LA CHINE ET LA FÉDÉRATION DE RUSSIE UNIES CONTRE LE RISQUE DE PROLIFÉRATION D’ARMES DANS L’ESPACE

AG/DSI/3296
4 octobre 2005

LA CHINE ET LA FÉDÉRATION DE RUSSIE UNIES CONTRE LE RISQUE DE PROLIFÉRATION D’ARMES DANS L’ESPACE

04/10/2005
Assemblée générale
AG/DSI/3296
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Première Commission

3e& 4e séances – matin & après-midi


LA CHINE ET LA FÉDÉRATION DE RUSSIE UNIES CONTRE LE RISQUE D’UN DÉPLOIEMENT D’ARMES DANS L’ESPACE


La présence excessive d’armes légères suscite l’inquiétude des représentants de régions les plus touchées


Au deuxième jour du débat général de la Première Commission, les délégations ont, comme hier, regretté que le régime de non-prolifération et de désarmement traversait une crise profonde, ce dont ont témoigné les échecs de la dernière Conférence d’examen du TNP et le Sommet mondial de Septembre. 


En dépit des progrès réels obtenus au cours de son histoire par l’ONU, en particulier en ce qui concerne la coopération accrue en matière de paix et de sécurité internationales, l’architecture internationale du désarmement est en panne, ont admis nombre d’intervenants.  


Pour les représentants de la Fédération de Russie et de la Chine, la situation actuelle fait ainsi craindre que la sophistication croissante des arsenaux nucléaires ne pousse les États qui en sont dotés de se lancer dans une course aux armements dans l’espace.  M. Antonov a indiqué que son pays, la Fédération de Russie, avait, avec la Chine, et appuyé par d’autres pays, proposé que l’on envisage un dispositif universel pour prévenir le déploiement d’armes dans l’espace extra-atmosphérique.  « Ce travail va se poursuivre, a-t-il fait savoir, et nous attendons avec impatience la réactivation du Comité ad hoc de la Conférence du désarmement sur cette question. » Le représentant du Myanmar a, de son côté, préconisé d’adopter le plus rapidement possible un instrument juridiquement contraignant afin de prévenir la militarisation de l’espace. 


Pour sa part, le représentant de la Chine, qui a lui aussi plaidé pour l’élaboration de mesures visant à renforcer la confiance dans le domaine des utilisations pacifiques de l’espace a, par ailleurs, jugé nécessaire de s’entendre collectivement sur un concept clair de sécurité.  « Nous prônons une résolution des conflits reposant sur le dialogue et la négociation dans le respect du droit international et des moyens diplomatiques existants », a encore expliqué M. Hu.  C’est en ce sens que le représentant a noté que, concernant la question portant sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, les avancées réalisées dans le cadre des pourparlers de Beijing étaient décisives.  La déclaration commune reflète l’aspiration de la communauté internationale de voir cette question résolue pacifiquement, par le dialogue et dans le souci d’assurer une paix et une stabilité durables dans la région, a-t-il dit en substance.    


De son côté, Le représentant de l’Inde a rappelé que les pays qui possèdent des technologies nucléaires avancées, civiles et stratégiques, ont une responsabilité particulière.  À cet égard, l’Inde est déterminée à mettre tout en œuvre pour empêcher que ces technologies à risque ne tombent entre de mauvaises mains, a-t-t-il précisé.  M. Jit a en outre indiqué que son pays était résolu à développer son énergie nucléaire à des fins de développement et pour répondre aux besoins nés de la croissance économique.  « Nous escomptons réduire par ce biais la pression qui pèse sur le prix du pétrole et fournir une alternative saine et respectueuse de l’environnement à l’utilisation des combustibles fossiles traditionnels.»


La présence excessive de petites armes dans certaines régions du monde a suscité des commentaires de la part de pays qui pâtissent tout particulièrement de ce type d’armes.  M. Flores, représentant d’El Salvador, a estimé qu’un appui de la communauté internationale dans la lutte contre le trafic des armes illicites était une nécessité impérieuse.  Dans le cas particulier de l’éradication des mines terrestres antipersonnel, l’intervenant a souhaité que les campagnes de déminage et l’assistance aux survivants bénéficient de tout l’appui requis.  De son côté, M. Thema, représentant du Botswana et qui s’exprimait au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe, a insisté sur le véritable fléau que représente la prolifération des armes légères dans sa région.  « Les conflits inter et intra-étatiques ont conduit à cette véritable inondation d’armes légères et de petit calibre, a-t-il expliqué, qui sont une source continue de violence, d’instabilité et de dislocation sociale. »  Il a indiqué que les États membres de la Communauté avaient participé activement à la Conférence des Nations Unies sur le commerce illicite de ces arsenaux et qu’ils poursuivaient leur action, dans le cadre notamment du programme d’action y afférent et de la Déclaration de Bamako de 2000. 


L’Égypte, le Koweït et la République arabe syrienne ont évoqué l’insécurité régnant au Moyen-Orient.  Le représentant de l’Égypte a regretté que la création d’une zone exempte d’armes nucléaires dans la région n’ait pas progressé.  Pour l’intervenant koweitien, M. Najem, il ne sera pas possible de mettre sur pied une telle zone tant qu’Israël n’aura pas adhéré au TNP.  M. Mekdad, représentant de la République arabe syrienne, a quant a lui stigmatisé la conduite par Israël d’un programme nucléaire dangereux pour la région et pour le monde, et ce sans même que la communauté internationale ne réagisse.  « La dénucléarisation du Moyen-Orient requiert de la part de tous, et notamment de la République arabe syrienne, que toutes les initiatives favorables à cette fin soient proposées », a-t-il lancé. 


Les pays suivants ont pris la parole: Fédération de Russie, Algérie, Nigeria, Botswana, Afrique du Sud, Chine, Égypte, Sénégal, Inde, Emirats arabes unis, Myanmar, El Salvador, Pologne, Iraq, Colombie, Islande, République de Corée, Koweït, Suisse, Ghana, Viet Nam, Kazakhstan, Népal et République arabe syrienne.


La Première Commission reprendra ses travaux demain, 10 heures. 



DÉBAT GÉNÉRAL SUR TOUS LES POINTS DE L’ORDRE DU JOUR RELATIFS AU DÉSARMEMENT ET À LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE


Déclarations


M. ANATOLY ANTONOV (Fédération de Russie) a déclaré que le régime de non-prolifération traversait une crise affectant la maîtrise des armements et le désarmement général.  Nous attendions beaucoup plus du récent Sommet mondial et de la dernière Conférence d’examen du Traité de non prolifération (TNP), a-t-il dit.  Toutefois, a-t-il reconnu, l’action des Nations Unies a eu historiquement pour effet positif d’empêcher l’éclatement de nombreux conflits et que des groupes terroristes ne mettent la main sur des stocks d’armes de destruction massive.  Dans ce cadre, a poursuivi le représentant, nous réitérons notre soutien ferme et entier au renforcement du multilatéralisme dans l’abord des objectifs de désarmement et de non-prolifération.  À ce titre, a-t-il ajouté, la Fédération de Russie respecte ses engagements pris en vertu de l’article 6 du TNP.  M. Antonov a précisé qu’à ce propos, son pays était partisan d’une application résolue du principe d’irréversibilité dans les processus de réduction des armes nucléaires.


Le représentant a ensuite indiqué que son pays considérait le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires comme l’un des instruments clefs dans le domaine du désarmement nucléaire et de la non-prolifération.  Nous appelons ainsi tous les pays qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier ce traité afin de permettre son entrée en vigueur.  En l’état, nous demandons également à tous les États Membres de continuer à respecter le moratoire sur les essais.  M. Antonov a par ailleurs salué l’issue encourageante des Pourparlers à Six portant sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.  Nous nous félicitons de l’engagement pris par la République populaire démocratique de Corée d’abandonner ses programmes nucléaires, de retourner au TNP et de remettre ses installations aux normes de vérification de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).  


Le représentant a continué en disant que son pays estimait que la résolution de l’AIEA portant sur le programme nucléaire de l’Iran était le moyen le plus sûr de permettre que la coopération en cours entre l’Agence et ce pays permette rapidement de clarifier la situation.  Le dialogue doit reprendre et s’intensifier afin que le doute soit définitivement levé en ce qui concerne les visées réelles des activités iraniennes, et ce tout en garantissant le respect du droit à une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.


M. Antonov a en outre insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour prévenir une course à l’armement dans l’espace.  Il a rappelé une initiative sino-soviétique à la Conférence du désarmement, appuyée, a-t-il dit, par d’autres pays et demandant de réfléchir à un dispositif universel pour prévenir le déploiement d’armes dans l’espace extra-atmosphérique.  Ce travail va se poursuivre et nous attendons avec impatience la réactivation du Comité ad hoc de la Conférence du désarmement sur cette question.  S’agissant des mesures de confiance, le représentant a souhaité que la résolution reçoive, cette année, le soutien le plus large possible de la part des États Membres.  De même, a poursuivi M. Antonov, nous exhortons tous les pays à remplir leurs obligations au titre de parties à la Convention sur les armes chimiques, en particulier celles relatives à la destruction de stocks d’agents toxiques.  Nous estimons en outre que de nouveaux moyens doivent être trouvés pour renforcer la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction (BWC).  Nous attachons une grande importance à la réussite de la sixième Conférence d’examen de la BWC qui se tiendra en 2006.  Nous demandons encore que la Conférence du désarmement puisse reprendre ses travaux sans tarder.  À cette fin, nous souhaitons que les États qui n’étaient pas prêts hier à se rallier au consensus de Genève sauront faire preuve de davantage de souplesse à l’avenir.   


M. ABDALLAH BAALI (Algérie) a regretté la léthargie de la Conférence du désarmement, l’échec de la septième Conférence d’examen du TNP, et la paralysie de la Commission du désarmement, ce qui traduit la frustration et le désenchantement des pays attachés à cette cause.  Le représentant, rappelant les espoirs nés à la fin de la guerre froide, a noté qu’avec les acquis de START I et II, de la Convention sur les armes chimiques et la conclusion du TICE, tous les efforts tendant à affranchir l’humanité du spectre des armes de destruction massive étaient confortés.  Mais, a-t-il poursuivi, l’espoir cède la place au désenchantement, car aucune des 13 mesures arrêtées d’un commun accord par les États parties lors de la sixième Conférence d’examen du TNP en avril 2000 n’a connu le moindre début d’application.  Le contexte international est préoccupant.  La possession d’armes de destruction massive est une menace réelle et permanente pour l’existence même de l’humanité.  Le désarmement général et complet demeure la seule option salutaire pour les générations futures.  Nous y parviendrons si l’engagement pris par les États nucléaires d’éliminer totalement leurs arsenaux nucléaires commence à se matérialiser en engageant des négociations de bonne foi en ce sens.  La délégation algérienne appelle d’autre part toutes les parties à faire preuve d’esprit de coopération pour arriver à la relance de la Conférence du désarmement.


L’Algérie est résolument engagée à remplir toutes ses obligations découlant des instruments internationaux auxquels elle est partie, a poursuivi l’intervenant.  Le respect et l’application scrupuleuse des engagements contractés au titre du désarmement et de la non-prolifération devraient s’accompagner d’un effort international commun destiné à promouvoir la coopération technologique et les échanges scientifiques, pour que l’énergie atomique serve à des fins pacifiques.  L’Algérie va signer le Protocole additionnel à l’Accord de garanties de l’AIEA, et confirme son soutien et son adhésion à toutes les mesures visant le renforcement du régime de non-prolifération.  Tout programme nucléaire doit être mené dans la transparence totale, sans pourtant entraver le droit des États à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.  L’atome doit pouvoir devenir désormais exclusivement un vecteur de bien-être.  L’Algérie a contribué à l’adoption du Traité de Pelindaba, ratifié par elle en 1998.  Elle travaille à promouvoir cet instrument.  Elle regrette le retard pris dans la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.  Consciente de la nécessité d’établir une coopération régionale en matière de trafic illicite des armes légères, l’Algérie a réuni une conférence régionale sur ce thème en avril.


M. CHUKA UDEDIBIA (Nigéria), au nom du Groupe des États d’Afrique, a rappelé son attachement à un désarmement général effectif.  Il a estimé que des négociations devaient se poursuivre avec la volonté politique nécessaire.  Les armes nucléaires sont le plus grand danger actuel pour l’humanité,  a-t-il poursuivi.  À ses yeux, parmi les premières mesures à prendre pour le contrecarrer, il serait souhaitable que les États dotés d’armes nucléaires cessent l’amélioration, la production, le stockage de ces armes et de leurs vecteurs.  En attendant l’élimination complète des armes nucléaires, il faudrait élaborer un instrument international ayant force de droit et au titre duquel les États nucléaires s’engageraient à ne pas utiliser ou menacer d’utiliser les armes nucléaires contre des États qui n’en possèdent pas.  Pour l’intervenant, tout processus de désarmement doit être irréversible, transparent et vérifiable. 


Les États africains reconnaissent que la première session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au désarmement a été un moment essentiel dans l’histoire du désarmement.  Mais 27 années ont passé depuis l’adoption de son Document final et le Groupe des États d’Afrique regrette qu’il ne soit toujours pas mis en œuvre.  Il insiste sur la nécessité de convoquer la quatrième session extraordinaire convoquée au désarmement.  Le Groupe tient à réaffirmer son engagement en faveur du TICE.  Il approuve les 13 étapes de désarmement définies en 2000 lors de la Conférence d examen du TNP.  Il rappelle que le moratoire sur les essais d’armes nucléaires doit être respecté et maintenu.


Le régime existant du désarmement doit être renforcé pour faire progresser le processus de désarmement nucléaire, a dit le représentant.  Le Groupe est favorable aux zones exemptes d’armes nucléaires, sur la base d’accords entre les États concernés, et souhaite l’entrée en vigueur du Traité de Pelindaba.  Il souhaite aussi que des mesures soient prises pour éviter les dépôts de déchets nucléaires allant à l’encontre de la souveraineté des États.  Le Groupe estime que la pleine application du Programme d’action sur le commerce illicite des armes légères est un élément crucial pour garantir la sécurité et créer des conditions favorables au développement durable en Afrique.  Les États africains demandent la mise en place d’un régime international effectif sur le courtage.


M. LESEDI N. THEMA (Botswana) a déclaré, au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe, que les questions de désarmement et le développement étaient liés.  Le développement socioéconomique va de pair avec la paix, la sécurité et la stabilité politique, a-t-il insisté.  Notre région, malgré la volonté politique affirmée des pays de coopérer au plan de la défense et de la sécurité, reste aux prises avec les conflits et la menace militaire.  Certains des États de la région doivent encore composer avec la réinsertion d’anciens combattants, la reconstruction postconflit, le terrorisme et la présence importante d’armes illicites et de mines terrestres. 


Les États membres de la Communauté appuient l’action du Groupe d’experts gouvernementaux sur les liens entre désarmement et développement, en particulier s’agissant du rôle pivot de la sécurité comme préalable au développement, de l’importance de lutter efficacement contre les stocks excessifs d’armes légères et de prévenir les conflits qui minent l’expansion économique.  Dans ce cadre, la Communauté est d’avis qu’il convient de renforcer le rôle de l’Union africaine, de ses institutions et programmes, tels que le Conseil de la paix et de la sécurité et le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique.  L’intervenant a ensuite insisté sur le fléau que représente la prolifération des armes légères dans sa région.  Les conflits inter et intra-étatiques ont conduit à cette véritable inondation d’armes légères et de petit calibre, qui, a-t-il noté, sont une source continue de violence, d’instabilité et de dislocation sociale.  Il a indiqué que les États membres de la Communauté avaient participé activement à la Conférence des Nations Unies sur le commerce illicite de ces arsenaux et poursuivaient leur action, dans le cadre notamment du programme d’action y afférent et de la Déclaration de Bamako de 2000.  Combattre ce fléau, a fait valoir le représentant, ne peut se faire que par une coopération internationale accrue et le développement de mécanismes solides d’échange d’information en vue, notamment, de renforcer les outils de traçage.


M. DUMISANI KUMALO (Afrique du Sud) a déploré la paralysie de la Conférence du désarmement et l’échec de la Conférence du TNP, dus selon lui à un manque de volonté politique et de courage pour négocier en vue de faire progresser le désarmement nucléaire.  En dépit de cette situation décevante, l’Afrique du Sud continue à croire que des progrès sont nécessaires à la fois en matière de désarmement nucléaire et de non-prolifération pour parvenir à un monde exempt d’armes nucléaires.  Le rôle essentiel du TNP sera sapé si la présente situation se maintient.  Pour progresser, il faut une application rigoureuse du TNP, tous les États parties doivent rendre des comptes.  Les réunions officielles et officieuses de la Conférence du désarmement n’ont pas permis de progresser, mais la proposition du Groupe des cinq représente une bonne perspective d’aller de l’avant.


L’Afrique du Sud attache une grande importance à l’application du Programme visant à combattre le commerce illicite des petites armes.  Cette année de nouveau, elle va présenter avec le Japon et la Colombie une résolution traitant de ce problème.  En ce qui concerne l’adoption récente, par le Groupe de travail pertinent, d’un instrument sur le marquage, il a estimé que la déclaration politique est importante, mais il faut à ses yeux aller plus loin et adopter un instrument juridiquement contraignant.  Il faudrait aussi y inclure les munitions. La conférence d’examen de 2006 sera l’occasion d’appeler la communauté internationale à prendre des mesures dans le domaine du courtage des armes de petit calibre, a-t-il encore ajouté.  La question des mines antipersonnel est importante pour l’Afrique du Sud, a affirmé l’intervenant.  La Conférence de Nairobi a redit combien cet objectif est fondamental.  En tant que coprésident du Comité sur le statut de la Convention pertinente, l’Afrique du Sud a contribué à la rédaction des conclusions du document final.


M. XIAODI HU (Chine) a déclaré qu’en cette année du soixantième anniversaire des Nations Unies, la paix demeurait un préalable fondamental pour que les sociétés humaines réalisent l’objectif de développement au travers d’efforts mutuels et d’une coopération accrue entre les peuples.  Dans un contexte où les pays n’ont jamais été aussi interdépendants, il est indispensable que la communauté internationale soit soudée face aux nouveaux défis dans le domaine du désarmement, a-t-il estimé.  À cet égard, la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération sont autant d’éléments se trouvant conjointement à un tournant.  En matière d’acquis, il a cité certains instruments multilatéraux, tels que la Convention sur les armes chimiques et celle sur les armes biologiques et les efforts déployés pour les renforcer.  La résolution 1540 adoptée par le Conseil de sécurité est également une avancée.  Mais, de l’autre côté, le régime multilatéral de désarmement nucléaire est en panne.  L’amélioration technique de certains arsenaux nationaux fait désormais craindre une course à l’armement dans l’espace.  L’impasse dans laquelle se trouve depuis trop longtemps la Conférence du désarmement, le retard pris dans l’entrée en vigueur du TICE, l’arrêt des négociations sur un traité d’interdiction de production des matières fissiles et d’un instrument pour prévenir le déploiement d’armements dans l’espace extra-atmosphérique, sont autant de signaux qui doivent amener la communauté internationale à relancer l’action collective en matière de désarmement. 


Dans ce contexte, a préconisé M. HU, un nouveau concept de sécurité doit être défini pour que la confiance et la coopération entre pays soient renforcées sur cette base claire.  Nous estimons ainsi que la quête de supériorité militaire en vue de garantir la sécurité nationale et régionale doit être abandonnée.  À la place, nous prônons une résolution des conflits reposant sur le dialogue et la négociation dans le respect du droit international et des moyens diplomatiques existants.  Le régime multilatéral de non-prolifération doit, parallèlement, être renforcé en vue d’empêcher la circulation d’armes de destruction massive.  À cette fin, a plaidé le représentant, une approche intégrée doit prévaloir, qui puisse permettre de lutter contre les effets tout en s’attaquant aux causes des problèmes.  Le représentant a par ailleurs insisté pour que le droit à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire soit respecté.


En ce qui concerne la question portant sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, le représentant s’est félicité des avancées réalisées dans le cadre des pourparlers de Beijing.  La déclaration commune reflète l’aspiration commune de la communauté internationale de voir cette question résolue pacifiquement, par le dialogue et dans le souci d’assurer une paix et une stabilité durable dans la région.  Le Gouvernement chinois continuera d’œuvrer activement à cette fin.


M. MAGED ABDELFATTAH ABDELAZIZ (Égypte) a déclaré qu’il s’associait à la déclaration faite par le Nigéria pour le Groupe africain.  Il a noté que la situation actuelle est de mauvais augure, avec le risque que certains États ne reviennent sur leurs engagements pris dans le cadre multilatéral.  Malgré la prorogation du TNP, aucun progrès n’a été réalisé dans le domaine du désarmement nucléaire, et les États nucléaires ne font aucun effort pour parvenir à l’universalité du Traité.  La coopération entre certains États sous parapluie nucléaire est contraire au Traité.  Nous, États non dotés de ces armes, assistons aux efforts désespérés des États nucléaires pour multiplier les obligations incombant à nos États, tout en excluant les cadres internationaux les plus adaptés en ce qui les concerne.  En outre, ils appliquent des normes politiques et de manière variable envers les États soupçonnés de ne pas se soumettre aux obligations du TNP, a ajouté l’intervenant, qui a affirmé le droit inaliénable à se doter de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.


Si les États nucléaires ne se plient pas aux 13 étapes du désarmement déjà agréées, nous risquons d’affaiblir le principe même des négociations de désarmement.  La question de parvenir à une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient n’a pas progressé.  On a vu plutôt des reculs et des reniements.  De l’avis de l’Égypte, la question restera du domaine de la fiction tant qu’Israël ne rejoindra pas le TNP.  Pourtant, l’élimination des armes nucléaires en Iraq avait été présentée comme une étape sur la voie de cette zone exempte d’armes nucléaires dans la région.  Les armes de destruction massive seraient elles prohibées en Iraq, et autorisées ailleurs ?  Nous ne voulons pas croire que les blocages des différentes instances du désarmement sont un signe d’effondrement de ces institutions, a poursuivi l’intervenant, préférant les interpréter comme un avertissement.  Le régime du désarmement risque de perdre de sa force, si les États dotés et non dotés d’armes nucléaires ne prennent pas rapidement des initiatives pour tenir leurs engagements et les mettre en application de façon sincère, équilibrée et objective.  Il nous faut une nouvelle vision du désarmement dans le cadre multilatéral.  L’Égypte approuve aussi les efforts faits pour lutter contre le commerce illicite des petites armes et procéder à leur marquage et leur traçage.


M. COLY SECK (Sénégal) a déclaré qu’il était indispensable de remédier à l’impasse existante dans les instances du désarmement et de la non-prolifération nucléaire.  Il s’est toutefois félicité de la bonne dynamique enregistrée à l’occasion de la toute dernière Conférence en vue de faciliter l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, qui s’est tenue en septembre dernier.  La délégation s’est également réjouie de l’adoption récente, par le Groupe de travail pertinent, d’un projet de document politique sur le marquage et le traçage des armes légères et de petit calibre (ALPC).  Selon elle, les programmes les plus ambitieux en vue de soutenir le développement de l’Afrique risquent de n’avoir qu’un impact limité si ces armes, qui alimentent les conflits, n’étaient pas maîtrisées.  D’où la nécessité d’insister, a poursuivi le Sénégal, sur la pertinence des relations entre le désarmement et le développement.  Évoquant ensuite le risque de voir des armes nucléaires tomber entre les mains de terroristes, M. Seck a assuré que seule la coopération multilatérale pourrait apporter des satisfactions dans le processus de désarmement, de maîtrise des armements, de non-prolifération et dans la recherche de solutions aux problèmes connexes de sécurité internationale.  À cet égard, le Sénégal fait sienne l’idée selon laquelle la convocation de la quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au désarmement pourrait être une belle opportunité pour l’ensemble des États Membres de se pencher sur les aspects les plus critiques de ces questions.


M. INDER JIT (Inde) a regretté que les différences en matière de priorités nationales sur les questions de sécurité, en particulier des États clefs, paralysent le mécanisme multilatéral de désarmement.  La Conférence du désarmement est ainsi bloquée depuis huit sessions successives et n’a, de ce fait, plus été dans la mesure de mener des négociations substantielles.  La Commission du même nom n’a pas été capable, à l’issue de deux sessions,  de se mettre d’accord sur un ordre du jour.  Dans ce cadre, a estimé le représentant, la crise des mécanismes de désarmement a pour effet de saper l’éthique multilatérale devant guider les relations internationales.  Nous avons besoin de plus de multilatéralisme pour que progresse l’action menée dans les domaines de la non-prolifération et du désarmement, cette approche inclusive étant aussi celle qui repose le plus sûrement sur un fonctionnement démocratique et qui œuvre aux intérêts de tous.  À cet égard, M. Jit a rejeté l’idée selon laquelle les dysfonctionnements de procédure étaient les seuls responsables de l’impasse dans laquelle se trouve la Conférence du désarmement.  Cet état de fait reflète d’abord le manque de volonté politique des États Membres.  À ce propos, le succès des négociations ayant présidé à la création de la Convention sur les armes chimiques démontre a contrario que si la volonté politique est là, des résultats concrets sont possibles. 


La Première Commission a, cette année, l’immense responsabilité de rechercher le consensus sur les questions de sécurité, a ensuite jugé M. Jit.  Nous espérons ainsi que, au travers de nos discussions, nous serons à même de renforcer les instruments multilatéraux existants en vue d’en accroître l’efficacité pour le bien de tous.  Le Document final, adopté par consensus au cours de la première session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée au désarmement, et qui accorde la priorité au désarmement nucléaire, demeure tout à fait valide aujourd’hui.  L’Inde a toujours été d’avis que l’élimination progressive conduisant à l’élimination totale des armes nucléaires était le moyen le plus efficace de réaliser l’objectif de désarmement nucléaire.  Tout récemment, notre Premier Ministre, M. Singh, a ainsi réitéré devant le Parlement indien l’engagement de l’Inde à œuvrer en faveur du désarmement nucléaire universel. 


L’Inde est convaincue que le désarmement nucléaire et la non-prolifération sont reliés et se renforcent mutuellement.  Parallèlement à l’effort de désarmement, il est vital que les puissances nucléaires donnent toutes les garanties négatives de sécurité aux pays non dotés de l’arme nucléaire.  En ce qui concerne le terrorisme, le représentant a indiqué que son pays avait présenté dès 2002 une résolution, adoptée depuis par consensus, contenant un train de mesures visant à empêcher que des groupes non étatiques ne puissent mettre la main sur des armes des destruction massive.  L’Inde a également participé activement à diverses initiatives communes pour réfléchir aux liens possibles entre le terrorisme et les armes de destruction massive, notamment au sein de la Convention sur la protection physique des matériels nucléaires.  Nous saluons l’appel du Secrétaire général à l’entrée en vigueur de la Convention pour prévenir et éliminer les actes de terrorisme nucléaire.


Pour M. Jit, les pays qui possèdent des technologies avancées, civiles et stratégiques ont une responsabilité particulière.  À cet égard, l’Inde est déterminée à mettre tout en œuvre pour empêcher que ces technologies à risque ne tombent entre de mauvaises mains.  À cette fin, a indiqué le représentant, l’Inde a mis sur pied un système complet de contrôle des exportations, qui est régulièrement supervisé et actualisé.  M. Jit a en outre fait savoir que son pays était résolu à développer son énergie nucléaire à des fins de développement et pour répondre aux besoins nés de la croissance économique.  Nous escomptons réduire par ce biais la pression qui pèse sur le prix du pétrole et fournir une alternative saine et respectueuse de l’environnement à l’utilisation des combustibles fossiles traditionnels.


M. ABDULAZIZ NASSER AL-SHAMSI (Émirats arabes unis) s’est déclaré déçu par le Document final du Sommet mondial, qui a échoué à tenir compte des engagements pris par les États vers le désarmement nucléaire à l’occasion du Sommet du Millénaire de 2000.  Il a ensuite souligné le danger que fait peser sur la paix et la sécurité internationales les tentatives de certains États non nucléaires de produire ou d’acquérir des armes nucléaires dans des zones de conflits tels que le Moyen-Orient, le Golfe arabe et l’Asie du Sud.  Les Émirats arabes unis ont souligné l’importance pour tous les États nucléaires de se conformer aux traités et protocoles en vigueur, y compris de réduire progressivement leur arsenal dans les délais impartis, conformément à l’article 6 du Traité.  Par ailleurs, la communauté internationale doit répondre aux propositions appelant à l’adoption d’un instrument international garantissant la sécurité des États non nucléaires et leur droit à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.  La délégation a ensuite indiqué qu’il était nécessaire d’encourager les États qui n’y sont pas encore parties à adhérer sans tarder au Traité de non-prolifération (TNP). 


Invitant par ailleurs la communauté internationale à redoubler d’efforts pour prévenir le commerce illicite des armes de destruction massive, M. Al-Shamsi a aussi insisté sur la nécessité de renforcer les efforts pour établir une zone exempte de ce type d’armes au Moyen-Orient.  À cet égard, il a demandé aux États influents de convaincre Israël de démanteler ses installations nucléaires et les placer sous les accords de garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).


M. NYUNT MAUNG SHEIN (Myanmar) a d’abord rappelé que les armes de destruction massive et leur prolifération -associée à une acquisition et à une utilisation éventuelles par des mouvements terroristes– rendaient plus nécessaire que jamais une action commune de la communauté internationale.  Il a indiqué que son gouvernement avait été particulièrement déçu par l’échec en 2005 de la Conférence des Parties chargée d’examiner la non-prolifération des armes nucléaires –et par le fossé croissant qui s’était creusé entre les États dotés d’armes nucléaires et ceux qui avaient choisi de ne pas l’être- ainsi que par l’omission de toute référence au désarmement et à la non-prolifération nucléaires dans le Document final de la Réunion plénière de haut niveau.  Il s’est par contre félicité du nombre croissant d’États adhérant au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.


Il a ensuite évoqué le problème de la prévention d’une course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique et du danger potentiel qu’elle pourrait représenter, soulignant la nécessité d’adopter le plus rapidement possible un instrument juridiquement contraignant afin de prévenir la militarisation de l’espace –une initiative soutenue par l’Égypte, le Sri Lanka ainsi que par la Chine et la Fédération de Russie.  Ensuite, il a fait état de la question des armes légères et de petit calibre et a salué le succès de la deuxième Réunion biennale tenue à New York en juillet 2005.  Il a également émis le souhait que l’instrument international qui permettrait le traçage et le marquage des armes légères et de petit calibre par les États de manière opportune et fiable soit adopté par cette session de l’Assemblée générale.  Il a rappelé que le Myanmar et les États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) oeuvreraient tant au niveau régional qu’au niveau international afin de permettre une mise en application efficace du Programme d’action visant à combattre le trafic illicite de ce type d’armes.  Enfin, il a appelé à un renouvellement de la volonté politique manifestée par la communauté internationale afin que celle-ci puisse faire face aux préoccupations légitimes qui s’étaient faites jour en matière de sécurité.


M. CESAR EDGARDO MARTINEZ FLORES (El Salvador) a d’abord réitéré sa préoccupation face à l’omission du thème du désarmement dans le Document final de la Réunion de haut niveau, qui va à l’encontre des principes de multilatéralisme et de renforcement épousés par l’Organisation des Nations Unies.  Il a précisé que la situation est particulièrement alarmante pour les petits États en développement, pour qui le lien entre désarmement et développement revêt une importance capitale, et où la circulation d’une quantité considérable d’armes légères illicites représente un obstacle majeur aux investissements nationaux et étrangers et une atteinte à la sécurité de la main-d’œuvre et grève la balance commerciale des entreprises.


Il a précisé que son pays s’était doté d’une législation de contrôle et de régulation des armes, munitions, et explosifs qui concerne l’usage, la fabrication, l’importation, l’exportation, et la commerce des armes à feu, des munitions, des explosifs et articles connexes; qu’il y avait des opérations de destruction des armes confisquées conduites en présence d’unités de la police nationale et de représentants du fisc; et qu’entre 1996 et 1999, 7 975 armes à feu avaient été détruites, ainsi que 134 405 articles divers de matériels militaires, dont des munitions, des chargeurs, des mines, des détonateurs et des explosifs.  À cet égard, il a rappelé qu’un appui de la communauté internationale dans la lutte contre le trafic des armes illicites était une nécessité impérieuse.  Il a ensuite évoqué le problème de l’éradication des mines antipersonnel et souligné l’importance du renforcement des campagnes de déminage et d’assistance aux survivants des mines terrestres, où des efforts spécifiques s’étaient portés sur la réhabilitation physique et psychologique, la réinsertion dans les forces productives, avec des programmes de distribution de terres, d’outils et d’instruments agricoles, d’assistance technique en matière du développement de petites entreprises et d’entreprises à caractère familial, et de formation à l’usage des ex-combattants et blessés de guerre.  Enfin, il a rappelé que si le soutien de la communauté internationale était indispensable, il devait se doubler d’une coopération régionale accrue -sous forme d’échanges d’information sur le trafic des armes illicites– couvrant des volets aussi multiples que la lutte, la répression, le registre et le contrôle.


M. ROBERT KUPIECKI (Pologne) a souligné que l’on devait s’attendre à de nouveaux attentats terroristes, comme l’a encore montré celui perpétré à Bali.  De même, nous pouvons nous attendre à plus de prolifération et la diffusion des armes de destruction massive sera un amplificateur des autres risques et menaces, a dit l’intervenant.  Tous les membres des Nations Unies doivent donc être prêts à prendre des mesures cohérentes et consistantes contre la prolifération, par tous les moyens que les lois nationales et internationales mettent à leur disposition.  Il est urgent d’agir en ce sens.  La Pologne, comme membre de l’Union européenne, croit au multilatéralisme et aux traités comme moyen de lutter contre la prolifération, a poursuivi le représentant.  Elle salue diverses initiatives visant la réduction de cette menace, et notamment, l’Initiative de Cracovie, le Partenariat global du G-8 contre la diffusion des ADM, le Code de la Haye sur les missiles balistiques.  Ces initiatives régionales, nationales ou internationales contribuent à atteindre nos buts.  Tout particulièrement, l’Initiative de Cracovie vise à améliorer la compréhension mondiale du danger des armes de destruction massive, et cherche à apporter des réponses pratiques.


La Pologne regrette qu’aucun consensus ne se soit dégagé sur la non-prolifération et le désarmement lors du dernier Sommet des Nations Unies.  Il est temps de réviser les mécanismes de négociations et de revitaliser les régimes de désarmement et non-prolifération.  L’intervenant a rappelé que le Ministre des affaires étrangères de son pays avait récemment suggéré qu’un groupe d’experts soit mis en place sous les auspices de l’ONU, pour voir ce qui bloque les régimes actuels.  Un centre de recherche indépendant et international pourrait aussi préparer un rapport et des recommandations pour transformer les institutions des Nations Unies dans le sens d’une plus grande efficacité.  Notre pays est prêt à participer à ce processus, a assuré le représentant.  Par ailleurs, la Pologne présidera en janvier prochain la Conférence du désarmement, elle aura donc l’occasion de relancer les discussions et de chercher à dépasser l’actuel enlisement.


M. SROOD NAJEEB (Iraq) a déclaré que la transparence, la coopération internationale et le respect des instruments multilatéraux de désarmement forment le socle de confiance sur lequel doivent s’établir la paix et la sécurité internationales.  Dans ce contexte, nul doute que la prolifération est génératrice de tensions.  Elle fait naître la tentation de se procurer des armes de destruction massive et de mettre ces arsenaux au service d’idéologies terroristes.  La région du Moyen-Orient, et l’Iraq lui-même, font chaque jour l’expérience des effets dévastateurs du terrorisme armé.  La crainte est d’autant plus grande dans cette région que, loin de la paix, elle croule sous les arsenaux nucléaires, chimiques et biologiques.  C’est pour se prémunir contre cette prolifération et les risques immenses qu’une collusion voit le jour entre trafiquants d’armes et fanatiques religieux que le nouvel Iraq entend adhérer et respecter les différents conventions et traités de désarmement.  Selon l’Iraq, il est urgent de se débarrasser des armes de destruction massive et de leurs vecteurs et il faut accorder la priorité aux actions en la matière.  Nous présenterons des projets de résolution allant dans ce sens au cours de la présente session, a annoncé l’intervenant.  Nous espérons qu’elles recevront le soutien d’un maximum d’États Membres. 


Mme MARIA ANGELA HOLGUIN CUELLAR (Colombie) a exprimé l’inquiétude que suscitent les enlisements des différentes instances du désarmement, mais elle a redit cependant la confiance de son pays dans les dispositifs multilatéraux.  Alors que la menace terroriste se diffuse dans le monde, il est important de renforcer les politiques visant à la combattre.  Cela passe par l’élimination complète des armes de destruction massive, seul moyen efficace pour qu’elles ne tombent pas dans les mains des groupes terroristes.  La Colombie comprend les motifs qui ont conduit à l’adoption de la résolution 1540, mais elle tient à réaffirmer que désarmement et non-prolifération sont indissociables. 


Le trafic des petites armes et armes légères est aussi une composante des conflits qui secouent le monde, a poursuivi l’intervenant.  La Colombie regrette que l’instrument sur le traçage adopté en juin par le Groupe de travail pertinent ne soit pas légalement contraignant, et qu’il ne prenne pas en considération les munitions.  Elle approuve aussi l’intervention du Groupe d’experts chargé d’analyser le problème du courtage illicite comme un des éléments de la propagation de ces armes.  La réunion tenue en juillet à ce propos à New York n’a pas reflété toutes les attentes de la Colombie, que ce soit sur les volumes d’armes considérables qui circulent, l’aspect humanitaire de l’emploi abusif des armes à feu, ou la nécessité de consacrer plus de moyens aux programmes DDR de désarmement et réinsertion.  Il convient donc de préparer en ce sens le prochain rendez-vous qui se tiendra en juillet 2006.  La Colombie fait partie des États les plus touchés par les mines antipersonnel, qui constituent un sérieux obstacle pour le développement.  La représentante a demandé aux ONG et aux pays donateurs de poursuivre leur assistance aux victimes de ces armes, et à tous les États qui ne l’ont pas fait encore de ratifier le Traité d’Ottawa.


M. HJALMAR HANNESSON (Islande) a déclaré que le mois dernier, son pays a signé la Convention internationale pour la suppression des actes de terrorisme nucléaire.  Elle soutient les efforts de la Norvège et des autres pays qui cherchent un consensus et des résultats concrets sur les questions du régime de non-prolifération nucléaire.  Les initiatives pratiques qui viendront renforcer le TNP, comme la résolution 1540, sont bienvenues.  L’Islande approuve les efforts diplomatiques visant à trouver des réponses aux questions que pose le programme nucléaire iranien.  L’Iran doit se plier aux exigences de l’AIEA et rendre plus transparent son programme.  Le représentant islandais a salué les nouveaux engagements de la Corée du Nord à limiter son programme nucléaire.  Elle est aussi engagée pour la réforme des Nations Unies, il faudrait moins de textes, mais de meilleures résolutions.


M. SHIN KAK-SOO (République de Corée) a souligné l’importance de la Première Commission, qui est cette année plus importante que jamais pour rallumer la flamme du désarmement et de la non-prolifération.  Comme l’a noté il y a peu le Secrétaire général, rien n’est insurmontable en matière de désarmement.  Les récents progrès accomplis dans le cadre des Pourparlers à Six portant sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne démontrent cela.  En effet, en dépit des énormes difficultés et de la complexité de cette question, les six sont arrivés à un accord.  Soutenus par la communauté internationale, ils ont convenu d’un accord qui devrait conduire à une solution définitive acceptable par tous.  La mise en œuvre de cet accord important devrait contribuer à renforcer le régime du TNP et consolider la paix et la sécurité dans la région de l’Asie du Nord-Est. 


Le représentant a appelé de ses vœux l’universalisation rapide du TNP et il a souhaité que des mesures visant à fortifier son régime soient débattues avec le sérieux que requiert un tel sujet au cours de cette session.  Nous attachons également une importance capitale au renforcement du régime de vérification de l’AIEA, à travers notamment l’adoption universelle du Protocole additionnel de l’Agence.  Sur la question du cycle du combustible nucléaire, la Corée salue le rapport de l’Agence dont les mesures doivent maintenant être mises en application, en particulier celles portant sur la fourniture des assurances claires sur la non-prolifération. 


M. Shin a par ailleurs indiqué que sa délégation soutenait l’entrée en vigueur rapide du TICE et la tenue sans délai de négociations sur un traité d’interdiction de production des matières fissiles à des fins militaires, qui, assurément, constituerait une avancée sur le chemin de la réalisation d’un monde débarrassé de l’arme nucléaire.  Pour l’heure, nous demandons que le moratoire sur les essais nucléaires continue d’être scrupuleusement observé.  La République de Corée, a encore dit le représentant, souhaite que la réactivation de la Conférence du désarmement reçoive au cours de cette session toute l’attention qu’elle mérite.  Pour ce qui a trait au terrorisme, en particulier le terrorisme nucléaire, le représentant a préconisé de renforcer l’efficacité des instruments de contrôle des équipements liés aux armes de destruction massive déjà existants, tels que le Groupe des fournisseurs et le Régime de contrôle de la technologie des missiles.  Nous soutenons également les efforts entrepris dans le cadre du Code de conduite de La Haye sur la non-prolifération des missiles balistiques. 


M. JASEM AL NAJEM (Koweït) a souligné que son pays a ratifié le TNP, la Convention sur les armes chimiques et leur destruction, celle sur les armes biologiques et a conclu des accords de garanties dans le cadre de l’AIEA.  Le représentant a encouragé tous les pays qui ne l’ont pas fait à soumettre leurs activités et matériels nucléaires aux garanties de l’AIEA.  Il a rappelé que tous les signataires du TNP doivent se conformer à ses dispositions.  Dans la région du Golfe, le Koweït se félicite que la République islamique d’Iran soit prête à coopérer avec la communauté internationale et l’AIEA, mais note qu’il ne sera pas possible de mettre en place de zone exempte d’armes nucléaires tant qu’Israël n’aura pas adhéré au TNP.  Ce pays constitue une source d’instabilité dans l’équilibre stratégique de la région.  Le Koweït demande à tous les pays de s’abstenir de fournir à Israël la technologie qui lui permettrait de faire avancer son programme nucléaire.


Le Koweït a toujours attaché une grande importance à l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur la licéité de la menace ou de l’emploi des armes nucléaires.  Il demande des garanties pour protéger les États non dotés de telles armes, et est en faveur d’un traité prohibant la fabrication de matières fissiles à des fins d’armements.  Le Koweït appuie les dispositions de la résolution 1540 du Conseil de sécurité qui devraient empêcher les groupes terroristes de se procurer des armes de destruction massive ou certaines de leurs composantes.  .


M. JURG STREULI (Suisse) a jugé que le manque de progrès dans le domaine des armes de destruction massive était préoccupant, compte tenu notamment des risques de prolifération et du lien potentiel avec le terrorisme.  Bien que l’élimination complète de ces armes demeure un objectif lointain, il reste essentiel de poursuivre nos efforts.  Dans ce contexte, s’agissant du dossier iranien, la Suisse exhorte toutes les parties concernées à la poursuite du dialogue engagé en vue de trouver une solution acceptable par tous.  Par ailleurs, nous engageons tous les États à continuer de respecter leurs engagements pris dans les divers traités et régimes concernant le domaine des armes de destruction massive.  Tous les accords en la matière doivent atteindre l’universalité.  De même, les négociations sur l’arrêt de la production des matières fissiles à des fins militaires dans le cadre de la Conférence du désarmement doivent reprendre.  À cet effet, la Suisse souhaite que l’ensemble des États membres de la Conférence s’entendent, dès le début de l’année prochaine, sur un programme de travail afin de pouvoir commencer les travaux en question. 


Pour M. Streuli, les récents développements dans le domaine des armes classiques sont plus encourageants.  S’agissant des armes légères et de petit calibre, des progrès substantiels ont été accomplis dans la mise en œuvre du Programme d’action.  Le Groupe de travail à composition non limité chargé de négocier un instrument d’identification et de traçage de ces armes a finalisé son travail.  Le représentant a fait savoir que son pays allait introduire un projet de décision afin de faire adopter ledit instrument par l’Assemblée générale.


M. NANA EFFAH-APENTENG (Ghana) a expliqué que son pays partage le souci de la plupart des autres délégations sur la triste tournure des événements de ces derniers mois en matière de désarmement.  Toutefois, les échecs récents ne doivent pas créer une atmosphère de désillusion, mais au contraire inciter à relancer les efforts collectifs pour éviter une catastrophe nucléaire.  On ne pourra pas atteindre les objectifs du développement si la sécurité du monde n'est pas garantie.  Il faut relancer le multilatéralisme pour répondre aux défis en matière de paix et de sécurité.  Les mesures unilatérales sont une aberration dans un monde comme le nôtre.  Des efforts sont nécessaires pour sortir de l’impasse, la Commission du désarmement ne doit plus être dominée par les inserts étroits des États Membres.  La mise en place progressive d’un système de désarmement est la condition sine qua non pour empêcher la prolifération.


Le TNP est un moyen de parvenir à un régime de non-prolifération mondial, mais le non-respect et les tentatives de séparer les différentiels éléments nuisent à sa crédibilité.  Une situation asymétrique ne peut pas durer éternellement, les États nucléaires doivent respecter leurs engagements.  La poursuite de la possession d’armes nucléaires par les cinq + trois invite ceux qui sont sur le seuil à se joindre à leur club.  La question du respect universel du TNP est importante pour nous, et la décision de la Corée du Nord de rejoindre le TNP est positive.  Il faut fournir des garanties aux pays non dotés d’armes nucléaires, a encore dit l’intervenant.  Nous prions aussi les États non dotés d’armes de soutenir les efforts de ceux qui mettent en place des zones exemptes d’armes nucléaires.


Il faut aussi examiner la menace du commerce illicite des armes de petit calibre, un grave danger pour la paix.  Nous souhaitons un instrument sur le marquage de nature contraignante, mais nous nous félicitons de celui qui est déjà adopté dans le cadre du Groupe de travail.  Il est immoral de consacrer autant de ressources aux armes alors que la moitié de l’humanité souffre de la faim.  Ne restons pas sourds aux préoccupations des populations que nous représentons ici.


M. LE LUONG MINH (Viet Nam) s’est inquiété de ce que de nouvelles doctrines de sécurité faisant une large place aux arsenaux nucléaires continuaient d’émerger.  Face à cette situation, le désarmement multilatéral répond par l’inertie, a constaté le représentant.  La Conférence du désarmement et la Commission du même nom sont au point mort, ses membres ayant été incapables de s’accorder depuis plusieurs sessions sur un programme de travail.  La dernière Conférence d’examen du TNP de 2005 et la faiblesse du Document final du Sommet mondial, qui omet de mentionner les questions de prolifération, accentuent encore la déception de la communauté internationale.  Notre responsabilité, qui est de garantir la paix et la sécurité de nos peuples, et la survie de l’espèce humaine, ne nous permet plus de s’accommoder de cette situation de blocage.  Dans ce cadre, a expliqué le représentant, l’absence d’un Document final fort ne signifie pas que nous sommes dépourvus de lignes de conduite.  La Charte des Nations Unies, les nombreux traités et conventions, résolutions et décisions, forment une base solide à notre action.  Le Mouvement des non-alignés a toujours été à la pointe de la lutte pour le désarmement, et la délégation du Viet Nam adhère entièrement au point de vue du MNA sur la nécessité de renforcer les mécanismes multilatéraux pertinents.


M. Minh a en outre jugé que la création de zones exemptes d’armes nucléaires constituait une étape déterminante en vue de parvenir à un monde débarrassé de ce fléau.  C’est pourquoi, a ajouté le représentant, nous nous réjouissons que la Chine soit prête à signer le Protocole relatif au Traité de Bangkok et exhortons toutes les puissances nucléaires à agir en ce sens.


M. YERZHAN KAZYKHANOV (Kazakhstan) a constaté que le processus de désarmement est devenu hautement politisé du fait de la volonté irresponsable de certains États d’acquérir un potentiel nucléaire.  Le Kazakhstan estime que la Première Commission a beaucoup à faire pour prévenir les risques terroristes.  Le TNP restant un pilier essentiel de la sécurité mondiale, il appelle tous les pays qui ne l’ont pas fait à ratifier ce texte.  Le Kazakhstan participe activement à l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale.  Le représentant a rappelé que son pays a besoin d’aide pour réhabiliter le site de Semipalatinsk.  Il a appelé au renforcement du contrôle des productions de matières nucléaires, bactériologiques ou chimiques.  Les contrôles qui existent dans le cadre de l’AIEA devraient être étendus aux deux autres domaines, chimique et biologique.


Membre du Groupe des fournisseurs nucléaires, le Kazakhstan a adhéré au Code de conduite de la Haye contre la prolifération des missiles balistiques.  Le pays travaille activement avec La Conférence de l’interaction et des mesures de confiance en Asie (CICA).  Favorable au renforcement des mécanismes antiterroristes, le pays vient de signer le texte concernant le terrorisme nucléaire.  Des mesures importantes sont prises en ce sens au sein du Groupe de Shanghai pour la coopération, l’organisation du Traité sur la sécurité collective et la Communauté des États indépendants.


M. MADHU RAMAN ACHARYA (Népal) a rappelé que son pays a toujours estimé que les armes de destruction massive, qu’elles soient de nature nucléaire, chimique, biologique ou radiologique, devraient être éliminées selon un calendrier précis.  Il a déploré que la Conférence d’examen du TNP ait piétiné sur les questions du désarmement et de non-prolifération, y compris sur l’objectif d’universalité du Traité.  Il a néanmoins réaffirmé qu’un désarmement complet pouvait être atteint par le biais d’initiatives collectives, menées au niveau bilatéral, sous-régional, régional et multilatéral.  Il a indiqué que son pays accueillait avec intérêt l’établissement de zones exemptes d’armes nucléaires dans le monde, dont l’élargissement et le renforcement mèneraient à l’instauration d’un climat de confiance favorisant la sécurité collective, la paix et le désarmement.


L’intervenant a également attiré l’attention sur le problème du commerce et du courtage illicites des armes légères et de petit calibre, et sur le détournement éventuel de celles-ci par des organisations liées à la criminalité transnationale ou au terrorisme international, et a appelé à une coopération étroite et explicite à ce sujet entre États Membres.  Enfin, il a réitéré son souhait de voir le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Asie et dans le Pacifique être transféré à Katmandou.  Enfin, il a conclu en déclarant que la promotion des objectifs de paix, de sécurité et de désarmement –à l’instar de la lutte contre le terrorisme- ne saurait se faire sans la constitution d’un mouvement collectif concret et cohérent.


M.  FAYSSAL MEKDAD (République arabe syrienne) a estimé que seule une action multilatérale était recevable dans les domaines du maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Nous devons revenir à la lettre du Document final de la première session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au désarmement, a-t-il préconisé, et engager la procédure nécessaire à la convocation d’une quatrième session en vue d’évaluer ce qui a été accompli et ce qui ne l’a pas été en matière de désarmement nucléaire.  Le représentant a regretté que soient appliquées des doubles normes dans le domaine du désarmement, de nouveaux types d’armes nucléaires étant mis au point par certains pays tandis que d’autres sont empêchés de se doter des moyens nécessaires à leur sécurité. 


M. Mekdad a ensuite constaté qu’Israël poursuit sa politique d’expansion, s’appuyant sur son arsenal militaire qui comprend des armes nucléaires, et cela sans même que la communauté internationale ne réagisse.  Ce pays conduit un programme nucléaire dangereux pour la région et pour le monde, a affirmé l’intervenant.  Le représentant a rappelé que son pays avait présenté au Conseil de sécurité, au nom des États arabes, en 2003, un projet de résolution visant à établir au Moyen-Orient, sous l’auspice des Nations Unies et sous contrôle international, une zone sans armes de destruction massive, cette initiative n’ayant alors pas été retenue.  Il a dit attendre la prochaine conférence d’examen du TNP , souhaitant qu’Israël adhère à ce traité et qu’un mécanisme permette de créer une zone exempte d’armes nucléaires dans la région en vue d’y instaurer la paix et une sécurité durable. 


Documentation


Création d’une zone exempte d’armes nucléaires dans la région du Moyen-Orient (A/60/126)


Le rapport rappelle que la question de la création d’une zone exempte d’armes nucléaires dans la région du Moyen-Orient garde toute son importance, et que lors de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 2005, les États parties ont renouvelé leur appui à la création d’une telle zone.  


Ce document précise que le Secrétaire général s’est plusieurs fois entretenu avec les parties concernées à l’intérieur et à l’extérieur de la région.  Il craint que les faits survenus dans la région depuis son rapport du 19 juillet 2004 sur la question [A/59/165 (Part I)] compromettent les efforts tendant à la création d’une zone dénucléarisée et estime pour cela que l’action entreprise doit être poursuivie.  Le Secrétaire général se félicite des tentatives récemment faites pour donner un nouvel élan à la Feuille de route élaborée par le Quatuor (Union européenne, Fédération de Russie, États-Unis d’Amérique et Organisation des Nations Unies).


Le rapport indique que le Secrétaire général appelle toutes les parties intéressées dans la région et à l’extérieur à reprendre le dialogue en vue d’instaurer des conditions de sécurité stables ainsi qu’un règlement final favorable à la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient.  Le Secrétaire général rappelle que l’ONU demeure prête à fournir toute l’aide qui pourrait s’avérer utile à cet égard.


Assistance aux États pour l’arrêt de la circulation illicite et la collecte des armes légères (A/60/161)


Quels pays, quelles organisations peuvent prêter main forte aux États pour les aider à contenir le commerce des petites armes illicites et les collecter?  C’est à cette question que s’efforce de répondre le rapport qui donne un aperçu des activités entreprises aux niveaux régional, sous régional et international, et présente ce qu’a fait le Groupe de travail chargé de négocier un instrument international pour l’identification et le traçage des armes légères, de juillet 2004 à juillet 2005.  Il évoque aussi la coopération internationale en vue de prévenir et combattre le courtage illicite de ces armes.


*  ***  *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.