnelle, de la Commission nationale des droits de l’homme et de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication.  Au plan judiciaire, le vaste programme de modernisation de la justice se poursuit de façon satisfaisante, a poursuivi M. Menan, pour ensuite indiquer que le délit de presse avait été dépénalisé, et qu’un projet de loi sur l’abolition de la peine de mort avait été soumis à l’Assemblée nationale.  Le représentant du Togo s’est ensuite attardé sur le domaine de la santé, signalant notamment qu’un Plan national de développement sanitaire pour la période 2009/2013 avait été mis en place.


Sur la question de la non-prolifération, M. Menan a indiqué que son pays réitérait le vœu de voir la présente session de l’Assemblée générale prendre des engagements en vue de renforcer la dynamique de la réalisation du projet visant à la négociation d’un traité sur le commerce des armes légères.  Concernant le terrorisme, le représentant a estimé qu’il devenait « impérieux » d’améliorer et d’universaliser le cadre juridique international visant à lutter contre ce fléau.  M. Menan a ensuite estimé que le problème du trafic illicite de drogues à travers la côte Ouest-africaine constituait un véritable danger et un facteur de déstabilisation pour la sous-région.  Il a lancé un appel à la coopération internationale pour éradiquer ce phénomène afin de réinstaurer le climat de sécurité indispensable au développement.


Le représentant du Togo a par ailleurs estimé que l’ONU devait continuer à s’impliquer davantage dans la recherche de solutions en République démocratique du Congo, au Tchad, en République centrafricaine et au Darfour.  Il a demandé que des mesures urgentes soient engagées pour empêcher que la Somalie ne sombre dans le chaos.  S’agissant de la Côte d’Ivoire, a-t-il poursuivi, le Togo a noté « avec satisfaction » l’évolution politique positive dans ce pays depuis les accords d’Ouagadougou.  Il a, par ailleurs, encouragé la classe politique de la Guinée à trouver les voies et les moyens pouvant permettre un retour rapide à l’ordre constitutionnel.


M. OUMAR DAOU (Mali) a mis l’accent sur les conséquences catastrophiques sur les pays en développement des crises actuelles aux multiples facettes.  Alors que nous célébrons cette année le vingtième anniversaire de la Convention sur les droits de l’enfant, a-t-il ajouté, plus de 26 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour dans les pays en développement, de maladies qui, pour la plupart, auraient pu être évitées avec des moyens adéquats.  Il a appelé au renforcement des partenariats mondiaux pour le développement, afin de créer les conditions favorables à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. 


Dans cette perspective, a-t-il précisé, le Gouvernement du Mali a initié un projet novateur de localisation des OMD dans les 166 communes maliennes les plus vulnérables aux crises alimentaires.  Le représentant a affirmé que cette initiative s’inspirait de l’approche « Villages du Millénaire » qui s’inscrit dans l’esprit du Projet de développement économique et social (PDES) du Président de la République Amadou Toumani Touré, dont la première ambition est de permettre à tous les Maliens de manger à leur faim, d’avoir accès à l’eau potable et de bénéficier des soins de base dans un rayon de 5 kilomètres d’ici à 2015. 


Il a souligné les efforts du Gouvernement du Mali qui, par le biais d’un forum sur « l’initiative 166 » organisé en marge de la soixante-quatrième et présente session de l’Assemblée générale, s’est employé à sensibiliser davantage les partenaires au développement sur la nécessité d’accompagner les efforts de 2,5 millions de personnes vivant dans 3 000 villages maliens pour sortir de l’extrême pauvreté. 


S’agissant de la réalisation des OMD d’ici à 2015, il a espéré que les engagements des pays industrialisés, notamment ceux des Sommets du G-20 tenus à Washington, Londres et Pittsburgh, seront suivis d’effets.  Il a exhorté les institutions financières internationales et organismes de développement à accorder

toute l’attention voulue à la situation particulière du groupe des pays en développement sans littoral.  Il a rappelé la spécificité de ces pays en raison de l’absence d’accès à la mer et s’est dit convaincu que l’accélération de la mise en œuvre du Programme d’action d’Almaty contribuera pleinement à la réalisation des objectifs fixés. 


En ce qui concerne les changements climatiques, il a appelé la communauté internationale à intensifier ses efforts en vue de parvenir à un accord international à la Conférence de Copenhague en décembre 2009.  Soulignant les efforts du Mali en matière de promotion de la paix et de la sécurité internationales, il a cité la tenue prochaine à Bamako, d’une Conférence régionale sur la paix, la sécurité et le développement dans la bande sahélo-saharienne.  Notre vœu le plus ardent, a-t-il insisté, est de transformer l’espace sahélo-saharien en un havre de paix, de stabilité et de prospérité.  Par ailleurs, il a appuyé les résolutions pertinentes des Nations Unies sur le Moyen-Orient et la question palestinienne. Il a condamné fermement et sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations en saluant l’adoption, par l’Assemblée générale, de la Stratégie globale de lutte contre le terrorisme.     


M. CHARLES THEMBANI NTWAAGAE (Botswana) a estimé qu’il fallait donner les moyens et l’autorité aux Nations Unies pour leur permettre de faire face aux défis internationaux.  À cet égard, il s’est félicité des progrès en cours dans la réforme de l’Organisation.  Il a souligné que les pays en développement avaient été les plus touchés par la crise économique et financière mondiale et qu’ils attendaient une action concertée de la communauté internationale dans son ensemble, laquelle se traduirait, entre autres, par une nouvelle architecture financière mondiale.  Face au niveau de pauvreté de nombreuses économies, le représentant a préconisé un réexamen des stratégies actuelles de réduction de la pauvreté et une nouvelle politique axée sur l’augmentation du niveau de vie de tous.  S’agissant du VIH/sida, il a constaté qu’en dépit de l’élan politique et des actions internationales et nationales menées dans la lutte contre cette pandémie, les progrès n’avaient été que limités.  De nombreux pays traînent encore la patte dans l’application des politiques nécessaires, et il faut donc urgemment s’orienter vers l’accès universel à la prévention, au traitement et à la prise en charge du VIH/sida, a-t-il dit.  Le représentant a appelé à redoubler d’efforts pour la mise en œuvre de politiques adéquates.  Parmi les autres problèmes internationaux qui exigent une attention immédiate et durable, il a parlé de l’impact négatif des changements climatiques et a affirmé que la Conférence de Copenhague, en décembre, marquerait un moment historique pour les engagements internationaux post-Kyoto.  « L’histoire nous jugera si nous ne faisons pas preuve de la volonté politique nécessaire pour adopter les mesures requises pour sauver notre planète », a-t-il déclaré.


Par ailleurs, M. Ntwaagae a regretté que l’Afrique semble être le continent le plus touché par les conflits et la violence.  La Somalie reste, à son avis, l’un des foyers de tension les plus dangereux, et il estime qu’il est urgent d’y déployer une mission de stabilisation pour renforcer la Mission de l’Union africaine (AMISOM) et aider les processus de paix sur place.  Quant à la situation en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs, le Botswana lance un appel pour ne pas sous-estimer la gravité des problèmes restants, et cela en dépit des développements positifs récents.  Il a demandé que l’Union africaine et l’ONU restent aux côtés des pays en période postconflit pour les aider à prendre les mesures nécessaires à la stabilisation de la situation.  Reconnaissant que les causes profondes des conflits en Afrique sont souvent la

mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion des ressources et l’absence de démocratie, le représentant a souligné que toute solution durable passait par la consolidation du processus démocratique, du respect des droits de l’homme et de l’état de droit.


Le représentant a ajouté que son pays condamnait sans réserve les récents coups d’État ayant eu lieu en Mauritanie, en Guinée, en Guinée-Bissau, à Madagascar et au Honduras.  Il a appelé la communauté internationale à agir de concert pour isoler le régime actuel de Madagascar en ne le reconnaissant pas dans les instances internationales.  Dénonçant aussi la tendance au recours aux changements constitutionnels pour s’assurer le pouvoir à vie, M. Ntwaagae a déploré que cette pratique sape la démocratie.  Il a demandé que la communauté internationale réagisse en rejetant unanimement les transferts extraparlementaires, et en isolant les régimes illégaux jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel soit restauré.


Mgr CELESTINO MIGLIORE, Observateur permanent du Saint-Siège, a débuté son intervention par lire le préambule de la Charte des Nations Unies dans laquelle les peuples expriment leur croyance dans les droits humains, la dignité et l’égalité entre toutes les nations.  La plus solide et profonde contribution que l’Assemblée générale puisse apporter aux solutions des problèmes internationaux réside dans la promotion des principes contenus dans le préambule et l’Article 1 de la Charte, a-t-il poursuivi.  Devant l’implacable montée de l’interdépendance, même en plein milieu d’une récession mondiale, il y a nécessité d’une réforme des Nations Unies et des institutions économiques et financières internationales, a-t-il dit, reprenant les propos du pape Benoît XVI.  La nécessité d’avoir une organisation capable de répondre aux obstacles et à la complexité croissante des relations entre les peuples et les nations devient, selon lui, prépondérante.


Mgr Migliore a rappelé que le vrai développement impliquait nécessairement le respect de la vie humaine, lequel ne peut être déconnecté du développement des peuples.  À l’origine des crises internationales, a-t-il poursuivi, il y a la prétention des États et des individus à croire qu’eux seuls ont des droits, et leur réticence à prendre des responsabilités.  Le droit et le devoir des peuples ne dépendent pas seulement des traités internationaux et des résolutions des organes internationales, mais sont fondés dans les notions d’équité et de dignité de tous.  L’Observateur permanent a proposé que ce principe de responsabilité de protéger puisse être un catalyseur pour la réforme des procédures et des mécanismes et de la représentativité du Conseil de sécurité.  En conclusion, Mgr Migliore a manifesté sa solidarité avec le peuple du Honduras et a appelé les parties à trouver résolument une solution rapide.


Droit de réponse


Réagissant aux propos de Djibouti, le représentant de l’Érythrée a déclaré que ce dernier s’était engagé depuis un certain temps déjà dans une campagne publique contre l’Érythrée.  Il a expliqué que, dans un premier temps, l’Érythrée n’avait pas souhaité réagir à ces attaques pour éviter l’escalade d’une crise voulue par d’autres.  Il est « impensable », a-t-il dit, de condamner un État Membre sur la base d’informations partielles.  C’est pourquoi, a-t-il rappelé, nous avons demandé au Secrétaire général la constitution d’une commission d’enquête.  Le 10 juin 2008, a-t-il aussi affirmé, Djibouti a lancé une attaque contre l’Érythrée qui a été en mesure d’empêcher des conséquences excessives.  L’Érythrée, qui n’a aucune ambition territoriale et n’occupe aucun territoire djiboutien, est prête à reprendre les discussions si Djibouti le souhaite, a souligné le représentant, en estimant que l’un des moyens d’avancer est que Djibouti empêche des troupes hostiles à l’Érythrée d’occuper le mont Musa Ali. 


L’intervention de l’Érythrée est l’expression du déni et du mépris de la communauté internationale, a répondu la représentante de Djibouti.  Sans vouloir verser dans une polémique stérile, a-t-elle dit, ma délégation voudrait se limiter aux conclusions de la mission d’établissement des faits diligentée par les Nations Unies, qui mentionne que l’Érythrée a rejeté toute offre de négociations.  La représentante a mis l’accent sur la résolution 1862 du Conseil de sécurité du 14 janvier 2009 qui demande à l’Érythrée de retirer ses troupes de territoires djiboutiens occupés.  Regrettant l’absence de coopération de l’Érythrée, la représentante a rappelé que, ce pays, depuis son accession à l’indépendance, s’est livré à des agressions contre le Yémen, le Soudan et l’Éthiopie.  La déformation des faits ne peut être une attitude recevable lorsqu’on prétend être un Membre à part entière des Nations Unies, a-t-elle insisté, en estimant que la meilleure réponse à ce différend était la mise en œuvre de la résolution 1862 du Conseil de sécurité.   


Le représentant de l’Érythrée a précisé que la résolution 1862 avait été adoptée en toute méconnaissance des faits sur le terrain.  Nous avons souhaité examiner la situation avec calme, a-t-il dit, en regrettant que Djibouti ait choisi d’internationaliser ce différend.


Limitons-nous aux conclusions de la mission d’établissement des faits de l’ONU, a voulu la représentante de Djibouti pour qui, cette mission a souligné la bonne coopération de la partie djiboutienne et le rejet total par la partie érythréenne des offres de bons offices du Secrétaire général.  La représentante a invité les États Membres à s’appuyer sur le contenu du rapport de la Mission.  


Dans ses remarques de conclusion, M. ALI ABDUSSALAM TREKI, Président de la soixante-quatrième session de l’Assemblée générale, a noté qu’au cours du débat général de la soixante-quatrième session de l’Assemblée générale, un appel clair avait été entendu en faveur du dialogue et que les États Membres avaient témoigné de leur volonté de travailler de concert.  « Les défis auxquels nous devons faire face ne peuvent être résolus par un seul pays, ou une seule région, et notre interdépendance grandissante exige une réponse concertée et unifiée, fondée sur une compréhension mutuelle, une coopération internationale améliorée et le partage des responsabilités », a-t-il ainsi estimé. 


Le Président s’est notamment félicité de l’engagement renouvelé des États Membres en faveur d’un multilatéralisme « effectif et inclusif », et a fait part de son intention de travailler avec eux pour faire avancer cet objectif.  M. Treki a aussi pris note des appels lancés en faveur d’une plus grande cohérence au sein des regroupements politiques et régionaux.  L’Assemblée générale occupe une position unique pour assurer la synergie de ces efforts et établir des stratégies collectives pour notre bien commun, a-t-il affirmé.


M. Treki a également relevé les nombreuses préoccupations qui ont été soulevées au sujet des changements climatiques et la détermination des États Membres à s’assurer du succès de la Conférence de Copenhague.  Il faut à présent maintenir cet élan, a-t-il ajouté.


Passant à la prévention de conflit, le Président de l’Assemblée générale a estimé que davantage d’efforts devaient être déployés, notamment au Soudan et en République démocratique du Congo.  Il a également évoqué les préoccupations soulevées au sujet des conflits qui perdurent.  M. Treki a par ailleurs qualifié « d’intenable » la situation en Palestine, avant de se dire encouragé par les efforts déployés par le Président des États-Unis pour promouvoir une solution juste, durable et détaillé au conflit du Moyen-Orient.


Nous avons entendu des appels « passionnés » pour assurer l’existence d’un monde exempt d’armes nucléaires, a enchaîné M. Treki, qui s’est dit encouragé par l’intention déclarée des États Membres de prendre part, de manière constructive, à la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire.  Nous devons travailler ensemble afin de garantir une sécurité équitable pour tous, a-t-il notamment affirmé.


Pour M. Treki, « les États Membres ont été unanimes à reconnaître que la paix et la sécurité sont une partie intégrante du développement durable ».  Il existe également un large accord sur la nécessité d’apporter une réponse collective à la crise financière.  M. Treki a également dit avoir pris note des suggestions présentées pour le renforcement du système économique international, y compris les institutions de Bretton Woods. 


Nous ne pouvons nous permettre de laisser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) devenir la victime principale de la crise financière, a-t-il lancé, pour ensuite demander que des mesures draconiennes soient appliquées, notamment au vu de la tenue, en 2010, de la Conférence de haut niveau sur la crise financière et économique et de son impact sur le développement. 


M. Treki a également pris note des appels « urgents » lancés en faveur de la réforme du Conseil de sécurité, de l’examen du fonctionnement de la Commission de consolidation de la paix et du Conseil des droits de l’homme et enfin, de la revitalisation de l’Assemblée générale.  Nous poursuivrons ces objectifs ensemble, a-t-il promis.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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