LA COMMÉMORATION DU 41ÈME ANNIVERSAIRE DE LA JOURNÉE DE L’AFRIQUE À L’ONU MARQUÉE PAR UN SOUTIEN AU NEPAD ET AUX INSTITUTIONS DE L’UNION AFRICAINE

AFR/943
25 mai 2004

LA COMMÉMORATION DU 41ÈME ANNIVERSAIRE DE LA JOURNÉE DE L’AFRIQUE À L’ONU MARQUÉE PAR UN SOUTIEN AU NEPAD ET AUX INSTITUTIONS DE L’UNION AFRICAINE

25/05/04
Communiqué de presse
AFR/943


41ème Anniversaire de la Journée de l’Afrique


LA COMMÉMORATION DU 41ÈME ANNIVERSAIRE DE LA JOURNÉE DE L’AFRIQUE À L’ONU MARQUÉE PAR UN SOUTIEN AU NEPAD ET AUX INSTITUTIONS DE L’UNION AFRICAINE


Aujourd’hui, nous sommes fiers à juste titre de la création de l’Union africaine et des progrès réalisés dans la création d’un ensemble d’institutions vouées à la paix et à la sécurité en Afrique, a déclaré ce matin le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, à l’occasion de la commémoration du 41ème anniversaire de la Journée de l’Afrique organisée au Siège de l’ONU, à New York.  Il s’est félicité à ce titre de la mise en place du Parlement panafricain et du respect de la parité qui a fait qu’une femme ait été élue à la présidence de cette assemblée, avant de saluer également le succès des efforts déployés par l’Union africaine pour le retour de la paix au Burundi et au Soudan.  Kofi Annan a toutefois lancé un appel à la communauté internationale, et en particulier à l’Union africaine, afin que des réponses urgentes soient apportées aux souffrances qu’endurent les populations du Darfour, à l’instabilité qui persiste dans l’Est de la République démocratique du Congo, ou encore à la crise en Côte d’Ivoire. 


La création de l’Union africaine s’inscrit dans le cours de l’Histoire et constitue une mutation nécessaire pour accélérer le processus de développement et faire du continent un acteur actif sur la scène internationale, a indiqué ensuite le Président de l’Union africaine, Joaquim Chissano, dans un message lu par le Représentant permanent du Mozambique, Felipe Chidumo.  Nous comptons sur le plein appui de nos peuples, a poursuivi le Président Chissano, avant de préciser que la société civile participerait aux travaux du Conseil de paix et de sécurité et du Parlement panafricain.  Soulignant ensuite les efforts déployés en matière de bonne gouvernance, le Président mozambicain a rappelé la création, dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, d’un Mécanisme d’examen par ses pairs auquel 19 États ont d’ores et déjà souscrit volontairement, de même que l’introduction de la parité entre hommes et femmes au sein des nouvelles institutions panafricaines.


La création de cette nouvelle organisation a démontré la volonté des États d’édifier une Afrique intégrée, responsable, démocratique et prospère, a estimé quant à lui le Président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, dans un message transmis aux participants.  Dans cette optique, indique M. Konaré, la Commission s’efforce de jouer le rôle de catalyseur en s’appuyant sur les communautés économiques régionales, les différents organes de l’Union, la société civile et le secteur privé, et enfin les organisations de femmes et de jeunes du continent africain.  La communauté internationale doit prendre conscience de ce nouvel élan et soutenir les efforts du continent africain dans les domaines de la paix et de la sécurité, de la réduction de la pauvreté, et de la promotion d’une croissance et d’un développement durables, notamment par un soutien financier à la mise en oeuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), a insisté pour sa part le Président de la 58ème Assemblée générale, Julian R. Hunte, dans un message lu par le Président en exercice, M. Roman Kirn (Slovénie).


Président du Groupe africain pour le mois de mai, Alfred M. Dube (Botswana), avait rappelé dans son allocution d’ouverture qu’en moins de deux ans d’existence l’Union africaine, qui a pris le relais de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) en juillet 2002, avait mis ses principaux organes en place.  La Commission de l’Union africaine, le Conseil de paix et de sécurité et le Parlement panafricain, ont vu le jour, tandis que le Conseil économique, social et culturel et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples devraient être créés prochainement, a précisé M. Dube, jugeant que le soutien de la communauté internationale était crucial pour permettre à ces nouvelles institutions de fonctionner.  Les membres du Conseil de sécurité sont disposés à coopérer étroitement avec le nouveau Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a affirmé pour sa part le représentant du Pakistan, Masood Khalid, qui intervenait au nom du Président du Conseil de sécurité, Munir Akram, avant de saluer à son tour l’Union africaine qui représente à son avis les valeurs, les aspirations et le sens identitaire communs à tout un continent.


Le Vice-Président du Conseil économique et social, Jagdish Koonjul (Maurice), rappelant que le thème du débat de haut niveau de 2004 porterait sur la mobilisation des ressources et la création d’un environnement propice à l’élimination de la pauvreté, notamment en Afrique, a mis en avant les efforts déployés par l’ECOSOC en faveur des pays africains sortant des conflits, comme l’ont démontré les deux groupes de travail créés pour la Guinée-Bissau et le Burundi. Nous sommes disposés à agir de concert avec les membres de l’Union africaine pour assurer le succès du NEPAD, parvenir à l’élimination de la pauvreté, et lutter contre le fléau du VIH/sida, a déclaré pour sa part le représentant du Groupe des 77 et de la Chine, Jamal Albader (Qatar), tandis que le représentant du Mouvement des non-alignés, Radzi Abdul Rahman (Malaisie) insistait sur la nécessité de soutenir les efforts d’intégration économique et commerciale de l’Afrique.  Ce continent qui représente 10% de la population mondiale ne contribue qu’à hauteur de 2% au commerce international, a-t-il rappelé, avant de déplorer le fardeau de la dette, la pandémie du VIH/sida, le manque de ressources et l’accès limité aux marchés des pays développés qui asphyxient le développement du continent.


Les Etats-Unis sont déterminés à renforcer leur partenariat avec l’Afrique, notamment dans la lutte contre le terrorisme, le VIH/sida et la pauvreté, a indiqué de son côté leur représentant, Stuart Holliday, avant de rappeler qu’avec l’adoption récente du Growth and Economy Act (AGOA) les Etats Unis avaient ouvert leurs marchés à des milliers de produits africains, générant ainsi des flux financiers accrus et des milliers d’emplois sur le continent.  Intervenant au nom de l’Union européenne, Philomena Murnagham (Irlande) a précisé que la contribution financière de l’Union au développement de l’Afrique s’élevait à 2,5 milliards d’euros par an, avant de se pencher sur les questions de paix et de sécurité et de rappeler que l’opération Artemis, déployée par les États membres de l’Union en juillet 2003 en RDC, avait permis de stabiliser la région de l’Ituri.  Le développement durable et la stabilité de l’Afrique dépendent de la mise en place d’un système de sécurité entre Etats et au sein des Etats, ont enfin fait valoir les représentants des quatre autres groupes régionaux qui sont également intervenus au cours de cette commémoration. 


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