L’EXPÉRIENCE DU BRÉSIL DANS LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA EST CITÉE EN EXEMPLE DEVANT LA COMMISSION DE LA POPULATION ET DU DÉVELOPPEMENT

POP/924
6 avril 2005

L’EXPÉRIENCE DU BRÉSIL DANS LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA EST CITÉE EN EXEMPLE DEVANT LA COMMISSION DE LA POPULATION ET DU DÉVELOPPEMENT

06/04/2005
Communiqué de presse
POP/924

Commission de la population et du développement

Trente-huitième session

5e & 6e séances - matin & après-midi


L’EXPÉRIENCE DU BRÉSIL DANS LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA EST CITÉE EN EXEMPLE DEVANT LA COMMISSION DE LA POPULATION ET DU DÉVELOPPEMENT


L’inscription d’urgence de nouvelles cibles concernant les soins de santé génésique dans les Objectifs du Millénaire pour combattre la pandémie ne fait pas l’unanimité


« Dans le domaine crucial de la lutte contre la pandémie du VIH/sida, le Brésil ne prétend pas imposer des normes éthiques ou morales à sa population, mais s’attache plutôt à préserver la vie des personnes à risque ou vivant avec la maladie », a déclaré ce matin à la Commission de la population et du développement le docteur Paulo Teixeira, consultant principal du Programme d’action contre le VIH/sida dans l’État de São Paulo.


Invité par la Commission à faire un exposé sur les méthodes que le Brésil a adoptées avec succès pour contrôler la propagation de l’épidémie et assurer des soins adéquats aux personnes déjà infectées, M. Teixeira a estimé que l’expérience acquise par son pays pouvait servir de modèle à d’autres États en développement.  Pays-continent aux grandes inégalités sociales, le Brésil a cependant pu stabiliser la progression de la maladie, la prévalence du VIH y étant aujourd’hui de 0,6%, a indiqué le Dr Teixeira.  Sur une population de 182 millions d’habitants, le Brésil compte 350 000 cas de sida, ce qui le démarque d’autres pays en développement comme l’Afrique du Sud qui, il y a 13 ans, avait pourtant un profil épidémiologique identique à celui du Brésil.  La stratégie brésilienne s’appuie sur le traitement, la prévention, et le plaidoyer en faveur des droits des personnes malades, a précisé M. Teixeira en proposant ce modèle, qui permet de contrôler l’expansion de l’infection par le VIH, aux autres pays en développement.


Parlant de l’accès aux médicaments, qui est un des aspects critiques des stratégies de lutte contre la pandémie et a été le sujet de nombreux débats et propositions au niveau multilatéral, M. Teixeira a dit que la baisse du coût des médicaments, et les négociations que son pays a menées avec les grands groupes pharmaceutiques, ont permis au Brésil de fournir gratuitement des médicaments anti-rétroviraux aux patients à des prix raisonnables.  À cet égard, il a dit qu’en 1999, le Brésil avait dépensé 336 millions de dollars pour traiter 85 000 personnes infectées, et qu’en 1984 ces dépenses s’étaient élevées à 172 millions de dollars, ce qui avait permis de prendre en charge 150 000 personnes.


Dans la déclaration qu’elle a faite cet après-midi, la représentante du Programme conjoint d’ONUSIDA a dit que la politique de lutte contre la pandémie qu’il préconisait aux pays s’appuyait sur la création d’un cadre unique d’action qui puisse fournir la base de la coordination des actions menées par les différents partenaires; ainsi que d’une autorité nationale de coordination, et d’un mécanisme de surveillance et dévaluation des efforts accomplis au niveau de chaque pays.


Concernant les méthodes d’information, de prévention et de soins, la majorité des délégations qui se sont exprimées aujourd’hui ont apporté leur soutien à la promotion de services de santé génésique et à un accès universel, et si possible gratuit en ce qui concerne les femmes et les filles, à leurs prestations.  Elles ont aussi déclaré leur soutien à la gratuité de la distribution de préservatifs aux populations, notamment aux jeunes, qui devraient recevoir une attention particulière, afin de les sensibiliser à leurs responsabilités et au respect des droits des femmes et des jeunes filles qui sont devenues les principales victimes de l’infection par le VIH, bien qu’elles prennent moins de risques que les hommes dans leurs comportements sexuels.  Exprimant la différence du point de son pays, la représentante des États-Unis a indiqué que son Gouvernement n’accepterait pas l’inscription de nouvelles cibles concernant la VIH/sida comme « questions urgentes à résoudre » dans la réalisation les Objectifs du Millénaire pour le développement.  D’autre part, a-t-elle estimé, la croissance démographique n’est pas l’une des principales causes responsables de la montée de la pauvreté, les États-Unis pensant que les États devraient plutôt porter leurs efforts sur la création de conditions plus favorables à l’investissement et à l’entreprise privée.


Outre les délégations citées ci-dessous, celles dont la liste suit ont fait part de leurs positions: Irlande, Ghana, Nicaragua, Jordanie, Jamaïque, Venezuela, Gambie, Pays-Bas, Chine, Cuba, Norvège, Zambie, Belgique, Bulgarie et Suède.  On aussi pris la parole, l’Organisation internationale pour les migrations, le Forum Parlementaire asiatique pour la population, l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population, Family Care international, Planned Parenthood, Franciscans International, World population Foundation et CICNRD.


La Commission de la population et du développement poursuivra ses travaux demain, jeudi 7 avril.   


Débat général consacré à l’expérience des pays dans le domaine de la population: population, développement et VIH/sida et leur rapport avec la pauvreté


Déclarations


M. JOHN JACKSON (Irlande) a déclaré que son pays avait triplé le montant de son aide en appui aux activités de lutte contre le VIH/sida qui est passée de 158 millions d’euros en 1997 à 475 millions d’euros en 2004, puis à 535 millions d’euros en 2005.  Il a indiqué que ces ressources avaient pour but de renforcer l’assistance aux pays les plus touchés par l’épidémie, notamment les pays de l’Afrique subsaharienne.  Nous accordons beaucoup d’importance à ONUSIDA et appuyons entièrement les prémices de « Trois uns » (Three Ones).  L’Irlande a contribué à hauteur de 30 millions d’euros au Fonds des Nations Unies contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.  Elle soutient l’objectif visant à accorder des traitements à 3 millions de séropositifs en 2005.  Le représentant a estimé que souvent le VIH/sida constituait le principal obstacle à la réduction de la pauvreté et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), compte tenu de ses effets sur l’économie et les communautés.  Il a défini l’accès universel à la santé génésique et à la planification familiale comme le meilleur moyen de contribuer à la lutte contre la pandémie du sida et d’atteindre les Objectifs du Millénaire.


M. F FREDERICK T. SAI (Ghana) a déclaré que son Gouvernement avait pris des engagements politiques fermes en vue d’enrayer la pandémie di VIH/sida et avait lancé à cet effet un programme national d’information et de prévention.  La classe d’âge de 15 à 30 ans est en ce moment la plus affectée par la maladie, a-t-il indiqué.  Entre 2002 et 2003, il y a eu un léger déclin du rythme de progression des infections, mais la situation des travailleurs sexuels a continué à s’aggraver dans les zones urbaines et dans les zones frontalières, où vivent des populations migrantes, a dit le représentant.  Les efforts de lutte contre la pauvreté menés par le Gouvernement ghanéen et ses partenaires internationaux subissent l’impact négatif de la pandémie, a-t-il regretté.


M. OSCAR JARQUIN BARBERENA (Nicaragua) a indiqué que la croissance démographique et les migrations avaient un impact décisif sur le développement économique dans un pays où elle augmente annuellement de 2,6%.  Il a précisé que son Gouvernement avait mis en place un plan national de développement et un plan national de santé qui s’appuient sur les objectifs et priorités de la Conférence du Caire en tenant compte notamment des prévisions selon lesquelles il y aura 627 000 jeunes de plus au Nicaragua en 2015 par rapport à aujourd’hui.  S’agissant du VIH/sida, il a précisé que les plus récentes statistiques de mars 2005 montraient que le VIH/sida s’était développé à hauteur de 68% depuis 2002, 1 682 séropositifs ayant été enregistrés durant cette période.  Le taux de prévalence est le plus élevé parmi les 20–35 ans.  Le Gouvernement du Nicaragua avec l’appui du programme ONUSIDA a investi 200 000 dollars dans l’acquisition de médicaments anti-rétroviraux.  Les dépenses visant à couvrir les frais d’hôpitaux ont été estimées à 900 000 de dollars pour la période mai 2003 à mars 2005.  Le représentant a rappelé toute l’importance du programme d’action de la Conférence internationale sur la population et développement (CIPD) adopté au Caire en 1994 et les priorités dégagées par l'Assemblée générale à l’occasion de l’examen de la CIPD+5.  Il a réitéré l’opposition du Gouvernement du Nicaragua à tout recours à l’avortement comme un moyen de régulation des naissances.  Il a rappelé que pour sa délégation, les termes « santé sexuelle et reproductive », « droits sexuels », « services de santé génésique et reproductive », étaient acceptés à condition qu’ils n’englobent pas l’avortement.  


M. ZUHAIR AL-KAYED (Jordanie) a déclaré que la Jordanie compte aujourd’hui 386 personnes infectées par le VIH dont 139 sont de nationalité jordanienne, les 247 restant étant des ressortissants d’autres pays.  55% des cas de VIH sont dus à une transmission sexuelle, a dit M. Al-Kayed.  Le faible nombre de cas de VIH/sida en Jordanie est dû à la discipline et aux préceptes de vie promus par la religion islamique, a estimé le représentant.  Notre pays se joint à d’autres délégations pour demander que des politiques et des plans d’actions plus stricts soient adoptés et mis en œuvre dans les régions qui sont les plus touchées par la pandémie, notamment l’Afrique.  Souffrant de taux de fécondité élevés et d’une croissance démographique qui reste forte, la Jordanie n’arrive pas à combattre la pauvreté autant qu’elle le voudrait, a-t-il poursuivi.  Notre pays a besoin d’assistance pour offrir aux familles des services de santé reproductive, a-t-il indiqué.   


M. WILLIAMS (Jamaïque) a présenté les progrès de son pays en matière démographique en ajoutant que ces acquis étaient actuellement menacés par les conséquences du VIH/sida, mais aussi par la criminalité et les accidents de la route.  Il a indiqué que, selon les estimations, le nombre des personnes âgées pourrait doubler dans les 30 prochaines années, une augmentation qui représentera un défi majeur pour le Gouvernement.  La Jamaïque, pays en développement à bas revenus qui a atteint l’objectif de l’éducation universelle, a-t-il ajouté, est en bonne voie pour éliminer la pauvreté absolue.  S’agissant du VIH/sida, il a noté que le nombre de cas relevés depuis 1982 s’élevait à plus de 8 000.  Il a estimé que 20 000 personnes étaient actuellement séropositives et que 65% de ces personnes ne le savaient pas.  54% de tous les cas nouvellement signalés concernent des personnes de 20 à 39 ans, alors que les adolescentes de 10 à 19 ans courent trois fois plus de risque d’être contaminées que les hommes du même âge.  Il a déclaré que la prévention, le traitement et les soins constituaient les piliers de la politique nationale multisectorielle.  Le Comité national contre le VIH/sida comprend, outre les représentants des ministères concernés, des représentants de la société civile et du secteur privé.  Le Ministère de l’éducation a organisé plus de 20 ateliers pour ce qui concerne la diffusion de l’information à l’école.  Le représentant a précisé que son pays avait bénéficié récemment d’une aide du Fonds mondial des Nations Unies contre le VIH/sida et de la Fondation Clinton, ce qui a permis la mise en place de 14 centres publics de traitement.   


M. CARLOS LAZO (Venezuela) a déclaré que la pauvreté et l’exclusion sociale étaient des causes de la propagation du virus du VIH qui s’est accélérée au fur et à mesure que l’on imposait les règles de la mondialisation.  Dans de nombreux pays développés, le VIH/sida n’est plus une maladie mortelle, mais une maladie chronique, contrairement à la situation qui prévaut dans les pays en développement, où la plupart des personnes infectées meurent rapidement, a constaté M. Lazo.  Au Venezuela, la contamination a trois causes principales: l’homosexualité, l’usage des drogues et la transmission hétérosexuelle.  Les plans de lutte mis en place par le Gouvernement du Président Chavez contribuent de plus en plus à la prévention de la maladie et à la prise en charge des malades, a dit le représentant.  La coopération avec Cuba a permis au Venezuela de renforcer ses capacités humaines de lutte contre la pandémie, le Gouvernement cubain ayant offert des possibilités de formation de médecins et autres cadres de santé au Venezuela, a-t-il indiqué en ajoutant qu’il fallait désormais à ces initiatives la fourniture gratuite de médicaments aux malades par les structures créées par le Gouvernement. 


M. ABDOU TOURAY (Gambie) a affirmé que la santé génésique et la parité entre les sexes constituaient des éléments indispensables à la réalisation des objectifs de développement de son pays.  Il a précisé que les progrès de la Gambie se traduisaient notamment par la réduction du taux de croissance démographique, la réduction des taux mortalité infantile et maternelle, l’augmentation de celui de la scolarisation des filles ainsi que du nombre de femmes occupant des postes décisionnels.  Nous avons intégré les objectifs de santé génésique à nos soins de santé primaires, a-t-il ajouté.  Nous avons mis à disposition des médicaments anti-rétroviraux et avons pris des mesures dans le souci d’enrayer la transmission de la maladie de la mère à l’enfant.  Nous allons continuer à reconnaître les liens entre les priorités de la CIPD et les OMD et sommes convaincus que ces derniers ne pourront pas être atteints sans la mise en œuvre des objectifs fixés au Caire en 1994.


Mme MONIQUE HALLMANN (Pays-Bas) a déclaré que son pays avait adopté une approche globale de lutte contre le VIH/sida en impliquant notamment les jeunes dans la conception et la mise en œuvre des programmes.  Le Gouvernement néerlandais a choisi la voie du pragmatisme et collabore étroitement avec les ONG pour toucher effectivement toutes les couches de la population.  La priorité a été donnée à la prévention, à l’information, à la distribution de seringues propres aux toxicomanes, et à l’implication des professionnelles du sexe dans les programmes menés.  Le Gouvernement des Pays-Bas encourage d’autre part les groupes d’assurance à fournir des polices d’assurance-vie aux malades séropositifs qui sont sous traitements, afin de leur éviter de tomber dans l’insécurité, une police d’assurance-vie étant nécessaire à l’obtention d’un emprunt hypothécaire aux Pays-Bas.  Les comportements et les habitudes sexuelles des jeunes étant difficiles à changer, les programmes de prévention s’appuient essentiellement sur l’utilisation de moyens de culture populaire qui touchent directement un public adolescent, a dit la représentante.  Les Pays-Bas ont donc lancé l’initiative « Dance for Life » qui a reçu l’appui d’ONUSIDA, du Secrétaire général de l’ONU et de l’Union européenne.  Nous appelons les autres États Membres à se joindre à cette initiative qui pourrait mobiliser les jeunes du monde entier en se servant de la culture populaire à laquelle ils sont sensibles, a dit la représentante.


Mme RU XIAOMEI (Chine) a déclaré que sa délégation avait beaucoup appris des interventions des experts entendues au cours de cette session.  Elle a souligné l’importance d’une meilleure coopération interorganisations et d’une utilisation optimum de l’aide internationale.  Elle a salué l’importance du programme Chine-FNUAP en cours qui a permis de lancer un projet pilote visant à l’intégration des services de santé génésique et de planification familiale comme un moyen de lutte contre le VIH/sida.  Elle a ajouté que les autorités chinoises accordaient une grande importance à la coopération interorganisations.  Dans la province du Yunnan, la plus touchée par la maladie, une campagne de promotion du préservatif a été menée dans le cadre d’une opération de prévention de la maladie.  Une attention spécifique doit être accordée aux groupes les plus vulnérables, a-t-elle estimé.  La Chine tient le plus grand compte des influences que peuvent avoir les traditions et les cultures locales sur le phénomène du VIH/sida.  C’est pourquoi, elle associe les représentants des différents groupes religieux ou culturels aux campagnes de prévention.


M. ORLANDO REQUEIJO GUAL(Cuba) a déclaré que son pays, dont la population a toujours participé aux affaires publiques, avait déjà atteint certains Objectifs du Millénaire pour le développement.  Cuba n’a pas eu à faire beaucoup d’efforts pour atteindre les objectifs relatifs à l’équité entre hommes et femmes, puisque ce principe faisait déjà partie de ses politiques nationales, a indiqué le représentant.  La prévalence du VIH est faible à Cuba, a-t-il ajouté.  Elle est de 0,05% pour la population générale, et de 0,02% en ce qui concerne la transmission de la mère à l’enfant.  Le Gouvernement cubain accorde néanmoins la priorité dans ses programmes de santé au contrôle de la pandémie, a indiqué le représentant en précisant que les médicaments anti-rétroviraux étaient gratuitement fournis par le Gouvernement aux personnes infectées.


M. JOTHAM MUSINGUZI(Ouganda) a déclaré qu’il faut coordonner la lutte contre le VIH/sida avec celle qui est menée contre la pauvreté.  Pour être efficaces, les efforts déployés dans ces deux domaines doivent aller de pair et être coordonnés, a estimé le représentant.  La pandémie du VIH/sida met en danger la sécurité alimentaire de l’Ouganda et prive aussi le pays d’un nombre important de ses ressources humaines formées à grand frais.  L’Ouganda est conscient de l’importance des dispositifs de santé génésique et appelle par conséquent ses partenaires du développement à le soutenir dans ce secteur.


Mme PATRICIA CHISANGA KONDOLO (Zambie) a déclaré que nul ne pouvait aujourd’hui disputer le lien qui existe entre VIH/sida et pauvreté.  La pandémie est venue ajouter une dimension dévastatrice à la situation déjà précaire des populations, a poursuivi la représentante.  Parlant des efforts déployés par son pays, elle a indiqué que la priorité était accordée à la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, à la prise en charge des orphelins, et à un soutien aux personnes vivant avec la maladie.  Malheureusement, la Zambie a trop peu de moyens pour garantir l’accès de ses malades aux médicaments, a regretté la représentante.


Mme CECILE CHAROT (Belgique) a indiqué que la lutte contre le VIH/sida constituait une priorité de la coopération belge et que dans ce cadre la Belgique avait nommé un Ambassadeur sida.  La politique de la Belgique s’axe autour de la priorité donnée à la lutte contre le VIH/sida dans la réduction de la pauvreté, l’augmentation et l’utilisation optimale des moyens, le développement d’un partenariat en matière de sida et une tentative de faire la différence dans un certain nombre de pays prioritaires, notamment en Afrique centrale.  Il nous paraît primordial, a-t-il ajouté, d’adopter une approche équilibrée combinant prévention, traitement, soutien, soins, recherche et aspects commerciaux, comme l’utilisation des médicaments génériques dans la lutte contre ce fléau.  En matière de santé reproductive, la Belgique souligne la nécessité de combattre les violences sexuelles, ce qui a implicitement un impact sur la prévention du VIH/sida en raison du lien de cause à effet entre les violences sexuelles et la maladie.  Il a précisé que l’engagement de la Belgique à cet égard, se traduisait par une contribution du vaste programme de lutte contre la violence sexuelle dans trois provinces de la République démocratique du Congo, en visant le renforcement des capacités de veille et de réponse médico-sanitaire, psychosociale, juridique et socioéconomique. 


Mme KELLY RYAN(États-Unis) a déclaré que son pays n’était pas favorable à l’adoption de nouvelles cibles dans les Objectifs du Millénaire pour le développement.  Quand les OMD ont été adoptés, c’était au cours d’une réunion au sommet, a indiqué la représentante.  Aucune commission organique de l’ECOSOC n’a jamais modifié un texte agréé au plus haut niveau au cours d’une de ses sessions ordinaires, a-t-elle argué.  Les États-Unis sont donc contre toute modification du contenu des OMD.  Notre pays, a-t-elle poursuivi, estime que la croissance démographique n’est pas réellement responsable de l’augmentation de la pauvreté.  La communauté internationale devrait plutôt mettre l’accent sur la création de conditions propices à la création d’entreprises nationales et aux investissements étrangers.  D’autre part, a dit la représentante, les États-Unis n’ont jamais accepté de verser 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement et ne changeront pas leur position sur cette question.


Mme NANVIK (Norvège) a déclaré que son pays était de plus en plus touché par la pandémie du VIH/sida.  Aussi le Gouvernement a-t-il décidé de lancer des actions d’envergure de prévention et de rendre universel l’accès aux préservatifs.  La Norvège estime que les services de santé génésique sont un point important d’accès aux soins et à la prévention, et elle soutient un accès égal à ces services pour toutes les couches de sa population, a dit la représentante.  D’autre part, la Norvège aimerait attirer l’attention de la Commission sur les violences faites aux femmes et le harcèlement sexuel, qui aggravent leur vulnérabilité au virus.  La promotion des droits des femmes devrait devenir un objectif central des politiques préconisées par la communauté internationale.


Mme ULLA STRÖM (Suède) a dit que le Parlement suédois était parvenu à un consensus sur le VIH/sida et avait inscrit l’accès universel aux soins de santé génésique comme une priorité nationale de l’agenda de la Suède.  Le Gouvernement a pour sa part nommé un ambassadeur spécial chargé de coordonner les initiatives nationales et internationales relatives au VIH/sida, a dit la représentante.  Au plan international, la Suède apporte son soutien aux programmes menés par l’UNICEF, le FNUAP et le PNUD.  La Suède estime que les politiques basées sur la seule abstinence ne peuvent apporter des solutions efficaces pour contrer aux dangers de la pandémie du VIH/sida.


Mme SHIRING MESTAN(Bulgarie) a déclaré que les pays en transition traversaient des circonstances particulières en matière de santé publique, de protection des femmes et de lutte contre le VIH/sida.  La majorité des Bulgares ont en moyenne un enfant par couple, a indiqué la représentante, tandis que les familles de la minorité Rom ont beaucoup plus d’enfants, généralement de six à huit par foyer.  Le Gouvernement s’efforce donc de convaincre les groupes bulgares d’avoir plus d’enfants et explique aux Roms qu’ils pourraient mieux planifier l’avenir de leurs enfants s’ils en avaient moins.


Mme MINA MANGRE(Suriname) a déclaré que son pays s’efforçait d’harmoniser sa croissance démographique avec ses ressources nationales et les objectifs de son développement socioéconomique.  La population du Suriname, qui est de 480 000 personnes, sa croissance démographique est de 1,3%.  L’objectif du Gouvernement est de favoriser une augmentation de ce taux de croissance afin d’arriver à 2,4% en réduisant la mortalité infantile de 50% d’ici à 2010.  La prévalence du VIH/sida était de 1,7% en 2003 et le Suriname mène un politique agressive afin de réduire ce taux, a dit la représentante.


M. LUCA DALL’OGLIO, représentant de l’Organisation internationale pour les migrations, a estimé que les migrations pouvaient jouer un rôle positif dans la réalisation des OMD.  Mais il faudrait que les migrants reçoivent un large accès à la prévention contre le VIH/sida et aux soins de santé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.  Trop de migrants, notamment les femmes, sont aujourd’hui victimes de discrimination dans de nombreux domaines.  Ils sont souvent exclus des avantages sociaux et sanitaires auxquels ils ont bien souvent droit, a dit le représentant en regrettant la stigmatisation dont sont victimes les migrants quant ils sont malades.


Mme SONIA ELLIOTT,représentante de l’ONUSIDA, s’est félicitée de ce que la Commission ait choisi cette année un thème qui met le VIH/sida au cœur du débat sur la population et le développement.  Plus de 40 millions de personnes vivent aujourd’hui avec la maladie.  La moitié de ces malades sont désormais des femmes, a dit la représentante.  8 000 personnes meurent chaque jour de la maladie, tandis que 13 000 nouveaux cas d’infections sont dénombrés au quotidien.  Il est dommage que la propagation de la pandémie semble s’accélérer, alors qu’on est mieux informé sur sa nature et ses modes de transmission.  L’ONUSIDA appuie l’application de la stratégie des « Trois uns » qu’elle a préconisé, a dit la représentante.  Cette stratégie préconise la création d’un cadre unique intégré d’action qui fournisse une base de coordination des actions de tous les partenaires aux programmes de lutte contre le sida.  Elle s’appuie sur la création d’une seule autorité nationale ayant un large mandat multisectoriel et sur un seul mécanisme national de surveillance et d’évaluation des résultats obtenus par les programmes de lutte, a dit la représentante.


Le représentant du Forum asiatique sur la population et le développement a dit que les pays d’Asie-Pacifique avaient fait beaucoup de progrès en matière de santé et de démographie depuis la Conférence du Caire et sa première évaluation quinquennale.  Le VIH/sida se propage à une allure inquiétante dans certains pays d’Asie, a dit le représentant.  Des programmes de mobilisation de ressources pour lutter contre la pandémie ont été lancés en Asie avec le soutien de hautes personnalités comme Rafael Salas, le premier Directeur exécutif du FNUAP, et les anciens Premiers Ministres japonais Kishi, Tako Fukuda et Takashi Sato, auxquels s’est joint le Général Draper, des États-Unis, du Comité de crise sur la population, a indiqué le représentant.  Nous nous félicitons que dans son rapport intérimaire pluriannuel, le Secrétaire général ait souligné l’importance de la santé génésique dans la lutte contre le VIH.  Le Forum asiatique répondra à cet appel en promouvant la création de services de santé génésique.


La représentante de la Fédération internationale du planning familial a déclaré que le droit des femmes à disposer de leurs corps et à décider de leur sexualité devait être respecté.  Ces principes avaient été discutés au Caire et ont été reconnus par de nombreuses instances, a dit la représentante.  Si ces principes et celui de l’accès universel aux soins de santé génésique ne sont pas reconnus, il y aura peu d’espoir de résoudre la question du sida et celle de la lutte contre la pauvreté, a-t-elle estimé.  La Fédération soutient l’accès universel aux préservatifs, a-t-elle indiqué.


La représentante de Franciscans Internationala dit que l’effondrement des cellules familiales provoqué par le VIH/sida avait des répercussions dévastatrices sur les communautés parce qu’elle détruit la solidarité et les liens traditionnels.  Franciscans International encourage les gouvernements à mettre en place des structures de soutien aux nombreux orphelins de la maladie, a-t-elle dit.


La représentante de l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population, qui est une association de démographes, a dit que cette ONG avait organisé des ateliers sur les différents problèmes causés par le VIH/sida dans les pays d’Afrique.  Un des problèmes identifiés est celui de l’attitude négative qu’ont de nombreuses populations quant à l’usage des préservatifs, a indiqué la représentante.


Mme DZIUNIK AGHAJANIAN(Arménie) a dit que la toxicomanie par voie intraveineuse et les relations hétérosexuelles étaient les premières causes de contamination du VIH dans son pays.  L’Arménie a inscrit la lutte contre la pandémie dans son programme-cadre de lutte contre la pauvreté, conclu avec la Banque mondiale, a indiqué la représentante.


La représentante de l'Organisation Family Care international a regretté que trop de services de santé génésique aient été développés sans tenir compte des objectifs liés à la lutte contre le VIH/sida.  Elle a souhaité que les jeunes touchés par le VIH/sida puissent participer à l'élaboration de programmes de lutte contre la maladie.  Il faut éviter la stigmatisation des séropositifs et assurer des services d’information en direction des personnes concernées, assurer la fourniture de préservatifs pour hommes et femmes.  Elle a estimé essentiel une diffusion sur les moyens de prévention auprès du grand public.  Elle a exhorté les gouvernements à intégrer dans leurs plans nationaux de lutte contre la pauvreté des objectifs de santé sexuelle et génésique.  


Intervenant au n om de la Coalition internationale pour les droits sexuels et génésiques, la représentante de World population Foundation a souligné l'importance de l'accès à la santé génésique et sexuelle pour la réalisation des OMD et la lutte contre la pauvreté.  C'est parce que les femmes auront le pouvoir de prendre des décisions concernant leur santé sexuelle, qu'elles sauront mieux-être des acteurs du développement.  Sans accès à la santé génésique, a-t-elle ajouté, les jeunes seront moins en mesure de se protéger contre les maladies et les abus.  Elle a souligné l'urgence de mettre un terme à la stigmatisation et à la discrimination des personnes touchées par le VIH/sida en souhaitant une intégration systématique des objectifs d'accès universel à la santé génésique et de ceux liés à la lutte contre le VIH/sida.


Le représentant du Comité pour la corporation internationale de recherche nationale en démographie (CICNRD), s'est concentré sur les moyens de mettre en évidence les liens entre VIH/sida et la pauvreté par le biais des études démographiques.  Il a estimé que la pauvreté était un autre sujet tabou, lorsqu'on essaie de comprendre la dynamique de la pandémie.  Il faut voir comment la maladie porte atteinte au tissu économique et social des communautés locales.  Des études démographiques menées sur des sociétés rurales en Inde ont permis de remarquer que le taux de prévalence observé, 2,6%, était très élevé par rapport à la moyenne nationale estimée à 1% en Inde.  Ces études ont aussi permis de relever des différences significatives de ce taux en fonction des groupes, avec des pics de 6% parmi les agriculteurs et 4% parmi les gens ayant un faible niveau d'éducation. 


Discours liminaire du Dr Paulo Teixeira, Consultant principal du Programme sur la lutte contre le VIH/sida dans l’État brésilien de São Paulo


M. PAULO TEIXEIRA, Consultant principal du Programme d’action contre le VIH/sida de l’État de São Paulo au Brésil, a déclaré que la reconnaissance de l’impact négatif du VIH/sida sur les perspectives de développement et sur l’évolution des tendances démographiques est un évènement dont il faut se féliciter.  L’expérience du Brésil dans la lutte contre la pandémie peut servir de modèle à d’autres pays en développement pour faire face à cette pandémie qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire du monde.  Elle affecte de plus en plus les tranches les plus actives de la population mondiale et ne s’arrêtera pas d’elle-même.  Le sida tue des chefs de famille et fait de plus en plus d’orphelins, a dit le Dr Teixeira.  Aujourd’hui, la communauté internationale doit faire face au défi d’arrêter la progression incontrôlée de la maladie tout en prenant en charge les personnes déjà infectées.  Les ressources disponibles à ce jour au niveau international sont largement en dessous de ce qui est nécessaire, a estimé l’expert.


Certains pays en développement ont adopté des stratégies qui leur ont permis de contrôler le taux de contamination et d’inverser la tendance de propagation du virus, a-t-il poursuivi.  L’Ouganda, le Malawi, le Sénégal, le Cameroun, la Thaïlande, le Costa Rica, l’Uruguay et le Brésil font partie de ce groupe de pays.  Concernant le Brésil, qui est pays-continent où les inégalités sociales sont criardes, il a néanmoins pu stabiliser la progression de la maladie et la prévalence du VIH y est de 0,6%, a indiqué le Dr Teixeira.  Aujourd’hui, sur une population de 182 millions d’habitants, le Brésil compte 350 000 cas de sida, ce qui le démarque de pays en développement comme l’Afrique du Sud qui, il y a 13 ans, avait un profil épidémiologique semblable à celui du Brésil.  La stratégie mise en place par le Brésil pour combattre la pandémie s’appuie sur le traitement, la prévention, et le plaidoyer en faveur des droits des personnes malades.  Nous sommes surs que cette approche holistique permettra de garder le VIH/sida sous contrôle, a indiqué l’expert.  L’accès aux traitements est un outil à travers lequel on peut faciliter et encourager la prévention, car il met les gens en contact avec les services de santé, d’information et de conseils préventifs, a indiqué M. Teixeira.


La baisse des coûts des médicaments et les négociations menées avec les grands groupes pharmaceutiques, ont permis au Brésil de fournir gratuitement des médicaments aux patients à des prix raisonnables, a ajouté M. Teixeira.  En 1999, le Brésil a dépensé 336 millions de dollars pour traiter 85 000 personnes infectées, tandis qu’en 1984 ces dépenses s’élevaient à 172 millions de dollars et que 150 000 personnes étaient prises en charge, a-t-il souligné.  Le VIH/sida se répand essentiellement au Brésil par la voie sexuelle, les injections intraveineuses et la transmission de la mère à l’enfant.  Au Brésil, ainsi que dans des pays comme la Thaïlande, Cuba, l’Ouganda et le Sénégal, le taux de contamination a baissé grâce à la distribution et à l’usage des préservatifs, a ensuite relevé le Dr Teixeira.  À cet égard, a-t-il poursuivi, les jeunes doivent être sensibilisés à la nécessité de préserver leur santé et celle de leurs partenaires en utilisant des condoms.  Le Brésil a introduit des cours sur la prévention du VIH/sida et sur l’usage des drogues dans les écoles.


Considérant que la sexualité des gens est une affaire purement privée, le Gouvernement brésilien ne prétend pas la réguler ou imposer des règles éthiques.  Tout en étant averti des efforts déployés par certains groupes pour disséminer des messages religieux ou moraux sur les comportements sexuels et reproductifs, le Gouvernement ne les soutient pas et ne les combat pas.  Ce dont il se soucie, c’est la préservation de la vie de ses citoyens et l’amélioration de leur qualité de vie.  La production de médicaments génériques est essentielle au traitement des malades des milieux pauvres et défavorisés qui forment la majorité des victimes du VIH/sida, et nous sommes d’avis que les politiques internationales et les accords commerciaux multilatéraux devraient prendre ce besoin urgent en considération, a dit M. Teixeira.  La Déclaration de Doha, relative aux négociations menées en ce moment à l’Organisation mondiale du commerce, a reconnu ce problème qui devrait être réglé à travers des accords particuliers dans les domaines du commerce et de la propriété intellectuelle.



Dialogue avec les délégations


Répondant aux commentaires et questions des délégations, notamment sur les ressources financières, le Professeur Teixeira a appelé à être conscient de la nécessité d’investir dans les médicaments anti-rétroviraux.  Selon lui, ne pas le faire coûtera encore plus cher à long terme.  Il a estimé que la communauté internationale avait la responsabilité première de ces investissements, jugeant qu’elle avait les moyens de mobiliser 10 milliards de dollars par an.  S’agissant de la question de la Bolivie sur la prise en charge des populations autochtones, il a reconnu qu’elles étaient extrêmement vulnérables en raison de leur pauvreté.  Il a cité en exemple les initiatives brésiliennes en direction des autochtones. 


Répondant à une question sur la modification des comportements qu’entraînait l’utilisation de médicaments, il a indiqué que l’arrivée de la trithérapie avait rapproché les victimes des services de santé.  Au sujet de la coordination des politiques de santé au niveau régional, il a estimé que le Brésil était à la source de beaucoup de progrès à cette fin notamment en coopération avec l’agence Panaméricaine de santé.  Il a aussi indiqué que le VIH/sida était à l’ordre du jour des travaux du MERCOSUR depuis cinq ou six ans, afin d’intégrer cette question dans tous les accords régionaux.  Il a souligné l’importance d’une approche régionale avec la création de centres de coordination dans les zones frontalières pour mieux coordonner les différents programmes nationaux.  S’agissant de la question du Kenya sur la participation de la société civile et la place de la religion, il a reconnu que 20 ans de débat national avec les entités religieuses, les universités et la société civile n’avaient pas permis d’aplanir les différences en matière de valeurs morales des parties prenantes.  Mais, a-t-il ajouté, les résistances rencontrées ne doivent pas nous empêcher de persévérer. 


Répondant à une question de la Directrice de la Division de la population, il a souligné le risque particulier que couraient les femmes mariées et fidèles depuis de nombreuses années.  Dans cette situation, a-t-il ajouté, celles-ci estiment que les risques qu’elles courent sont très bas.  C’est pourquoi, nous devons tout faire pour toucher les femmes et jeunes femmes en particulier, et à cet effet il faut améliorer l’accès aux services de santé sexuelle et génésique. 


MÉTHODES DE TRAVAIL DE LA COMMISSION


Déclarations


Mme HANIA ZLOTNIK, Directrice de la Division de la population au Département des affaires économiques et sociales, a fait une brève présentation du rapport* soumis par le Secrétaire général sur les méthodes de travail de la Commission.  Elle a, à cet égard, notamment rappelé que la Commission avait adopté en 2004 sa décision 2004/2 par laquelle elle changeait le moment auquel son Bureau est élu et avait demandé qu’une rotation géographie stricte soit observée en ce qui concerne l’élection de son Président.


Intervenant au nom de l'Union européenne et des pays associés, Mme ANOUK VANESSA KIRPACH (Luxembourg) a déclaré que son objectif était de rationaliser et cibler davantage la Commission tout en assurant une plus grande transparence en ce qui concerne ses méthodes de travail.  Nous voudrions souligner à cet égard l'amélioration des méthodes de travail de la Commission du développement social, de la Commission de la condition de la femme et de la Commission du développement durable.  La représentante a souhaité que la Commission de la population et du développement, à laquelle il incombe d'assurer l'examen de la mise en œuvre du Programme d'action du Caire, de recenser les progrès réalisés et les contraintes rencontrée, de même que les enseignements tirés et de décider des mesures politiques à mettre en œuvre pour surmonter ces obstacles.  Mais pour ce faire, il faut que la Commission améliore ses méthodes de travail.  L'Union européenne, a-t-elle ajouté, est favorable à une coopération étroite avec la Division de la population des Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).  Elle a indiqué que l'Union aimerait que le Secrétaire général présente lors de la prochaine session annuelle de la Commission en 2006 un rapport visant à mieux coordonner les questions ayant trait à la population abordées au sein des Nations Unies. 


Par ailleurs, elle a souhaité pour ce qui est des principaux conférenciers invités aux sessions de la Commission, que les thèmes et orateurs choisis soient approuvés par le Bureau.  Dans le cadre de la préparation de la prochaine session annuelle, elle a jugé très important que les rapports écrits des réunions intersession du Bureau soient diffusés le plus rapidement possible, au plus tard dans un délai de quatre semaines après la tenue de la réunion.  Enfin, elle a estimé que la réforme de la Commission de la population et du développement devrait consister à articuler nos travaux autant des thèmes généraux relevant de la CIPD.  Elle a également souhaité que la Commission continue de traiter de questions d'actualité ou d'éléments nouveaux ayant traits à la CIPD.   


* Ce rapport figure au document de session publié sous la cote E/CN.9/2005/7.


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