Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT ÉLU DE LA SOIXANTIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, L’ACTUEL AMBASSADEUR DE LA SUÈDE AUX ÉTATS-UNIS, JAN ELIASSON

13/09/2005
Communiqué de presseConférence de presse
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Conférence de presse                                       


CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT ÉLU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, JAN ELIASSON DE LA SUÈDE


« Je m’engage à placer ma présidence sous le signe de la transparence », a déclaré, cet après-midi, au cours d’une conférence de presse, le Président élu de la soixantième session de l’Assemblée générale de l’ONU.  Jan Eliasson, qui est aussi Ambassadeur de la Suède aux États-Unis, prendra officiellement ses nouvelles fonctions au cours de l’ouverture de la soixantième session qui doit se tenir plus tard dans la journée. 


Bien qu’il ait refusé de commenter dans le détail le projet de document final du Sommet mondial de septembre, le Président élu a espéré qu’il s’agira, au minimum, d’un texte qui servira de base de discussions à la soixantième session.  Le Sommet mondial, qui se tiendra du 14 au 16 septembre, était censé se conclure par l’adoption d’un projet de document final identifiant les moyens d’accélérer la réalisation des objectifs de développement internationalement agréés.  Compte tenu de la parution du rapport du Secrétaire général « Dans une liberté plus grande », le projet devait aussi contenir des mesures relatives à la réforme des organes principaux et du Secrétariat de l’ONU.


Le projet de texte, a concédé le Président élu de l’Assemblée générale, ne manquera pas de décevoir certains.  Mais, a-t-il rappelé, dans une enceinte comme l’ONU, l’objectif principal est toujours de trouver le dénominateur commun entre les points divergents et de parvenir à un consensus.  L’essentiel, a-t-il dit, est que le projet de document insuffle effectivement une « nouvelle énergie politique » et tienne compte des deux réalités du moment, à savoir les attentes voire les rêves des peuples par rapport à l’ONU ainsi que les vrais problèmes que sont la faim, la pauvreté, les droits de l’homme, la sécurité ou encore le terrorisme. 


Invoquant son expérience de premier Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Jan Eliasson a rappelé, « pour frapper les esprits », que l’eau potable reste un luxe pour quelque 1,5 milliard de personnes dans le monde.  « Le rythme des progrès est trop lent », s’est exclamé le Président élu.


Devant la multiplication des questions sur le contenu du projet de document final, le Président élu a dévoilé que la partie la plus détaillée est celle relative au développement.  Cette partie, a-t-il dit en contredisant les rumeurs qui avaient circulé, fait bien référence aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Les négociations sur la réduction de la dette ou le respect de l’objectif visant pour les pays développés à consacrer 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement (APD), se sont avérées bien moins difficiles que l’on s’y attendait.  Selon le Président, ce sont les questions liées au commerce international qui posent le plus de problème.


Jan Eliasson a, par ailleurs, affirmé que le projet de texte mentionne le concept de la responsabilité de protéger les civils du génocide et d’autres crimes contre l’humanité; la création de la commission de consolidation de la paix et du conseil des droits de l’homme; et la réforme du Secrétariat de l’ONU.  Il a reconnu la difficulté des discussions sur les questions de désarmement.  Le terrorisme, a-t-il poursuivi, fait l’objet d’un libellé sans équivoque et un accord est apparu sur la nécessité de trouver une définition à ce fléau.  Il a admis la persistance d’un désaccord sur la qualification des moyens de lutte pour l’autodétermination. 


Les discussions se poursuivront au cours de la session prochaine, en particulier sur la réforme du Conseil de sécurité, a dit le Président élu qui s’étonne d’hériter d’un ordre du jour aussi ambitieux.   Jan Eliasson a donc félicité son futur prédécesseur, Jean Ping du Gabon, de n’avoir épargné aucun effort pour que le Sommet ait à adopter un texte. Un document, s’est-il répété, qui sera une base solide pour parvenir à un accord sur les questions en suspens.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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