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AG/10478
8 juin 2006

HAYA RASHED AL KHALIFA DE BAHREÏN EST ÉLUE PRÉSIDENTE DE LA SOIXANTE ET UNIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

8 juin 2006
Assemblée générale
AG/10478
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale

89e & 90e séances plénières – matin


HAYA RASHED AL KHALIFA DE BAHREÏN EST ÉLUE PRÉSIDENTE DE LA SOIXANTE ET UNIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


Outre ses Vice-Présidents, l’Assemblée élit les Présidents des Deuxième, Troisième, Quatrième et Sixième Commissions


L’Assemblée générale a élu, ce matin, par acclamation, Mme Haya Rashed Al Khalifa du Royaume de Bahreïn, Présidente de la soixante et unième session de l’Assemblée générale, qui sera ouverte le 12 septembre prochain.  Actuellement Conseillère juridique auprès de la Cour royale de Bahreïn, après avoir été Ambassadeur de son pays en France, et Représentante permanente auprès de l’UNESCO, Haya Rashed Al Khalifa sera la troisième femme à présider l’Assemblée générale des Nations Unies et la première depuis 1969.


Prenant la parole pour sa première déclaration devant les États Membres de l’Assemblée, la Présidente élue de la soixante et unième session de l’Assemblée générale a remercié le Groupe des États d’Asie, qui a choisi Bahreïn comme son candidat à la présidence de l’Assemblée générale.  Cette élection, a-t-elle dit, est un honneur pour le Royaume de Bahreïn, qui procède actuellement à de véritables réformes politiques et économiques globales et qui, en dépit de sa taille, a accompli des efforts considérables.  Après avoir rendu hommage au travail abattu par son prédécesseur, Jan Eliasson, Mme Al Khalifa a loué la manière dont le Secrétaire général, M. Kofi Annan, conduit les Nations Unies.  Elle s’est félicitée de la création de nouveaux organes au sein de l’ONU, dont le Conseil des droits de l’homme, la Commission pour la consolidation de la paix et le Fonds central d’intervention d’urgence.  La naissance de ces organes entre dans la réforme engagée par le Secrétaire général, a souligné Mme Al Khalifa.  L’ONU fait face aujourd’hui à de nombreux défis à travers le monde, a-t-elle poursuivi.  La communauté internationale a besoin de déployer des efforts coordonnés pour les résoudre.  Il est donc impératif d’identifier les blocages et les goulots d’étranglement qui existent au sein du système international et de développer un système basé sur un multilatéralisme efficace qui puisse atteindre des résultats tangibles qui eux-mêmes doivent être en accord avec la Charte.


Nous avons besoin de renforcer les relations entre l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, l’ECOSOC et les autres organes de l’ONU, a ensuite recommandé Mme Al Khalifa.  Il est d’autre part nécessaire de renforcer les partenariats entre l’ONU, les organisations régionales et la société civile.  À travers le monde, on voit de plus en plus de souffrances, causées par des différends politiques, les guerres, le terrorisme, la pauvreté et la malnutrition, a-t-elle constaté.  De plus en plus aussi, les femmes sont nombreuses à subir ces souffrances.  Nous devons veiller à ce qu’elles bénéficient pleinement de tous  les droits de l’homme inscrits dans la Charte des Nations Unies, a dit la Présidente élue.


Il est impératif que les États et les sociétés communiquent mieux entre eux, afin de trouver des terrains d’entente, a-t-elle ensuite dit.  Il est incompréhensible qu’alors que les technologies de l’information et de la communication ont fait d’immenses progrès, les États et les sociétés aient encore tant de mal à se parler.  L’Internet a permis la création d’une véritable bibliothèque universelle, ce qui, il y a quelques décennies, était encore inimaginable, a dit Mme Al Khalifa.  Nous devons donc être conscients que la technologie peut rapprocher les différentes composantes de l’espèce humaine, a-t-elle suggéré.


Il est crucial que la communauté internationale parvienne à un consensus sur une stratégie globale de lutte contre le mal le plus pernicieux auquel elle fait face aujourd’hui, et qui est le terrorisme, a souligné la Présidente élue.  Mais peut-elle le faire sans résoudre les questions de la pauvreté, du chômage, de l’analphabétisme et de l’extrémisme sous toutes ses formes?  Est-il possible de mettre fin au terrorisme si on ne revoit pas les programmes scolaires qui inculquent son idéologie aux enfants?  Il est temps que l’éducation soit mise au centre des préoccupations internationales, a insisté Mme Al Khalifa en recommandant l’adoption de programmes scolaires qui promeuvent la tolérance, l’ouverture, l’esprit critique et la créativité.  Mme Al Khalifa a ensuite déclaré qu’elle souhaitait présider les travaux de l’Assemblée dans un esprit de transparence et de respect pour tous les points de vue.


Prenant la parole à l’issue de l’élection de Mme Al Khalifa, le Président de la soixantième session de l’Assemblée générale, Jan Eliasson (Suède), a déclaré que l’élection de Mme Al Khalifa était une reconnaissance de ses talents et de l’engagement profond du Royaume du Bahreïn envers les principes et les missions des Nations Unies.  Mme Al Khalifa, qui a été une pionnière en matière juridique, a été un défenseur des droits fondamentaux des femmes non seulement dans son pays, mais aussi au niveau international, a dit Jan Eliasson.  Actuellement Conseillère juridique du Roi de Bahreïn, Mme Al Khalifa a aussi été Ambassadeur de son pays en France et Représentante permanente du Bahreïn auprès de l’UNESCO, a indiqué M. Eliasson.  Tout au cours de sa carrière professionnelle, elle a joué un rôle exceptionnel pour défendre les droits des femmes dans son pays et auprès des juridictions nationales.  Ici, aux Nations Unies, son élection est une importante contribution à l’égalité des femmes au sein de l’Organisation.  Elle sera la troisième femme à présider l’Assemblée générale de l’ONU et la première depuis 1969, a précisé M. Eliasson, en assurant qu’il ferait tout ce qui est possible pour faciliter la transition entre les soixantième et soixante et unième sessions de l’Assemblée.


Les représentants du Zimbabwe, de la Turquie, de l’Albanie, de Cuba, de l’Irlande et de l’Algérie, s’exprimant au nom de leurs groupes régionaux respectifs, ont félicité la Présidente élue et salué le travail accompli par le Président sortant, Jan Eliasson.


L'Assemblée a ensuite pourvu les sièges de ses 21 vice-présidences qui seront occupés par le Cameroun, la Guinée, la Jamahariya arabe libyenne, le Nigéria, l'Ouganda et le Zimbabwe (Groupe des États d'Afrique); le Bhoutan, l'Indonésie, le Koweït et les Philippines (Groupe des États d'Asie); la Croatie (Groupe des États d'Europe de l'Est); le Chili, la Colombie et Haïti (Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes); le Liechtenstein et les Pays-Bas (Groupe des États d'Europe de l’Ouest et autres États); et la Chine, les États-Unis, la Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni (représentants des Membres permanents du Conseil de sécurité).


L'Assemblée a, par ailleurs, élu les présidents et autres membres des Bureaux de quatre de ses Commissions.  Ainsi, la présidence de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) est revenue à Madhu Raman Acharya du Népal; et les postes de vice-président, à Larbi Djacta de l'Algérie et à Mónica Bolaños Pérez du Guatemala.  Rana Salayeva de l'Azerbaïdjan assumera les fonctions de rapporteur.  Le troisième vice-président sera désigné à une date ultérieure. 


La Commission économique et financière (Deuxième Commission) sera présidée par Tiina Interlmann de l'Estonie, qui sera assistée de trois vice-présidents, à savoir Prayono Atiyanto de l'Indonésie, Aboubacar Sadikh Barry du Sénégal et Benedito Fonseca Filho du Brésil.  La Commission doit encore élire son rapporteur.


La Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission) aura à sa présidence, Hamid Al Bayati de l'Iraq; et aux postes de vice-président, Jorge Ballestero du Costa Rica, Lamin Faati de la Gambie et Sergei A. Rachkov du Bélarus.  Elena Molaroni de Saint-Marin occupera le poste de rapporteur.  Enfin, la Commission des questions juridiques (Sixième Commission) aura à sa présidence Juan Manuel Gómez Robledo du Mexique, et à ses postes de vice-président, Sivagurunathan Ganeson de la Malaisie, Theodor Cosmin Onisii de la Roumanie, et Stefan Barriga du Liechtenstein.  Mamadou Moustapha Loum du Sénégal occupera le poste de rapporteur.


L'élection des membres des Bureaux de la Commission des questions de désarmement et de sécurité internationale (Première Commission) et de la Commission des questions administratives et budgétaires (Cinquième Commission) a été reportée à une date ultérieure.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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