LES TERRES ARIDES ET MARGINALES REPRÉSENTENT DES GISEMENTS POTENTIELS DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE, ESTIME BAN KI-MOON

SG/SM/11636-OBV/703
11 juin 2008

LES TERRES ARIDES ET MARGINALES REPRÉSENTENT DES GISEMENTS POTENTIELS DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE, ESTIME BAN KI-MOON

11/06/2008
Secrétaire général
SG/SM/11636
ENV/DEV/996
OBV/703
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LES TERRES ARIDES ET MARGINALES REPRÉSENTENT DES GISEMENTS POTENTIELS DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE, ESTIME BAN KI-MOON


On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse qui se déroulera le 17 juin 2008, sur le thème « Lutter contre la dégradation des terres pour une agriculture durable »:


Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, « Lutter contre la dégradation des terres pour une agriculture durable », nous rappelle l’importance de la terre comme patrimoine universel indispensable à la survie de l’humanité.  Or la dégradation des terres touche une part significative des terres arables de la planète et a un impact direct sur le niveau de vie des populations et le développement économique des pays.  Elle entraîne des pertes économiques pour les agriculteurs, elle perturbe les marchés alimentaires locaux et régionaux et elle est une source d’instabilité sociale et politique.


La pression démographique et la demande consécutive de produits agricoles entraînent un effondrement des systèmes traditionnels de gestion de la terre.  Ce phénomène est aggravé par l’adoption de nouvelles pratiques agricoles qui sont souvent des monocultures.  Des superficies toujours plus larges de bonnes terres sont mobilisées, sans souci d’assurer leur conservation, et les plus pauvres parmi les agriculteurs et les pasteurs sont repoussés sur des terres marginales.  La dégradation des terres a un impact particulièrement fort sur les femmes, du fait qu’elles consacrent traditionnellement beaucoup de temps et de travail aux activités agricoles et assurent la culture, la transformation, la gestion et la mise en marché de la plupart des produits alimentaires et autres ressources naturelles.


La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, qui concilie la double obligation de réduction de la pauvreté et de protection des écosystèmes des terres arides, traite de toutes ces questions dans une perspective globale.  Elle constitue aussi aujourd’hui le seul cadre juridique international dans lequel inscrire la restauration des terres arides et dégradées, et elle pourrait offrir une réponse de long terme à la nécessité de produire plus d’aliments pour une population toujours croissante.  Ces terres inexploitées pourraient aussi servir à produire des biocarburants et devenir ainsi une source de revenus pour leurs habitants.


Le moment est venu pour la communauté internationale de reconnaître que les terres arides et les terres marginales, où vivent près de la moitié des populations pauvres du monde, ne sont pas des terres incultivables.  Elles représentent plutôt des gisements potentiels d’intensification agricole au service de nos besoins tant alimentaires qu’énergétiques.  Renouvelons notre engagement à renverser la dynamique actuelle de dégradation des terres et de désertification! Faisons en sorte que la stratégie sur 10 ans adoptée l’année dernière à Madrid soit intégralement financée et appliquée! En cette Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, consacrons-nous à cette mission avec une énergie renouvelée!


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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