CONFÉRENCE DE PRESSE DE MARY ROBINSON, PRÉSIDENTE DE L’INITIATIVE POUR LA MONDIALISATION DE L’ÉTHIQUE ET DE BEATRIZ PAREDES, PRÉSIDENTE DU PARTI RÉVOLUTIONNAIRE INSTITUTIONNEL

Conférence de presse
6 mars 2007

CONFÉRENCE DE PRESSE DE MARY ROBINSON, PRÉSIDENTE DE L’INITIATIVE POUR LA MONDIALISATION DE L’ÉTHIQUE ET DE BEATRIZ PAREDES, PRÉSIDENTE DU PARTI RÉVOLUTIONNAIRE INSTITUTIONNEL

06/03/2007
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE MARY ROBINSON, PRÉSIDENTE DE L’INITIATIVE POUR LA MONDIALISATION DE L’ÉTHIQUE ET DE BEATRIZ PAREDES, PRÉSIDENTE DU PARTI RÉVOLUTIONNAIRE INSTITUTIONNEL


Comment faire avancer l’émancipation de la femme afin qu’elle joue le rôle politique auquel elle a droit?  L’Irlandaise Mary Robinson, ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, aujourd’hui Présidente de l’Initiative pour la mondialisation de l’éthique, « Realizing Rights », a, devant la presse, cet après-midi, tenté de répondre à cette question, aux côtés de la Mexicaine Beatriz Paredes, Présidente du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). 


Mary Robinson et Beatriz Paredes devaient participer par la suite à un débat thématique informel de l’Assemblée générale sur la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.


La Présidente de « Realizing Rights » a noté que certains pays en développement montraient la voie.   Elle a ainsi souligné que près de la moitié des membres du Parlement rwandais, soit 49%, étaient des femmes, même si cela s’explique en partie « pour des raisons tragiques » liées au génocide.  Elle a aussi noté que certains pays hispanophones comme le Chili et l’Espagne étaient à l’avant-garde, en ayant instauré la parité au sein de leur Gouvernement.


Pour l’ancienne Haut Commissaire aux droits de l’homme, « certaines formes de quotas peuvent accélérer grandement la participation des femmes ».  Elle a souligné que plus d’un million de femmes en Inde s’impliquaient dans la politique au niveau local grâce à un système de quota.  Elle a toutefois rappelé que le pourcentage de femmes politiques dans le monde était certes en augmentation mais qu’il ne dépassait pas les 17%. 


L’objectif minimal de 30% fixé par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes organisée à Beijing en 1995, n’est atteint que par les pays scandinaves et le Rwanda, a-t-elle noté.


Pour Beatriz Paredes, les médias peuvent jouer un rôle-clef en valorisant les efforts d’intégration des femmes et la participation des deux sexes au pouvoir.  En outre, ce qu’elle a appelé les « actions affirmatives de caractère électoral », « discrimination positive », mises en place dans certains pays d’Amérique latine, ont permis selon elle de faire progresser la participation des femmes. 


Cette participation est particulièrement visible au niveau local et la Présidente du PRI croit que des agences de l’ONU telles que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM) ont un rôle à jouer, en assurant des programmes de formation à la chose politique. 


Les femmes, en particulier, doivent apprendre à utiliser les moyens de financement dont elles sont souvent écartées par méconnaissance du système et des réseaux politiques, a estimé Mme Paredes.


Pour Mary Robinson, « l’espoir réside dans le fait que les femmes sont plus impliquées dans les processus de décision ».  Elle a cité l’exemple de la Chancelière allemande Angela Merkel et l’éventualité de l’accession de femmes à la fonction suprême dans des pays comme la France ou les États-Unis.  Elle y a vu une dynamique pouvant permettre « d’inverser une tendance générale qui à l’heure actuelle n’est pas très favorable » à l’émancipation féminine.


L’ancienne Haut-Commissaire a dénoncé par ailleurs le fait que 19% seulement des femmes atteintes du VIH/sida obtiennent l’aide nécessaire pour se faire soigner alors qu’elles représentent 57% des malades.  Interrogée sur la question de savoir si les droits de l’homme n’étaient pas un concept occidental que les pays riches chercheraient à imposer au reste du monde, elle a répondu que lorsque l’on demandait aux femmes les plus pauvres, ce que signifiaient les droits de l’homme pour elles, la réponse la plus fréquente était l’accès à l’eau potable et la protection contre la violence.  Elle a estimé que l’ONU peut beaucoup dans ces domaines et qu’elle doit être leader en la matière, en se montrant plus efficace.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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